Inauguration d’un radar ornithologique

Si le Nord a été précurseur dans la démarche, c’est au tour de la fédération régionale des chasseurs du Grand Est de s’équiper d’un radar ornithologique. Ainsi, il y a quelques jours, sur la commune de Brechaumont, l’inauguration du radar a eu lieu. Capable de compter les oiseaux de jour comme de nuit cet outil complétera les données scientifiques des fédérations de chasse.

Un radar ornithologique pour compter l’avifaune

Laurent WENDLINGER, président de la commission Agriculture, viticulture et forêt était fier de contribuer à la science, en inaugurant le nouveau radar ornithologique sur la commune de Brechaumont. « Un investissement porté par la fédération des chasseurs du grand est, subventionné par la région. Un outil qui permet d’affiner les données concernant la migration de centaines d’espèces d’insectes et d’oiseaux, mais également d’étudier les évolutions climatiques, la trouée de Belfort est un couloir migratoire important de par le nombre d’espèces répertoriées. La mutualisation de nos moyens permet à de petites communes comme Brechaumont de bénéficier de données scientifiques précises grâce à une technologie d’avant-garde. Merci, à la fédération des chasseurs du Grand Est d’avoir choisis le Sundgau pour cette expérimentation ».

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Cette technologie ultramoderne, apportera une aide considérable dans la récolte de données scientifiques auprès des fédérations de chasse. Mieux connaître la migration, la faune est un véritable enjeu pour les fédérations.

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Teste-de-Buch : les chasseurs comptent les animaux

Depuis les terribles incendies de cet été de la Teste-de-Bush, les chasseurs sont au chevet de la faune locale. S’ils interviennent par l’installation de point d’eau, les chasseurs suivent et observent les animaux. Ainsi, ils sillonnent les bois en soirée afin de procéder à der comptages et ainsi adapter les plans de chasses.

Observations, comptages et suivis dans la Teste-de-Bush

Les incendies ont été une véritable catastrophe d’un point de vue écologique. Si les paysages semblent rasés, la faune, elle reprend sa vie petit à petit. Caroline Bournel, chargée de mission fédération de chasse de Gironde, explique dans un média local qu’ils ont posé six caméras-photos sur la zone incendiée de la forêt de la teste-de-Bush. Ainsi, ces moyens photographiques permettent de suivre la faune présente sur le site. Les images sont relevées tous les quinze jours et on observe déjà que certaines espèces reprennent leurs habitudes. Ces dispositifs permettent aussi de voir si les points d’eau aménagés sont suffisants et fréquentés par les animaux. Caroline Bounel souligne que « la faune a vraiment besoin de ces points d’eau ». Ces aménagements, issus des chasseurs, permettent à la faune de survivre et de refréquenter ces habitats endommagés.

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La nuit, la vie reprend son cours

De plus, les chasseurs locaux sortent la nuit pour observer la faune, si ce procédé technique permet d’établir les populations et d’avoir une estimation des effectifs au printemps, il offre aujourd’hui des données importantes après les incendies. Ainsi, à l’aide de jumelles thermiques, chasseurs et personnels de FDC sillonnent les bois pour recenser précisément la faune présente. Toute présence est enregistrée via une tablette numérique. Aujourd’hui, après cette catastrophe, il est important de connaître le milieu et la faune. Ces données scientifiques permettront aux instances cynégétiques d’adapter les plans de chasse mais aussi d’intervenir techniquement pour offrir aux espèces les besoins nécessaires. Pour Jérôme Werno, directeur technique de la FDC33 le constat est sans appel. « En réalité, il y a eu peu de mortalité. On a peut-être un peu exagéré ce qui s’est passé sur le terrain. Les centres de soins ont récupéré peu d’animaux. Donc je pense que toute la faune qui s’est déplacée a trouvé des refuges ou a fui le territoire, en fait ».

On constate donc que les animaux reprennent leurs droits, si les repères sont chamboulés, de nombreux cervidés et suidés ont réinvesti la forêt, de bonne augure pour la suite.

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Les chasseurs remplissent les mares asséchées

Une fois n’est pas coutume, alors que les plus « vaillants » de nos opposants se dorent la pilule au soleil, les chasseurs eux s’investissent pour la faune sauvage sur le terrain. Depuis des semaines, la sécheresse frappe l’ensemble du pays. En forêt de Chizé, les chasseurs viennent au secours de la faune en remplissant les mares asséchées.

Les chasseurs au chevet de la faune sauvage

Face à la sécheresse qui perdure sur le territoire, les chasseurs tentent de venir en aide à la faune sauvage. Ainsi, chaque semaine, ils se relaient pour remplir les mares asséchées. Cela se passe en forêt de Chizé mais pas que. En effet, les chasseurs de France s’investissent depuis des mois, pour permettre aux animaux sauvages de ne pas subir les conditions climatiques extrêmes.

Dans la forêt de Chizé, c’est 2 500 litres d’eau, issus de forages privés, qui sont déversés dans un point d’eau asséché. Cette action se déroule chaque semaine depuis le mois d’avril. Joël Chenu, chasseur, témoigne, « cette eau est indispensable pour tous les animaux : les sangliers, les chevreuils, les oiseaux et même des petites bestioles comme les libellules et les papillons« . Ce passionné de nature et ce qui la compose, se voit obligé d’aider ce faune et cette flore en détresse. « Tous les points d’eau sont secs. Les oiseaux ne savent plus où aller boire et ça dérègle la chaîne alimentaire ». L’Homme fait partie de cette nature et doit mettre ses compétences et connaissances au service de celle-ci. S’investir pour contribuer à la survie des écosystèmes est un enjeu de taille. Ainsi remplir les mares contribue à la gestion des espaces et des espèces.

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Ces apports humains ne pourront pas durer éternellement

Pour Charles-André Bost, directeur de recherche au CNRS, la situation est extrême. Il ajoute que « la faune et la flore souffrent de ces périodes de sécheresse et les changements climatiques sont très rapides« . Cette rapidité ne joue pas en faveur des espèces, car elles n’ont pas le temps de s’adapter. Face aux efforts des chasseurs qui sur le terrain font tout leur possible, le directeur de recherche est honnête. En effet, pour lui, ces apports humains ne pourront pas durer éternellement et la sélection naturelle finira par réguler la biodiversité du territoire. Même s’il estime que ces apports d’eau hebdomadaires sont positifs et jouent un vrai rôle dans le maintien des espèces.

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