Des cartouches entièrement biodégradables !

Des cartouches 100% biodégradables.

La cartoucherie Shoot Hunting Outdoor installée à Briatexte dans le Tarn depuis 2012 vient de déposer le brevet et a commencé la production de cartouches 100% biodégradables. Le chef d’entreprise souhaitait garder le secret et promettait une « révolution » dans le monde de la chasse et du tir.

Aujourd’hui, le brevet déposé, la success story ne fait que commencer. La société souhaite conquérir le marché par le biais de son produit. Devant l’afflux des commandes et l’ouverture de marchés à l’international, le patron de l’entreprise veut produire 100 % » de cartouches « bio » en 2022. Remplacer la jupe en plastique par une jupe biodégradable faite de carton, fibre de bois et liège permet aujourd’hui d’avoir des résultats équivalents. Cette munition du futur, permet à la chasse de s’inscrire un peu plus dans le respect de l’environnement et de la nature. Ainsi, elles disparaissent dans la nature « en moins de trois semaines  » annonce Patrick Maricaille.

Une société innovante qui fabrique les cartouches Jocker.

Patrick Maricaille est un patron innovant et dynamique qui n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà mis au point en 2014 une grenaille de substitution pour le zones humides où le plomb est interdit. Il a eu l’idée d’utiliser de l’étain, élément neutre, aussi mou que le plomb mais moins dense : il suffisait de lier les grenailles par un fil de laiton. Cette trouvaille fait l’objet d’un brevet et il espère exporter vers les États-Unis et le Canada.

Double avantage :

  • Avec cette munition les chasseurs peuvent utiliser des fusils anciens qui ne supportent pas l’acier.
  • De meilleurs résultats. En effet, l’association de deux billes d’étain par un fil de laiton permet d’avoir la malléabilité  comparable à celle du plomb et surtout un poids 1.5 fois supérieur à une bille de plomb de même diamètre, donc plus d’énergie à l’impact.

Son catalogue très complet compte plus d’une centaine de références dans tous les calibres usuels, dans tous les chargements existants, pour le ball-trap et la chasse de tous les gibiers dans leurs différents modes de chasse, de quoi satisfaire tous les chasseurs et passionnés de tir.

 

La chevrotine de nouveau autorisée en Corse.

Les chasseurs corses rassurés.

L’arrêté ministériel triennal autorisant l’utilisation de la chevrotine en Corse vient de paraître permettant ainsi aux chasseurs corses de reprendre leurs habitudes. Les arrêtés en question, un pour la Corse du Sud et un pour la Haute Corse ont été diffusés avec retard ce qui a contraint les chasseurs insulaires de se passer de cette munition pour les deux premiers weekends de de chasse. Ils sont maintenant rassurés.

Tous les 3 ans, conformément à l’arrêté ministériel en date du 1er août 1986, le ministre de la transition écologique et solidaire décide, ou pas, de prolonger cette exception. Seule la Corse, et les Landes, en bénéficient, principalement en raison de la prolifération des sangliers sur ces territoires et de la configuration des territoires chassés. Le ministère justifie ainsi la reconduction de l’exception corse : « Considérant les dommages causés par les populations de sangliers dans les départements concernés, la spécificité géographique et écologique du territoire (omniprésence du maquis) ainsi que le gain de sécurité pour les participants aux battues apporté par l’utilisation de ce type de munition, il a été décidé de conserver ces projets d’arrêtés en l’état ». 

Il faut néanmoins que les règles suivantes soient appliquées : la battue doit compter au moins sept participants et le nombre de grains dans la chevrotine doit être inférieur à 24.

La chevrotine fait débat.

Cette munition largement utilisée avant la généralisation des carabines pour la chasse du grand gibier est au coeur de bien des débats. Si certains en sont de farouches défenseurs, beaucoup l’accusent de bien des maux.

C’est une munition qui blesserait plus qu’elle ne tue et qui présenterait plus de risque en matière de sécurité lors de chasses en battue.

De nombreuses études ont été faites à ce propos et débouchent en général sur la conclusion que la munition la plus sûre est la balle d’arme rayée. L’étude la plus sérieuse faite à ce jour est celle de l’association nationale des chasseurs de grand gibier (ANCGG) dont voici les conclusions :

Les différents tests décrits ci-dessous confirment la dangerosité des chevrotines en matière de ricochets. Les résultats sont inquiétants :

– Plus de 50% des projectiles ricochent lors d’un tir effectué pourtant à distance très modérée.

– La déviation latérale moyenne, lorsqu’elle est observée, est considérable : 43°.

– La déviation maximale observée est de 72° par rapport à l’axe du tir.

– Le respect de l’angle de tir de 30°par rapport à ses voisins, considéré comme une norme, n’est plus à même de garantir une sécurité minimale.

– Le risque de ricochets est naturellement multiplié par le nombre de projectiles, soit un facteur 20.

Ce constat sévère n’occulte pas les risques de ricochets observés avec les balles de fusil lisse. Ces tests ont permis de vérifier à nouveau qu’en matière de ricochets, l’arme rayée constitue, de loin, la munition la plus sure Il n ‘en reste pas moins que, des types de 3 munitions testées, les chevrotines apparaissent comme les munitions les plus dangereuses pour l’homme.

Le rapport complet est à lire ici : https://www.ancgg.org/AD51/documents/rubd12_6254.pdf

La chevrotine est donc à n’utiliser qu’à courte distance et dans des terrains dont la configuration ne permet pas l’utilisation d’autres types de munitions.