La duchesse d’Uzès, chasseresse, aventurière et pionnière

Si la duchesse d’Uzès entendait les débats d’aujourd’hui à propos de la place de femmes dans la chasse, elle n’en croirait pas ses oreilles. Elle fut, à la fin du XIXème siècle, une pionnière dans bien des domaines. Ella aussi été une grande chasseresse et ce jusqu’à ses derniers jours. Elle se demanderait surement pourquoi la chasse est vue comme un loisir masculin alors qu’elle, et d’autres femmes de son époque, chassaient avec autant de passion que bien des hommes.

La duchesse en tenue de chasse

Duchesse d’Uzès, pionnière et aventurière

Marie Adrienne Anne Victurnienne Clémentine de Rochechouart de Mortemart, duchesse d’Uzès est née à Paris en 1847. Elle décède au château de Dampierre, le 3 février 1933. Elle a été une pionnière et une aventurière tout au long de sa vie mouvementée. En 1897, elle sort indemne de l’incendie du bazar de la Charité. Cet incendie causa la mort de plus de cent vingt personnes.

Elle fut une des premières femmes à conduire des véhicules automobiles et fut la première à passer son « certificat de capacité », l’équivalent du permis de conduire. Ce qui l’amena à être la première femme verbalisée pour excès de vitesse dans le bois de Boulogne. Elle roulait à 15km/h alors que la limite était de 12km/h !

Devant sa voiture

Chasseresse, maître d’équipage et protectrice des animaux

La duchesse d’Uzès a été une des premières femmes emblématiques de la chasse à courre. Première maître de l’équipage de Bonnelles, le plus prestigieux de France, elle sera aussi la première lieutenante de louveterie. Une exception permise par le fait que la chasse à courre aristocratique est la seule à inclure des femmes, contrairement à la chasse bourgeoise. Elle fut maître de l’équipage Bonnelles en forêt de Rambouillet de 1878 jusqu’en 1933.

Lire aussi : Equipage de Bonnelles Rambouillet (société de vènerie)

La duchesse d’Uzès à la chasse

Comme tous les chasseurs, elle était sensible à la condition animale, de ce fait, elle était membre de la SPA, jusqu’à ce que sa passion pour la chasse devienne un problème pour cette institution. Ne pouvant envisager être exclue, elle démissionna avant et entraîna avec elle de nombreux membres. Ceux-ci ne comprenaient pas l’hostilité nouvelle de la SPA à la chasse. Au début du XXème siècle, chasseurs et veneurs furent les premiers à s’intéresser à la conservation de la nature et des espèces. Il faut se rappeler que la LPO a été fondée par un chasseur de gibier d’eau.

La paradigme a bien changé aujourd’hui. Le chercheur Charles Stépanoff, auteur de L’animal et la mort (éditions La Découverte) explique ce changement de la manière suivante : « Les animalistes, eux, vont insister sur la sensibilité, la souffrance, le côté « Bambi » des cervidés. Ils revendiquent une position de compassion, alors que les veneurs sont héritiers d’une vision fondée sur un affrontement symétrique entre l’intelligence animale et l’intelligence humaine.« 

La rédaction vous conseille :

—> Bougrain-Dubourg attaque la vénerie. Bassesse et ignominie.

—> La vénerie soutient les chasses traditionnelles.

—> Charles Stépanoff, l’animal et la mort. Un livre à lire absolument.

La Fauconnerie : un mode de chasse en phase avec notre époque

Gestion des ressources cynégétiques, bien-être animal, biodiversité, sauvegarde des biotopes, … toutes les formes de chasse évoluent aujourd’hui vers davantage d’authenticité et d’intégration dans le milieu naturel. La fauconnerie est, de par sa nature même, un mode de chasse respectueux de l’environnement et des écosystèmes. La Fédération Française de Fauconnerie vous propose dans une série d’articles, de découvrir les aspects traditionnels et modernes de la Fauconnerie.

La fauconnerie, une chasse et un art.

Pour le grand public le mot fauconnerie est devenu générique. Il recouvre les activités de la chasse au vol proprement dite, la volerie (spectacle), l’effarouchement pour la gestion des risques aviaires, mais pour les fauconniers, le terme « fauconnerie » est exclusivement dédié à la pratique de la chasse au vol.

Cet art séculaire est représenté en France par environ 800 fauconniers dont 300 le pratiquent assidument. Aujourd’hui, la quasi totalité des rapaces de fauconnerie proviennent d’élevage.

Issue de dizaines de générations de chasseurs, la fauconnerie a son propre langage, à commencer par les « identités ».  A chaque propriétaire de rapaces lui est attribué un nom spécifique selon l’espèce d’oiseau qu’il vole : Butéonier (Buse de harris), autoursier (autour des palombes), fauconnier (faucons), esparvier (épervier), aiglier (aigles)…

Chaque type d’oiseaux est employé selon ses capacités naturelles qui amènent à 2 modes de chasse : le Haut vol et le Bas vol.

Le haut vol.

Plus de Photos et video sur https://www.federationfrancaisedefauconnerie.fr ou page facebook : @FederationFrancaiseFauconnerie

L’équipage réunit 3 protagonistes, le faucon, le chien et le fauconnier. Sur le terrain, le fauconnier déchaperonne (retire le chaperon qui lui couvre la vue) son faucon. L’oiseau est mis sur l’aile et prend son essor, recherche des courants thermiques pour s’élever dans le ciel au-dessus du fauconnier. Après le positionnement du faucon, le chien quête les émanations et se fige à l’arrêt.  Le faucon se centre alors au-dessus d’eux, le fauconnier fait couler son chien pour faire envoler le gibier. Dès l’envol, du gibier le faucon fond sur sa proie qu’il lie (attrape) ou qu’il buffète (percute), moment où les vitesses extrêmes laissent entendre le sifflement de l’air des ailes du faucon. Frisson garanti ! Cette  scène mythique vient récompenser des heures d’affaitage (dressage) et d’entrainement, au prix le plus souvent de sacrifices personnels car la fauconnerie est un art exigeant qui demande un engagement fort. Pour le haut vol, les faucons sont les maîtres du ciel. Toutefois, selon les pays, les territoires de chasse ou les proies choisies ; on peut aussi bien chasser en vol à vue (poursuite) avec un faucon ou chasser avec une buse de Harris en la faisant prendre son essor (monter). Ces dernières déclinaisons de la chasse au vol sont pratiquées depuis peu d’années. Elle apporte un nouveau regard sur la manière dont chassent nos oiseaux et sur les méthodes d’affaitage.

La vénerie fait la une de la presse.

Jamais la presse n’avait autant parlé de vénerie que depuis le RIP animaux et la proposition de loi de quelques députés. En règle générale, la presse, donne dans les clichés sans se donner la peine de faire sérieusement son travail et préfère participer à la curée par paresse ou militantisme. Il est donc assez agréable de lire quelques articles qui sortent de l’ordinaire comme ceux du Point et de France Info nouvelle Aquitaine.

Dans le dernier numéro du Point, Thibaut Déléaz interviewe Antoine Gallon, le responsable de la communication de la société de vénerie. Antoine Gallon montre la réalité de la vénerie d’aujourd’hui : 390 équipages, 10 000 pratiquants, 100 000 suiveurs, 25% de femmes (la vénerie est plus féminisée que la chasse à tir). Il montre aussi que ce mode de chasse est le plus naturel qui soit puisqu’il ne met en jeu que l’animal et une meute de chiens. Il souligne aussi la confusion savamment entretenue par les animalistes à propos du « bien-être » animal et insiste sur la distinction qui doit être faite entre animaux de compagnie, animaux de rente et animaux sauvages. Quant à « l’affaire » du cerf de Compiègne, il fait remarquer avec justesse que « le lotissement en construction à Compiègne où s’est réfugié le cerf, c’était la forêt il y a cinq ans. »

Qui de l’urbanisation ou de la chasse menace le plus la faune sauvage ? La réponse est évidente mais pour les activistes d’AVA, la chasse n’est que l’alibi pour se lancer dans un discours à propos de la lutte des classes que ne renieraient pas Lénine ou Trotsky.

https://www.lepoint.fr/societe/la-chasse-a-courre-c-est-le-cycle-de-la-nature-04-10-2020-2394744_23.php?fbclid=IwAR2VmvOfbjEReARIt1jCAWsS5QWgJlTQZ0_GiWD5oKWTe71xQHkk_jYVyKk

Photo : société de vénerie.

Autre article intéressant, celui de France Info nouvelle Aquitaine qui s’intéresse à la présence de la vénerie dans le Limousin. Le journaliste est allé interroger Jean Philippe Guillemet, agriculteur qui possède l’équipage de le « brande des tailles ». Le journaliste note que la chasse à courre est très développée en Creuse et Haute-Vienne. On y compte une douzaine d’équipages dans ces deux départements. On chasse tout autant le petit que le grand gibier : chevreuil, sanglier, renard, lièvre ou le lapin. Il constate que ce loisir ne suscite que très peu de polémique en Limousin, les habitants acceptent la pratique dans leur grande majorité. L’article fait aussi référence à un livre de deux sociologues très connus pour leurs travaux sur la grande bourgeoisie et l’aristocratie, Michel Poinçon et Monique Poinçon-Charlot. Étonnement, ceux-ci ont un regard mesuré et presque bienveillant sur cette chasse. Ils constatent que la vénerie transcende les classes sociales : « Quand la chasse est lancée, les classes sociales disparaissent, et quand elle se termine, l’entre soit social reprend ses droits. Il est question de vie et de mort. Et ici, personne ne renie la mort. »

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/chasse-courre-coutume-assumee-limousin-1879328.html

« Privatisation de la forêt » ? Rétablissons la vérité.

L’affaire du cerf de Compiègne fait encore couler de l’encre. Cette fois-ci il s’agit de dénoncer la « privatisation de la forêt » par les veneurs. Que des opposants, tels ceux du tovaritch Stan d’AVA, emploient ce genre de vocabulaire tout droit tiré du manuel du parfait petit agitateur marxiste passe encore, nous serions déçus s’ils ne le faisaient pas mais que la presse dite sérieuse utilise ce genre de formule laisse dubitatif quant au sérieux et à l’impartialité des journalistes.

Comme nous l’avions fait à propos du cerf gracié par l’équipage, nous allons tenter de rétablir les faits et de montrer ce qu’il en est réellement.

La forêt domaniale de Compiègne.

Sa superficie est de 14400 Ha (ceinturée de 6000 Ha de bois privés), il s’agit d’une forêt domaniale donc du domaine privé de l’État.
Elle est louée de la manière suivante :
– 12 lots de chasse à tir (+1 lot réservé à l’ONF)  pour 1 jour par semaine pendant la saison
– 1 équipage de cerf 2 jours par semaine
– 1 équipage de chevreuil 2 jours par semaine
– 1 vautrait (équipage de chasse au sanglier) pour 6/8 attaques par an.

Ce qui est loué pour chasser à courre est un droit de chasse, pas une jouissance exclusive. La promenade y reste autorisée les jours de chasse à courre sur l’intégralité du massif. L’accès du public est accepté sur les chemins, toléré dans les enceintes (bien que l’ONF demande à ce que l’entrée dans les enceintes soit réduite au minimum pour des raisons de préservation de l’environnement).
Les véhicule à moteur sont autorisés sur l’ensemble du maillage routier sauf routes à barrières.

L’arrêté de la préfecture.

Que dit le fameux arrêté du préfet de l’Oise du 5 octobre 2018, repris par la nouvelle préfète pour la saison qui débute ?
– Il ne remet nullement en cause l’accès libre à l’intégralité des routes et chemins du massif pour les promeneurs.
– Il n’interdit que de pénétrer dans certaines parcelles clairement définies ; les chemins adjacents des dites parcelles restant praticables.
La lecture de l’arrêté fait ressortir très clairement les raisons et la cause pour lesquels il est pris. Il s’agit de sécurité au moment des abois, dans le nouveau contexte qu’est celui instauré par les actions des AVA qui, compte tenu de leur agressivité et leur méconnaissance du danger que peut représenter un animal sauvage, pourraient en cas d’abois s’interposer entre l’animal et les veneurs.
Il ne s’agit donc nullement d’une privatisation de la forêt.

Quota zéro pour la glu. Hypocrisie et dogmatisme.

La décision récente du président de la République de ne pas accorder de quotas de capture à la glu pour la saison 2020-2021 est un non-sens écologique, une faute politique, un révélateur du dogmatisme des tenants de l’écologie politique, une hypocrisie indigne du gouvernement de notre pays et le fruit d’un marchandage bassement politicien. Il fallait accorder quelque chose à Barbara Pompili, obligée de ré-autoriser les néonicotinoïdes après les avoir interdit il y a 4 ans. Un deuxième camouflet aurait été de trop et le président risquait de voir partir un deuxième ministre de l’écologie ; ce qui n’aurait pas été bon en vue des prochaines présidentielles. Cette décision visait donc à faire en sorte que la « fibre verte » de ce gouvernement ne soit pas trop écornée.

Comme souvent, le gouvernement s’abrite derrière une décision européenne pour justifier son incohérence. « C’est pas moi madame, c’est l’UE… »

Mais ce n’est pas si simple que certains commentateurs voudraient le faire croire.

ÉTAT DES LIEUX

  • la « chasse à la glu » n’est pas une chasse mais un mode ancestral de capture d’appelants, en général relâchés à la fin de la saison.
  • ce n’est pratiqué que dans 5 départements français par environ 5000 personnes.
  • cette pratique est très réglementée :
    • pose des baguettes du lever du soleil jusqu’à 11H00 du matin
    • période annuelle réduite ( en général de début octobre à début décembre avec des variations en fonction des départements)
    • le chasseur doit être présent du début à la fin de la pose des baguettes
    • ce type de capture est soumis à l’attribution d’une autorisation individuelle
    • le piégeur doit tenir à jour un état de ses captures
    • seules les grives et les merles peuvent être capturés ainsi ; tout autre oiseau doit être nettoyé et relâché
    • la commercialisation des oiseaux capturés est interdite
    • nombre maximum d’oiseaux capturés : de 1000 à 30 000 selon le département

VRAI/FAUX

Chasse à la glu : FAUX. Ce n’est pas une chasse, ce n’est pas létal, c’est un mode de capture.

Non sélectif : FAUX. Les oiseaux non concernés, éventuellement piégés sont relâchés. Il y a difficilement plus sélectif. En tout cas la fauconnerie ne l’est pas plus, voire beaucoup moins. N’est-ce pas monsieur le garde des sceaux ?

« Mettre fin à la barbarie » (dixit Alain Bougrain-Dubourg) : FAUX. Nous sommes loin de la barbarie puisque ce n’est pas létal, qu’il y a des règles, des limites et des contrôles. Consultez un dictionnaire pour le mot barbarie, monsieur Baugrain-Dubourg.

Espèce en danger : FAUX. Les turdidés (famille de passereaux dont les grives et merles) ne sont pas une espèce menacée en Europe. On constate même un accroissement de certaines populations. Source : IMPCF http://www.observatoiremigrateurs.com/wp-content/uploads/2018/01/turdideconserveurope.pdf )

Cette capture met l’espèce en danger : FAUX. Le nombre maximum d’oiseaux ainsi capturés est inférieur à 1% de la mortalité naturelle de l’espèce. Les éoliennes si chères à notre ministre de l’écologie tuent bien plus d’oiseaux sans se soucier de périodes légales ou non, d’espèces protégées ou non. Les rapaces protégés en France sont parmi les plus grandes victimes de ces horreurs qui polluent nos paysages. Une réponse madame le ministre ?

L’injonction de la commission européenne.

Qu’en est-il exactement ?

La directive 2009/147/CE (appelée plus généralement directive Oiseaux) du 30 novembre 2009 est une directive prise par l’Union européenne afin de protéger des populations d’espèces d’oiseaux sauvages du territoire européen. C’est par exemple au titre de cette directive que Malte a été condamné pour des chasses au filet.

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32009L0147

Toutefois, la directive oiseaux prévoit une dérogation dans son article 9 qui stipule que « dans des conditions strictement contrôlées et de manière sélective, la capture, la détention ou toute autre exploitation judicieuse de certains oiseaux en petites quantités » sont possibles. La France a ainsi continué à autoriser cette pratique au titre de cet article.

Alors pourquoi cette décision présidentielle ? On nous dit que c’est parce que la Commission européenne vient d’adresser un avis motivé à la France contre cette pratique. Cette décision fait suite à une plainte déposée par la LPO, le 2 avril 2019 à propos de ce que cette association considère comme des infractions au droit européen : capture à la glu, chasse des oies en février, chasse de certaines espèces considérées par eux comme « en mauvais état de conservation » comme la tourterelle des bois. D’ailleurs, il s’agit là du nouvel objectif de la LPO et consorts. A peine la décision des quotas zéro pour la glu était-elle connue que la campagne contre la chasse de la tourterelle des bois a commencé.

Qu’est-ce qu’un avis motivé ?

« Si la Commission conclut que le pays ne s’acquitte pas de ses obligations en vertu du droit européen, elle peut lui adresser un avis motivé: une demande formelle de se conformer au droit de l’Union. Elle explique pourquoi elle considère que le pays ne respecte pas le droit de l’Union. Elle demande également que le pays de l’UE l’informe des mesures prises, dans un délai déterminé, qui est généralement de 2 mois.

Si le pays de l’UE ne respecte toujours pas ses obligations, la Commission peut décider de saisir la Cour de justice. La plupart des cas sont réglés avant d’être déférés à la Cour. »

Source : site de la commission européenne https://ec.europa.eu/info/law/law-making-process/applying-eu-law/infringement-procedure_fr#:~:text=Proc%C3%A9dure%20formelle,-La%20Commission%20peut&text=Si%20la%20Commission%20conclut%20que,le%20droit%20de%20l’Union.

Que dit exactement la commission européenne ?

Voici le texte de la commission :

« La Commission demande à la France de prendre des mesures contre certaines pratiques de chasse et de capture d’oiseaux. La directive 2009/147 (la directive «Oiseaux») vise à protéger toutes les espèces d’oiseaux naturellement présentes à l’état sauvage dans l’Union européenne. L’Europe abrite plus de 500 espèces d’oiseaux sauvages, mais au moins 32 % des espèces d’oiseaux de l’UE ne sont pas actuellement en bon état de conservation et, en France, parmi les 64 espèces pouvant être chassées, seules 20 présentent un bon état de conservation. La France a autorisé plusieurs méthodes de capture d’oiseaux, comme la colle pour les grives et les filets et pièges pour les alouettes et les pigeons, qui ne sont pas des méthodes sélectives et sont interdites par la directive. Les États membres peuvent déroger à certaines dispositions de la directive, mais seulement à certaines conditions strictes, qui ne sont pas remplies en l’espèce, notamment parce que la plupart des espèces capturées ne présentent pas un bon état de conservation.  À la suite d’une lettre de mise en demeure qui lui a été envoyée en juillet 2019, la France n’a pas pris les mesures nécessaires pour mettre ces pratiques de chasse et de capture en conformité avec le droit de l’Union. La Commission adresse donc un avis motivé à la France. Le pays dispose à présent d’un délai de trois mois pour répondre aux préoccupations de la Commission. À défaut, la Commission pourrait décider de saisir la Cour de justice de l’UE. »

Source : site de la commission européenne https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/inf_20_1212

Il convient donc à la cour de justice européenne et non à la Commission de confirmer que la France remplit bien les critères de la dérogation de l’article 9.  C’est ce qu’elle avait déjà fait en 1988 ainsi que le Conseil d’État en 2018 (lien ci-dessous).

https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do;jsessionid=8BF5A22A4A90E869C39D617A19105D94.tplgfr38s_1?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000037882303&fastReqId=748408512&fastPos=54

« La France va devoir payer des amendes à cause de cette chasse ». FAUX  car, si la France continue à utiliser l’article 9, elle doit seulement justifier pourquoi elle utilise cette dérogation.

« La France ne répond pas aux critères de l’article 9 ». FAUX. Tous les critères sont remplis par la réglementation française pour la capture à la glu.

« Ce n’est pas contrôlé ». FAUX. L’ONCFS a spécifiquement consacré 2500 heures à ces contrôles et seulement 4 infractions ont été constatées.

« C’est une décision de l’Europe, nous n’y pouvons rien ». FAUX.  Comme vous le constatez les motivations de la Commission pour mettre la France en demeure sont erronées : « méthode non sélective » « pas un bon état de conservation« . Il suffit donc au gouvernement français de contester ces énormités pour continuer à utiliser les dérogations permises par l’article 9. Or, il ne l’a pas fait, c’est donc bien lui qui porte l’entière responsabilité de cette décision !

André Métivier, dit « La Feuille », une vie de piqueux.

La chasse à courre déchaîne les passions, cette chasse traditionnelle est très souvent méconnue du public français. Dans cette pratique il existe des métiers, aujourd’hui, André Métivier, dit « La Feuille » témoigne du métier de « piqueux ».

« La Feuille », a été « piqueux » pendant 30 ans à Cheverny

Les « piqueux » sont peu nombreux, il s’agit aussi d’un métier très peu connu. Ce métier passionnant c’est celui de La Feuille, il l’a exercé durant trente belles années. Le « piqueux » c’est celui qui mène « l’équipage » pendant la chasse à courre et qui dirige la meute.

Dès son plus jeune âge Adré Métivier a été formé par ces anciens passionné, il a plus de 1200 chasses à son actif, prouvant la passion qui l’anime. Grâce à cette école de la nature que nous enseigne la chasse et nos aïeux, il savait, dès son plus jeune âge reconnaître une coulée de sanglier, il savait piéger un renard, dépecer un animal, tanner et vendre une peau, « Je connais toute la Sologne jusqu’à Orléans » témoigne-t-il dans le quotidien La Nouvelle République.

C’est au départ de « La Rosée », précédent piqueux de Cheverny, que le marquis Philippe de Vibraye est venu le chercher, « il m’a envoyé son chauffeur pour me proposer du travail » s’amuse-t-il. S’occuper des chevaux, préparer les chasses et surtout s’occuper de la meute composée d’une centaine de chien ce n’est pas une mince affaire en effet, il faut nourrir, soigner, dresser, presque tout faire. Parfois même devenir vétérinaire lorsqu’un chien a été blessé.« Si l’on veut compter ses heures, il faut faire un autre métier » explique-t-il.

Dans un premier temps, le valet de limier va « faire le bois », ainsi, tôt le matin, il part repérer si il y a une bête à chasse. Suite à ça, il fait son rapport au maitre d’équipage. Le piqueux une fois le rapport fait met « les chiens aux branches », c’est-à-dire sur la voie, ou sur la piste pour les plus novice. La chasse lancée, il informe les chasseurs avec sa trompe. Il y a plus de 60 sonneries ou fanfares codes pour passer les messages, comme le « bien-aller » pour dire que tout se passe bien, le « débucher » quand le cerf part dans la plaine, et il peut « sonner la vue » quand on aperçoit la bête.
Tout au long de la chasse il faut rester dans les effluves du cerf. La traque peut durer plusieurs heures. L’animal chassé est capable de mille ruses. Il peut revenir sur ses pas pour brouiller la piste, quitter la forêt, traverser des points d’eau pour faire perdre sa trace. La Feuille explique que « Prendre le cerf, c’est secondaire ; ce qui compte, c’est le travail des chiens. La prise de la bête est leur récompense»

Aujourd’hui à la retraite, cet éternel bon vivant, est toujours aussi actif. Il raconte avec passion son ancien métier, captive son auditoire avec une de ses nombreuses anecdotes, partageant ainsi le plaisir et le bonheur que l’on trouve au sein d’une chasse à courre. Cet engagement dans la défense de sa passion passe par sa belle communication.

Chasser sans permis ? C’est possible à condition d’être accompagné.

Oui, il est possible de chasser dès l’âge de 15 ans sans le permis. Cela s’appelle la chasse accompagnée. Il faut pour cela :

  • être accompagné d’un « parrain » expérimenté ;
  • avoir suivi au préalable une formation pratique élémentaire ;
  • demander une autorisation à la fédération départementale des chasseurs.

Cette autorisation de chasser accompagné est à demander moins d’un an après avoir suivi la formation pratique élémentaire auprès de la fédération départementale des chasseurs. Le dossier comprend un formulaire de demande et la copie d’une pièce d’identité ainsi que l’attestation de participation de chacune des personnes chargées de l’accompagnement. L’autorisation est délivrée gratuitement pour un an non renouvelable.

Bien entendu dès 16 ans, le titulaire de l’autorisation pourra passer les examens pour obtenir son permis de chasse.

Rappelons que chasser sans être titulaire de l’autorisation de chasser est sanctionné par une amende pouvant aller jusqu’à 1500€. Quant à ceux qui partent chasser sans leur titre, ils encourent une amende pouvant aller jusqu’à 38 €.

https://www.formulaires.service-public.fr/gf/cerfa_13946.do

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041535426&categorieLien=id

Bientôt la saison de l’approche !

La saison de l’approche arrive !  Stalking en anglais, pirsche en allemand ; pour certains, c’est la plus belle des chasses. C’est en tout cas celle qui peut réserver les plus beaux moments de communion avec la nature. Pratiquée très tôt le matin et en fin d’après-midi, elle permet de voir l’aurore et le réveil de la nature puis les merveilleuses couleurs du coucher du soleil.

Comme le dit si bien Dominique Venner, c’est une chasse exigeante qui ne souffre pas le laisser aller :

« C’est parfait ou c’est laid. Pas de milieu. Tout chasseur qui prend le risque de l’approche silencieuse et du tir à grande distance le sait ou le découvre. D’où le mélange d’intense émotion et de secrète angoisse qui précède le tir final à la fois secondaire et capital. Il en est comme pour l’acte d’amour. A un certain degré d’intensité, ne pas conclure serait un échec ….. Tout s’y joue en solitaire, seul avec ses émotions, ses ruses, ses craintes, sa décision, sa jubilation ou son désespoir. »

Passé ces belles lignes, il est semble important de rappeler quelques points de la réglementation en vigueur que vous pourrez consulter au complet en suivant ce lien. Il est à noter que le document devrait être mis à jour puisque l’autorisation préalable du détenteur des droits de chasse n’est plus à demander auprès de la préfecture. Hélas, la superbe base de données de l’ex ONCFS semble bien laissée à l’abandon par l’OFB…

http://www.oncfs.gouv.fr/Modes-de-gestion-de-la-chasse-ru280/Les-regles-relatives-a-lapproche-estivale-ar1934

  • Le  » tir d’été  » n’est autorisé, selon l’article R. 424-8 du code de l’environnement, que pour des espèces particulières et sous « conditions spécifiques » et seulement pour les personnes autorisées.
  • Espèces autorisées : le sanglier, le chevreuil, le renard.

  • Est-ce le détenteur du droit de chasse qui détient l’autorisation et les délégations ? Le détenteur du droit de chasse peut organiser et déléguer le tir d’été comme il le souhaite (dès lors qu’il est pratiqué selon les conditions spécifiques inscrites dans l’autorisation préfectorale). Le détenteur de l’autorisation peut chasser accompagné d’une ou plusieurs personnes titulaires du permis de chasser validé, sans qu’elles aient besoin de solliciter elles-mêmes une autorisation de la part du préfet. Il peut aussi distribuer aux personnes qu’il détermine les bracelets qui lui ont été donnés. Il convient de veiller à ne pas dépasser le plan de chasse attribué.
  • Bracelet de marquage. Normalement, il n’est pas nécessaire d’être porteur d’un bracelet de marquage sauf si l’arrêté préfectoral l’a prévu. En effet, dans la mesure où ce type de dispositif est institué dans votre département, la mesure nationale porte sur l’interdiction de déplacer l’animal abattu avant tout marquage. A titre d’exemple, il est possible qu’une association de chasse dispose de 10 bracelets pour du chevreuil, et que ces bracelets soient conservés par le président ou dans le local de chasse. Il se pourrait que 15 chasseurs de l’association chassent sur son territoire dans différents secteurs. Tous ne pourraient alors être porteurs d’un bracelet. Cependant, avant tout déplacement, il serait alors obligatoire de récupérer un bracelet en vue de marquer l’animal. De même, il n’est pas nécessaire de porter sur soi un bracelet de marquage lorsqu’une personne chasse le renard à l’affût. Toutefois, elle doit disposer d’un timbre grand gibier, lorsque cette mesure est instituée dans le département.

A tous, bonne saison d’approche en Saint-Hubert !

Johanna Clermont part chasser les oies en Écosse.

Johanna clermont

La chasse au féminin, une révolution depuis quelques années . Elles sont de plus en plus nombreuses mais certaines sortent du lot par leurs dévouements à cette passion qu’est la chasse. Et aujourd’hui nous avons choisi de partager cette vidéo élégante de Johanna Clermont , cette chasseresse arrivée de nulle part révolutionne l’image de la chasse.  Chassant aux quatre coins de France et du Monde elle nous fait partager les moments de sa vie.  Invité par Yann Legrand guide chez Esprit-Migrateur  à chasser en écosse, où les conditions climatiques ne sont pas les plus faciles. Nous comprenons aussi à travers ce reportage de quelques minutes pourquoi la chasse aux oies est essentielle dans cette région du globe.