Compilation de vidéos de chasse

Sanglier sanglier de 105kg

Depuis maintenant 2 mois la chaine de Feliew, influenceur dans l’univers de la chasse, propose une compilation de vidéos de chasse. Des dizaines de séquences filmées par des amateurs passionnés et montées afin de créer une compilation. Plus de 21 minutes de chasse intense vous attendent. I

Dans cette compilation vous retrouverez des vidéos de :

[Recit] Bécasse d’une vie !

Greg S. a pu avec son ami Picou profiter d’un moment rare que de nombreux chasseurs n’auront jamais la possibilité de rencontrer, il nous raconte !

Individus leuciques (le leucistisme, ou leucisme, est une particularité génétique due à un gène récessif dans la plupart des cas, qui conduit à une couleur blanche à la fourrure, plumes ou écailles d’animaux qui seraient normalement de couleur différente) car elles ont les yeux noirs, normalement colorés.

Ce matin avec mon ami « Pacou » nous avons décidé d’aller faire le bord de la rivière l’orbieu à la recherche de la belle avec mon fidèle compagnon « pilou » épagneul breton.

Après une heure de chasse et plusieurs remises vides « pilou » se met à l’arrêt dans un mélange de frênes et de ronces. Je m’en approche lentement, la belle ne se fait pas prier pour décolleret la stupéfaction !

Elle est blanche !

Je crie à Pacou qui était positionné un peu plus bas.

Deux coups retentissent, manqué ? Apparement oui. Je l’entrevois et je lache à mon tour un coup entre les frênes, je la manque aussi.

La belle sort du bord de la rivière, fait un tour dans les vignes et revient se remettre à 200m environ dans le bord de rivière.

Petite discussion avec mon ami et nous nous dirigeons vers l’endroit où nous l’avons vu se posé.

A nouveau Pilou est à l’arrêt un cours instant et la belle decolle à nouveau et ressort en direction des vignes. Pacou qui était posté un peu au dessus, voit sortir dans les vignes ce magnifique oiseau. Il lâche un coup et la belle tombe au pied d’une souche.

Le temps de sortir du bord de la rivière je vois mon Pilou arriver tout fier avec son oiseau dans la gueule.

Quel moment de joie, un souvenir gravé à jamais.

Je suis resté tellement bête quand elle a décollé la première fois que je n’ai même pas tiré de suite.

Gibier dans nos assiettes, un met sain et local

Le gibier s’invite de plus en plus dans nos assiettes. Afin de valoriser ce met fin ainsi que la filière gibier, le parc naturel régional des ballons des Vosges a invité trois chefs de la vallée de Kaysersberg pour un atelier autour de la venaison. Cet atelier atypique a été l’occasion de faire découvrir et déguster ce viande d’exception, s’inscrivant parfaitement dans l’ère du temps et du « consommons local ».

Un atelier culinaire autour du gibier

Pour la première fois en France, la marque « Valeur Parc Naturel Régional » a été attribuée à une entreprise de la filière gibier par le PNR des ballons des Vosges. Dans ce cadre, afin de valoriser cet atout bien spécifique au territoire le parc a mis en place un atelier culinaire autour du gibier.

« Le gibier est une super ressource naturelle dont on peut prélever une partie, en gérant les populations, tout en conservant un équilibre », précise Édouard Rapp, cogérant de Nemrod. Nemrod est une marque de produits à base de gibiers exclusivement sauvages et français. Il ajoute ensuite dans le quotidien l’Alsace « C’est une viande locale, chassée en Alsace ou dans les Vosges, saine de par l’alimentation naturelle, sans les dérives de l’élevage intensif, et durable ».

Au menu, croustillant de chevreuil aux fruits d’automne

Daniel Zenner, Alain Schmitt et Olivier Nasti ont animé les fourneaux et le menu. Les trois mousquetaires ont pu détailler les étapes de leur réalisation. Ainsi le croustillant au chevreuil aux fruits d’automne plat de saison inventé par Danier Zenner a ainsi pu être présenté et servi. Alain Schmitt lui, a proposé un tartare de sanglier aux figues et marmelade de pêche de vigne. Une recette qui a du goût et l’audace du gibier au rendez-vous. Il souligne que « Le gibier apporte un goût différent. Il y a plein de choses à faire avec, c’est ça qui est génial ». Olivier Nasti chef doublement étoilé a quant à lui préparé un feuille à feuille de biche et foie gras, vinaigrette aux airelles et aux noisettes. Cette recette dont il a le secret figure à la carte de son établissement. « Dans le gibier, il y a un approvisionnement local, une complexité, une saisonnalité… Il faut savoir le sélectionner. Le cerf en plein brame n’est pas bon. Le chamois est meilleur avant la saison des amours », détaille-t-il. Au-delà de la technique des chefs, Olivier Nasti rassure : « Pour moi, le gibier se cuisine comme le bœuf. »

Des recettes exceptionnelles et un public comblé

Les recettes proposées ont pu ravir le public qui a pu participer à la dégustation. Cela a permis de casser les clichés et les  » a priori  » sur ces viandes d’exception trop méconnue aujourd’hui. Valoriser la venaison de la sorte est très judicieux pour la simple et bonne raison que c’est une viande locale, saine et durable, ces adjectifs qui qualifient parfaitement ce met placent la viande de gibier au coeur d’un débat tout à fait actuel : consommer local consommer naturel. De quoi ramener la viande de nos forêts dans nos assiettes. Les chasseurs sont donc depuis toujours dans l’air du temps.

La Seine-Maritime à fond dans la gestion adaptative

Chaque département possède sa fédération de chasse, mais celle-ci reste unique dans sa politique et gestion de la biodiversité. Eric COQUARIX est le directeur de la FDC de Seine-Maritime, véritable passionné, il nous partage, dans une interview, la situation du petit dans ce département. Plus précisément celle de la perdrix, oiseau emblématique de la Seine-Maritime. Action de protection, d’aménagement et innovation dans les comptages, la FDC76 peut être considérée comme pilier de la gestion adaptative.

Chasse, territoires et particularités

Grégoire PORTE : « Eric COQUATRIX, de façon générale, comment se porte la chasse dans votre département de Seine-Maritime ?« 

Eric COQUATRIX : « Aujourd’hui, au niveau des chasseurs, nous sommes à environ 12 000. Ce nombre est relativement stable depuis 5 ans. De plus, comme beaucoup de départements, nous avons une augmentation assez net du nombre de candidats à l’examen du permis de chasser (500 candidats par an).

La première particularité de notre département c’est que nous avons que des chasses privées à part les forêts domaniales. En gros nous avons à peu près 100 000 hectares de bois, dont moitié privé, moitié domaniale. Nous avons aussi une partie chasse sur le domaine maritime public, l’estuaire de la Seine. Quelques communales dans la Vallée de Seine. Mais sinon tout le reste du territoire est en chasse privée, qui sont, elles, de petite superficie. Cela représente environ 6 000 territoires différents.

La seconde particularité de notre département c’est la gestion administrative de toute la faune sauvage. En effet, le fait d’avoir beaucoup de chasses privées engendre un gros volume de demandes à traiter. Nous sommes sur un département riche d’un point de vue gibier, nous avons aussi bien du grand gibier, que du migrateur et du sédentaire. »

Le petit gibier, un axe majeur

GP : « Le petit gibier est-il toujours une priorité pour votre fédération ? »

EQ : « Depuis le premier SDGC, datant de 2004, nous avons beaucoup travaillé sur la gestion du petit gibier. Avant cet outil, nous n’avions pas de moyen de gestion, de ce fait, les prélèvements sur le lièvre ou la perdrix étaient trop importants. La première phase a été de mieux organiser la chasse. On a donc monté des GIC. Aujourd’hui nous avons donc 53 GIC, qui représentent à peu près la moitié de la surface chassable du département. Donc en gros, le message a été «si on veut gérer la perdrix le lièvre le faisan, il faut créer des structures de gestion commune».

Depuis 2004 nous avons donc un plan de chasse lièvre. On ne peut pas le chasser si la demande n’est pas faite. Nous avons en parallèle sur les deux tiers du département un plan de gestion perdrix, qui comme le lièvre, nécessite une demande, si on veut la chasser avec une attribution en fonction des comptages effectués. Pour le faisan en revanche nous avons commencé beaucoup plus tard. Aujourd’hui, on est en un plan de gestion sur la moitié du territoire. Il y a donc des quotas de prélèvements, avec des territoires où il y a interdiction totale de tirer la poule. Et sur le reste du territoire il s’agit simplement d’un plan de gestion avec interdiction de tirer la poule. Le faisan se développe très bien, le lièvre, on arrive à garder des populations stables. 15/20 individus aux 100ha.

En revanche pour la perdrix, on se rend compte que c’est de plus en plus compliqué. Car l’habitat se dégrade, mais on ne comprend pas certaines choses. Par exemple cette année, les conditions météo étaient très favorables, mais la reproduction a été moyenne, voire médiocre. Et nous n’avons pas d’éléments de réponse face à ça. »

GP : « Face aux difficultés rencontrées par les populations de perdrix, quelles actions avez-vous mises en place ? »

EC : « On a mis en place un plan de soutien petit gibier, où la FDC investit 100 000 euros chaque année pour permettre le financement des opérations de repeuplement pour le faisan. Pour la perdrix nous menons des opérations de renforcement des populations, à partir de souches sauvages, car on a créé un collectif perdrix avec d’autres FDC. On récupère ainsi les nids où le couple reproducteur a été tué par un engin agricole ou un prédateur. Les œufs sont mis en couveuse chez un éleveur et on utilise ainsi ces oiseaux, pour créer des oiseaux de souche sauvage (F1 ; F2 ; F3). Ensuite nous pratiquons l’adoption, on identifie les couples sauvages sans jeunes et on fait adopter ces compagnies de souche sauvage. Malheureusement, malgré une très bonne gestion, nous avons une reproduction très moyenne, sans motif d’explication. »

GP : « Pour connaître l’évolution des populations, procédez-vous à des opérations de comptages ? »

EC : « Depuis des dizaines d’années maintenant nous faisons des comptages et des suivis sur la perdrix. De ce fait, on effectue chaque année des échantillonnages sur le département, afin d’obtenir un indice moyen de reproduction à une échelle locale. En mars, au printemps, nous faisons des comptages par battue à blanc. On a donc des informations sur le niveau des effectifs reproducteurs, ainsi que de la reproduction. Par la suite on définit le niveau d’attribution aux 100 ha par secteur de gestion. »

GP : « Afin d’être plus efficace, dans vos opérations de comptages, vous avez utilisez un nouvel outil cette année ? »

EC : « En termes d’échantillonnage, le choix qu’on a fait pour gagner du temps cette année, c’est d’utiliser la nouvelle application SIRENE.TECH. On a donc développé un protocole à partir de cette application pour qu’à la fois le personnel technique et les bénévoles, qui sont formés, puissent identifier les compagnies observées et les géolocaliser. Cela permet également de donner des informations sur le contenu de la compagnie. Il faut remplir l’enquête sur SIRENE.TECH, ce qui permet d’avoir tous les jours, l’information détaillée sur le contenu de la reproduction dans le département et localiser secteur par secteur. Cet outil nous a donc permis de récolter les informations de manière simple et efficace.

Le département est donc complétement précurseur dans la gestion adaptative des espèces. »

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Partenaires et avenir cynégétique

GP : « Quels sont les acteurs qui vous accompagnent dans ces projets ? »

EC : « Autre chose novatrice. Dans le cadre du nouveau SDGC, nous sommes tellement contestés aujourd’hui que j’ai pu proposer à nos élus qu’on inclut dans notre SDGC, un Plan départemental en faveur de la biodiversité et de la lutte contre le dérèglement climatique. C’est-à-dire, que nous sommes en train de co-construire avec les acteurs locaux et départementaux un plan biodiversité, pour montrer que les chasseurs sont très impliqués dans la préservation de la nature. »

GP : « Quel est l’avenir du petit gibier en Seine-Maritime ? »

EC : « Notre département est aujourd’hui très technique. Notre premier SDGC nous a permis de mettre en place la gestion adaptative. Pour continuer de chasser, il faut avoir des populations de gibier qui nous le permettent. Aujourd’hui nous sommes un département où les lâchers sont très rares. Nous gérons quasiment, que des populations sauvages. Donc pour avoir des populations sauvages il faut avoir un territoire de qualité. Nous devons également montrer que nous sommes des protecteurs de la biodiversité. Ainsi, pour que la chasse perdure, il faut s’inscrire dans la gestion adaptative et dans la protection de la biodiversité. »

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La FDC80 organise la journée du chien de chasse

La fédération départementale des chasseurs de la Somme, la FDC80, a organisé ce samedi 22 octobre une journée spécialement dédié à nos plus fidèles compagnons. La journée du chien de chasse. Une journée dédiée uniquement à ces petits compagnons qui nous suivent de partout. Elle s’est déroulée à proximité d’Amiens, plus exactement sur la commune de Warloy-Baillon.

À l’honneur, tous les chasseurs de petits gibier étaient conviés à cette journée particulière. Ces chasseurs étaient accompagnés évidemment de leurs petites bêtes, allant d’une race à une autre. Était présent des labradors, des drahthaar, des golden retrievers, des setter anglais, des springer spaniel et bien d’autres…

Pour les grands amoureux des chiens de chasse, ou simplement des chiens en général, cette journée du chien était faite pour vous.

Pour l’occasion, un concours de chasse devant soi a été organisé durant la journée. Le but étant de mettre en lumière la cohésion individuelles des chasseurs ainsi que de leurs chiens. La Fédération départementale des chasseurs de la Somme nous a donc préparé une vidéo qui ne risque pas de vous décevoir.

Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’être présent ce jour là, nous vous l’avons bien évidemment mise juste ci-dessous :