Tout savoir sur le chien rapporteur

Le Chesapeake Bay Retriever

Un chien ne devient pas rapporteur du jour au lendemain. Ça s’apprend mais surtout ça se travaille. C’est pour cela que le maître, ou l’éleveur doit faire preuve de patience, de persévérance, mais également de rigueur et de cohérence dans le processus d’entrainement.

Le rôle du chien rapporteur est de débusquer, de récupérer et d’emmener le gibier attraper, à son maître. Il peut s’aventurer dans divers environnements comme les champs, les fleuves etc… et tout cela grâce à son côté consciencieux. Cette caractéristique de chien est parfaite pour repérer et traquer les oiseaux aquatiques tels que les canards ou encore les échassiers. Mais ils sont également performants pour chasser les oiseaux plutôt de terre comme les faisans. Après un coup de feu de son maître, il part de ce pas débusquer le gibier visé.

Les qualités qui priment chez les chiens rapporteurs sont : leur flair exceptionnel pour repérer rapidement le gibier; leur patience olympique qui va leur permettre de rester sur place, dans sa cache, en attendant le signal de leur maître; mais également le marking, qui va permettre au chien de bien mémoriser le point de chute de sa proie. 

Quelques exemples de chien rapporteur 

Ce qu’il y a à savoir c’est que n’importe quel chien peut être éduqué pour être un bon chien rapporteur. Mais il y a également certaines races qui naissent avec des aptitudes naturelles. Les principaux concernés sont, pour la grande majorité, des retrievers. 

Comme par exemple, le golden retrievers, qui lui, est doté d’une mémoire remarquable pour retrouver le gibier, et d’un odorat développé. Il a également à son actif un bon sens de l’observation. Agile et motivé, il n’hésite pas à franchir les broussailles et assure une bonne performance dans les marais, au bois ou en plaine.

Ou encore le Chesapeake Bay Retriever qui lui est tout aussi à l’aise sur l’eau que sur terre. C’est un chien particulièrement polyvalent. Doté de pieds de lièvre, il peut facilement creuser son chemin et affronter les terrains boueux.

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Allemagne : 500 euros d’amende si le chat sort de la maison

Nous connaissons l’impact des chats domestiques sur l’avifaune. FNE et les instances cynégétiques ont communiqué sur le sujet. Les chats tuent des milliards d’oiseaux chaque année. L’Allemagne a donc décidé de passer à la vitesse supérieure. Ainsi, les propriétaires laissant leur chat sortir de la maison se verront pénalisés d’une amende de 500 euros.

Le chat, véritable fléau des temps modernes

On accuse souvent l’Homme d’être responsable de la disparition de certaines espèces. Même si à la racine de ce mal, nous sommes responsables, l’instinct de prédateur du chat cause beaucoup de dégâts. « Nous estimons que les chats en liberté tuent entre 1,4 et 3,7 milliards d’oiseaux et entre 6,9 et 20,7 milliards petits mammifères par an » expliquent certains scientifiques. À savoir qu’un chat domestique tue entre 5 et 10 oiseaux par an. Un chat errant, lui, entre 30 et 50. Si l’on ramène ça aux effectifs nationaux, le nombre d’oiseaux tués est colossal.

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L’Allemagne réitère le confinement des chats

En Allemagne, la ville de Walldorf a décidé de réitérer sa demande de confinement des chats. Cette décision se fait dans le cadre de la préservation d’une espèce, le cochevis huppé. En effet, 3 couples sont installés sur la commune. Dans un but de préservation des couples reproducteurs les autorités ont demandé le confinement des chats domestiques. Ainsi, une amende de 500 euros sera attribuée pour quiconque laissera son chat sortir de la maison. De plus une amende de 50 000 euros sera distribuée si jamais le chat blesse ou tue un Cochevis huppé. Un décret à ne pas prendre à la légère.

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Les pompiers sauvent un cerf piégé dans un puits de 6 mètres

Le 28 septembre, sur la commune de Meyrals, en Dordogne, les sapeurs-pompiers du groupe de recherches et d’interventions en milieu périlleux et des agents de l’office français de la biodiversité ont sauvé un cerf coincé dans un puits. Cet animal, tombé dans cette cavité de 6 mètres de profondeur, a pu regagner, après 4 heures d’intervention son milieu naturel.

Un cerf coincé un puits naturel

Alors qu’il ramassait les champignons, un promeneur repère un cerf coincé au fond d’un puits. L’homme s’empresse de contacter le président de la société de chasse, qui à son tour contacte les services de l’OFB. Cette découverte à lieu le 25 septembre, le sauvetage lui n’est prévu que pour le 28 septembre. Eric Brandt, chef de service adjoint à l’OFB explique avoir nourri l’animal, afin qu’il puisse tenir jusqu’à l’intervention du GRIMP24.

6 mètres de profondeur et 4 heures d’intervention

Les sapeurs-pompiers du GRIMP24 ont pu intervenir mardi afin de sauver le roi de la forêt. L’animal de plus de 150 kg est anesthésié afin de pratiquer l’extraction en toute sécurité et dans les meilleures conditions. A la fin de l’intervention, qui a duré 4 heures, le cerf a pu repartir dans son habitat naturel. Ci-dessous, le reportage photo du Service de sécurité & premiers secours.

Le tétras lyre, un oiseau rare et élégant

Sa queue en forme de lyre lui donne beaucoup de panache. Son plumage, sa chasse et son comportement font du tétras lyre (lyrurus tetrix) un oiseau passionnant. Vivant principalement dans les Alpes, il bénéficie de plans de gestion et de préservation. Zoom sur cette espèce qui passionne et dont l’étude et la connaissance donnent de bons indicateurs quant à l’état de santé des biotopes.

Un galliforme riche en couleur

Le coq pèse de 1kg à 1,5 kg. Plumes noires au reflet bleu, ses longues rectrices externes incurvées en forme de lyre, la queue blanche en forme d’éventail, des excroissances rouge vif au-dessus des yeux, le mâle de tétras lyre se reconnaît facilement. La poule, elle, est plus petite, pour un poids de 900 g. Son plumage, brun-roux barré de gris et de noir, lui offre un camouflage parfait. Sa queue, plus courte, est légèrement échancrée. Chez cette espèce, le dimorphisme sexuel est donc très accentué.

Tétras lyre

Habitat, alimentation et reproduction

Le tétra lyre est un oiseau de l’interface entre la forêt et les milieux ouverts. Il vit à l’étage subalpin, c’est-à-dire entre 1 400 mètres et 2 300 mètres d’altitude. Il fréquente donc des milieux semi-ouverts. Le facteur limitant essentiel est la présence d’une strate herbacée ou d’éricacées bien développée. En effet, ce type de milieu est indispensable à l’élevage des nichées. Selon l’observatoire des galliformes de montagne « dans la partie nord, son habitat typique comprend les landes à rhododendrons et les prairies subalpines piquetées de quelque résineux. » En revanche, dans les Alpes du sud, l’espèce occupe des formations plus variées. En effet, sur ce secteur, il est possible de trouver des tétras lyre dans des forêts claires de mélèzes et de pins ou des pré-bois clairs de chênes et hêtres.

Très farouche, le tétras lyre est, très souvent caché sous le couvert végétal. Il est actif tôt le matin ou en fin de journée afin de s’alimenter. Son régime se compose de graines, baies, fruits secs, et parfois petits invertébrés. L’hiver, pour survivre aux conditions rudes des hivers en montagne, il se contente de rameaux de mélèzes, d’aiguilles ou de bourgeons de conifères. Durant cette période difficile de sa vie, l’oiseau creuse des tunnels dans la neige, tel des igloos, afin de s’économiser et de garder un maximum d’énergie et de chaleur.

Au printemps, les mâles entrent en compétition. Ils se retrouvent sur les sites de parades traditionnels, les places de chant où ils vont s’exhiber, allant même jusqu’au combat. Le mâle peut s’accoupler avec plusieurs femelles. Ensuite, seule la femelle s’occupe de la couvaison des oeufs et de l’élevage de la nichée (3, 4 jeunes en moyenne) jusqu’à fin août, début septembre.

Menaces et aspects cynégétiques

Le tétras lyre est une espèce fragile et fragilisée par l’homme. Aujourd’hui, la principale menace est la dégradation des milieux et notamment de son habitat. Cela est en lien notamment avec la déprise pastorale, entrainant la fermeture des milieux, essentiels à sa survie. Cette déprise pastorale est accentuée par la présence du loup, il faut donc arrêter de dire que ce prédateur est l’allié de la biodiversité. A cause de lui des espèces nombreuses vont disparaître… Le développement des infrastructures touristiques est aussi une grosse menace. Les câbles de télécabine par exemple sont très meurtriers. Ces infrastructures ainsi que le développement des loisirs de plein air engendrent un dérangement nocif en été et surtout pendant l’hiver. Pourtant, durant cette période, l’oiseau s’économise et ne doit pas être stimulé ou stressé. Ces dérangements entraînent une dégradation physique de l’oiseau durant une période difficile, augmentant donc, la mortalité.

L’espèce est chassable sous conditions. En effet, seuls les mâles peuvent être prélevés. Il se chasse dans l’ensemble des départements alpins (sauf le Var), par le biais d’un plan de chasse depuis les années 1990. Le plan de chasse permet, grâce aux études et suivis de l’espèce menés par les fédérations de chasse, de définir le nombre d’oiseaux à chasser sur l’année. Ces quotas, différents d’un département à l’autre se déterminent en fonction de la reproduction. Ce fonctionnement a permis de baisser le nombre d’individus prélevés et de mieux gérer les populations fragilisées par les activités humaines.

C’est le monde cynégétique qui permet à cette espèce de survivre. En effet, ce sont les chasseurs qui entretiennent son habitat. Ce sont eux qui participent aux comptages des mâles chanteurs qui se déroulent au printemps. Puis en août, ils organisent et suivent la reproduction grâce aux comptages au chien d’arrêt. Qui à part les chasseurs en fait autant aujourd’hui pour permettre à cette espèce de survivre ? Sans gestion et préservation des habitats et de l’espèce, la chasse ne serait pas possible. Le chasseur l’a bien compris et développe donc la chasse adaptative. Préserver, gérer, chasser sont les maîtres-mots de la chasse française. Et cela nous permet de nous rappeler ce que disait François Sommer, « la nature est un capital dont nous ne devons préserver que les intérêts. »