Tout savoir sur la traque-affût

La traque-affût est une méthode de chasse qui n’est pas nouvelle, mais qui est réapparue récemment. L’idée est de placer des chasseurs sur des miradors dans la zone de chasse, au lieu de les placer à l’extrémité. Tous les miradors sont espacés de 250 mètres, et les chasseurs peuvent tirer à 360 degrés, jusqu’à 40 mètres.

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[Recit] Bécasse d’une vie !

Greg S. a pu avec son ami Picou profiter d’un moment rare que de nombreux chasseurs n’auront jamais la possibilité de rencontrer, il nous raconte !

Individus leuciques (le leucistisme, ou leucisme, est une particularité génétique due à un gène récessif dans la plupart des cas, qui conduit à une couleur blanche à la fourrure, plumes ou écailles d’animaux qui seraient normalement de couleur différente) car elles ont les yeux noirs, normalement colorés.

Ce matin avec mon ami « Pacou » nous avons décidé d’aller faire le bord de la rivière l’orbieu à la recherche de la belle avec mon fidèle compagnon « pilou » épagneul breton.

Après une heure de chasse et plusieurs remises vides « pilou » se met à l’arrêt dans un mélange de frênes et de ronces. Je m’en approche lentement, la belle ne se fait pas prier pour décolleret la stupéfaction !

Elle est blanche !

Je crie à Pacou qui était positionné un peu plus bas.

Deux coups retentissent, manqué ? Apparement oui. Je l’entrevois et je lache à mon tour un coup entre les frênes, je la manque aussi.

La belle sort du bord de la rivière, fait un tour dans les vignes et revient se remettre à 200m environ dans le bord de rivière.

Petite discussion avec mon ami et nous nous dirigeons vers l’endroit où nous l’avons vu se posé.

A nouveau Pilou est à l’arrêt un cours instant et la belle decolle à nouveau et ressort en direction des vignes. Pacou qui était posté un peu au dessus, voit sortir dans les vignes ce magnifique oiseau. Il lâche un coup et la belle tombe au pied d’une souche.

Le temps de sortir du bord de la rivière je vois mon Pilou arriver tout fier avec son oiseau dans la gueule.

Quel moment de joie, un souvenir gravé à jamais.

Je suis resté tellement bête quand elle a décollé la première fois que je n’ai même pas tiré de suite.

La Seine-Maritime à fond dans la gestion adaptative

Chaque département possède sa fédération de chasse, mais celle-ci reste unique dans sa politique et gestion de la biodiversité. Eric COQUARIX est le directeur de la FDC de Seine-Maritime, véritable passionné, il nous partage, dans une interview, la situation du petit dans ce département. Plus précisément celle de la perdrix, oiseau emblématique de la Seine-Maritime. Action de protection, d’aménagement et innovation dans les comptages, la FDC76 peut être considérée comme pilier de la gestion adaptative.

Chasse, territoires et particularités

Grégoire PORTE : « Eric COQUATRIX, de façon générale, comment se porte la chasse dans votre département de Seine-Maritime ?« 

Eric COQUATRIX : « Aujourd’hui, au niveau des chasseurs, nous sommes à environ 12 000. Ce nombre est relativement stable depuis 5 ans. De plus, comme beaucoup de départements, nous avons une augmentation assez net du nombre de candidats à l’examen du permis de chasser (500 candidats par an).

La première particularité de notre département c’est que nous avons que des chasses privées à part les forêts domaniales. En gros nous avons à peu près 100 000 hectares de bois, dont moitié privé, moitié domaniale. Nous avons aussi une partie chasse sur le domaine maritime public, l’estuaire de la Seine. Quelques communales dans la Vallée de Seine. Mais sinon tout le reste du territoire est en chasse privée, qui sont, elles, de petite superficie. Cela représente environ 6 000 territoires différents.

La seconde particularité de notre département c’est la gestion administrative de toute la faune sauvage. En effet, le fait d’avoir beaucoup de chasses privées engendre un gros volume de demandes à traiter. Nous sommes sur un département riche d’un point de vue gibier, nous avons aussi bien du grand gibier, que du migrateur et du sédentaire. »

Le petit gibier, un axe majeur

GP : « Le petit gibier est-il toujours une priorité pour votre fédération ? »

EQ : « Depuis le premier SDGC, datant de 2004, nous avons beaucoup travaillé sur la gestion du petit gibier. Avant cet outil, nous n’avions pas de moyen de gestion, de ce fait, les prélèvements sur le lièvre ou la perdrix étaient trop importants. La première phase a été de mieux organiser la chasse. On a donc monté des GIC. Aujourd’hui nous avons donc 53 GIC, qui représentent à peu près la moitié de la surface chassable du département. Donc en gros, le message a été «si on veut gérer la perdrix le lièvre le faisan, il faut créer des structures de gestion commune».

Depuis 2004 nous avons donc un plan de chasse lièvre. On ne peut pas le chasser si la demande n’est pas faite. Nous avons en parallèle sur les deux tiers du département un plan de gestion perdrix, qui comme le lièvre, nécessite une demande, si on veut la chasser avec une attribution en fonction des comptages effectués. Pour le faisan en revanche nous avons commencé beaucoup plus tard. Aujourd’hui, on est en un plan de gestion sur la moitié du territoire. Il y a donc des quotas de prélèvements, avec des territoires où il y a interdiction totale de tirer la poule. Et sur le reste du territoire il s’agit simplement d’un plan de gestion avec interdiction de tirer la poule. Le faisan se développe très bien, le lièvre, on arrive à garder des populations stables. 15/20 individus aux 100ha.

En revanche pour la perdrix, on se rend compte que c’est de plus en plus compliqué. Car l’habitat se dégrade, mais on ne comprend pas certaines choses. Par exemple cette année, les conditions météo étaient très favorables, mais la reproduction a été moyenne, voire médiocre. Et nous n’avons pas d’éléments de réponse face à ça. »

GP : « Face aux difficultés rencontrées par les populations de perdrix, quelles actions avez-vous mises en place ? »

EC : « On a mis en place un plan de soutien petit gibier, où la FDC investit 100 000 euros chaque année pour permettre le financement des opérations de repeuplement pour le faisan. Pour la perdrix nous menons des opérations de renforcement des populations, à partir de souches sauvages, car on a créé un collectif perdrix avec d’autres FDC. On récupère ainsi les nids où le couple reproducteur a été tué par un engin agricole ou un prédateur. Les œufs sont mis en couveuse chez un éleveur et on utilise ainsi ces oiseaux, pour créer des oiseaux de souche sauvage (F1 ; F2 ; F3). Ensuite nous pratiquons l’adoption, on identifie les couples sauvages sans jeunes et on fait adopter ces compagnies de souche sauvage. Malheureusement, malgré une très bonne gestion, nous avons une reproduction très moyenne, sans motif d’explication. »

GP : « Pour connaître l’évolution des populations, procédez-vous à des opérations de comptages ? »

EC : « Depuis des dizaines d’années maintenant nous faisons des comptages et des suivis sur la perdrix. De ce fait, on effectue chaque année des échantillonnages sur le département, afin d’obtenir un indice moyen de reproduction à une échelle locale. En mars, au printemps, nous faisons des comptages par battue à blanc. On a donc des informations sur le niveau des effectifs reproducteurs, ainsi que de la reproduction. Par la suite on définit le niveau d’attribution aux 100 ha par secteur de gestion. »

GP : « Afin d’être plus efficace, dans vos opérations de comptages, vous avez utilisez un nouvel outil cette année ? »

EC : « En termes d’échantillonnage, le choix qu’on a fait pour gagner du temps cette année, c’est d’utiliser la nouvelle application SIRENE.TECH. On a donc développé un protocole à partir de cette application pour qu’à la fois le personnel technique et les bénévoles, qui sont formés, puissent identifier les compagnies observées et les géolocaliser. Cela permet également de donner des informations sur le contenu de la compagnie. Il faut remplir l’enquête sur SIRENE.TECH, ce qui permet d’avoir tous les jours, l’information détaillée sur le contenu de la reproduction dans le département et localiser secteur par secteur. Cet outil nous a donc permis de récolter les informations de manière simple et efficace.

Le département est donc complétement précurseur dans la gestion adaptative des espèces. »

Lire aussi : Retrouvez toutes les actualités de la FDC76

Partenaires et avenir cynégétique

GP : « Quels sont les acteurs qui vous accompagnent dans ces projets ? »

EC : « Autre chose novatrice. Dans le cadre du nouveau SDGC, nous sommes tellement contestés aujourd’hui que j’ai pu proposer à nos élus qu’on inclut dans notre SDGC, un Plan départemental en faveur de la biodiversité et de la lutte contre le dérèglement climatique. C’est-à-dire, que nous sommes en train de co-construire avec les acteurs locaux et départementaux un plan biodiversité, pour montrer que les chasseurs sont très impliqués dans la préservation de la nature. »

GP : « Quel est l’avenir du petit gibier en Seine-Maritime ? »

EC : « Notre département est aujourd’hui très technique. Notre premier SDGC nous a permis de mettre en place la gestion adaptative. Pour continuer de chasser, il faut avoir des populations de gibier qui nous le permettent. Aujourd’hui nous sommes un département où les lâchers sont très rares. Nous gérons quasiment, que des populations sauvages. Donc pour avoir des populations sauvages il faut avoir un territoire de qualité. Nous devons également montrer que nous sommes des protecteurs de la biodiversité. Ainsi, pour que la chasse perdure, il faut s’inscrire dans la gestion adaptative et dans la protection de la biodiversité. »

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Une soirée cerf inoubliable pour les étudiants du lycée La Roque

Quoi de mieux que d’apprendre aux jeunes comment reconnaître le brame d’un cerf. Et bien c’est chose faite pour Pascal Gilhodes, qui a eu la merveilleuse idée d’organiser une soirée cerf avec les élèves du lycée La Roque, situé en Aveyron. Celui-ci avait préalablement demandé à la Fédération départementale des chasseurs de bien vouloir organiser cette petite soirée pédagogique pour ces étudiants. Les élèves du lycée La Roque ont donc activement participé à cette action pédagogique au cœur même de la nature.

Pascal Gilhodes ainsi que la Fédération départementale des chasseurs s’étaient mis d’accord pour avoir un nombre de participants limité. Pourquoi cette décision ? Tout simplement pour ne pas déranger, pour pouvoir entendre et peut-être même pouvoir voir sans ne jamais être vu !

Mais nous le savons bien, qui dit spectacle exceptionnel, dit public nombreux. Il aurait donc fallu préalablement tirer au sort les heureux élus qui participeraient à cette magnifique soirée. Et bien malgré les précautions nécessaires qu’on prit Pascal Gilhodes ainsi que la Fédération départementale des chasseurs, les cerfs n’ont pas été très bavards ce soir-là. Les personnes présentes n’ont pu entendre que quelques coups de gueule bien lointains et observé une biche dans la longue-vue.

Vincent Marc a quant à lui assuré le service et expliqué l’âme du brame. Intarissable sur le cerf, en véritable passionné, il a répondu à toutes les questions et plus encore.

Au-delà de cette sortie, la Fédération des chasseurs souhaite poursuivre avec le lycée La Roque un partenariat autour de la chasse et de la nature.

Il ne manque plus qu’à rencontrer les étudiants pour connaître leurs attentes et ainsi pouvoir y répondre du mieux possible. Mais nous pouvons d’ores et déjà concevoir que ce partenariat pourrait prendre la forme de soirées à thèmes. Que ce soit sur le thème de la chasse, de l’écologie ou encore de l’environnement.

Cette soirée cerf restera tout de même un beau souvenir pour ces élèves du lycée La Roque.

Lire aussi : Rodez. Le lycée La Roque planche sur le thème de la chasse

Chasse au vol dans l’Aveyron

La fauconnerie est, de par sa nature même, un mode de chasse respectueux de l’environnement et des écosystèmes. Au plus près des animaux, en se servant de leur instinct de prédation, les fauconniers pratiquent une chasse merveilleuse et ancestrale. Ainsi, en Aveyron, Andréa et Florian ont réalisé une présentation magistrale sur la fauconnerie. Passionnés, ils ont su donner à la chasse au vol ses lettres de noblesses.

La chasse au vol, authenticité et naturel

Pour le grand public, le mot « fauconnerie » est devenu générique. Il recouvre les activités de la chasse au vol proprement dite, la volerie (spectacle), l’effarouchement pour la gestion des risques aviaires. Cependant, pour les fauconniers, la fauconnerie se destine exclusivement à la pratique de la chasse au vol.

Lire aussi : La fauconnerie est l’art de prendre du gibier sans armes, avec la seule aide d’un oiseau de proie

En Aveyron, cette pratique cynégétique a ainsi pu être valorisée et présentée par Andréa et Florian. Cette pratique cynégétique a besoin de se faire connaître. Pour beaucoup, il s’agit d’une chasse ancestrale. Cependant, elle est aujourd’hui ultra-moderne. Ce mode de chasse, qui demande un investissement de tous les instants, consiste à capturer un gibier à l’aide d’un rapace affaité et d’un chien d’arrêt. On distingue deux types de chasse dans la fauconnerie. Le bas-vol, pratiqué notamment avec des autours, des buses de Harris et des éperviers. Ainsi que le haut-vol, réalisé par des faucons. Découvrez ainsi la fauconnerie au travers d’un magnifique reportage.

Grâce à cette magnifique présentation, celle-ci sera inscrite au catalogue des formations de la fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron. Ainsi, tous les ans Andréa et Florian feront découvrir leur passion. Une belle démarche pour la chasse et pour l’ensemble de ces passionnés.

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Lutte anti-braconnage, 5 personnes verbalisées dans le Nord

Si les médias s’emparent souvent du sujet comme un acte de chasse, il en est différent du monde cynégétique. La chasse est réglementée et encadrée, le braconnage est lui un acte illégal et condamnable. Limiter ces actes est une des missions des fédérations départementales des chasseurs. Ainsi, dimanche 9 octobre 2022, les agents de la FDC59 ont interpellé et verbalisé des figures locales connues pour des actes de braconnage réguliers. Une bonne nouvelle.

Braconnage, cinq personnes verbalisées

La FDC59 se félicite du coup de filet réalisé par ses agents fédéraux. En effet, le 9 octobre, les agents ont interpellé plusieurs personnes connues pour acte de braconnage. La FDC59 témoigne :

Lire aussi : Légifrance, le braconnage

« Depuis plusieurs années, un groupe d’individus s’adonnait à des parties de chasse sans être titulaire du permis de chasser et sans se préoccuper des limites de territoire, ni même de la réglementation en vigueur. C’est malheureusement plusieurs dizaines de véritables chasseurs qui se trouvaient pénalisés par les agissements de ces quelques personnes malveillantes.

Les plaintes successives des chasseurs locaux ne pouvant rester sans suite, nos agents fédéraux ont décidé de prendre les choses en main. Après un travail d’investigation et de repérage d’Emilien Hennebelle, notre agent local, la décision fut prise de mettre fin aux agissements de cette équipe du Cambrésis. Une opération impliquant 4 agents, en l’occurrence Olivier Décout, Jean-Luc Delcourt, Philippe Devleeschauwer et Sébastien Derache a donc été organisée. Cependant, certains des protagonistes étant bien connus des forces de l’ordre comme violents et prêts à tout, des précautions devaient être prises. C’est pourquoi, l’intervention a eu lieu avec la collaboration du tribunal judiciaire et l’appui sur le terrain de 2 gendarmes de la brigade de Le Cateau. Il aura fallu être patient, mais le filet s’est finalement refermé sur le poisson visé durant l’après-midi de ce dimanche 9 octobre. Malgré une interpellation un peu houleuse, puisque le véhicule fédéral a été volontairement percuté par l’auteur principal du groupe, ce sont 5 personnes qui ont été verbalisées pour chasse sans permis de chasser, chasse sans assurance, et non-respect du schéma départemental de gestion cynégétique.

La FDC 59 tient à féliciter l’ensemble du service des agents pour leur travail et leur sang-froid et à remercier le tribunal judiciaire de Cambrai et les gendarmes de la brigade de Le Cateau sans qui cette opération aurait pu connaître une fin moins heureuse. La FDC59 s’est évidemment constitué partie civile contre les auteurs nuisant tant à l’image de la chasse, qu’aux efforts de gestion et de limitation que s’imposent nos gestionnaires de territoires.
Bravo à tous ! »

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