Les chasseurs puydômois créent des points d’eau pour la biodiversité

Excavation pour aménagement du territoire

Dans le cadre du contrat d’aménagement durable, la Fédération Départementale des Chasseurs du Puy-de-Dôme mène le projet de créer des points d’eau en Limagne. Les aménagements prévus se font sur les territoires des sociétés de chasse.

Le rapport sera d’1 point d’eau pour 100 à 150 hectares. Cette action sera renforcée par la mise en place d’un agrainoir pour petit gibier à proximité de ces points. L’objectif de ces aménagements est de favoriser l’accueil de la biodiversité. Ils créent à la fois un lieu idéal pour l’abreuvement et un habitat de choix pour de nombreuses espèces animales. De plus, ces points d’eau faciliteront la vie de la faune sauvage.

Après la réalisation de 4 points d’eau à Mezel et 3 à St-Georges-sur-Allier, il ne restera plus qu’à les alimenter en eau pour qu’ils deviennent un refuge essentiel à la faune sauvage.

C’est la période de fenaison !

À l’heure où les changements climatiques perturbent les cultures et où l’autonomie alimentaire des élevages est un enjeu de plus en plus crucial, bien gérer sa période de fenaison est indispensable. Les exploitants doivent assurer la quantité et la qualité du fourrage qui sera donné aux animaux. En trois semaines-un mois se jouent six mois d’alimentation des troupeaux.

Période de fenaison et barre d'effarouchement

Pour les pays d’Europe du Nord, la période de fenaison débute au début du printemps (mi-mai). Elle prend fin à l’approche des derniers jours de juillet. En général, cette pratique ne nécessite qu’un seul passage, mais une deuxième coupe (appelée « regain ») peut être nécessaire durant l’été.

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Parcours de fenaison

Il est important pour les agriculteurs d’être très vigilants lors de leurs passages. Par expérience, certains indices leurs permettent de travailler sans problèmes :

  • Une chevrette esseulée, signifie surement que le faon n’est pas loin,
  • Interdiction de toucher un faon, même si vous croyez qu’il est abandonné,
  • Utilisation de la méthode du « fauchage centrifuge »
  • L’usage d’une barre d’effarouchement évite de faucher de nombreuses espèces (comme les oiseaux nichant au sol)

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Les chasseurs aveyronnais redonnent vie à une lavogne

Savez-vous ce qu’est une lavogne ? C’est une mare occupant le fond argileux d’une doline dans les Causses. Les chasseurs de l’Aveyron viennent d’en restaurer une. Encore une contribution des chasseurs pour l’environnement.

Les chasseurs donne vie à une lavogne

A Sébazac-Concourès, les chasseurs ont pu donner vie à une lavogne. Pour ceux qui ne connaissent pas ce terme, une lavogne ou lavagne, désigne une petite dépression aménagée par l’homme sur les causses (plateaux calcaires) pour collecter l’eau de pluie et abreuver le bétail et la faune sauvage. C’est donc un point d’eau qui a vu le jour sur le causse Comtal. C’est un projet réalisé en collaboration avec la région Occitanie, le conseil départemental de l’Aveyron, l’Office Français de la Biodiversité et la Fédération nationale des chasseurs. Le rôle de ce point d’eau sera important dans les années à venir. Nous connaissons tous l’importance des zones humides pour la préservation de la biodiversité.

L’aménagement de cet espace n’est pas terminé. Il reste encore quelques détails à peaufiner, comme l’affût, pour observer la faune sauvage. Dans peu de temps, des panneaux pédagogiques permettront d’informer le public. La végétalisation des bordures permettra d’abriter faune et micro-faune qui enrichiront le causse. Un joli projet qui offrira une vraie plus-value à l’environnement.

L’éco-contribution au service de la nature

C’est un projet qui a pu être mis en oeuvre grâce à l’éco-contribution. A l’initiative de la fédération nationale des chasseurs, la loi chasse du 24 juillet 2019 a créé un fonds biodiversité dans le cadre du nouvel office français de la biodiversité. Ainsi, par le biais de leur validation annuelle, les chasseurs contribuent à ce fond, destiné à financer des projets en faveur de la biodiversité. Plus précisément, chaque chasseur contribue à hauteur de 5 euros lors de la validation de son permis de chasser à financer des actions concrètes pour l’environnement. L’éco-contibution permet donc de restaurer les milieux naturels, contribuer à la plantation de haies, à l’entretien des habitats etc… Chaque année, c’est près de 15 millions d’euros qui sont consacrés à la biodiversité par les chasseurs de France.

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La FDC44 souhaite acheter un étang pour le protéger

A Guérande, une commune de Loire-Atlantique, l’État a mis en vente l’étang de Bouzaire, connu pour sa faune et sa flore. La fédération départementale des chasseurs a fait une offre d’achat. L’objectif de cette acquisition est de protéger la biodiversité qui s’y trouve. Rappelons que les FDC possèdent de nombreux espaces naturels qu’elles gèrent, entretiennent et préservent afin de protéger la faune et la flore qu’ils abritent.

Le poumon vert de la commune

Les services de l’État, propriétaires de l’étang de Bouzaire depuis les années 1980, l’ont mis en vente sur le site Leboncoin. Cet étang, d’une superficie de 4 300 m2 regorge de vie. Ce site fait partie d’un ensemble remarquable d’étangs et de zones humides riche de biodiversité. On a même pu y observer des loutres. Cette mise en vente a suscité l’émoi et la colère des habitants du village de Guérande, très attachés à ce lieu public.

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La FDC 44 souhaite racheter l’étang

Association agrée au titre de protection de la nature, la FDC 44 souhaite racheter le site. En effet, cela permettrait dans un premier temps de protéger la biodiversité que cette zone humide abrite. De plus, cela permettrait aux habitants de continuer à accéder au site. Denis Dabos, directeur de la FDC44 explique, « notre objectif est de garantir un accès des lieux ouverts au public et de protéger la biodiversité de ce site qui joue un rôle de corridor écologique incontestable. Notre structure est déjà gestionnaire de plusieurs réserves en zones humides dont la Réserve Naturelle Régionale du Lac de Grand-Lieu ».

—> Lire aussi : La Fondation pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage

Bien évidemment, acquérir cet étang est un enjeu environnemental et non cynégétique. La preuve en est « il n’y aura pas de chasse sur l’étang. Nous voulons préserver la pêche et l’accès à tous », souligne le directeur. Si les chasseurs remportent l’offre, ils feront un inventaire naturaliste complet du site. De plus, une étude liée à la loi sur l’eau sera menée pour engager la restauration du site.

En effet, les services de l’État, gestionnaires de l’étang, l’ont laissé sans entretien, ce qui a entraîné une dégradation et une perte de biodiversité. En France, les fédérations de chasse possèdent 220 sites naturels repartis dans 64 départements. Ce qui représente une superficie de 6 000 hectares au total. Chaque jour, des espaces naturels se dégradent et/ou disparaissent. Les chasseurs, premiers écologistes de France en sont conscients et tentent de préserver cette nature. Acquérir, réhabiliter, gérer et préserver sont des enjeux cruciaux pour le monde cynégétique français.

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Opération sauvetage de nids de perdrix grises

Oiseau emblématique de nos plaines, la perdrix grise est très souvent victime de l’activité humaine. Presque disparue du plateau volcanique du Velay à la fin des années 70, les chasseurs ont depuis 30 ans, instauré des repeuplements ainsi que des actions de gestion des populations. Pour tenter de sauvegarder la population aujourd’hui présente, les chasseurs lancent une opération de sauvetage des nids.

Opération sauvetage de nids d’avril à août

Chaque année, pour estimer les populations et estimer l’évolution des effectifs, les chasseurs effectuent des comptages. En parallèle, des aménagements tels que les cultures à gibier et des points d’agrainage en hiver sont mis en place afin d’offrir à la perdrix grise des conditions optimales de survie. Il faut tout d’abord rappeler que, dès le mois de mai, la perdrix grise niche au sol, principalement dans des parcelles céréalières, mais parfois en prairie et bordure de champs.

En Haute-Loire la perdrix grise est particulièrement suivie. En effet, au printemps et jusqu’à la fin de l’été, les travaux agricoles peuvent conduire à la destruction des nids. C’est pourquoi, la fédération des chasseurs de Haute-Loire met en place, en collaboration avec les ACCA de Seneujols et Bains une opération de sauvetage des nids.

Une opération en collaboration avec les agriculteurs

Laurent Cheymol, technicien de la FDC 43, explique : « Nous nous adressons donc aux agriculteurs situés dans le périmètre de gestion (voir carte), soyez vigilant lors de vos travaux et avertissez nous si vous trouvez un nid, nous viendrons récupérer les œufs pour les faire couver sous poule naine. Les oiseaux ainsi sauvés seront restitués au territoire concerné et pourront aussi servir à alimenter le conservatoire des souches de l’Office Français de la biodiversité. » Avant d’ajouter « Vous devez simplement prendre la précaution de protéger le nid en le recouvrant de végétation pour le protéger du soleil et des prédateurs le temps que nous intervenions. »

Il est important de noter que ces opérations sont menées bénévolement. Les nids sauvés iront dans les deux centres d’élevage situés à Seneujols et à Bains. Chacun pourra accueillir 100 oiseaux maximum élevés jusqu’à l’âge de dix semaines et seront par la suite relâchés sur leur territoire d’origine. Certaines perdrix seront gardées pour venir nourrir le conservatoire des souches de l’office français de la biodiversité.

Contacts

Pour cette opération, deux personnes sont habilitées à élever des perdrix et son donc référentes du projet. Si vous tombez sur un nid de perdrix lors de votre activité professionnelle, veuillez à les contacter.

  • Pierre Bonnaud (ACCA Seneujols) au 06 40 73 28 68
  • Laurent Cheymol (technicien FDC43) au 06 07 30 91 57

Penser à la biodiversité c’est bien, agir c’est mieux. Des fleurs financées par les chasseurs.

Agir pour la biodiversité est l’une des valeurs des instances cynégétiques françaises. Les chasseurs s’investissent sans relâche pour la préservation de la biodiversité et l’aménagement du territoire. Il peut s’agir de plantation de haies, de suivi d’espèces, de restauration de zones humides… Dans la région Centre-Val de Loire, la fédération régionale des chasseurs a décidé de financer des jachères fleuries.

Jachère fleurie, des bienfaits pour la biodiversité

Marguerite, bourrache, mauve sylvestre, souci, sarrasin, trèfle incarnat, sainfoin, ces noms ne vous parlent peut-être pas ; il s’agit des fleurs qui composent la jachère fleurie promue et valorisée par les chasseurs du Loir-et-Cher.

En effet, la FRC de Centre-val de Loire est devenue l’un des partenaires du mélange élaboré par Hommes et Territoires « Agriculture et Biodiversité ». De quoi s’agit-il concrètement ? C’est un couvert, pluriannuel de pollinisateurs. Aujourd’hui, de nombreuses semences potagères ont besoin d’une pollinisation favorisée par les insectes. Ainsi, mettre en place des parcelles de jachères ou autres bandes fleuries permet de favoriser cette pollinisation et offre en même temlps un garde-manger riche à la faune de plaine. Nathalie Diquelou technicienne de la fédération départementale des chasseurs du Loir-et-Cher explique « Nous prévoyons de financer une dizaine d’hectares pour chacun des départements durant trois ans. L’objectif est de proposer différents aménagements. Des jachères fleuries ou des plantations de haies. En Beauce, par exemple, où il y a beaucoup de grandes cultures, il est important de fournir ces différents aménagements pour la petite faune, tels que les perdrix ou les faisans. Ce sont des lieux de refuge et d’alimentation, notamment l’hiver, quand tout a été récolté et que l’on se retrouve avec un désert de plaine. »

Quel est ce mélange proposé ?

Afin de répondre à la demande agricole, cynégétique et environnementale, le mélange PollifauniFlor a été élaboré pour avoir :

  • une compatibilité avec les cultures porte-graines ;
  • une diversité de familles végétales pour convenir autant aux pollinisateurs domestiques et sauvages ;
  • une floraison étalée dans le temps avec des ressources en pollen et nectar diversifiées ;
  • des ressources grainières et une pénétrabilité favorables à la faune sauvage;
  • une implantation pluriannuelle de 4 à 5 ans en jachères ou en bandes ;
  • et une composition permettant de déclarer le couvert en SIE jachère mellifère.
Composants du mélange PolliFauniFlor’ proposé par les chasseurs

Ce mélange, plus coûteux qu’un mélange classique, environ 100 € à l’hectare, peut-être un frein. Cependant, il ne faut pas le voir ainsi. La particularité de ce mélange est qu’il favorise la biodiversité. Penser à la biodiversité c’est bien, agir c’est mieux.

26 kilomètres de haies plantées en Indre-et-Loire.

Cette année, en Indre-et-Loire, ce sont 26 000 mètres de haies qui ont été plantées durant l’hiver. Ces opérations de plantation de haies sont encadrées par la fédération départementale des chasseurs. Il s’agit cette année d’un record. Jamais, depuis que l’opération existe, autant de mètres de haie ont été plantés.

La FDC37 fer de lance de l’opération « haie »

C’est tout simplement une très belle opération qu’a eu lieu cet hiver. En effet 26 000 mètres de haies ont pu être plantés sous l’impulsion des chasseurs d’Indre-et-Loire. Depuis une vingtaine d’années, le conseil départemental, en partenariat avec les chasseurs, s’emploie à favoriser la biodiversité en redynamisant les espaces naturels par la plantation de haies.

Cet hiver, ce sont pas moins de vingt communes qui ont été concernées par l’opération. Celle-ci s’est déroulée entre la fin novembre et la mi-février. L’opération a sollicité de nombreux bénévoles. Valentin Gourbeau, technicien de la FDC37 explique que « Pour planter mille mètres de haies, il faut une vingtaine de personnes. Les particuliers, les exploitants agricoles mais aussi les entreprises peuvent postuler.« 

Les haies plantées doivent apporter à la biodiversité ainsi qu’à l’environnement, un impact significatif (corridors écologiques, réduire les parcelles, zone de gagnage, etc…). Cette opération rencontre un vrai succès, le grand nombre de demandes dont le département est saisi prouve que cette initiative est comprise par le grand public, sensible, comme les chasseurs, au bien-être de notre si belle nature.