Un renard tue 25 flamants rouges dans un zoo

Lundi, au zoo de Washington, un véritable carnage a eu lieu. En effet, pas moins de vingt-cinq flamants des Caraïbes ainsi qu’un canard pilet sont morts, tués par un renard. Le prédateur a réussi à pénétrer l’enclos pour s’offrir un festin.

Un renard auteur du carnage

Dans la nuit de dimanche à lundi, un renard s’est attaqué aux oiseaux d’un enclos du zoo de Washington. La découverte de vingt-cinq flamants rouges morts est une véritable tragédie pour le zoo. « Au cours de la matinée du 2 mai, l’équipe de la maison des oiseaux a découvert les flamants décédés et a aperçu un renard« , rapporte le zoo. Soulignant aussi que le prédateur a réussi à s’échapper. Face au carnage, l’émotion est palpable. « C’est une perte tragique pour nous et pour tous ceux qui portent les animaux dans leur cœur« , déplore la directrice du zoo, Brandie Smith.

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L’incompréhension est aussi présente. En effet, les barrières utilisées sont homologuées et sont censées protégées la faune des enclos. « La barrière que nous utilisions avait passé une inspection avec succès et est utilisée par d’autres zoos homologués à travers le pays« , précise la directrice. En ajoutant que « l’attention est désormais portée sur le bien-être du reste de la volée et sur le renforcement de nos habitats« . Ce n’est pas la première fois que la capitale américaine se voit mettre à mal par un renard. En effet, en avril dernier, un renard avait attaqué à plusieurs reprises des passants aux alentours du Capitole. L’animal a été capturé puis euthanasié, après analyse, il s’est révélé porteur de la rage.

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Ruralité en colère. Ils sont 200 000 dans Madrid !

La ruralité est en danger en Espagne mais elle se défend ! Ils sont environ 200 000 aujourd’hui dans les rues de Madrid pour protester contre les mesures liberticides envisagées par un gouvernement qui compte des ministres écologistes. Les manifestants s’opposent particulièrement à la loi contre la maltraitance animale.

La loi contre la maltraitance animale utilisée conte la chasse

La chasse espagnole est forte de 750 000 chasseurs. Elle se mobilise aux côtés des pêcheurs, des éleveurs et des agriculteurs pour s’opposer aux mesures d’un gouvernement qui comprend des ministres verts. C’est la ruralité unie qui manifeste aujourd’hui. Ces ministres envisagent de proposer une loi contre la maltraitance animale. C’est tout particulièrement contre elle que les ruraux se mobilisent aujourd’hui. Elle vise directement ou indirectement à interdire à terme, la chasse, la pêche et l’élevage.

Récemment en France, une loi du même genre a été votée. Nous l’avions dit lorsque le député LREM Dombreval l’avait faite adopter il s’agit d’un outil destiné à lutter contre la chasse. Rappelons-nous que c’est la majorité actuelle qui a fait voter cette loi qui se retournera très vite contre nous. L’Espagne nous en fournit une démonstration sans équivoque.

Voici quelques unes des mesures envisagées en Espagne et leurs conséquences :

Mort de la chasse avec des chiens. En effet, la loi prévoit : l’interdiction du transport de plus de 5 animaux, l’interdiction de faire chasser les chiens avant qu’ils aient 18 mois, interdiction des élevages et de la vente entre particuliers et stérilisation de ces animaux.

Fin de la chasse aux oiseaux. Interdiction de la chasse de la caille, de la perdrix, de la grive. La chasse de la tourterelle est déjà interdite. Interdiction générale du plomb…

Ces mesures s’appliqueront aussi aux activités agricoles et en particulier à l’élevage.

Le président de la fédération espagnole de chasse résume bien ce combat. Il accuse le gouvernement de chercher les voix d’un électorat urbain déconnecté de la réalité du monde rural en sacrifiant ce dernier pour des raisons purement électoralistes. Cela ne vous rappelle pas quelque chose ?

« Le secteur de la chasse représente directement ou indirectement 2 millions de personnes, contribue pour plus de 6 milliards d’euros par an au PIB, investit plus de 300 millions d’euros par an dans des actions de conservation et entretient près de 200 000 emplois. Pour cette raison, il n’est ni raisonnable ni juste qu’un gouvernement sacrifie un groupe de ses citoyens à la recherche d’un vote urbain éloigné du monde rural. »

Manuel Gallardo, président de la Fédération royale espagnole de chasse
Quelques images de la journée.

Comme les espagnols, il faut lutter pour défendre nos libertés et notre mode de vie

Comme en France, les mesures envisagées par les écologistes espagnols se résument en un seul mot : INTERDICTION. Chasse, pêche, élevage, avions, rêves d’enfants, corrida, Tour de France, Patrouille de France, sapin de Noël, voitures, viande, jus d’orange (voir la dernière mesure du petit Grégory, le « maire » de Lyon). Quand on n’a comme programme que l’interdiction et la contrainte, le régime politique qui en découle s’apparente plus à celui de la Corée du Nord qu’à celui de la Suisse. Les français commencent peut-être à s’en rendre compte puisque Jadot n’est crédité que de 5% d’intentions de vote dans les sondages et la candidate du parti animaliste n’a pas obtenu ses parrainages et ne pourra donc de présenter.

Mais ces mesures et cette idéologie a bien gangrené d’autres parti, LREM en particulier. De nombreux députés comme Dombreval, Houbron, O’Petit, Aurore Bergé… sont anti-chasse et exercent des pressions énormes sur le gouvernement. Le programme des JAM (Jeunes avec Macron) est sans équivoque une déclaration de guerre à notre passion. Il faudra s’en rappeler. La ruralité, la chasse, l’élevage ne doivent plus se laisser faire sans réagir.

Lire : Nos idées – Les jeunes avec Macron

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La Wallonie envisage de refuser les permis de chasse français

Stupéfaction ! Le vice-président Wallon, Willy Borsus a lancé une démarche contre les chasseurs français afin de ne plus accorder l’équivalence du permis de chasse. Il explique que le niveau de l’examen du permis de chasser en France est bien trop faible. Humour belge ? Sait-il que l’examen du permis a pour thématique principale la sécurité. Soulignons qu’en Wallonie aucune statistique récente n’existe concernant les accidents de chasse.

La Wallonie s’attaque aux chasseurs français

Suite à l’accident de chasse dans le Cantal au mois de février, le vice-président du gouvernement Wallon, Willy Borsus lance une offensive à l’encontre des chasseurs français. En effet, celui-ci souhaite interdire aux détenteurs du permis de chasse français, d’obtenir leur équivalent belge. Justifiant cette démarche par le soi-disant « faible niveau » de l’examen du permis de chasser. Il faut savoir que ce monsieur Borsus est dans un gouvernement qui a fait alliance avec les Écolo belges pour arriver au pouvoir en Wallonie. Ceci explique peut-être cela…

Rappelons-lui que l’examen a pour thème principale la sécurité. Que pour l’année 2021, 80 accidents ont eu lieu dont 7 mortels pour 1 100 000 pratiquants. Ce qui en fait la pratique sportive la moins accidentogène en France. Depuis 20 ans, sur le territoire national, les accidents ont drastiquement diminué. Cela grâce à la formation des chasseurs, de l’examen du permis et à l’accompagnent proposé par les FDC.  En France, l’office français de la biodiversité est intraitable sur la sécurité. C’est ainsi que sont notamment enseignés et évalués :

  • les manipulations des armes ;
  • la matérialisation de l’angle des 30° et son respect lors des manipulations et des tirs ;
  • le port de l’arme en poste ou en déplacement ;
  • la prise en compte permanente de l’environnement (vérification de la présence de véhicules, routes habitations ou usagers de la nature).

De plus « l’examen du permis de chasser prévoit l’élimination de tout candidat ne maîtrisant pas les règles élémentaires de sécurité ou de manipulation des armes ».

Lire aussi : Bilan des accidents et formation du permis

En Belgique les données des accidents sont rares

En Belgique, les statistiques concernant les accidents de chasse sont rares et difficiles à trouver. Les derniers chiffres parus datent de 2015. L’ancien ministre wallon de l’Agriculture et de la Ruralité, René Collin déclarait, que 35 cas d’accidents de chasse s’étaient produits et que dans seulement 5 cas, la cause est un éclat de balle. Soulignons qu’il y a aujourd’hui 18 330 chasseurs en Belgique. Le taux reste donc élevé. Cependant Benoît Petit, président du Royal Saint-Hubert Club de Belgique déclare « nous n’avons pas de chiffres officiels sur les accidents de chasse. La chasse étant une pratique sportive, les incidents lors des battues sont des incidents dans un cadre privé. Donc les organisateurs ne préviennent pas forcément qu’il y a eu un incident ». Un témoignage qui en dit long.

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En Suisse le grand gibier met la pression sur les forêts

En France comme dans plusieurs pays, le grand gibier a un réel impact sur la régénération des forêts. C’est pourquoi il est aujourd’hui important de veiller à l’équilibre agro-sylvo-cynégétique. En Suisse, le haut du vallon de St-Imier est particulièrement touché par les dégâts. Environ 12 % de la surface forestière du canton peine à se rajeunir. Lorsque les populations de grand gibier sont trop importantes, l’équilibre forestier peut se casser et provoquer d’importants dégâts économiques et environnementaux.

L’équilibre agro-sylvo-cynégétique

Il s’agit là d’un enjeu important pour les acteurs du monde environnemental. En effet, rendre compatible la présence durable d’une faune sauvage riche et variée en parallèle d’une rentabilité économique n’est pas une mince affaire. Cet équilibre est pris en compte par le code de l’environnement. Il est assuré par la gestion concertée et raisonnée des espèces animales et de leurs habitats agricoles et forestiers. Cet équilibre est recherché par l’association des moyens suivants :

  • la chasse,
  • la régulation,
  • la préventions des dégâts de gibier par la mise en place de dispositifs de protection et de dispositifs de dissuasion.

Lire aussi : L’équilibre de nos forêts

Le canton de Berne victime du grand gibier

Il n’est pas facile de parvenir à cet équilibre environnemental. En effet, l’équilibre agro-sylvo-cynénétique tend à permettre la régénération des peuplements forestiers dans des conditions économiques satisfaisantes. L’office cantonal des forêts et des dangers naturels vient de publier une expertise concernant l’impact du gibier sur le rajeunissement des forêts. Il en ressort que 12 % de la surface forestière du canton subit la pression de la faune sauvage. Empêchant ainsi le rajeunissement des forêts du massif du Jura Suisse. Certaines essences végétales subissent de plein fouet cette pression. Les feuillus, les érables ainsi que les chênes manquent. À plus haute altitude, ce sont les sapins.

L’étude souligne que le chevreuil, par exemple, va se nourrir de bourgeons, de jeunes rameaux. Il va aussi frotter des arbres avec ses bois et les abîmer. Cependant, un autre point est mis en avant : la pression humaine. Le tourisme peut pousser le gibier à se concentrer sur certaines zones. Afin de faire face à cet impact les offices compétents emploient diverses mesures. Des autorisations de chasse spéciales et supplémentaires sont délivrées afin de répondre à la pression de la faune. De plus la chasse a été ouverte le jeudi. D’autres décisions concernant la régulation du tourisme en hiver vont voir le jour. Encore une fois, la chasse prouve son rôle important dans l’environnement. Penser que la nature s’autorégule est un mensonge en ce qui concerne nos milieux européens fortement anthropisés.

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—> Le retour du cerf dans les forêts jurassiennes suisses.

—> En Suisse les hécatombes de sangliers profitent aux contribuables

Au Québec non plus la nature ne se régule pas toute seule

« La nature se régule toute seule »… Nous avons tous entendu ce slogan répété comme un mantra par nos amis les animalistes et les anti-chasse. Encore une preuve du contraire au Québec.

Surpopulation de cerfs de Virginie qui les parcs nationaux au Québec

Au Québec, les parcs nationaux du Mont-Saint-Bruno et des Îles-de-Boucherville souffrent d’une trop grande présence de cerfs de Virginie. Le ministère de la forêt, des faunes et des parcs (MFFP) publie les chiffres. On compte 161 cerfs dans le parc du Mont Saint-Bruit soit 3 fois plus que la capacité d’accueil de l’éco-système et 299 dans celui des Îles Boucherville soit 6 fois plus que la densité souhaitable.

L’organisme gestionnaire des parcs, la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) qui est responsable de la gestion adaptative admet cette situation et déclare « qu’il va falloir intervenir ». Comment ? Son directeur ne donne pas plus de précision. Il semble que, comme en France, les oppositions idéologiques à la chasse créent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent. Et comme en France, certains organismes d’État semblent bien infiltrés par des militants anti-chasse.

La chasse évoquée comme méthode de contrôle

« La chasse contrôlée est reconnue pour son efficacité et est utilisée dans nombreux États et provinces de l’Amérique du Nord. »

Ministère des forêts des faunes et des parcs

Le ministère est favorable à une chasse raisonnée et contrôlée comme dans le parc de Michel Chartrand à Longueuil. « Lorsque les cerfs sont surabondants, ils mettent en péril la biodiversité de la faune et de la flore des écosystèmes par leur broutage excessif de la végétation. » La gestion adaptative des espèces fonctionne bien au Canada comme le montre la gestion des espèces exotiques envahissantes dans la province du Québec. Pourquoi n’est-ce pas le cas en France ? Peut-être à cause de l’obligation de lancer des consultations publiques à tout propos. Demander l’avis des citoyens est louable, encore faut-il que ceux-ci aient un avis autorisé à donner. Cette procédure de consultations publiques se résume en fait à qui va rassembler le plus de partisans pour donner un avis favorable ou défavorable à telle ou telle mesure envisagée. Il ne s’agit plus de chercher un consensus scientifique mais d’un affrontement idéologique.

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—> Plan de gestion du cerf de Virginie (Gouvernement du Québec)

—> Dialogue impossible au comité chasse adaptative. Et si nous nous passions d’eux ?

Peste porcine africaine en Italie, à 100km de la France

C’est dans le village d’Ovada, dans le Piémont italien que les autorités ont détecté un cas de peste porcine africaine (PPA) sur un sanglier.

Ovada. Cas déclaré

Un cas unique pour le moment

La détection a eu lieu le 5 janvier. Les analyses ont été envoyées en laboratoire et ne sont pas encore revenues. Nous ignorons donc de quel génotype il s’agit et d’où provient cette infection. Compte tenu de la gravité de la maladie, l’Italie a immédiatement prévenu la Commission européenne et l’Organisation Mondiale de la Santé.

C’est le premier cas en Italie continentale depuis longtemps. Il faut noter que la Sardaigne est déclarée infectée depuis 1978. Sur cette île, il s’agit du génotype I alors que les autres pays européens sont infectés par le génotype II.

La peste porcine africaine

Elle est originaire d’Afrique et endémique sur ce continent. Le virus s’est propagé en Europe, où il touche principalement les pays d’Europe de l’Est et d’Europe centrale. Estonie, Lituanie, Pologne, Serbie, Ukraine, Russie, Belarus, Moldavie, Slovaquie, Bulgarie et Allemagne. Dans ce pays, le dernier cas date de septembre 2021 et a été constaté dans le Brandebourg. L’Allemagne, grand exportateur de porcs avait immédiatement déclenché une campagne de détection de grande ampleur. Elle a érigé une clôture électrique à sa frontière Est sur plus de 100 km pour empêcher l’arrivée d’animaux infectés.

Rappelons que la maladie ne présente pas de risque pour l’homme. Elle est par contre mortelle pour les porcs, sangliers et phacochères.

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—> Un cas de peste porcine africaine sur un sanglier en Allemagne.

—> Campagne de communication sur la PPA du ministère de l’agriculture

Un voyage de chasse aux sangliers à Hongkong vous tente ?

A Hongkong les sangliers posent de gros problèmes aux autorités et aux habitants. A tel point qu’il est envisagé des mesures plus radicales que celle utilisées jusqu’à présent.

Des plaintes et des dégâts en hausse

La population de sangliers de Hongkong est estimée à 3000 animaux. Jusqu’à présent les nuisances étaient supportables mais depuis quelques mois, elles ont atteint un seuil qui inquiète les autorités. Il a été enregistré 562 plaintes pendant les six premiers mois de 2021, contre 401 pour la même période en 2020. Ils s’attaquent aux poubelles, aux parterres fleuris, ils interrompent la circulation. Ils leur arrivent parfois de s’attaquer aux humains. Un policier et une célèbre chanteuse de Hongkong en ont fait les frais récemment.

Comme chez nous, les cultures sont régulièrement visées par ces animaux et les agriculteurs déplorent des dégâts parfois importants.

Une nouvelle tactique des autorités de Hongkong

Le directeur local du ministère de l’agriculture, de la pêche et de la protection de la nature a alerté le parlement. Les mesures mises en oeuvre ne suffisent plus. Jusqu’à présent, en effet, on capturait les animaux, on les stérilisait et on les relâchait dans des zones non habitées. Il déplore aussi que certains habitants de la province les nourrissent, ce qui les incite à descendre des collines et à se répandre en ville. Il a donc été décidé de passer à des mesures plus drastiques. Celles-ci commencent à être mises en oeuvre. On anesthésie les sangliers puis ils sont emmenés pour être piqués par les services vétérinaires.

Évidemment, les défenseurs des animaux s’insurgent contre cette nouvelle politique. Selon eux, c’est de la faute des autorités qui n’ont pas assez alloué de fonds pour s’en occuper. A Hongkong aussi il y a des Rigaux qui cherchent à gagner de l’argent sur le dos des animaux… Carrie Lam, la dirigeante de la province a déclaré qu’elle devait d’abord assurer la sécurité des habitants.

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—> Un marcassin prend le métro à Hong-Kong.

—> Les sangliers envahissent Rome et inquiètent les habitants

—> La chanteuse Shakira attaquée par des sangliers à Barcelone

Yellowstone doit abattre 900 bisons. La nature ne se régule pas toute seule.

Le parc de Yellowstone aux États-Unis a annoncé qu’il allait procéder à l’abattage de 900 bisons car ils sont trop nombreux, ils abîment les éco-systèmes locaux et les loups ne les régulent pas…

Trop de bisons à Yellowstone ?

Les responsables de la protection de la faune ont décidé qu’il fallait abattre ou transférer 900 bisons. Ces animaux avaient presque disparu au début du XXème siècle. Ils sont aujourd’hui environ 4000 dans le parc. Comme ils n’ont aucun prédateur naturel et qu’ils ne sont pas chassés (la chasse est interdite dans le parc), ils se multiplient au rythme de 10 à 17% par an. Ce qui entraîne des surpâturages qui nuisent autres espèces et peuvent en conduire certaines à la famine. Contrairement à ce que prétendent les adeptes du ré-ensauvagement, le loup n’est pas la solution. Il ne s’attaque pas aux bisons car ceux-ci sont un peu trop « costauds » pour lui.

De plus, les bisons sortent du parc et s’approchent des troupeaux des éleveurs du Montana. Ceux-ci craignent la contamination de leur bétail par la brucellose que pourraient amener les bisons. Les autorités américaines ont donc décidé l’abattage de 900 d’entres eux. Ce n’est pas le seul exemple de ce genre de surpopulation dans les parcs américains. Nous nous en faisions l’écho en mai dernier.

Lire aussi : Une chasse aux bisons dans le grand canyon.

Le mythe du loup de Yellowstone qui change les rivières

Yellowstone est le deuxième plus grand parc naturel américain. Créé en 1872, il a une superficie de 898 300 hectares, ce qui est plus étendu que la Corse. Outre ses fameux geysers, on y trouve de nombreux grands mammifères, comme des ours noirs, des grizzlys, des coyotes, des loups, des orignaux, des cerfs ou encore des troupeaux sauvages de bisons et de wapitis.

Les loups avaient disparu depuis les années 30 ; ils ont été réintroduits à partit de 1994. Ce qui n’a pas eu les résultats escomptés, c’est le moins que l’on puisse dire. D’autant plus que les loups introduits n’étaient pas la sous-espèce originelle de la région. Ils venaient du Canada et avaient des habitudes alimentaires différentes.

Certains ont fait circuler l’idée que la réintroduction des loups dans ce parc allait être un miracle. Ils sont allés jusqu’à prétendre que le loup avait influé sur tous les maillons de l’éco-sytème local, allant même, par une cascade de causes-conséquences, jusqu’à faire retrouver aux rivières leur cours naturel. C’est ce que l’on appelle la « cascade trophique« . Ce récit vient d’un groupe de chercheurs qui n’a jamais mis les pieds à Yellowstone et il est bien sûr démenti par tous les spécialistes sérieux. De plus, au bout de 25 ans de présence, le loup a presque décimé certaines espèces sans s’attaquer aux bisons. Cela rappelle furieusement la presque disparition des mouflons dans de nombreux massifs alpins à cause des loups miraculeusement réapparus.

—> Les loups de Yellowstone : une (trop) belle histoire naturelle !

D’autres ré-introductions à Yellowstone tout aussi catastrophiques

Voici un autre exemple de ré-introduction catastrophique menée par des apprentis sorciers. On a introduit la truite grise (ou omble du Canada) dans les rivières du parc. Or celle-ci mange la truite fardée qui est l’aliment favori des ours. La truite grise, contrairement à la truite fardée, vit en eau profonde ; les ours ne peuvent donc les pêcher facilement. Faute de poisson à se mettre sous la dent, le grizzly se rabat sur les wapitis qui sont déjà menacés par la surpopulation de loups. L’ours ne chassait que 10% des wapitis dans les années 80, on estime qu’il est maintenant responsable de la disparition de plus de 40% de ces herbivores.

Encore une triste histoire de bourde écologique commise par des amateurs. Ils ressemblent fortement à ceux qui prônent la cohabitation avec le loup et l’ours dans nos provinces françaises… L’homme ne peut pas jouer aux apprentis sorciers avec les espèces et les éco-systèmes. C’est malheureusement le cas lorsque l’on donne la responsabilité de gérer la nature à des personnes qui sont plus dogmatiques que scientifiques. Rappelez-vous la déclaration de madame Pompili après l’arrêt du Conseil d’État interdisant le glu : « une avancée pour la biodiversité ».

—> Les prédateurs en question à l’Assemblée nationale

—> Le loup indirectement responsable des incendies du Haut Var ?

Accidents de chasse, le bilan de la saison 2020-2021. La baisse continue.

Depuis 1999, l’ONCFS avant et maintenant l’OFB, dresse un bilan des accidents de chasse de la saison écoulée. L’OFB vient enfin (4 mois de retard…) de mettre en ligne le bilan de la saison écoulée. Voici l’analyse que nous pouvons en faire.

La communication de l’OFB

Pour la saison 2020-2021, l’OFB recense 80 accidents dont 7 mortels. Ces derniers concernent 6 chasseurs et 1 non chasseur. L’OFB accompagne la publication de ces chiffres d’une communication sur deux sujets importants.

  • L’OFB et la gendarmerie ont mené une grosse opération de contrôle au niveau national pendant le weekend des 19 et 20 novembre. 700 agents de l’OFB et des gendarmes ont contrôlé plus de 2700 chasseurs. Il s’agissait de vérifier la bonne mise en oeuvre des règles de sécurité et le respect des prélèvements des espèces soumises à plan de chasse ou quota. 70 chasseurs ont été verbalisés et une dizaine de procédures judiciaires sont ouvertes pour de possibles délits. Il est dommage que l’OFB ne détaille pas les causes des verbalisations. Ce serait plus pédagogique que d’annoncer des chiffres bruts. Mais le ministère veut-il faire de la pédagogie ou seulement de la répression ?
  • Le partage des forêts publiques. L’OFB annonce la mise en place par l’ONF d’une carte interactive permettant de localiser les actions de chasse prévues et en cours dans les forêts domaniales. Précisons que l’on ne peut y chasser que deux jours par semaine. Ajoutons aussi qu’il est interdit de chasser à tir les mercredi, samedi et dimanche dans les massifs les plus fréquentées (comme ceux d’Île de France), Nos opposants et les verts mentent donc quand ils parlent de l’impossibilité de se promener le weekend. Même le ministère de la transition écologique le dit…
  • À la demande du Gouvernement, l’OFB continuera ces grandes opérations de contrôle. A bon entendeur…

—> carte interactive ONF

Un bilan décevant dans la forme et dans le fond

Ce bilan arrive avec quatre mois de retard. Nous avions espéré que ce délai supplémentaire avait été mis à profit pour nous livrer une analyse fine et détaillée de ces accidents. Il n’en n’est rien. Des chiffres bruts, du copier-coller des conseils et règles de sécurité. Bref, c’est décevant. Ne mérite pas la moyenne dirait un professeur à son élève. N’oublions pas que la fusion ONCFS-OFB n’a laissé que 10% de chasseurs au conseil d’administration de l’Office… Nous en voyons le résultat. Les FDC attendaient comme nous ce bilan avec impatience. Ils sont déçus, nous les comprenons. Il est impossible de d’entreprendre des actions de formation sans une analyse précise des accidents. Il ne faudra pas que l’OFB nous dise que la sécurité est son souci principal. La répression semble devenue la seule politique de cet organisme. C’est plus facile.

—> Bilan des accidents chasse 2020-2021 (OFB)

Les principales causes d’accidents

  • Le non-respect de l’angle des 30° : il reste la principale cause des accidents au grand gibier : 35% et cumulé avec les tirs dans la traque : 25% (qui par définition sont des tirs dans les angles de 30°), il représente à lui tout seul 60% des accidents lors des chasses au grand gibier.
  • Le tir sans identifier, au grand comme au petit gibier, reste particulièrement important (19% des accidents petit et grand gibier confondus).
  • Les auto-accidents (29%) restent toujours aussi élevés.
  • Les tirs en direction des routes ou habitations qui sont à l’origine d’accidents, mais également d’incidents (pas de victimes physiques) restent encore trop nombreux.

Il est incroyable que 60% des accidents de chasse au grand gibier soient dus au non respect d’une règle pourtant simple à comprendre : respect de l’angle de 30° et ne pas tirer dans la traque ! Comment faudra-t-il le dire et le répéter ? Petit commentaire supplémentaire, certains veulent interdire les carabines or les tirs qui ne respectent pas l’angle de 30° ou qui sont dans la traque sont tout aussi dangereux avec un fusil. La carabine n’est pas en cause, c’est le tireur.

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