Valfanjousse, l’échec programmé se confirme

Le domaine de Valfanjousse, ancien territoire de chasse, racheté par l’ASPAS inquiète le préfet et les chasseurs locaux. Trois ans après l’achat, aucune solution n’a été trouvée pour régler la question des animaux qui s’y trouvent et qui s’en échappent. Encore une fois les animalistes démontrent leur incompétence. Allons-nous assister à un scandale du type de celui du zoo de Pont-Scorff ?

Les animaux s’échappent de Valfanjousse

Les chasseurs et les éleveurs locaux rendent compte depuis des semaines de la présence de cervidés étranges dans les environs de Valfanjousse. Leur comportement et leur apparence laissent à supposer qu’il s’agit d’animaux venus de ce domaine racheté il y a trois ans par l’ASPAS. La DDT a reçu confirmation le 25 mars par l’ASPAS que des animaux se sont échappés. Il s’agit de cerfs sika et d’hybrides sika et élaphes. C’est une nouvelle extrêmement préoccupante pour les véritables connaisseurs de la faune sauvage. Cela fait peser un énorme risque de pollution génétique sur les populations de cerfs du Vercors.

Les clôtures du domaine de Valfanjousse ne sont pas hermétiques et permettent aux animaux de s’échapper. Cela concerne les espèces exotiques comme les sika, les daims mais aussi les sangliers. Dès janvier 2020, le préfet avait mis en demeure l’association de rendre la clôture étanche. La FDC de la Drôme avait aussi proposé à l’ASPAS de les aider. L’association avait refusé, prétendant qu’ils seraient en mesure de s’en occuper eux-mêmes. Évidemment, accepter de l’aide extérieure et surtout celle des chasseurs est inenvisageable pour ces donneurs de leçons arrogants

Aucune anticipation

L’ASPAS avait dû débourser 2,32 millions d’euros pour acquérir ce territoire. Il semble que la cagnotte ne soit pas suffisante pour entretenir les grillages. Ni pour trouver une solution à propos de ces espèces exotiques présentes sur le parc. La directrice de l’ASPAS, Maline Rubin s’était engagée à capturer les animaux concernés, à les stériliser et à les évacuer vers d’autres endroits. Trois ans après, rien de fait. Les dirigeants de l’ASPAS n’ont rien anticipé et se retrouvent confrontés à des problèmes qui les dépassent. Comme la question de ces espèces exotiques les embarrasse au plus haut point, on peut se demander si les trous dans les clôtures ne sont pas intentionnellement laissés en l’état de manière à ce que les animaux s’échappent « à l’insu » des nouveaux propriétaires.

Un échec qui rappelle celui de Pont-Scorff

Il ya beaucoup de similitudes entre Valfanjousse et Pont-Scorff. Financement participatif, appel aux dons relayé par des « personnalités » dont Hugo Clément qui s’est beaucoup investi dans le projet de Valfanjousse. Interviews dans des médias complaisants, visites sur place… Et des échecs scandaleux au final. Porte-t-il la poisse ou les projets en question sont-ils tout simplement des phantasmes d’idéologues incompétents ? Pour mémoire, le rachat de ce zoo avait coûté 700 000 euros et 2 ans après, c’est la faillite et le scandale. Il a fallu évacuer plus de 2 tonnes d’animaux morts d’un zoo sensé les soigner. Le projet était de récupérer des animaux sauvages en captivité, de les remettre en état et de les relâcher dans leur milieu naturel. Aucun animal n’a bénéficié de ce programme, bien au contraire. Les naïfs donateurs seront ravis d’apprendre que leur argent est parti en fumée ou a servi aux frais d’équarrissage…

Lire aussi : Pont Scorff, le cauchemar des animaux.

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Beretta fait l’acquisition de RUAG Ammotec

Ruag International vend sa division RUAG Ammotec, spécialisée dans la fabrication de munitions de petit calibre, à l’italien Beretta.

Les quelque 2700 employés seront repris. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Plusieurs groupes étaient en lice pour acquérir cette filiale : le tchèque CZ, le norvégien Nammo entre autres. Après le rachat de Chapuis Armes en 2019, Beretta étend encore son emprise sur le monde de la chasse et de l’armement petit calibre. RUAG est le fournisseur de munitions pour la Bundeswher et l’armée suisse. Cette acquisition était donc suivie avec attention par les deux gouvernements.

Voici le communiqué de presse annonçant la nouvelle :

Beretta Holding signe un accord d’exclusivité pour acquérir RUAG Ammotec

Beretta Holding a le plaisir d’annoncer qu’elle a signé un accord d’exclusivité pour acquérir 100 % de RUAG Ammotec, le leader européen de la fabrication et de la distribution des munitions de petit calibre, propriétaire de marques prestigieuses telles que RWS, Norma, Rottweil, Geco.

Pietro Gussalli Beretta, Président et CEO de Beretta Holding, a déclaré : « Il s’agit d’un moment très spécial dans l’histoire de notre Groupe. Nous accueillons chaleureusement les plus de 2 700 employés de RUAG Ammotec au sein de notre Groupe, après avoir travaillé près de trois ans sur ce projet ».

Au cours de cette période, nous avons clairement pu observer que RUAG Ammotec correspond à la culture d’entreprise de notre groupe et qu’un management fort, compétent et expérimenté est en place. Cela contribuera grandement à l’intégration de RUAG Ammotec dans notre groupe.

Comme l’a également souligné Pietro Gussalli Beretta, il existe une excellente adéquation stratégique entre RUAG Ammotec et les sociétés du groupe Beretta holding. « Nous avons les armes et les optiques, RUAG Ammotec dispose des munitions, il n’y a pratiquement aucune concurrence produit ». De même, dans le domaine de la R & D et de la distribution, nous verrons de fortes synergies – surtout à long terme, ce qui est toujours le plus important pour notre groupe. Le fait d’avoir RUAG Ammotec au sein du Groupe Beretta Holding renforcera également nos activités en Europe et augmentera encore notre présence mondiale.

« Cette addition au sein de notre groupe ajoutera un nombre substantiel de marques haut de gamme à notre portefeuille existant de marques Premium », a déclaré Pietro Gussalli Beretta. Grâce à cette acquisition, le groupe Beretta Holding comptera plus de 6 000 personnes. Le chiffre d’affaires atteindra près de 1,5 milliard d’euros. Dans le même temps, nous ajoutons cinq sites de production et un total de 16 nouvelles entreprises dans 12 pays différents. Après cette acquisition, Beretta Holding disposera de plus de 50 filiales dans le monde entier. Sous notre contrôle, Ruag Ammotec reste pleinement engagée à fournir des munitions de haute qualité à la Bundeswehr et à l’armée suisse. Comme l’a demandé le gouvernement suisse, Beretta Holding soutiendra et maintiendra les sites existants.

Beretta Holding et RUAG International ont commencé à demander les autorisations gouvernementales obligatoires. Il est prévu que Beretta Holding prenne la pleine propriété de RUAG Ammotec dans les six prochains mois. Les conditions de la transaction ne sont pas divulguées.

Beretta Holding tient à remercier ses conseillers financiers, BNP et Mediobanca. Pietro Gussalli Beretta a déclaré : « Nous avons été très satisfaits de la compréhension profonde, du dévouement total et du grand professionnalisme de Mediobanca, toujours si proche des entreprises familiales traditionnelles opérant dans le monde entier ».

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Des chevreuils tués par des chiens non tenus en laisse

Cela se passe en forêt de Soignes, près de Bruxelles. Les agents des forêts ont constaté qu’au moins trois chevreuils avaient été tués par des chiens non tenus en laisse.

Trop de chiens non tenus en laisse

La forêt de Soignes est un massif de 5000 hectares situé au Sud-Est de Bruxelles. Les promeneurs du dimanche y vont en famille et parfois avec leurs chiens pour prendre l’air. Malheureusement, les toutous ne sont pas tenus en laisse alors que c’est obligatoire. L’instinct du chasseur reprend vite le dessus et certains se lancent à la poursuite des chevreuils. Le constat est désolant pour les agents forestiers. Ils en ont découvert trois morts en quelques jours dont l’un qui agonisait. « Quand je suis arrivé, il était pratiquement mort. Je n’ai pu que l’achever« , témoigne le forestier.

David Kuborn, le directeur de la fondation de la forêt de Soignes constate que la fréquentation a énormément augmenté. Familles, cyclistes, promeneurs de chiens… tout ceci a un impact sérieux sur la faune et la flore. Cela ne concerne pas que les chevreuils. Si un chien non tenu en laisse vient renifler une couvée au sol, la femelle peut ne plus revenir. Ceci est particulièrement valable en période de reproduction quand faons, levreaux et couvées sont fragiles.

Des citadins inconscient et ignorants

« C’est le seul endroit où ils peuvent marcher et courir. Le jardin est trop petit pour cela. Nous venons ici pour que le chien puisse un peu bouger. dit l’un des promeneurs. Il fallait peut-être réfléchir avant de condamner un chien à vivre dans un espace trop petit pour lui…

Il y a fort à parier que parmi ces marcheurs, bon nombre sont défavorables à la chasse car nous dérangeons la faune, car nous sommes cruels avec nos chiens et avec Bambi. Nous aimerions leur faire remarquer que nos chiens courent, vivent à la campagne et sont en pleine forme. Ils ne vivent pas dans un jardinet ou un appartement. Alors qui est cruel avec son chien ? Il faudrait peut-être leur faire remarquer que nous ne chassons pas en période de reproduction des chevreuils et que nous ne tirons pas les faons. Leurs gentils toutous ne font pas ces différences. Alors, qui est cruel avec les animaux ? Ils vont nous répondre qu’ils ne savent pas et ne connaissent pas la faune. Mais alors pourquoi nous condamner sans rien savoir ?

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—> Le chevreuil, petit prince de nos campagnes

—> Charte du preneur en forêt (ONF)

Des marcassins dans les pieds !

La chasse offre des moments uniques. Clément Simon, chasseur passionné, a fait une rencontre magique au cours d’une battue ce week-end. Il a immortalisé l’instant avec une vidéo qu’il partage pour le plus grand bonheur des amoureux de la nature.

Ces jeunes marcassins sont venus dans ses bottes. Un moment rare, d’une beauté incroyable. Merci Clément pour ces belles images !

La semaine d’Étienne

À VOS MARQUES, PRÊTS, PAAANNN !

Comme chaque année, le chasseur est dans les starting-blocks dans l’attente de l’ouverture pour s’élancer.
Après le football, la chasse serait, avec plus d’un million de pratiquants, la troisième activité sportive exercée en France. Mais pour certains observateurs, la chasse aurait été éjectée du podium par le tennis et l’équitation.
Quel que soit son véritable classement et le dénigrement qui s’abat sur elle, la chasse est encore partie prenante de la vie de beaucoup de Français.
Pour la majorité de ceux et celles qui remontent la voie de l’animal, il s’agit plus d’un mode de vie, d’un Art de vivre que d’un sport à proprement parler.
Contrairement à la plupart des sports, la chasse ne se pratique pas dans un stade et elle ne fait l’objet d’aucune compétition comme les jeux olympiques, la coupe du monde ou des championnats de moindre importance.
Arpentant à pied ou à cheval (pour la Grande vénerie) des milieux naturels de toute… nature : plaine, littoral, zone humide, forêt, montagne, le chasseur entretient à la fois le galbe de ses mollets et ses cinq sens : l’odorat, l’ouïe, la vue, le toucher quand il part en quête du gibier, et le goût lorsqu’il le déguste. Et là, vous allez me dire qu’un sportif savoure aussi sa victoire. Ce n’est pas faux !
Pour revenir au chasseur, tout en en récoltant les fruits, il participe grandement à la préservation de la Nature avec un grand «N». Ce qui n’est pas forcément le cas dans la pratique d’autres sports.
Quoi qu’il en soit, et au regard de ce qu’elle endure aujourd’hui, puisse la Chasse ne pas se voir décerner « LA »  médaille en… chocolat !
Étienne VAN DEN DRIESSCHE

Premier procès pour les menaces de mort contre Willy Schraen.

Nous relayons ici le communiqué de presse de la FNC à propos du procès qui aura lieu le 24 septembre à Saint-Omer. Ce procès est celui de 8 auteurs de menaces de mort à l’encontre du président de la FNC qui ont pu être identifiés lors du déferlement de haine subi par Willy Schraen après une interview en mai dernier.

Nous ne pouvons que nous féliciter que l’enquête ait donné des résultats et que les auteurs aient à répondre de leurs actes. Il reste à souhaiter que la sanction soit suffisamment dissuasive et que d’autres affaires similaires comme celle du guide de grande chasse Stéphane Rollet trouvent aussi une conclusion satisfaisante.

(Communiqué de presse FNC)
« Le président de la FNC (Fédération Nationale des chasseurs), Willy Schraen, avait essuyé une vague d’injures et de menaces de mort, sans précédent sur les réseaux sociaux suite à des propos qu’il avait tenus en mai dernier lors d’un « live » sur le site Chassons .com, en répondant aux interrogations des internautes sur l’impact des chats sur la biodiversité.
Volontairement déformés par les « anti-chasse » et sortis de leur contexte, ces propos ont provoqué un déferlement de haine d’une rare violence sur les réseaux sociaux.
Ces menaces ont été suffisamment prises au sérieux pour que la gendarmerie décide de placer Willy Schraen ainsi que sa famille sous protection policière.
Les investigations menées par le parquet de Saint-Omer, territorialement compétent, ont permis d’identifier et de mettre en garde à vue 8 auteurs de menaces de mort les plus graves qui ont tous reconnu les faits.
Jeudi 24 septembre prochain, à 13h30, s’ouvrira pour la première fois en France, une audience judiciaire permettant de traduire collectivement les auteurs de ces violences sur les réseaux sociaux.
Pour Willy Schraen, président de la FNC, « ce procès doit contribuer à changer les choses face à cette situation insupportable que vivent hélas beaucoup de citoyens victimes de cette violence permanente sur les réseaux sociaux. Le « vivre ensemble » n’est plus possible dès lors que ces harceleurs de la toile demeurent impunis. Je crois en la justice de mon pays et j’espère que ce procès de la dérive dangereuse des réseaux sociaux ne sera que le commencement d’un combat que nous devons tous gagner car il est juste et nécessaire ! »

 

La générosité des chasseurs de Coatréven Trézény.

Le chasseur est une personne ancrée dans son territoire avec une identité et des racines ; cet ancrage et cette conscience de son identité le pousse à s’investir au profit de la communauté. Ce sont les chasseurs (les pêcheurs aussi) qui nettoient les forêts, les rivières, entretiennent les pistes et sentiers, apportent de l’eau en été aux animaux. Mais cela ne s’arrête pas là et, encore une fois, des chasseurs ont fait preuve d’une générosité qu’il faut souligner.

Les généreuses donations de l’association des chasseurs de Coatréven Trézény.

Présente en fin de semaine dernière au centre de rééducation de Trestel pour une bonne cause, l’association des chasseurs de Coatréven Trézény, présidée par Pierre-Marie Even a donné rendez-vous aux co- présidents des enfants de Trestel, Dany Cabel et Jean-Luc Nicodène pour leur remettre un chèque d’un montant de 300 €.

Ils ont également remis un chèque de 200 € à l’association nationale pour le développement de la langue française parlée complétée (ALPC). Cette association rend accessible la langue française écrite et orale aux jeunes enfants atteint de surdité.

Les montants sont certes minimes mais la générosité ne se mesure pas. Elle est ou elle n’est pas. Toutes les associations et les ONG s’alarment de la baisse des dons. En France, ils ont baissé de 150 millions d’euros en 2019.

Le geste de cette association de chasseurs est d’autant plus remarquable dans ce contexte. Il marque bien l’engagement du monde de la chasse et son souci de s’inscrire au coeur de la vie commune sans laquelle la société s’effrite et se dilue. Certes la chasse peut se pratiquer seul mais c’est d’abord et avant tout un partage d’émotions et de convivialité que les chasseurs savent faire vivre au-delà de leur passion.

Une belle action que nous félicitons au travers de ce court article.

Non aux ayatollahs, oui à l’intelligence. Le premier ministre dans la Somme.

Des réserves naturelles en harmonie avec leur environnement humain.

Le premier ministre Jean Castex s’est rendu dans une réserve naturelle près d’Amiens le samedi 22 août, pour y aborder notamment les enjeux d’écologie et de développement durable. Il a déclaré lors de cette visite que « La conciliation entre la préservation de la biodiversité et des activités économiques et humaines, agriculture, tourisme, développement économique, chasse, pêche, est possible ». Nous ne pouvons qu’approuver cette déclaration pleine de bon sens et de pragmatisme ; nous espérons que Barbara Pompili, qui participait elle aussi à cette visite, a pris des notes…

Christophe Lépine, président de la Fédération des conservatoires d’espaces naturels (FCEN) interviewé par France Info à cette occasion abonde dans son sens et estime qu’il s’agit là d’une approche « constructive ».  Le discours de monsieur Lépine est intéressant, posé et mesuré. On sent que sa vision de l’écologie et de la préservation des espaces naturels est le fruit d’une longue expérience de terrain et d’un respect de l’homme qui a façonné ces milieux. En voici quelques extraits significatifs :

  • « le choix d’aller voir un site d’un conservatoire d’espaces naturels, c’est de montrer qu’effectivement, l’écologie n’est pas forcément un problème. »
  • « les ayatollahs, c’est bien gentil, mais ce n’est pas ceux qui font avancer. »
  • « nous, on est des gens constructifs au cœur des territoires et on peut proposer des vrais projets avec tout le monde, que ce soit avec les chefs d’entreprise, les agriculteurs, les chasseurs, les pêcheurs, le développement touristique. »

La totalité de cette interview est à lire ici :

https://mobile.francetvinfo.fr/politique/jean-castex/gouvernement-de-jean-castex/biodiversite-les-ayatollahs-c-est-bien-gentil-mais-ce-n-est-pas-ceux-qui-font-avancer-defend-le-representant-des-conservatoires-d-espaces-naturels_4082259.amp?__twitter_impression=true

Des résultats catastrophiques pour les « réserves de vie sauvage ».

Cette intelligence et ce respect des hommes est à l’opposé de ce que d’autres veulent nous imposer de manière totalitaire. Le mot totalitaire n’est pas trop fort ; il suffit pour s’en rendre compte de lire certains tweets de Marc Simoncini (un des 3 parrains du RIP du clown Clément), tweets dans lesquels il avoue que convaincre les gens sera facile, « le viral c’est notre métier ». Traduction : nous allons lancer la machine de propagande et manipuler l’opinion. Il devrait vendre des lessives !

Mais le monde rural et ses acteurs se révoltent contre une idéologie et ses promoteurs qui veulent imposer leurs fantasmes d’adolescents attardés. Le retour à la nature sauvage et inviolée, les grandes forêts primaires où s’ébattent des animaux et leurs prédateurs… Pas d’intervention humaine, pas d’agriculture, pas d’élevage, pas de chasse, pas de pêche…

Selon Madline Rubin : « Au grand Barry dans le Diois (Drôme) par exemple, certaines espèces végétales poussent spontanément, on y voit aussi les arbres pousser, vieillir. Ces arbres donnent leur pleine capacité : capter le CO2, fabriquer de l’oxygène, permettre le gîte et le couvert à des multitudes d’insectes, d’oiseaux, de petits mammifères » Extraordinaire ! Il suffisait que l’ASPAS arrive pour que les arbres poussent et vieillissent ! On croit rêver.

Elle ajoute ensuite : « Par contre, quand la nature est contrainte par des pratiques pastorales, agricoles ou de sylviculture, on ne voit pas tout ça ». Mais c’est faux madame Rubin ! Les espaces naturels gérés par les chasseurs sont nombreux en France, ils totalisent une surface d’environ 60 000 ha et se portent très bien ! Les estives de montagne où paissent les troupeaux sont des espaces qui, grâce aux moutons, ne se ferment pas et permettent à des espèces comme le coq de bruyère de se développer. La fôret française est privée à 75% en France et donc exploitée et c’est dans cette forêt que les espèces animales se développent de manière tout à fait harmonieuse. Il suffit de constater l’augmentation des populations des grands ongulés, des castors dans les rivières souvent gérées par les associations de pêche et des chamois en montagne avant l’arrivée du loup.

Le discours de la grande prêtresse de l’ASPAS est mignon, on croirait du Walt Disney mais la réalité rattrape vite ces dangereux zozos et cette réalité n’est pas très « vendable » ; à tel point que la communication quant aux résultats de ces réserves est assez discrète. Ce n’est pas grave, nous allons nous en charger pour eux !

Les résultats sont catastrophiques dans et autour des espaces acquis grâce à la naïve générosité des donateurs. Le domaine de Rosanbo en Bretagne et celui de Valfanjousse dans le Vercors mais aussi la propriété de Luc Besson dans l’Eure en sont des exemples emblématiques. Un autre cas révélé récemment aux Pays-Bas crée un scandale dans ce pays.

En Bretagne les agriculteurs situés autour du domaine de Rosanbo sont excédés par les dégâts que causent les centaines de sangliers qui se réfugient dans ce qui est devenu une porcherie à ciel ouvert. Ils ont manifesté à plusieurs reprises leur mécontentement et en appellent au préfet pour régler ce problème. La réponse des gestionnaires du domaine est typique du mépris qu’ils vouent aux agriculteurs : « vous n’avez qu’à vous clôturer ! » Les clôtures comme solution aux problèmes qu’ils ont créé. Belle leçon d’écologie. Quid des corridors et des continuums écologiques ???

Dans le Vercors, la clôture de Valfanjousse n’est plus hermétique et certaines espèces non autochtones risquent de s’échapper et de poser des problèmes à la faune locale ; les sangliers y pullulent et y sont nourris par ces amateurs dangereusement incompétents. La préfecture les a mis en demeure de réparer l’enceinte au plus vite.

Dans l’Eure, les cerfs qui trouvent refuge chez Luc Besson sont responsables de tels dégâts que la FDC lui a intenté un procès afin de le contraindre à participer au financement des indemnités. La FDC a perdu en première instance mais nous espérons que l’appel soit jugé rapidement et de manière plus raisonnable.

Aux Pays-Bas, la politique de « retour à la nature » mise en place par le gouvernement néerlandais dans la réserve naturelle Ostvaardersplassen s’est soldée par un terrible échec selon plusieurs associations, après la mort de centaines d’animaux. Plus de moitié des grands herbivores de la réserve – des cerfs élaphes, des chevaux konick et des aurochs de Hecks – ont dû être abattus, car ils mouraient tout simplement de faim. La population est ainsi passée de 5230 individus à 1850. 90 % des animaux ont été tués par balle, avant qu’ils ne succombent à la famine, comme l’indique un rapport officiel accablant. La nature ne s’auto-régulerait donc pas ? Ce pays est aussi celui qui gaze des milliers d’oies sans que la LPO ne s’insurge alors qu’elle trouve que la capture à la glu de quelques appelants est intolérable de cruauté. Je leur rappelle la définition du mot cohérence : liaison, rapport étroit d’idées qui s’accordent entres elles ; absence de contradiction.

Le premier ministre cite les chasseurs comme acteurs de l’écologie.

Notre nouveau premier ministre, Jean Castex nous livre, dans une tribune pour Ouest-France, sa vision de l’écologie, ses priorités et sa méthode. Il est intéressant d’analyser ses propos car ils vont parfois à l’encontre de ce que certains appellent « écologie ». Rappelons que l’écologie est une science et qu’elle n’a rien à voir avec l’écologie politique telle qu’elle est défendue par EELV et leurs alliés. Il suffit de constater pour s’en rendre compte que la première décision du maire vert-rouge de Lyon, Grégory Doucet, fut d’adopter l’écriture dite inclusive au sein de la mairie. Quelqu’un pourrait-il me dire quel bien cette écriture fait à la planète ? En quoi elle fait baisser les émissions de CO2 de la France (déjà très basses grâce au nucléaire) ?

Penchons-nous plutôt (c’est plus intéressant) sur la tribune du premier ministre et analysons-en quelques passages.

« À l’heure où l’humanité traverse l’une des pires crises depuis des décennies, à l’heure où les entreprises luttent pour sauvegarder leurs emplois, à l’heure, enfin, où les Françaises et les Français craignent pour leur avenir, l’écologie est-elle une priorité ? La réponse est clairement oui. » Lier écologie et sauvegarde de l’activité économique est impératif pour que notre pays ne rentre pas dans les oubliettes de l’histoire et continue à être une puissance. Evidemment, les tenants de la décroissance (nombreux chez EELV) ne seront pas d’accord, eux qui voudraient revenir à une agriculture digne du moyen-âge et à une industrie qui nous ramènerait au niveau de certains pays du tiers-monde. Bien entendu la place ainsi libérée sera occupée par d’autres ; on peut d’ailleurs se demander si les promoteurs de cette vision décroissante ne sont pas instrumentalisés par des lobbys et des Etats qui y voient leur intérêt.

Mais « la netteté de cette réponse a sans doute été retardée par les tenants d’une écologie punitive et décroissante, d’une écologie moralisatrice voire sectaire. »  Et oui, les pires ennemis de la véritable écologie sont les partis et mouvements écologistes. On pourrait d’ailleurs dire que l’écologie est trop sérieuse pour être laissée aux écologistes.

« Mais je voudrais leur dire qu’ils n’y arriveront pas sans la politique, sans les politiques. Pas ceux qui sont dans l’incantation mais ceux qui sont au contact du terrain. » Les diatribes de Greta Thurnberg et les activistes extrémistes ne font pas avancer la cause de la planète, bien au contraire. Laissons-les à leurs happening stériles qui n’ont qu’un mérite, les couvrir de ridicule.

« bâtir un véritable plan de transition écologique autour d’éléments aussi concrets que la rénovation thermique, les circuits courts, les pistes cyclables, les économies d’énergie, l’artificialisation des terres, les énergies renouvelables… »  Très bien monsieur le premier ministre, il faut du concret et le mettre en oeuvre. Par contre j’espère que ce que, vous appelez « énergies renouvelables », ce ne sont pas les éoliennes qui, vous le savez, ne sont ABSOLUMENT PAS ECOLOGIQUES. Nous espérons que vous ne continuerez pas cette politique désastreuse d’implantation d’éoliennes dans notre pays. L’exemple allemand devrait être suffisamment clair et devrait vous inciter à arrêter de défigurer nos paysages ; en particulier des sites Natura 2000 comme l’estuaire de la Gironde.

« Sur le terrain, on se parle et on s’écoute ! Tout le monde doit travailler ensemble, les associations environnementales, les entrepreneurs, les agriculteurs, les chasseurs, les pêcheurs… »  Reçu monsieur le premier ministre ! Nous chasseurs, sommes depuis longtemps déjà, des acteurs de l’écologie de terrain et sommes à votre entière disposition pour agir en concertation avec vos services et d’autres acteurs. Mais si vous reconnaissez le rôle des chasseurs et pêcheurs dans cette écologie de terrain, pourquoi avoir nommé au ministère de l’écologie une ancienne militante EELV ? Pourquoi la laisser se lancer dans une offensive contre certaines chasses traditionnelles ? Quant aux associations environnementales, si certaines sont pragmatiques, bien d’autres sont uniquement dogmatiques. Leurs actions sont incohérentes, leurs propos sont outranciers et souvent injurieux et elles inspirent (si elles n’encouragent pas) les actes de groupuscules violents qui s’en prennent physiquement aux chasseurs ou à leurs installations et harcèlent de manière pénalement répréhensible ces mêmes chasseurs sur les réseaux sociaux. Ce chasse-bashing est mené par les mêmes qui font de l’agri-bashing. Nous espérons que la cellule DEMETER sera maintenue, voir renforcée et que le statut de lanceurs d’alerte ne sera pas accordé à ces groupuscules dangereux pour la démocratie et nos libertés.

Quant aux agriculteurs que vous citez, il est temps de leur accorder la considération qu’ils sont en droit d’attendre. Le président a dit au début de la crise du COVID que la souveraineté alimentaire était primordiale. Nous espérons que les actes suivront. Cette souveraineté ne peut être réelle si nos agriculteurs sont soumis à trop d’obstacles. Le cas de l’élevage est particulièrement préoccupant car la réintroduction artificielle des grands prédateurs (loups et ours) par les adeptes du ré-ensauvagement fait peser une menace réelle sur la survie de cette activité. Ce ne sont pas moins de 12000 animaux qui ont été officiellement reconnus comme prédatés l’année dernière et les pertes réelles sont bien plus élevées. Allez-vous prendre la défense de ceux qui nous nourrissent et permettent les « circuits courts » dont vous parlez ou allez-vous laisser mourir élevage et pastoralisme et obliger les français à manger des viandes importées avec un bilan carbone déplorable ?

« Ma mission en tant que Premier ministre de la République française est de contribuer à réconcilier toutes les France, celle urbaine dont les déplacements quotidiens en transports en commun ou à vélo sont souvent facilités par de solides infrastructures, mais aussi celle périurbaine voire rurale, constituée d’automobilistes pour qui la voiture est encore une nécessité et qui ont été trop souvent stigmatisés. » Encore une fois, oui monsieur le premier ministre ! Nous espérons que nous n’entendrons plus jamais des phrases du genre « les français qui fument des clopes et roulent au diésel » !  La France n’est pas faite que de métropoles où l’on peut se lancer (sans grand succès…) dans l’agriculture sur les toits et où l’on peut se déplacer à vélo et en métro. Malheureusement l’écologie est médiatiquement kidnappée par ces activistes urbains qui n’ont qu’une vision parcellaire (et c’est une litote) de la réalité d’un grand pays.

La fin de votre tribune qui commençait bien m’inquiète un peu : « le succès de la Convention citoyenne pour le climat voulue par le président de la République souligne une évidence : c’est par le dialogue qu’émergent des actions concrètes et des idées nouvelles. » Je n’ai vu ni dialogue ni démocratie dans cette convention. Prendre en compte les élucubrations d’un panel de « citoyens » soigneusement sélectionnés en fonction de leurs réponses à des questions biaisées n’est pas un mode de fonctionnement normal dans une démocratie représentative. J’ai mis citoyens entre guillemets car, comme le disait Aristote,  « est citoyen quelqu’un qui est capable gouverner et d’être gouverné » et je ne crois pas que les gens choisis pour s’exprimer lors de cette convention aient ces qualités puisqu’ils ont été bien « guidés » (sic) dans leurs travaux par de nombreux acteurs extérieurs aux intentions bien éloignées des voeux que vous formulez dans votre tribune. Il est important d’affirmer une cohérence en politique. Ne perdez pas le lien avec les territoires et ne sacrifiez pas la ruralité sur l’autel de la bien-pensance parisienne.

Le député Jean Lassalle interviewé par Naturapass

Le jeudi 16 juillet, Naturapass – J’aime la chasse a eu le plaisir d’interviewer le député Jean Lassalle. L’intégralité de cette interview est à retrouver sur Facebook J’aime la chasse ou sur Naturapass TV (You tube)

Voici quelques extraits :

Le RIP de H. Clément : « il y a des limites à l’indécence » ; « campagne de mensonges » ; « désinformation » ; « ne vous faites pas avoir par cette campagne qui ne fait masquer un commerce qui permet à ces hommes d’engranger des bénéfices et protéger les plus grands pollueurs de la planète »…

Organisation territoriale : « on a détricoté toute l’organisation territoriale en privilégiant le nombre d’habitants sur la superficie ».

Ecologie : « protéger sans interdire » ; « l’écologie est une science, on en a fait une religion » ; « retrouver le sens du bien commun ».

Grands prédateurs : « il faut sortir de la convention de Berne » ; « il y a 50 ours et pratiquement un millier de loups en France, ces espèces ne sont pas en danger » ; « la cohabitation avec le pastoralisme est impossible » ; « il faut sortir de la directive sur l’habitat ».

Merci à Jean Lassalle pour cette leçon d’humanisme !