Un sanglier de 200 kg dans l’Oise ! Un chasseur dans les nuages !

Axel Herbain a eu la chance de faire une très belle chasse le weekend dernier. Il nous a envoyé le récit de l’évènement. Le voici :

« J’ai eu l’honneur de prélever cet animal sur notre petite association de la Payelle sur la commune de Rémy dans l’Oise dont le président est Jacky Loiseaux.

C’est la battue d’une vie entre copains.

Je poste ma ligne et tout au long de notre déplacement nous remarquons la présence des sangliers. Le début de traque est sonné et les premières menées ne se font pas attendre. 

Les sangliers sont levés nous entendons tirer mais ça loupe. Je passe un petit SMS au chef de traque car plusieurs fois il y a eu des craquements dans la coupe devant moi. Anthony Oblet arrive avec ses Kopov et son binôme Arnauld Razoir et sa chienne Diane( qui me servira une petite bête de compagnie de 40 kilos sur un plateau 30 min plus tard). Son mâle Paco lève le nez mais reste à distance. Deux petits coups de gueule et sa beagle arrive pour donner également de la voix. Anthony va au contact et là, c’est le ferme. Puis ça démarre violemment et  monte droit sur mon poste. J’entends un bruit du diable, tellement fort que je pensais à une compagnie. Et la le barbelé explose, les épines noires montent en l’air.

Waouh, et c’est un ours qui sort à 45m ! Il faut que je place ma balle au bon endroit. Je lâche ma balle de R8 et il fait un salto !

Je sonne et les chiens arrivent, je cours pour protéger les chiens sans me poser de questions.  J’appelle Anthony et crie pour écarter les chiens. Il arrive et le pique pour ne prendre aucun risque. La dague ne rentre pas tellement le cuir est épais.

Mais la balle est parfaite, juste derrière l’oreille et la on réalise que l’animal est vraiment énorme. Des vrais gosses, je vois la joie dans les yeux de mes copains traqueurs . C’est le sanglier d’une vie, celui de ma vie. Les chiens sont sains et saufs, ouf !

J’appelle mon père puis mon grand père et je leur annonce que je viens de prélever le sanglier de ma vie. Un ours, un poney, un monstre ! Sur l’instant, je l’estime à 160 ou 170 Kg. Et bien je me trompais.

Une fois ramené à grand peine au rendez-vous, le peson annonce 200,7 kilos !!! Je viens de prélever un magnifique keiler comme disent nos amis de l’Est. Les honneurs sont rendus à ce magnifique tableau et les photos le mettront en valeur pour ce dernier hommage.

Merci saint Hubert pour ce grand moment de chasse avec mes copains. »

La dernière ruse du keiler. Un beau récit de chasse.

Cette année-là, un sanglier est venu défrayer la chronique locale, non pas que ce sanglier avait atteint un poids record mais son comportement pour le moins méfiant a été original à plusieurs titres. Un mâle, que l’on avait évalué sur pied entre 80 et 100 kg. Agé d’au moins une dizaine d’année, il était passé indemne aux travers de nombreuses battues. Son pelage hivernal constitué d’épaisses soies noires avait pris avec l’âge une teinte grisonnante. Les longues soies couvrant les joues lui avaient donné des airs de bacchante, sa hure courte et massive avait fait disparaître son cou.

De surcroit bien armé, ses lèvres retroussées laissaient dépasser des quenottes couleur ivoire et bien saillantes. Tout paraissait massif sur cet animal, son museau court et un chanfrein prononcé et concave. Trapu, son coffre puissamment cuirassé en imposait et jurait avec son étroit arrière-train. Quand il était de profil ses suites ressortaient en se découpant de sa ligne. Excité, inquiété ou en colère sa crinière s’était hérissée, impressionnant, il avait gagné ainsi en volume et effrayé ses ennemis ou ses congénères. Il avait tout du sanglier mythique, sa trace était particulière car il possédait un pied pigache. C’était une bête vraiment farouche et rusée. Son allure avait exprimé ce que la forêt détenait comme de plus sauvage et mystérieux. Il avait obsédé tous les gardes, chasseurs et braconniers de la région.

Peu de temps avant les fêtes de Noël, invité à chasser en battue sur un des territoires qu’affectionne notre vieux sanglier, je me retrouve posté en bordure d’une piste proche d’une zone marécageuse. D’épais fourrés d’aulnes et de jeunes bouleaux poussent en bordure de la tourbière. Ne connaissant pas cet endroit,  je relève d’un rapide coup d’œil le passage des animaux fréquentant les lieux. Sur ma droite, la coulée la plus apparente passe en traversant un bois d’aulnes relativement clair, installé ventre au bois, je jette instinctivement mon dévolu sur cette importante coulée. Cherchant virtuellement une position favorable à un éventuel tir, j’essaye de garder ce passage du mieux possible car à cet instant, je suis sûr que si un animal doit arriver, il arrivera par là.

Un coup de trompe annonce le début de la traque. Au loin, j’entends le cri des piqueurs et les premières menées orchestrées par les Teckels et les Jagd terriers. Puis, plus rien, le silence s’installe, quand un bruit de branches fracassées suivi d’un lourd galop, audible à grande distance, m’annonce l’arrivée imminente d’une grosse bête. Quelle n’est pas ma surprise de voir arriver un sanglier. C’est un Keiler au pelage grisonnant, ses grosses babines laissent apparaître une belle dentition, ses grés et ses défenses sont apparentes. Totalement isolé, cet animal en fuite se dérobe de toute évidence devant les piqueurs et leurs chiens. Il n’est poursuivi par aucun de ces derniers. Il n’y a plus aucun doute à avoir, cette bête noire correspond à la désignation du sanglier tant recherché dans la région.

Je chasse avec une carabine Steyr Mannlicher Luxus, modèle fut long de calibre 6,5X57, l’arme est équipée d’une optique Zeiss modèle Dia vari ZA 1,5-6X42 réticule 4.

 

Á cet instant, le contexte particulier des prédispositions paysagères m’environnant, ma certitude et mon manque d’humilité font que je vois déjà ce sanglier raide mort. Tout malin qu’il est, pensais-je, ce suidé vient bêtement se jeter dans la gueule du loup. Au premier coup de carabine, surpris par la déflagration, il effectue un petit crochet et continue sa course comme si je l’avais manqué. Réalisant un peu tardivement que je viens de le rater, je le double. Foudroyé par le tonnerre, il culbute comme un lapin de l’autre coté de la piste… Je me déplace alors naturellement de quelques mètres pour assister aux derniers soubresauts du seigneur quand, à ma plus grande surprise, il se relève et s’enfuit pour disparaître définitivement. Seules quelques rares gouttelettes de sang témoignent des faits qui viennent de se dérouler. Ma première balle est retrouvée dans un arbre à la bonne hauteur mais, il s’était trouvé juste dans l’axe du sanglier au moment du tir. La seconde justifie plus qu’un contrôle de tir et la recherche au sang qui s’en suit ne donne rien car aussitôt, nous perdons de vue tout indice de blessure. Durant la poursuite, le chien ne nous montre guère l’enthousiasme débordant des grands jours, seul le pied pigache relevé sur la voie nous indique que nous sommes bien en présence du fameux sanglier tant recherché. C’est l’échec total. Je suis consterné car j’ai toujours le doute d’avoir pu lui causer une blessure irréversible et d’avoir perdu définitivement ce pachyderme.

Mes états d’âmes iront alors jusqu’à remettre en question mon calibre, qu’une majorité de mes compères considèrent comme trop juste pour ce genre d’animal. Je leur rappelle avec vigueur que le 6,5X57 est un calibre classé médium chez nos voisins germains au même titre que le 7X64, le 270 Winchester et le 9,3X62. Il suffit d’adapter l’ogive au type de chasse pratiqué et à la bête poursuivie. Nous trouvons dans le commerce des cartouches manufacturées allant de 6 à10  grammes et pour clore les débats, les scandinaves chassent l’élan avec le 6,5X55 ou 6,5 Swedish, calibre équivalent à notre bon vieux 6,5X57 ou 257 Mauser.

La semaine suivante le vieux sanglier est surpris sur une place d’agrainage d’un territoire voisin. Râblé, trapu, grisonnant avec les dents bien apparentes, sa trace marquée par l’empreinte caractéristique de son pied accoutré d’une pince plus longue que l’autre, tous ces indices le désigne, cela ne peut être que lui. De plus son comportement est sans équivoque, il n’arrive jamais seul et tarde toujours à venir sur la place d’affouragement, charge, à la compagnie ou à ses subalternes de sécuriser les lieux. Il faut dire qu’en Vosges alsaciennes le tir de nuit est à l’époque autorisé et la pression de chasse avait modifié le comportement des sangliers. Ils sortent du bois de plus en plus tardivement.

Généralement, au bout d’un quart d’heure, quand plus rien ne l’inquiète, il sort totalement à découvert. La ruse du pépère ne s’arrête pas à ce détail près, arrivé au maïs, il vire d’office, manu militari, tous ses congénères puis, feint la fuite sans grogner. Á cet instant, le réflexe naturel du chasseur est de lever d’un geste brusque sa carabine pour tenter le tir, le mouvement rapide de la montée de la carabine est aussitôt perçu dans l’espace par le rusé suidé qui ne reviendra pas de sitôt sur le site.

Petit à petit les langues se délient sur le sujet, chacun y va pour broder sa propre histoire et sa méthode personnelle de capture. Une chose est déjà certaine, c’est qu’à un moment, son comportement peut être détourné à son insu.

Quelques jours plus tard, le Keiler est à nouveau levé durant une battue. La méchanceté du sanglier irascible met les chiens en déroute avec, au passage, quelques casses. Plusieurs chiens sont blessés et devront être recousus. Ce diable de bestiau présente du caractère et montre beaucoup de pugnacité mais, un jour viendra où la chance tournera.

Le seigneur mène pour l’instant la danse, les chiens le poursuivent en s’adaptant à son allure. Rusé comme un singe, il guide presque toujours les chiens sur des congénères plus compatissant à subir un laisser courre et surtout présentant beaucoup moins d’agressivité. Trop heureux de faire le change, les chiens ne se font pas prier et sont pris à chaque fois à défaut. Lancée sur une bête rousse ou une bête de compagnie la menée ronfle à tout va et le sanglier ne traîne pas devant les chiens, cela déménage… Ce n’est pas la première fois que je constate ce comportement typique aux grands mâles qui n’ont pas envie de courir. Encore dernièrement, au cours d’une partie de chasse sur l’Ile de Beauté, j’y avais observé une attitude similaire de la part de vieux sangliers.

Une quinzaine de jours s’est écoulée depuis la battue ou j’avais mouché ce Keiler, quand lors d’une sortie à l’affût sur un mirador fermé, une troupe de sangliers surgit des petites sapinières.

Nous sommes en pleine période de rut. La saison des amours se déroule pour le sanglier généralement de novembre à décembre. Loin d’être discrète, l’arrivée d’une compagnie est souvent annoncée par une cavalcade suivie de cris et de grognements identiques à ceux du porc domestique. Ces manifestations vocales sont éructées à l’occasion de toutes sortes d’occasions : comme la recherche de nourriture, le rut, les conflits et les jeux.

Je me prépare aussitôt, montant doucement la carabine en évitant de faire un geste brusque et surtout en m’abstenant de toute précipitation intempestive. Après mûre réflexion, je me résigne à la simple observation de la troupe. Elle est constituée de deux laies qui forment, avec la progéniture de l’année et celle de l’année précédente, la compagnie. Deux ragots l’accompagnent. Je ne me suis pas déplacé ici pour tirer un ragot mais pour essayer de prélever un joli mâle, bien armé si possible.

J’ai toujours en mémoire les récits concernant ce Keiler imprenable. Mes nuits sont agitées car, dans mes rêves, je revois en permanence la galipette qu’avait exécuté le grand noir lors de mon coup de carabine et sa fuite, succédant à la déflagration.

Un des jeunes mâles présents suit la troupe mais reste relativement méfiant voire inquiet alors que l’autre ragot se promène au milieu du groupe. De toute évidence quelque chose se trouvant dans le bois dérange le mâle satellite. J’ai cru un instant que la fébrilité de son comportement était dûe à ma présence, il n’en est rien car il m’a semblé voir au travers des petits sapins une masse sombre passée…

Dix minutes plus tard, j’assiste à la charge subite du solitaire sur le ragot qui se promène au milieu du groupe. Encore immature, trop jeune, il s’efface aussitôt en couinant et disparaît dans le bois avec à ses trousses le grand mâle toute crinière hérissée. Tous deux ont la même taille, mais leur physionomie est totalement différente. Le poids des âges se fait manifestement sentir sur le Keiler.

Indifférentes aux événements les laies et leurs progénitures continuent à vaquer à leurs occupations.

Je commence à douter d’une perspective heureuse de la soirée car, aucun des protagonistes ne ressort de la forêt et dans une trentaine de minutes, il fera trop sombre pour tenter raisonnablement un tir.

Quelques instants plus tard, le mâle dominant revient sur la place et fait le ménage en fonçant sur la troupe. Subissant la charge, la compagnie éclate pour se regrouper aussitôt tel un banc de petits poissons attaqué par un prédateur. C’est alors que le grand mâle commence son cinéma, il feint la fuite, j’assiste à la scène sans bouger d’un cil. Dix minutes plus tard, il revient et recommence son cirque, je ne bouge toujours pas d’un poil car je sais qu’il va revenir.

La nuit est en train de tomber et le sous-bois s’assombrit rapidement. Chose étonnante, le Keiler semble plus s’intéresser aux grains de maïs qu’aux derrières des laies présentes.

Puis il ressort du bois en virant tout le monde de la place et s’installe tranquillement pour se livrer aux agapes. Cette fois, le grand vieux sanglier est berné, il est pris à défaut.

J’ajuste le réticule de la lunette de visée en l’alignant au centre du corps, car tous les organes vitaux y sont regroupés. Contrairement aux cervidés qui demandent un tir un peu plus en avant, juste derrière les antérieurs dans le triangle mou.

Quand le coup de feu claque, le solitaire s’enfuit sans marquer le coup, avant de s’écrouler une trentaine de mètres plus loin.

Nos destins s’étaient à nouveau croisés mais cette fois pour la dernière fois. Sa vie de monarque vient de prendre fin ce soir. Weidmanns’heil !

En regardant la hure de plus près, je découvre sur le front de l’animal, légèrement au-dessus des yeux, un sillon du diamètre d’une balle qui lui balafre la peau jusqu’à l’os sur toute la largeur de la tête. C’est une balle récemment tirée car la plaie est encore bien apparente. Je suis dorénavant sûr que c’est bien la blessure causée par ma balle de 6,5X57 tirée il y a une dizaine de jours.

Ebranlé par le choc, l’animal était tombé foudroyé et assommé par l’énergie suffisante d’une balle tangentielle. Réveillé quelques secondes plus tard et sorti de son état de choc, il était reparti de plus bel pour s’enfoncer définitivement dans le bois me laissant seul, en proie au doute et autres légitimes incertitudes.

Les quelques gouttelettes de sang trouvées m’avaient fait penser à une atteinte plus importante ou plus grave, voire mortelle à longue échéance. Il n’en était rien, je m’étais donc fait beaucoup de soucis pour rien. Le suidé éraflé en avait été quitte pour une frayeur.

J’estime son poids vif à pas plus de 80 kg. En observant ses antérieurs, j’aperçois qu’ils possèdent un signe physiologique particulier, il a le pied pigache. Ce qui confirme une fois de plus que je suis bien en présence de mon sanglier. Son trophée est magnifique, ses mensurations sont sympathiques sans toutefois être exceptionnelles.

Patrick Zabé

Le 27 septembre 2020

Extrait du livre : Chasser Là-haut, à propos du grand gibier de montagne, 2012 auto édité

Simon Fraser, Lord Lovat, chasseur et commando.

Certains hommes vivent plus intensément que d’autres, certains hommes ne peuvent se contenter de ce qui est tiède. Ainsi était Simon Fraser, 15ème Lord Lovat. Tout le monde se souvient de cette scène du film « le jour le plus long » où l’on voit le chef des commandos britanniques débarquer en Normandie en tenue de chasse, suivi de son sonneur de cornemuse, le fameux Bill Millin.

Cette scène n’a pas été imaginée par le réalisateur du film. A 7h30 sur Sword Beach, le général Lovat quitte la barge de débarquement, entre dans l’eau vêtu comme à la chasse, en pantalon de velours côtelé kaki, pull blanc à col roulé et gilet en daim sans manches. Comme à la battue dans ses hautes terres, il a sous le coude sa carabine de chasse. Habitué à cette arme, c’est avec elle qu’il tire le plus vite !

Sur les lieux du tournage, de gauche à droite : l’acteur Peter Lawford, le vrai Lord Lovat, l’acteur Richard Todd et le vrai Major Howard.

Mais qui est cet individu hors norme ?

Il est issu du clan Fraser dont les origines sont aussi anciennes que le chardon d’Ecosse : originaires de l’Anjou, ses ancêtres, les seigneurs de la Fréselières avaient débarqué en Angleterre avec les barons normands. En 1160, Simon Friser était établi en Ecosse, puis avec les années, le nom se transforma en Fraser. En 1911, la lignée se perpétua avec la naissance de Simon. Il choisit la carrière militaire et sert dans les Scots guards puis les Lovats scouts. Mais il aime l’aventure et l’inhabituel, il se porte donc volontaire pour rejoindre une unité nouvellement créée, les commandos.

Il participe au raid sur les îles Lofoten en 1941 et au désastreux raid sur Dieppe en 1942.  En 1944, à 33 ans, il devient le plus jeune général de l’armée ; nommé à la tête de la 1st Special Service Brigade, forte de 2 500 bérets verts, dont le 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos du commandant Kieffer. Le jour du débarquement, sa mission est de percer les lignes allemandes et de s’infiltrer pour relever les parachutistes britanniques qui tiennent depuis la nuit le fameux pont de Bénouville. Arrivé sur place avec 2 minutes de retard par rapport à l’horaire prévu il dira au commandant des paras : « désolé pour le retard » !

Très grièvement blessé quelques jours après, il est évacué et ne retournera pas au front. Churchill en fait son sous-secrétaire d’état aux affaires étrangères et dira de lui avec l’humour qui le caractérise : « C’est l’homme le plus beau et le plus doux qui ait sabordé un navire ou tranché une gorge. »

Lord Lovat et son épouse sortant de Buckingham.

Conseils de lecture pour cet été

L’été est là, les vacances aussi, c’est le moment idéal pour la lecture. Voici quelques conseils et idées de livres à emporter avec vous pendant les vacances. Ce n’est pas une liste exhaustive, elle est subjective mais elle permet de couvrir presque l’ensemble des aspects de notre passion.

Et comme le disait Ernst Jünger : « Pour consolation, comme toujours, il reste les livres, vaisseaux légers et sûrs en vue des errances à travers le temps et l’espace, voire au-delà d’eux. Tant qu’on a encore un livre sous la main et le loisir de la lecture, une situation ne peut être désespérée, ni tout à fait dépourvue de liberté. »

Chasse et chasseurs d’antan de Noël Dijoux

Passionné collectionneur, bécassier à ses heures Noël Dijoux vous invite à découvrir la chasse de grand-papa au siècle dernier telle que nous ne la connaîtrons plus jamais. Glanées au fil du temps les cartes postales anciennes de chasse publiées dans ce recueil sont l’aboutissement de longues et minutieuses recherches. Cette sélection rigoureuse de plus de 200 clichés de chasse à tir, ouvertures, fermetures, battues, réunions, tableaux de chasse et gibiers nous permet de revivre un siècle plus tard l’âge d’or de la chasse et des chasseurs d’antan. Quel plaisir de redécouvrir la chasse authentique, la vraie et d’enrichir l’album familial de trouvailles incroyables ! Mais au-delà de la sauvegarde d’un patrimoine cher à des générations de porteurs de fusil cet ouvrage nous rappelle que la chasse, pratique populaire intimement liée à la vie paysanne, fut avant toute chose une passion unanimement partagée, une exception française. Et qu’elle doit le rester ! (NDA)

Mes plus belles histoires de chasse de Eric Joly (Grasset)

Le chasseur, son chien et le gibier sont les trois protagonistes de cette fête sauvage qu’est la chasse. Assemblez ces éléments, lancez-les au vent du hasard et vous obtenez des brassées d’histoires de chasse. » Perdrix ou bécasse, garenne ou bouquetin, lion ou éléphant, il n’y a pas de mauvais gibier, ni de chasse sans histoire. Regroupées en chapitres : « Histoires de petit gibier », « Histoires de gros », « Histoires de partout et d’ailleurs », « Histoires de fusils », « Histoires d’ouvertures », « Histoires africaines »…toutes ces histoires constituent un régal pour les chasseurs comme pour les non-chasseurs, mais amateurs de gibier néanmoins…

Le grand gibier –  ANCGG

Le livre pour passer le Brevet grand gibier. Un livre pour faire le point sur les grands animaux en France, la gestion des espèces. L’ouvrage regroupe l’ensemble des connaissances actuelles sur le grand gibier. Cette nouvelle édition 2019 est actualisée, augmentée. Les espèces de grand gibier sont présentées de façon très didactique (nombreux schémas très clairs: diagrammes de cycles biologiques annuels et régimes alimentaires, dessins légendés des parties du corps, des empreintes et des bois, photos de denture pour déterminer l’âge, carte d’identité…). En plus de la biologie, sont présentées l’éthologie, l’écologie et la dynamique des populations de chaque espèce ainsi que des cartes de leur répartition en France et, bien sûr, des conseils de gestion relatifs à leurs populations. Préparez et passez ce fameux brevet, il permet de s’instruire et de parfaire nos connaissances. C’est le moindre des respects que nous devons au gibier.

Le dictionnaire humoristique de la chasse de René-Miguel Roland

Le parler chasse de A à Z est un dictionnaire humoristique d’un genre particulier : prenant beaucoup de liberté avec les termes techniques, il recense des mots que l’on ne trouverait pas usuellement dans un dictionnaire spécialisé et il accompagne chaque définition d’une explication de texte. Peu nombreux sont les auteurs qui se sont essayés à l’exercice. La chasse a son langage, ses us et coutumes. Voici un peu de légèreté et de pédagogie à l’attention de tous ceux curieux de découvrir cet univers ou de voir les choses sous un autre angle.

Terres de chasse de Cyril Hofstein (éditions du gerfaut)

Des récits de chasse autour du monde parfaitement écrits et illustrés pour nous faire rêver et nous donner des envies de voyages.

 

 

 

Le dictionnaire amoureux de la chasse de Dominique Venner (Plon)

Dominique Venner dévoile ici les secrets d’une passion ancestrale que partagent plusieurs centaines de milliers de chasseurs. Au gré de sa fantaisie, il a dispersé de la lettre A à la lettre Z récits, souvenirs et réflexions. Le livre, qui va bien au-delà d’un simple dictionnaire, n’en contient pas moins pourtant de nombreuses définitions utiles sur le gibier, les armes, les chiens, ainsi que les termes de chasse et de vénerie. Cet ouvrage sans équivalent couvre l’historique des mythes et des légendes qui ont toujours escorté la chasse. On y trouve surtout les traces d’une longue initiation passant par la vénerie française et par les chasses, grandes ou petites, de toute la planète.

La grande meute de Paul Vialar (Gallimard)

Histoire d’amour et de fusion entre un homme et sa meute. « Je vais avoir un enfant: Quelle que soit sa mère il sera mon héritier. Je me suis décidé à m’occuper de lui afin qu’il me continue, qu’après moi il y ait quelqu’un qui reprenne la meute. Ce n’est ni pour moi, ni pour mon nom, que je fais cela, mais pour mes chiens. Vous m’entendez ? » Paul Vialar était un chasseur passionné, auteur de nombreux livres sur ce sujet. Je vous invite à les découvrir, ils ont le charme d’une époque révolue et nous incitent à tout faire pour ne pas rompre le lien qui nous unit à ce passé pas si lointain.

Le livre de chasse de Gaston Febus (Citadelle et Mazenod)

Recueil incontournable de cynégétique médiévale, ce livre fut réalisé à la fin du XIVe siècle par Gaston III, comte de Foix, surnommé Fébus. Véritable manuel d’érudition, cette oeuvre est dédiée à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.

Le livre premier de ce traité consacré à l’art de la vénerie, intitulé « Des bêtes douces et des bêtes fauves », présente la nature du gibier. Si plusieurs animaux font l’objet de descriptions précises et détaillées, tels que le cerf, l’ours, le sanglier ou le loup, certains sont peu développés et donnent lieu à quelques erreurs iconographiques, témoignant ainsi des connaissances de l’époque. La seconde partie est consacrée au meilleur ami du chasseur, le chien. Y sont présentées les différentes espèces de chiens et leurs qualités ainsi que les soins à leur donner et la manière de les dresser. Le troisième livre vise à transmettre aux veneurs les techniques de chasse afin de débusquer, piéger et tuer les animaux. Enfin, le quatrième volet traite des divers pièges à mettre en oeuvre afin de capturer le gibier (le vautrer, le dardier, le hausse-pied etc.). Ce livre offre la reproduction intégrale (texte et illustrations) du manuscrit de la Morgan Library, l’un des rares – et des plus beaux- exemplaires conservés dans le monde.

Chasseur de chamois de Henri-Frédéric Faige-Blanc dit Alpinus (Hoëbeke)

Chasseur, Henri-Frédéric Faige-Blanc l’était, comme tout montagnard du XIXe siècle, ou presque. La chasse n’était pour lui que le meilleur prétexte pour vagabonder à son aise dans ses chères montagnes du Dauphiné. C’est alors qu’il prit le pseudonyme d’Alpinus, collectionneur insatiable de pierres et d’insectes, d’histoires simples et de traditions immémoriales. Alpinus, fut un montagnard passionné doublé d’un érudit, un original. A tant aimer les Alpes, les arpenter quotidiennement, les observer attentivement, il en acquit une connaissance prodigieuse. En résulte un livre qui ne ressemble à aucun autre, un témoignage unique sur la faune et les moeurs d’un temps

Récit de Chasse – Premier Sanglier pour Hugo.

C’était ma première année de permis de chasse, j’avais 17 ans et c’était aussi ma première action au gros gibier dans le 62.

Durant cette journée j’ai pu prélevé un magnifique sanglier en forêt ouverte accompagné de mon père !

Les consignes sont données, sécurité et encore sécurité. Une fois au poste avec mes voisins nous pouvons tirées, les consignes sont de tirées uniquement les sangliers.

Lorsque j’arrive au poste des ronces se soulèvent devant moi, je me demande alors ce qui se passe. Je mets tout de suite une balle dans mon express de calibre 300 Winchester Magnum et lorsque je referme mon arme le sanglier se dérobe et passe à 4 m de moi. Je lâche une balle en pensant l’avoir raté, l’adrénaline est à son maximum,  au final le sanglier ne fera qu’une petite vingtaines de mètres, celui-ci s’étant écroulé d’une balle poumon- cœur.

À la fin de la battue quand je suis allé voir mon sanglier, j’étais le plus heureux des chasseurs. A la pesée le sanglier accuse 130 kg !

Un souvenir avec mon père qui restera gravé dans ma mémoire pour toute la vie.

 

Jessy une chienne pas comme les autres !

On a tous souvenir d’un chien passionné de chasse malgré la vieillesse ou les pépins physiques. Alors que dire de Jessy cette chienne ayant subit deux opérations aux yeux ? Son maître à travers ses yeux nous accompagne à la découverte de sa chienne exceptionnelle à travers un récit qui sera vous plonger au coeur de nos sous-bois.

Aujourd’hui ce fut un grand jour. Ma setter s’est blessée à l’œil le 27 octobre dernier lors de notre 1ère rencontre sérieuse sur une bécasse marathonienne. Après une opération en urgence et un traitement assez lourd, j’ai eu la joie de savoir qu’elle était complètement rétablie de l’épine lui ayant causée de sérieuse lésions au niveau de l’oeil.

On avait 1 à 2 % de chance que cela arrive. J’ai reçu dans la semaine son nouveau masque de protection étant déjà blessé à l’autre œil. Les deux ont une perte visuelle.

J’embarque Jessy qui n’attend que ça. Je décide de retourner à l’endroit où elle s’est blessée à l’œil. Est-ce pour conjurer le sort ou bien voir si la bécasse est toujours là ? Qui sait ? Je lui mets son nouveau masque. Dès la sortie de la voiture, ça ne se présente pas très bien.

Elle n’arrête pas de vouloir l’enlever. Après qqs remontrances, je décide de partir au pas de courses pour qu’elle me suive et pense à autre chose. Ça fonctionne même si elle reste dans mes pattes. On attaque un angle où par le passé nous avons fait qqs rencontres.

Jessy comprend vite et enfin se lance. La première remise ne donne rien. Elle attaque la seconde toujours rien mais à 60 m le long d’un pin couché dans un fossé inondé, elle prend ses premières émanations et sa queue balaie les fougères.

Arrêt !!! Je suis aux anges. On dirait bien qu’elle est toujours ici. Il s’en suit deux arrêts-coulés et Jessy prend de la distance. Elle aussi a compris qu’on a retrouvé cette bécasse. Elle part directe là où était la bécasse lorsqu’elle s’est blessée. Au même endroit où elle est partie fin octobre, Jessy plante un arrêt au pied d’un petit chêne. Jessy remonte la piste. La truffe au sol, elle fait des cercles qui s’entrecroisent entre moi et elle. La marathonienne est lancée !

Jessy ne lâche rien.

La bécasse tente de nous semer. Elle part dans deux bouillons que nous connaissons bien. Elle nous fait descendre vers le bord du bois. Arrivés en bas, plus rien. Je relance Jessy en retournant vers le point de départ en se décalant sur un regroupement d’une trentaine de pins de 10m. Bingo !!! Jessy est l’arrêt. Je suis à 8m derrière. Je me décale un peu sur la gauche pour avoir un meilleur de tir (je vais éviter de rester avec un tronc devant moi. Au bout de 10 secondes, la belle gicle devant moi à 10m. J’épaule et elle bascule sur mon 1ercoup. Jessy part en trombe direction le bord du bois. J’ai l’impression qu’elle a l’habitude que je rate. Je rappelle Jessy et on se rejoint sur le point de tombée.

Elle est là.

L’émotion m’envahit. Grosses papouilles avec ma setter. Trop heureux. Dire que le 27 octobre dernier risquait d’être notre première et dernière sortie suite à sa blessure à l’œil. St Hubert est avec nous. Ensuite il s’en suit toujours avec émotion mon 1er bagage de la saison. Ayant encore du temps, je décide de partir à l’autre bout de cette zone où j’ai trouvé de nouvelles remises l’an passé. Au bout de 20 min de marche. Nous attaquons une pinède.

Au travers des règes, nous descendons. En bordure, dans un bouillon, le bipper de jessy se déclenche. Arrivé sur elle, elle en ressort en coulé. Dans cette pinède, il s’en suit plusieurs points chauds. Arrivés sur l’autre bordure, j’entends plus la cloche de Jessy. Qd j’arrive sur elle, elle est plantée au pied d’un petit chêne. Je reste dans clair et fait face à Jessy. Au bout de qqs secondes, la bécasse part. Le claquement de ses ailes est magique. Elle me voit et fait demi-tour pour plonger dans la zone humide. Mon 1er coup est juste à sa droite et mon second coup la fera basculer.

Cette journée est magique !

C’est la première fois que je prélève deux bécasses lors d’une même sortie. Encore un moment fort rempli d’émotions avec ma Jessy. Je pose mon fusil sur un arbre couché. Jessy plonge dans le fossé et étanche sa soif.

Je pose cette seconde à côté de la première et je la bague. La 1ere est une adulte de 374gr et la seconde une jeune de 364 gr. Deux belles le même jour et en plus les plus grosses que j’ai fait. Cette journée restera gravée en moi avec le retour de Jessy. Avec le temps, j’espère qu’elle retrouvera sa quête qui a diminué et sa qualité d’arrêts.

Jessy est Pierre peuvent êtres fiers !

Un sanglier inoubliable !

 Il y a quelques jours un sanglier imposant a été prélevé dans le 44. C’est Julien Debruyne et son père qui nous compte cette journée et ce prelevement incroyable !

Compte-Rendu d’une journée INOUBLIABLE.

Dimanche 03 Novembre 2019 (44)

14h30, après une bonne matinée de chasse avec mon père et nos amis de chasse, nous décidons d’aller avec notre Ancien, Dédé. C’est donc à 3 que nous allons parcourir hais et ronciers afin de débusquer éventuellement les sangliers  mais aussi quelques bécasses qui viennent d’arriver.

Nous commençons avec une bécasse justement, après un bon travail des chiens, nous remarquons que leurs comportements ne correspondent pas à la bête noire. Ils nous feront donc partir une bécasse que nous prélèverons. La 1ere !

 

Nous croisons notre ami Gégé qui avait ce matin blessé un sanglier. Grâce au travail toujours incroyable d’un chien de sang et des conducteurs  ce même sanglier sera retrouvé. Et c’est aux alentours de 15h30 que la scène, bien que courte mais riche en émotion arriva !

Nous arrivons à une haie peu épaisse . Chacun un côté, et on avance. Notre ancien étant posté un peu plus haut.

A peine la haie commencée que les chiens ont un comportement méfiant et s’attardent sur un houx dans cette même hais.  Aller-retour, excitation, il y a quelque chose et les chiens nous le font comprendre !

Nos chiens, se glissent sous cet arbuste et se mettent à aboyer. Mon père me crie « Cochon » et, dans cette même seconde, le sanglier traverse le champ du coté de mon père.

3 coups de feu se fient alors entendre !  Mon père me crie alors « Julien ! appel vite Gérald pour qu’il prévienne les conducteurs du chien de sang, le sanglier a pris une balle il est ENORME ! » Bien que mon père affirme avec certitude l’avoir touché le sanglier n’a pas montré de signe de faiblesse. Nous craignons donc le pire pour les chiens ! Sprint de nous 2 ! 100m plus loin le sanglier semble s’être arrêté dans un petit roncier entouré de végétations hautes et denses. La le sanglier est à 2metres de moi, aucun moyen de reculer, je n’ai que 1 mètre je reste donc sur mes gardes. Nous entendons les chiens aboyer mais aussi mordre ! Cela signifie qu’il est mort ?

Mon père rentre donc avec prudence et confirme bien la mort. Un coup de dague pour s’en assurer et une vérification des chiens se fait donc immédiatement pour s’assurer qu’ils ne sont pas blessés ! « Il est énorme » « Une vache, un ours » me décrit mon père ! je m’empresse de faire le tour pour constater.. Et quel CONSTAT !

Pour le sortir nous utilisons le 4×4 de Gérald puisque trop massif le sanglier est impossible à extraire de ce roncier. Pour le monter dans le véhicule, pas moins de 5 personnes ont été nécessaires.

Pour le peser direction notre ami Patoche qui n’était pas présent cette après-midi. Le poids de la balance affichera 213KG (poids qui d’ailleurs pliera la barre en inox)

 

Cette chasse, auras et serras celle de ma vie ainsi que celle de mon père. Entre Excitation, Joie et Adrénaline mais aussi surtout la fierté d’avoir été là à ce moment présent et que mon père a réussi à prélever ce sanglier.

 

Récit de Chasse : Sanglier de 196 kilos prélevé par une chasseresse

Un sanglier de 196 kilos ce n’est pas tous les jours que nous en entendons parler. et pourtant l’histoire s’est déroulée sur la commune de Sailly, dans les Yvelines un prélèvement effectué au calibre 12, Balle Rottweil Exact par Emelyne Flament.

Bonjour, je m’appelle Emelyne Flament, 21 ans, et issus d’une famille de chasseur. Cet été j’ai passé le cap, inscription au permis de chasser. Après la formation puis l’examen, je décroche mon permis de chasser.

Yes ! je vais pouvoir aller avec le père et le frangin à la chasse avec mon fusil.

Première chasse programmée pour le 21 octobre, petite chasse privée entre amis où l’on m’invite gratuitement étant jeune permis. Samedi 21 octobre 2019, 6h30… Le réveil sonne, on y est, premier jour de chasse.

8H00 :

Rendez-vous de chasse, je présente mon permis pour la première fois, je suis toute excitée pour mon premier jour de chasse, mais je ne veux pas le montrer et une grosse pression dans ma tête, peut être que je vais tirer mon premier sanglier … Une fois tous les permis enregistrés, le président donne
les consignes de sécurité et de chasse pour la journée, puis vient le moment de tirer au sort mon poste…Je mets ma main dans la chaussette et hop je tire le numéro 5 Bis, le montre à mon père et il me dit d’être vigilante, car je n’entendrais pas beaucoup la traque !On s’équipe et direction le poste. Arrivée à mon mirador je me dis que je ne vais pas voire grand-chose
mise à part des chevreuils que l’on n’a pas le droit de tiré aujourd’hui…

10H00 :

Début de traque, quelques chevreuils vont et viennent devant moi. Après 40 minutes de calme plat, la forêt s’anime. Les sangliers sont levés et les balles claquent au loin.

Tout à coup, j’entends du bruit, un animal cours, s’arrête, et repars à plusieurs reprises, j’entends également une forte respiration, un animal essoufflé. j’aperçois une tache noire monter sur moi à travers les ronces et baliveaux, je pense à un chien des traqueurs. C’est lorsqu’il arrive à une dizaine de mètres de mon mirador que je réalise que c’est le fameux gros sanglier connu sur le secteur.

Ma pensée a été : HOOO P*****, il ne faut pas que je loupe c’est le gros !

Je saisis mon fusil, laisse passer le chemin  le sanglier et lorsque entre dans mon angle de 30° je l’épaule,  suis l’animal et PAN.

Je tire alors une première balle, aucune réaction du sanglier, je décide de tirer ma deuxième balle, PAN.
Je vois l’impact de ma balle dans le coffre du sanglier, mais rien n’y fait, il continue derrière moi.

Très vite je ne le vois plus avec la végétation, mais l’entends toujours s’éloigner, puis le bruit reste au
même endroit et plus rien. Je prends donc ma trompe et sonne 3 coups longs, mais pas de taillot
car l’animal repart.

Mon frère qui était chef de ligne m’appelle, car il m’a entendu tirer, je lui explique ma petite
aventure, et lui fais part de mon angoisse, car j’ai blessé ce gros sanglier et commence avoir peur
pour les chiens.

Mon père, chef de traque est prévenu par mon frère et m’appelle aussitôt. Je lui explique et il me dit
que l’on ira voir à la fin de la battue.

13H17 :

1 coup long tailloté, fin de battue ! un ami arrive à mon mirador, il a vu la scène de son
mirador, et a entendu comme moi le sanglier faire du bruit au même endroit puis plus rien, cela me
rassure.

Une fois mon deuxième voisin arrivé, on décide de vérifier mes tires, aucune marque de sang ou autre à l’anchust, je relève alors ma tête et avance dans la coulée de 4-5 mètres et je vois alors la masse du
sanglier à une quinzaine de mètres, je m’approche avec mon ami et vérifions qu’il soit bien mort, ce qui se vérifie rapidement !

Je saute de joie ainsi que mon ami, et mon cousin qui nous avait rejoints. Je m’empresse de prévenir mon père et mon frère qui furent extrêmement contents !

Puis une série de photo a alors commencé pour immortaliser ce magnifique sanglier. Lors du tableau, la pesée de mon sanglier est attendue par tous les chasseurs, mais par moi encore plus ! Le verdict tombe après 3 pesées différentes et 2 pesons différents ! 196 KG !!!

Bien sûr, comme le veut la tradition, mon frère a pris soin de me baptiser avec le sang de mon sanglier.

Voilà, nous avons immortalisé ce jour particulier pour moi au côté de mon père et mon frère ainsi que tous mes amis présents !

Merci à Saint-Hubert de m’avoir permis de tirer ce magnifique sanglier, et en plus pour mon premier prélèvement, première balle et premier jour de chasse. Merci également à la société de chasse de Sailly pour l’invitation ainsi qu’à mon père et mon frère de m’avoir transmis cette magnifique passion !

Merci également aux chiens que l’on oublie trop souvent !

RÉCIT DE CHASSE : Recherche au sang réussie en Lot-et-Garonne

La saison de chasse débute sur les chapeaux de roue pour les chasseurs de grands gibiers.

Le tir du chevreuil, du sanglier, du renard, étant autorisées durant la période estivale, il est parfois possible de blesser un animal ou de n’être pas sûr de son tir.

Mais tout bon chasseur, fera appel un conducteur de chien de sang si nécessaire. Et aujourd’hui nous allons suivre cette magnifique recherche de Franck Poirson en Lot-et-Garonne.

Nous partons pour un contrôle de tir de la veille au soir, il est 6h ce matin la. 
Le chasseur à tiré un animal qu’il nous annonce à 50-60kg. A sa balle, l’animal pique dans le sable de cette belle forêt Gascogne, fait demi tour et rentre péniblement dans le bois. 
Arrivé sur les lieux je mets Joyce en longe afin qu’elle quête pour trouver l’anshuss qui est incertain vu la pénombre. 
Alors que nous ne sommes pas encore sur les lieux elle lève le nez au vent et rentre dans la coupe. Le chasseur me dit qu’il à tiré la veille au matin un petit sanglier dans une compagnie et que celle ci est rentrée la! … Au vu de la motivation de ma petite protégée je la laisse suivre son instinc et fort heureusement car un éclat avait touché une laie de la compagnie  … on la retrouve à 100m du chemin, morte, avec un éclat derrière l’épaule. Nous retournons ensuite à l’anshuss supposé pour se remettre sur le second animal.
Le départ est un peu compliqué mais après avoir tourné dans les fougères du départ Joyce prend une voie et s’enfonce dans la foret. Nous avons fait une petite centaine de mètres et on bifurque à gauche puis aussitôt à droite … l’animal laisse quelques indices mais pas probants. Nous bifurquons une troisième fois et tout à coup nous le retrouvons vivant à 500m alors qu’il nous démarre à 5m. Mon suiveur tire sur mon ordre et le touche aux reins!  je lui fait tenir ma chienne et met fin à l’histoire au couteau afin d’éviter tout risque de blessure. Il est estimé à plus de 100 kg au final! Une belle dose d’adrénaline pour commencer cette saison de recherche.

Récit de chasse : 115kg pour la dernière battue de la saison

Samedi 23 mars 2019 dernière battue sanglier de la saison dans le Morbihan le carré est fermé par les tireurs, mon collègue et moi-même nous sommes deux archers nous nous plaçons dans la traque sur deux passage de fuite.

À 9h30 la traque démarre, 5 minutes plus tard la musique de la meute nous enchante.  voilà que sa monte sur nous, et nous voyons passer à une trentaine de mètres un petit sanglier (estimation sur le moment 50kg) qui passe comme un TGV.

La meute c’est séparée, sa mène de tous les côtés, 11 coups de feu plus tard sa corne.  À la radio quatre sangliers de prélevés (cela vas de 45kg à 68kg) celui qui est passé à côté a été prélevé pour un poids de 45kg.

La meute est ramenée au point de départ. Dans la foulée, c’est reparti, ça bouge devant nous on bande les arcs.  Au même moment le sanglier nous passe dans le dos, les chiens partent derrière   ce sanglier qui passera entre les mailles.

Là, on attend plus d’une heure et c’est long. A la radio on nous préviens qu’ils vont remettre les chiens au même endroit.

10 minutes plus tard, la musique de la meute repart. Soudain sur ma droite la lande bouge, je bande mon arc, le copain aussi, et là ce magnifique sanglier, il fait 20 mètres de la droite vers la gauche et là je me dit qu’il vas nous passer devant, mais il refuse.

Il prend le passage je suis posté à 5 mètres au moment où il lève la tête pour monter sur le talus, je décoche ma flèche, la bête fait un 180 degré et repart, je le perd de vue, les chiens arrivent monte sur moi et reprennent la trace. Soudain plus de musique de la part des chiens, mon collègue, les piqueux et moi même allons sur place il était là couché contre un arbre. Un moment magnifique.
115 kg à la pesé.

Materiel utilisé :

WIN WIN BLACK SPARTAN et comme flèche des WIN WIN BLACK MÉTÉOR spin 400 et comme lames des STRIKER MAGNUM.

Cyril Philippot archer dans le Morbihan