Éco-contribution : Les chasseurs sèment pour la faune

Dans l’Aveyron, les chasseurs de Brasc sèment pour leur avenir et la biodiversité. En effet, dans le cadre de l’éco-contribution, les chasseurs aveyronnais bénéficient de semences gratuites, favorables à la faune. Ces missions d’intérêt environnemental sont importantes dans le cadre de la préservation des espaces et des espèces.

Les chasseurs au service de la faune

Une fois n’est pas coutume, les chasseurs sont au service de la nature et de la biodiversité. Ainsi, dans le cadre de l’éco-contribution financée par l’Office français de la biodiversité et la Fédération nationale des chasseurs, les chasseurs de Brasc agissent pour la faune. Ils bénéficient donc de semences afin de pouvoir mettre, sur leur territoire des cultures faunistiques. Ainsi, les chasseurs agissent pour l’intérêt de la faune et des milieux.

Les chasseurs utilisent un package de graines comprenant une vingtaine d’espèces différentes. Comprenant, des plantes à pollen, des plantes à nectar, et, surtout, des plantes qui offrent des périodes de floraison décalées et étalées dans le temps. L’objectif principal étant d’offrir à la faune un couvert, un gîte ainsi qu’une zone de gagnage. Sur la commune de Brasc, les chasseurs ont déjà semé 1 hectare, réparti sur plusieurs parcelles. Ces cultures ne seront évidemment pas récoltées et resteront sur pied jusqu’au printemps prochain.

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L’écocontribution késaco ?

Il est important de rappeler que l’éco-contribution est un programme de soutien à des actions en faveur de la biodiversité réalisées par les fédérations de chasse. Ce dispositif est financé par les chasseurs à hauteur de 5 euros par chasseur. Mais aussi par l’État, à hauteur de 10 euros par chasseur. Ce fond, dédié exclusivement aux actions en faveur de la biodiversité, permet la mise en place d’actions concrètes sur le territoire. Encore une fois, la chasse française agit sur le terrain.

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Un sanglier de 130kg prélevé par une jeune chasseresse

sanglier-130kg

C’est encore un beau récit d’une chasse à l’approche à l’affût que nous avons aujourd’hui. C’est après une saison sans tirs, que Chloé, dans sa première année de permis, a prélevé il y a quelques jour un magnifique sanglier de 130kg du haut de son mirador ! Elle nous raconte comment tout s’est passé.

La patience fini toujours par payer

« Je voulais partager ma première année de permis de chasser. Toute la saison de chasse, j’ai participé à plusieurs battues, petits et gros gibier, mais sans jamais rien voir, ni tirer ! Et hier soir fut une soirée mémorable.

Je décide d’aller à l’affût. 20h30 je suis en poste dans mon mirador. Les oiseaux chantent, j’entends des sangliers au loin, le temps passe et je patiente…

Il est 21h49, lorsque tout à coup, mes yeux regardent vers le bois en face de moi et là … un sanglier à 100 mètres de moi, en train de marcher tranquillement.

Pas d’hésitation, c’est le moment où jamais ! J’épaule, je vise, je prends le temps, et je tire !

Le sanglier tombe mais se relève sur les pattes avant. Il semble touché à l’arrière. Je recharge alors mon arme, je tire une seconde fois et il tombe. Je patiente un peu avant de descendre de mon mirador mais surtout … j’appelle mon mari qui lui est couché avec les deux enfants bien endormis !

Il me paraît gros et je me demande alors comment faire ?! J’ai besoin d’aide !


10 minutes plus tard, ils arrivent pour m’aider. Mon mari n’en crois pas ses yeux ! Nous arrivons ensemble devant cet énorme animal et la joie m’envahit. C’est moi ! Moi qui ai prélevé ce sanglier. Je suis si fière de moi. Nous ramenons donc cet énorme sanglier de 130kg ! Il est magnifique.

Je voulais vous faire part de mon histoire qui restera gravé pour toujours dans ma mémoire ! Bonne saison a toutes et tous. »

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Ne le touchez pas !

Ne vous inquiétez pas, vous ne risquez rien devant cette belle boule de poils, mais lui n’aura surement pas la même chance si vous intervenez.

En effet, en cette période propice à la vie, les faons viennent au monde dans nos campagnes. Souvent, ils se blottissent dans les hautes herbes et attendent sagement la chevrette partie quelques centaines de mètres plus loin pour s’alimenter ou se reposer.

Pourtant la chevrette n’abandonne pas son faon, elle lui permet d’être encore plus discret. La distance qu’elle garde avec son faon lui permet de limiter le risque de prédation.

Alors un conseil, si vous souhaitez voir gambader des chevreuils près de chez vous, ne le touchez pas !

Le tétras-lyre suivi de près

Oiseau emblématique de la Haute-Savoie, le tétras-lyre passionne et émerveille. Animal fragile et impacté par l’activité humaine. Il est surveillé et suivi de près par la fédération départementale de chasseurs de Haute-Savoie.

Un suivi essentiel

Durant les deux samedis du mois de mai, les chasseurs de l’association communale de chasse agréée d’Arâches La Frasse, ont participé au comptage des tétras-lyres. Ce suivi scientifique et technique est organisé par la FDC74. Cette opération, qui a lieu sur l’ensemble de la Haute-Savoie se déroule tous les deux ans. En période de reproduction, au moment des parades nuptiales. Ainsi, tôt le matin, les chasseurs se rendent sur leur secteur à charge. Ils s’élancent alors dans une belle ascension, au-dessus de 1 600 mètres d’altitude, afin d’inventorier les coqs chanteurs.

L’animal est chassable sous conditions, avec un plan de chasse. Les chasseurs œuvrent ainsi toute l’année pour protéger les tétras-lyres. Ainsi, au terme de la deuxième matinée, les hommes de terrain étaient satisfaits. En effet, la population est stable, et même en augmentation sur certains secteurs.

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Le tétras-lyre, ce bio-indicateur

Cet oiseau emblématique de nos montagnes est un bio-indicateur concernant la qualité de l’environnement. Sensible à l’activité humaine et aux conditions abiotiques, il est le garant du secteur montagne. Ainsi, c’est le monde cynégétique qui permet à cette espèce de survivre. En effet, ce sont les chasseurs qui entretiennent son habitat. Ce sont eux qui participent aux comptages des mâles chanteurs qui se déroulent au printemps. Puis en août, ils organisent et suivent la reproduction grâce aux comptages au chien d’arrêt. Qui à part les chasseurs en fait autant aujourd’hui pour permettre à cette espèce de survivre ?

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14 km de clôture oubliée et ramassée par les chasseurs de Haute-Savoie

Samedi dernier, les chasseurs de l’ACCA de Thorens-les-Glières ont investi la nature. Non pas pour chasser, mais pour la nettoyer, la préserver et l’entretenir. Ainsi, armés de leurs gants, les chasseurs ont pu récolter plusieurs centaines de kilos de déchets dont 14 kilomètres de clôture oubliés dans les broussailles.

Nettoyer la nature, enjeu crucial des chasseurs

Durant l’intersaison les chasseurs investissent la nature par le biais de nombreuses actions environnementales. Ramassage des déchets, entretien des sentiers, aménagements, comptages, points d’eau. Le chasseur préserve et entretien son environnement.

Ainsi, samedi dernier, les adhérents de l’ACCA de Thorens ont décidé d’investir la nature afin de la nettoyer. Armés de gants, de sacs-poubelles, ils avaient pour objectif de récolter un maximum de déchets. Cependant, les chasseurs n’étaient pas seuls. De nombreux pécheurs de la société de pêche du canton de Thorens se sont joints à eux. Les chasseurs se sont occupés de la partie broussaille, retirant de la nature près de 14 kilomètres de clôtures abandonnés. Les pêcheurs eux, se sont affairés à nettoyer une partie de la rivière. Pêchant des objets aussi polluants qu’insolites comme une mobylette ou un caddie.

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Bilan de journée

Le bilan est donc impressionnant pour ces amoureux de la nature. Objets en ferraille et détritus en tout genre, mobylette, grillage. De quoi constater que l’accès libre à la nature ne lui ai pas forcément favorable. Ci-dessous, la photo témoignant du travail réalisé. Une action bénéfique et plus qu’utile. Ce fut l’occasion de fédérer et de partager entre acteurs cynégétiques et halieutiques.

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Les chasseurs de la Nièvre organisent la semaine de l’éducation à la nature

La Fédération des chasseurs de la Nièvre organise pour une troisième année. La semaine de l’éducation à la nature, du mardi 17 au vendredi 20 mai. Celle-ci se déroulera à Sauvigny-les-Bois. Ainsi, plus de 500 écoliers de onze écoles, seront sensibilisés pour préserver l’environnement et ce qui le compose.

L’éducation à l’environnement, un vrai enjeu

Cet événement est une vraie réussite dans le monde associatif. En effet, plus de 500 écoliers, du CP au CM2, défileront à la maison de la chasse, de la nature et de la faune sauvage durant une semaine. Pour cette édition, seize ateliers seront à destination des jeunes. Chaque atelier aura sa particularité et son objectif de sensibilisation. « Ce sont des animations nature, très généraliste et pluridisciplinaire. Le but de cette semaine est de sensibiliser les enfants à la nature qui les entourent afin de la préserver », souligne le porte-parole de la FDC58, Mathieu Danvy.

L’éducation à l’environnement est un enjeu important des fédérations de chasse. Qui mieux que ces hommes / femmes de terrain pour transmettre, partager et sensibiliser ? « Nous sommes dans le cadre du programme scolaire. Les enseignants attendent de nos contenus un vrai aspect pédagogique. Nous faisons passer des messages liés à la nature pour les sensibiliser à ses enjeux sans aucun parti-pris », ajoute Mathieu Danvy.

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Partager, éduquer, sensibiliser

Fer de lance de l’éducation à l’environnement depuis plus de 20 ans, les fédérations contribuent à faire connaître au grand public cette nature “ordinaire” qui nous entoure. Reconnaître la perdrix, savoir observer les indices du chevreuil et prendre conscience de l’importance des haies et des mares. Autant d’objectifs offerts par l’école de la nature. Ainsi, durant cette semaine d’éducation à l’environnement, chaque module durera une heure et sera présenté par des acteurs du monde de la nature comme des apiculteurs, des pêcheurs. « Nous montons en puissance chaque année. Nous avons dû refuser des écoles. L’an prochain, si nous pouvons recevoir 1 000 enfants, nous le ferons. Il y a un vrai enjeu éducatif pour ces jeunes » affirme le porte-parole de la FDC58.

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