Une épée de chasse richement décorée

Ce sont les orfèvres Emmanuel Pioté et Jacob H. Köchert qui ont réalisé cette épée de chasse richement décorée. pour l’un des comtes Hoyos-Sprinzenstein dont les armoiries figurent sur le cabochon émaillé recouvrant le pommeau à tête de lion. 

Des armes de chasse et de collection

C’est à partir du 15e siècle que la fabrication d’armes à usage cynégétique se répand en Europe. Auparavant, les épées et autres épieux étaient utilisés alternativement pour la guerre comme pour la chasse. Parmi les armes très appréciées, de longues épées de chasse employées notamment par le veneur pour servir les sangliers font leur apparition. Ces armes blanches se caractérisent par une barre de fer émoussée qui minimisait les risques de blessure chez les chiens et les chevaux. Seule la pointe, souvent élargie et renforcée, était aiguisée.  

Orfèvre d’origine française, Emmanuel Pioté ouvrit son atelier à Vienne en 1814. C’est un moment propice pour les artisans de la capitale autrichienne. En effet, cette même année débuta le fameux congrès de Vienne qui vit affluer dans la cité tous les représentants des états européens. Malgré un contexte politique houleux, de nombreux participants, emportés par le tourbillon des fêtes, profitèrent de cette opportunité pour faire revivre l’art de vivre de l’aristocratie au 18e siècle.  

Épée de chasse – Emmanuel Pioté et Jacob H. Köchert – acier, or, émail, agate, bois, cuir –  Metropolitan Museum of Art, NY

—> Pour en savoir plus : https://arthist.typepad.fr/artchasse_chasscrois/

Lire aussi :

—> Le prestige des armes

—> Combats décoratifs

Yannick Jadot veut interdire la chasse le weekend et pendant les vacances

Avec les verts le pire est toujours possible ; Yannick Jadot vient de le prouver encore une fois. Le candidat EELV à la présidentielle vient de déclarer vouloir interdire la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires. Dans la lancée, il annonce aussi vouloir interdire la chasse à courre.

Yannick Jadot attaque la chasse et les chasseurs.

Le candidat des verts annonce que s’il est élu, il interdira « la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires », parce qu’il veut « qu’on puisse se balader dans la nature ». Il justifie ceci en évoquant les accidents de chasse qui peuvent toucher des promeneurs. Et il nous ressort cet autre slogan aussi creux que les autres « Les trois quarts des personnes qui vivent dans la ruralité n’osent pas aller se promener le dimanche quand il y a des tirs de fusil, ce n’est pas normal. »

Il ajoute qu’il souhaite aussi interdire toutes les formes de chasse cruelles dont, bien évidemment, la chasse à courre. Les verts font une fixation sur la chasse à courre alors que c’est la plus écologique des chasses. Pas d’armes ; juste des chiens, des chevaux et un animal poursuivi qui n’est pris qu’une fois sur quatre. Chercher une logique dans ce genre de déclaration est peine perdue. La seule explication qui vaille est que chez EELV on est plus rouge que vert. La chasse à courre est, à leurs yeux, le symbole d’une classe sociale honnie et, qu’à ce titre, elle doit disparaître. Au moins les choses sont claires quant à leur combat.

Ils ne sont pas écologistes. Ils ne connaissent rien à la nature et aux animaux et le démontrent dès qu’ils ouvrent la bouche. Les verts se servent de ces thèmes pour masquer leur véritable but qui est de transformer notre société de manière irrémédiable et irréversible. C’est la bonne vieille extrême-gauche camouflée en « ami des animaux ».

Ce sont néanmoins des ennemis déclarés de notre passion, il est important de leur faire barrage. La lecture de leur programme devrait faire frémir tout amoureux de la chasse et de la ruralité.

LIRE AUSSI : Programme EELV pour la chasse, une réforme radicale s’impose

Pas de chasse le dimanche. Pourquoi et comment ?

Yannick Jadot semble oublier que la chasse se pratique en forêt et dans la campagne. Rappelons à ce monsieur que 74% de la forêt française est PRIVÉE, que 100% des terres agricoles sont aussi PRIVÉES. Rappelons-lui que le droit de chasse est lié au droit de propriété et qu’il en est même un des attributs. Interdire la chasse le dimanche (ou quelqu’autre jour de la semaine) est une atteinte au droit de propriété. Ce serait aussi une obstruction aux missions d’intérêt général de la chasse qui, sont définies par le code de l’environnement. Une de ces missions est de contribuer à l’équilibre agro-sylve-cynégétique. Sachant que plus de 55% des chasseurs sont des actifs, qui va réguler le grand gibier ?

Enfin, il faut être sérieux. Tous les chasseurs que j’ai pu rencontrer disent que la cohabitation se passe bien, voire très bien. De surcroit, il y a peu de promeneurs dans les bois aux périodes où nous chassons. Quand il fait froid, qu’il pleut ou qu’il neige, les promeneurs se font rares.

Ils ne connaissent que le mot INTERDIRE. Ce sont des dangers pour la démocratie.

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La FDC44 souhaite acheter un étang pour le protéger

A Guérande, une commune de Loire-Atlantique, l’État a mis en vente l’étang de Bouzaire, connu pour sa faune et sa flore. La fédération départementale des chasseurs a fait une offre d’achat. L’objectif de cette acquisition est de protéger la biodiversité qui s’y trouve. Rappelons que les FDC possèdent de nombreux espaces naturels qu’elles gèrent, entretiennent et préservent afin de protéger la faune et la flore qu’ils abritent.

Le poumon vert de la commune

Les services de l’État, propriétaires de l’étang de Bouzaire depuis les années 1980, l’ont mis en vente sur le site Leboncoin. Cet étang, d’une superficie de 4 300 m2 regorge de vie. Ce site fait partie d’un ensemble remarquable d’étangs et de zones humides riche de biodiversité. On a même pu y observer des loutres. Cette mise en vente a suscité l’émoi et la colère des habitants du village de Guérande, très attachés à ce lieu public.

—> Lire aussi : Les missions des Fédérations Départementales des Chasseurs

La FDC 44 souhaite racheter l’étang

Association agrée au titre de protection de la nature, la FDC 44 souhaite racheter le site. En effet, cela permettrait dans un premier temps de protéger la biodiversité que cette zone humide abrite. De plus, cela permettrait aux habitants de continuer à accéder au site. Denis Dabos, directeur de la FDC44 explique, « notre objectif est de garantir un accès des lieux ouverts au public et de protéger la biodiversité de ce site qui joue un rôle de corridor écologique incontestable. Notre structure est déjà gestionnaire de plusieurs réserves en zones humides dont la Réserve Naturelle Régionale du Lac de Grand-Lieu ».

—> Lire aussi : La Fondation pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage

Bien évidemment, acquérir cet étang est un enjeu environnemental et non cynégétique. La preuve en est « il n’y aura pas de chasse sur l’étang. Nous voulons préserver la pêche et l’accès à tous », souligne le directeur. Si les chasseurs remportent l’offre, ils feront un inventaire naturaliste complet du site. De plus, une étude liée à la loi sur l’eau sera menée pour engager la restauration du site.

En effet, les services de l’État, gestionnaires de l’étang, l’ont laissé sans entretien, ce qui a entraîné une dégradation et une perte de biodiversité. En France, les fédérations de chasse possèdent 220 sites naturels repartis dans 64 départements. Ce qui représente une superficie de 6 000 hectares au total. Chaque jour, des espaces naturels se dégradent et/ou disparaissent. Les chasseurs, premiers écologistes de France en sont conscients et tentent de préserver cette nature. Acquérir, réhabiliter, gérer et préserver sont des enjeux cruciaux pour le monde cynégétique français.

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Les colliers GPS des chiens jetés dans la rivière

Des chasseurs de l’Aveyron ont vécu un moment très désagréable le week-end dernier. Ils ont retrouvé les colliers GPS des chiens au fond de la rivière Tarn. Un nouveau mode opératoire des anti-chasse ?

Une journée de chasse qui débute bien

Les chasseurs de l’entente Rivière-sur-Tarn/Verrières pensaient passer une journée de chasse comme à l’accoutumée. Ici on chasse principalement le sanglier. La meute est lâchée et la journée se déroule normalement jusqu’au moment où les chasseurs veulent récupérer les chiens. Il ne faut pas les laisser divaguer trop loin, ils pourraient se faire heurter par des voitures en traversant les routes.

Les colliers GPS positionnent les chiens dans la rivière

Comme d’habitude, les chasseurs repèrent les chiens grâce à leurs colliers GPS mais la localisation indiquée est étrange. Les chiens seraient au fond de la vallée, le long de la rivière et se dirigeraient rapidement dans une direction anormale. Le propriétaire des chiens pense d’abord que ses chiens ont été volés et que le voleur les emmènent en voiture. Il poursuit les recherches et perd le signal en arrivant sur un pont qui enjambe la rivière. En descendant sur les berges, les chasseurs s’apercoivent que les colliers sont au fond de l’eau.

Les colliers GPS enlevés et jetés dans l’eau

Quelqu’un a donc enlevé les colliers et les a jeté dans la rivière. Il s’agit de vol et de dégradation de biens. Heureusement les chasseurs ont pu récupérer leurs chiens peu après. Le président de la société de chasse et le propriétaire des chiens ont décidé de porter plainte auprès de la gendarmerie. Ce n’est pas le premier acte de ce genre subi par ce groupe. Il y a peu, un panneau « chasse en cours » leur a été volé. Il faut aussi signaler ces actes sur le site de la FNC qui a une plateforme dédiée à ces actes à notre encontre.

—> Signaler un acte malveillant. Plateforme FNC

« Nous regrettons que quelques individus isolés, probablement opposés aux activités cynégétiques par idéologie, s’en prennent à nos équipements ou à nos chiens, les mettant ainsi en danger tout comme les usagers de la route.« 

Pascal Gilhodes, président de l’association de chasse de Verrières 

Une impunité qui commence à agacer

Les actes malveillants à l’encontre des chasseurs se multiplient. Quelques extrémistes anti-chasse, encouragés par des meneurs comme Rigaux, Clément, Gaillard se croient tout permis. L’impunité dont ils jouissent est surprenante. La gendarmerie est d’habitude plus efficace. Le procureur du Tarn qui avait déclaré vouloir une tolérance zéro pour les chasseurs devrait aussi appliquer cette politique à nos opposants. La loi est paraît-il égale pour tous…

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Battue géante : 250 chasseurs mobilisés dans le Haut-Rhin

Samedi 30 octobre, une battue hors du commun a eu lieu dans le Haut-Rhin. Le GIC de la vallée de Munster a réuni 250 chasseurs pour tenter de chasser un maximum de sangliers afin de répondre aux attentes des agriculteurs excédés par les dégâts. Ni le résultat, ni la communication autour de cet évènement n’ont été à la hauteur.

Classement des départements selon l’importance des montants des dégâts de gibier indemnisés (Source OMNES et GRANGER, 2018).

Pour gérer le sanglier, place aux grands moyens

C’est une opération de grande envergure qui s’est déroulée dans la vallée de Munster samedi 30 octobre. 250 chasseurs se sont retrouvés afin de couvrir 13 000 hectares pour tenter de prélever un maximum de sangliers. Face aux ras-le-bol des agriculteurs et à une surpopulation de suidés, les chasseurs utilisent les grands moyens. Les sangliers causent 80 000 000 d’euros de dégâts annuels. Dans le Haut-Rhin, le bilan est de 5 000 000 d’euros. Cette somme est entièrement payée par les chasseurs. La problématique est nationale mais aussi mondiale. Les sangliers pullulent. Dégâts agricoles, accidents, présence en milieu urbain et périurbain ; le sanglier est aujourd’hui un vrai problème. L’accès à une nourriture facile (maïs), mais aussi les facteurs abiotiques favorisent sa multiplication. L’objectif de cette battue était le prélèvement d’au moins 100 animaux.

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Un résultat décevant et une communication surprenante

Il semble que seulement douze sangliers aient été prélevés lors de cette battue hors norme. Beaucoup de bruit pour rien aurait dit William Shakespeare… L’évènement avait été annoncé par la presse locale et pas dans les meilleurs termes. Certains journalistes locaux en avaient profité pour critiquer les chasseurs avec des titres du genre « Évitez la forêt, les chasseurs sont là »… Il est à parier que le résultat sera commenté avec la même bienveillance. Pourquoi ne pas avoir profité de cette battue pour démontrer la nécessité de la régulation ? Pourquoi ne laisser la parole qu’à des journalistes mal intentionnés ?

Il est aussi dommage que cela ait été le prétexte à des règlements de comptes entre chasseurs et que ceci soit fait en public. La déclaration du président du GIC est pour le moins surprenante :

Raymond Blaise, président du GIC explique : « Les racines du mal c’est le maïs. Dégâts sur la nappe phréatique, sur le bocage, et bien évidemment le maïs est propice à la surpopulation de sangliers. A la belle saison, ils vivent en liberté dans les champs, élevés au bon grain puis une fois le maïs coupé, c’est simple ils remontent en montagne. Tout ça parce que la fédération des chasseurs du Haut-Rhin, en charge de la plaine, ne fait rien. Absolument rien. Son laxisme conduit à cette situation catastrophique. Alors, nous, chasseurs de montagne, on fait voilà. Pire, on nous demande de faire. En fin d’année, nous devrons avoir tiré 700 sangliers au lieu des 400 habituels. Afin de respecter les équilibres naturels. Demande expresse de la préfecture et compagnie ».

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Non, les chasses traditionnelles ne menacent pas les oiseaux

Selon Guillaume Gontard, sénateur EELV, il est normal d’interdire les chasses traditionnelles car elles sont un danger pour les espèces d’oiseaux concernés. Mais que c’est c… un vert ! Faut-il être naturellement menteur, manipulateur et incompétent pour être un élu chez les verts ou organisent-ils des stages internes au parti pour se former ? On peut se poser la question tant chaque jour nous réserve son lot de déclarations plus ubuesques les unes que les autres. Sandrine Rousseau se fait plus discrète, c’est dommage, nous avions une championne du monde avec elle…

Un postulant pour le titre avec Guillaume Gontard, sénateur vert de l’Isère.

Lors d’une interview sur Public Sénat, ce sénateur EELV a déclaré qu’il se félicitait de la suspension des arrêtés à propos des chasses traditionnelles. Jusque-là, pas de surprise, il est dans son rôle d’élu EELV. Dénigrer la chasse, les chasseurs est un sport très pratiqué dans ce parti. Par contre, les arguments utilisés pour justifier sa satisfaction sont du plus grand ridicule. « Ces chasses sont non sélectives. » « On a perdu 1/3 dépopulations d’oiseaux d’oiseaux dans notre pays. »

Non sélectives : FAUX ! Pantes, matoles, glu et tenderies sont sélectives. Ce sont des modes de chasse qui imposent au chasseur de rester à proximité de ses appareils pour, justement, vérifier que d’autres oiseaux ne sont pas attrapés. Et si c’est le cas, de les relâcher.

Il faut interdire car on a perdu 1/3 d’oiseaux dans notre pays. FAUX ! Il y a, en effet, une baisse de certaines populations d’oiseaux communs en France. Mais les espèces qui se portent le mieux sont souvent des espèces chassées ! Par exemple le pigeon ramier dont les effectifs sont en augmentation de presque 100%. Mais puisque ce monsieur semble avoir besoin de quelques leçons, voici des données plus précises.

LIRE AUSSI : étude oiseaux communs du Museum d’histoire naturelle.

Le statut UICN des oiseaux concernés par les chasses traditionnelles

Il faut savoir que l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN) a dressé un inventaire de toutes les espèces animales. Cet inventaire classe les espèces en fonction de leur état de conservation. Cela va de « Non évalué » à « Éteinte au niveau mondial ».

Passons en revue l’état des populations d’oiseaux concernés par les chasses traditionnelles :

  1. Pluvier doré concerné par la tenderie dans les Ardennes : statut UICN : statut LC, c’est dire préoccupation mineure, non menacé. Quota prévu par les arrêtés : 30
  2. Vanneau huppé concerné par la tenderie dans les Ardennes : statut UICN NT, non menacé. Quota accordé : 1200
  3. Alouette des champs concernée par les pantes et matoles : statut UICN LC, c’est dire préoccupation mineure, non menacée. Il faut néanmoins noter une baisse numérique du fait de l’agriculture moderne. Quota accordé : 106 500
  4. Turdidés (grives et merles) concernés par la tenderie dans les Ardennes. Quota accordé : 5800. Population européenne estimée à 700 millions.
  • Grive draine : statut UICN LC, c’est dire préoccupation mineure, non menacée
  • Grive litorne : statut UICN LC, c’est dire préoccupation mineure, non menacée
  • Grive mauvis : statut UICN : NT non menacée
  • Grive musicienne : statut UICN LC, c’est dire préoccupation mineure, non menacée

Oser dire que ces chasses représentent une menace pour les espèces concernées est une énormité. Soit ce petit bonhomme vert ment sciemment, soit il est totalement incompétent. Ou les deux en même temps.

LIRE AUSSI : Pantes, matoles et tenderies à nouveau autorisées. Voici les arrêtés.

Manifestation le 27 novembre. Les chasseurs du Sud-Ouest en ont assez !

Le Sud-Ouest de la France est durement touché par la suspension de certaines chasses traditionnelles. Ces interdictions attisent la colère des chasseurs. L’incompréhension face à cette décision a poussé certaines associations à lancer un appel à manifester à Bordeaux le 27 novembre. Il semble que la manifestation du 18 septembre n’a pas suffi.

La ville choisi est parfaite ; elle est dirigée par une équipe de khmers verts de la pire espèce. Rappelez-vous les délires du maire Pierre Hurmic qui ne veut pas de sapin de Noël car c’est « un arbre mort » oui qui décrète vouloir interdire toutes les voitures dans sa ville. Les associations appelant à manifester sont : Les chasseurs de France en colère ; l’association des Sauvaginiers des étangs, lacs et marais médocains ; l’association Chasser pour nos générations Avenir.

Le Sud-Ouest n’a pas l’intention de se laisser faire. N’oublions pas la déclaration du président de la FDC du Lot et Garonne qui dit vouloir continuer à chasser malgré ces interdictions. La révolte gronde…

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Communiqué de presse. Manifestation le 27 novembre à Bordeaux

Les chasseurs en colère s’expriment

Face aux récentes mesures prises par le gouvernement à l’encontre des chasses traditionnelles, le collectif « Les chasseurs de France en colère », avec l’aide des associations CPNGA, ASELMM33 et ASNA, organisent une manifestation revendicative dans les rues de Bordeaux ce 27 novembre 2021. L’objectif est de montrer l’incompréhension, mais aussi le mécontentement face à ces mesures injustifiées. Incompréhension des chasseurs face à un gouvernement qui cède aux pressions d’associations soi-disant protectrices des animaux.

D’une part, sur la limitation de la chasse des oies dans le temps. En effet, la limitation de la chasse des oies en France pourrait se solder par une augmentation du nombre d’oies gazées en Hollande. Responsables de nombreux dégâts en 2019, les oiseaux ont été tués dans la région de Rotterdam aux Pays-Bas, par gazage au gaz carbonique (CO2). Or le gazage au CO2 provoque une dépression et une détresse due à l’hypercapnie, avant la perte de conscience et l’induction de la mort par hypoxie. Autrement dit, ils souffrent systématiquement avant de mourir. La Hollande avait autorisé ce dispositif afin de diminuer le nombre d’oies. Les associations qui souhaitent protéger les animaux en France sont-elles prêtes à courir le risque de voir de telles autorisations remises en place ? Rappelons que tuer un animal au fusil génère une telle puissance de choc que cela provoque une paralysie du système nerveux, donc une mort instantanée et indolore dans la majorité des cas. Pour ces raisons invoquées, les chasseurs réclament le droit de chasser l’oie également au mois de février.

D’autre part, en ce qui concerne les chasses traditionnelles. Que dit la loi ? Voici les termes du paragraphe 1 de l’article 8 de la directive du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages, dite directive oiseaux : « 1. En ce qui concerne la chasse, la capture ou la mise à mort d’oiseaux dans le cadre de la présente directive, les États membres interdisent le recours à tous moyens, installations ou méthodes de capture ou de mise à mort massive ou non sélective ou pouvant entraîner localement la disparition d’une espèce, et en particulier à ceux énumérés à l’annexe IV, point a). / (…) ». Parmi les moyens, installations ou méthode de capture ou de mise à mort prohibés par le a) de l’annexe IV de la directive figure notamment les « collets (…), gluaux, hameçons, oiseaux vivants utilisés comme appelants aveuglés ou mutilés, enregistreurs, appareils électrocutants » ou encore les « filets, pièges-trappes, appâts empoisonnés ou tranquillisants (…) ». Toutefois, l’article 9 de la directive prévoit en son paragraphe 1 que « Les États membres peuvent déroger aux articles 5 à 8 s’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante, pour les motifs ci-après : / (…) c) pour permettre, dans des conditionsstrictement contrôlées et de manière sélective, la capture, la détention ou toute autre exploitation judicieuse de certains oiseaux en petites quantités. »

En clair, les chasses traditionnelles, comme la chasse à la glu, ont été jugées hâtivement illégales par le conseil de l’État. Cependant, aucune des espèces chassées de manière traditionnelle n’est en danger d’extinction localement. Les méthodes de capture à la glu sont sélectives puisque les oiseaux non visés par la pratique sont nettoyés et relâchés. Il en va de même pour la matole, qui est un piège prenant les animaux vivants sans les blesser (ou dans de très rares cas). Les appelants ne sont ni aveuglés, ni mutilés.

Si par le passé, des excès de la chasse ont pu être commis, rappelons que ce sont des chasseurs passionnés qui ont jeté les premiers les bases de protection des animaux. Pour exemple, Louis Magaud d’Aubusson fut le premier président de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) en 1912, mais c’était surtout un grand chasseur et un fauconnier. Aujourd’hui, la chasse est très encadrée et son but n’est ni la mise à mort massive ou non sélective, ni la disparition locale d’une espèce, conformément à ce que demande la loi européenne. Lorsque le besoin s’en fait ressentir, les chasseurs d’eux-mêmes arrêtent de chasser une espèce. Par exemple, ce sont les fédérations de chasse qui ont décidé, pour cette année, un plan de chasse nul pour le tétras-lyre, le lagopède et la perdrix bartavelle sur l’ensemble des Alpes du Nord, car la reproduction de ces espèces a été jugée insatisfaisante par les chasseurs. Ces espèces ne seront donc pas chassées sur cette zone.

En bref, les chasseurs mènent des actions concrètes sur le terrain dans la gestion et la protection des espèces et se désolent de voir leur travail régulièrement remis en cause par des associations qui auraient beaucoup à apprendre d’eux. Les chasseurs en ont marre de voir leurs actions décrédibilisées par des mensonges ou des approximations arrangeantes. Marre de voir l’État céder au dogmatisme d’associations qui briguent plus souvent la reconnaissance que la connaissance. Aujourd’hui, les chasseurs sont dans la rue et réclament que justice leur soit rendue.

Philippe SEBIE, Cédric SOUBABERE, Emily LE ROY, Odile GITTON, Ludivine BRUNETEAU, Jr MASSALY, Jérome LEBECQ, Christophe SIMONOT, Frédéric SEIGNEUR, Thierry HENIN, Fabrice MERCIER, Serge FAUT, Rémi DORET, Fabien REIGNIER Sébastien AUDUBERTEAU

Charles Stépanoff, l’animal et la mort. Un livre à lire absolument.

Dans le climat ambiant fait s’attaques incessantes contre la chasse, il est important de signaler la parution du livre de Charles Stépanoff, L’animal et la mort. Ce livre va à contre-courant de bien des idées reçues à propos des chasseurs et de la chasse. L’auteur nous démontre que les chasseurs sont davantage préoccupés des fragilités de la nature qu’on ne le croit généralement. Ils en sont les premiers témoins et leur relation à l’animal n’est pas seulement faite de prédation aveugle.

Une thèse intelligente, loin du manichéisme habituel

L’auteur est un ancien élève de l’École normale supérieure, docteur en ethnologie. Il est directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales depuis 2021. Il aussi été maître de conférences à l’Ecole pratique des hautes études. Ce livre est issu d’une longue enquête menée auprès des chasseurs du Perche, de la Beauce et des Yvelines. Connu pour ses travaux sur le chamanisme sibérien, Charles Stépanoff s’immerge cette fois dans le milieu des chasseurs “paysans”. Une forme de chasse où l’on vit de ce que l’on attrape. Ce qui est souvent considérée comme archaïque dans notre monde moderne. De l’autre côté, il a aussi interrogé les militants opposés à la chasse et au fait de tuer les animaux. L’occasion de montrer un paradoxe de notre époque : dans notre société toujours plus violente, on refuse de voir la violence en face. 

Le rapport entre le chasseur et l’animal

Il s’interroge sur le rapport étrange qu’entretient le chasseur avec le vivant. Abordant le sujet sans idées préconçues, il s’est vite rendu compte que les rapports entre les chasseurs et les animaux chassés n’étaient pas faits que de prédation aveugle. Il définit le chasseur d’aujourd’hui comme un prédateur empathique. Que veut-il dire ? Oui, le chasseur est un prédateur. Mais il connait et aime l’animal chassé, d’où la notion d’empathie qu’il a constaté lors de son enquête.

`Il a aussi constaté que l’éthique de la chasse permettait de transcender l’acte de prédation. Ce qui le fait entrer dans une « métaphysique de la prédation ». Cette métaphysique étant constituée d’un ensemble de représentations symboliques et de règles morales. L’association prédation – empathie est merveilleusement illustrée dans un très beau roman d’un écrivain italien Erri de Luca. L’auteur nous fait vivre le dernier affrontement entre deux êtres sur la fin de leur vie : un chasseur et un chamois.

LIRE AUSSI : Le poids du paillon de Erri De Luca

Le « chasseur paysan » face au « chasseur loisir »

L’auteur s’est beaucoup intéressé à la figure du chasseur paysan. Il le compare au chasseur de la toundra car les deux chassent pour se nourrir selon lui. Il l’oppose à un autre type de chasseur, celui qui ne voit cette pratique que comme un loisir. C’est là que la thèse de l’auteur est critiquable. Opposer la figure mythifiée d’un chasseur paysan qui ne chasse que pour se nourrir et le chasseur citadin pour qui il s’agit d’un loisir est réducteur, voire inexact. Les deux font de cette pratique une passion et parfois un mode de vie. Leur rapport à l’animal chassé est le même. Mélange d’empathie, de connaissance parfois intime (« c’est le grand cerf du bois noir, tu sais, celui qui commence à ravaler… ») et de cet instinct de prédation. Bref, un livre à lire avec intérêt et regard critique.

—> Charles Stépanoff, L’animal et la mort. Chasse, modernité et crise du sauvage, Paris, La Découverte, 2021, 388 p., 23 €.

Brigitte Bardot n’est pas condamnée pour ses insultes à l’encontre de Willy Schraen

Brigitte Bardot échappe à une condamnation pour injures publiques. La présidente du tribunal d’Arras a estimé que les poursuites contre l’actrice sont prescrites. Il est donc possible de traiter quelqu’un de « gros salopard » sans être inquiété.

Une plainte déposée trop tard…

Dans une lettre ouverte au président Macron, publiée le 7 juin 2020, Brigitte Bardot avait traité Willy Schraen de « gros salopard ». Cette lettre largement diffusée sur les réseaux sociaux de la fondation de l’actrice avait déclenché la colère et l’indignation des chasseurs. L’injure publique est passible d’une amende de 12 000 euros. Mais en matière d’injure publique, le délai de prescription de l’action publique est de trois mois. Hélas, la FNC a porté plainte trois mois et UN jour après la première publication. Le tribunal a donc jugé que cette plainte est arrivée hors délai. Ce qui est discutable car la lettre est toujours partagée sur les réseaux sociaux et n’est pas retirée du compte Twitter de l’actrice.

Les insultes et provocations de Brigitte Bardot

Ce n’est pas la première fois que l’ancienne actrice a maille à partir avec la justice. Ses dérapages sont nombreux. Ils ne visent pas toujours les chasseurs mais nous sommes sa cible favorite. Sa dernière campagne d’affichage (chasseurs, sauvez des vies, restez chez vous) est encore dans nos mémoires.

En mai 2021, elle avait été condamnée par le même tribunal à 5000 euros d’amendes et 1000 euros de dommages pour avoir traités les chasseurs de « sous-hommes […] aux trognes d’ivrognes » et de « terroristes du monde animal ». Sur le site de la fondation on peut encore trouver des lettres ouvertes et des déclarations à propos de l’affaire Pilarski. On peut y lire que l’actrice pense encore que c’est la meute de vènerie qui est coupable et que le molosse Curtis est innocent.

—> lire aussi : Curtis, le coupable idéal. (site de la fondation Brigitte Bardot)

Au-delà des chasseurs, le véritable problème de cette personne est qu’elle n’aime pas le genre humain. Elle le dit fréquemment comme dans une interview datant de 2020 :

“Il y a trop d’humains c’est certain. J’ai un réel mépris pour une grande partie de cette humanité déshumanisée”

Brigitte Bardot

La rédaction vous conseille :

—> La campagne anti-chasse de la fondation Brigitte Bardot.

—> Bardot interpelle Emmanuel Macron et insulte Willy Schraen.

Le fuligule milouin. Un beau canard au statut préoccupant.

Il a fait la réputation de la Dombes mais aussi de la Brenne et de la Sologne. Canard plongeur et migrateur, le fuligule milouin contribue chaque année à une grande part des prélèvements de gibier d’eau en France. Appelé localement « Rougeot », il porte selon les terroirs un surnom différent. Zoom sur cet anatidé aux couleurs atypiques et au vol caractéristique.

Le fuligule milouin ou Aythya ferina, un canard passionnant

Plus petit que le colvert, le rougeot est un canard trapu et rustique. En plumage nuptial, les mâles présentent une tête brun-roux, un bec noir avec un trait distal gris clair. L’œil est quant à lui rouge, la poitrine noire, les flancs et le dos gris cendré clair, pouvant paraître presque blanchâtres en pleine lumière. L’arrière est noir. Ces contrastes permettent de reconnaître cet oiseau facilement. Comme chez beaucoup d’anatidés, la femelle est moins colorée. Elle a des flancs et un dos grisâtres, une poitrine, une calotte et un cou brunâtres plus foncés. Ainsi, chez cette espèce, il est facile de distinguer mâle et femelle. Son chant est lui aussi particulier, en effet les milouins émettent des grognements rauques typiques de l’espèce.

Habitat et alimentation

C’est un des canards plongeurs les plus communs en Europe. En France, 60 000 milouins hivernent mais il n’en reste plus que 5000 environ pour nicher au printemps. La Dombes, le Forez, la Brenne, la Sologne sont des secteurs favorables pour la nidification et les pauses migratoires. Le fuligule milouin fréquente les marais, les étangs et les cours d’eau calmes. Canard plongeur, il a besoin que les points d’eau lui apportent tout se dont il a besoin d’un point de vue alimentaire. Son aire de répartition se situe de l’Eurasie jusqu’au Lac Baïkal.

Le rougeot se nourrit principalement de graines, de racines, de feuilles, de bourgeons de plantes aquatiques, etc… En plongeant, il capture également des mollusques, des crustacés, des vers et des larves. Il préfère se nourrir en eau claire, entre 1 mètre et 3,50 mètres.

Comportement du fuligule milouin

Au printemps, les rougeots repartent vers le Nord ou vers l’Est en direction des zones de nidification. Chez nous, l’espèce se localise en Dombes, dans le Forez, la Brenne, la Sologne . La saison de reproduction dure d’avril à juin. Après l’accouplement, le mâle reste en compagnie de la femelle jusqu’à ce qu’elle ait pondu. Le nid est placé dans la végétation riveraine et accueille entre 5 et 12 oeufs dont l’incubation dure 27 jours en moyenne. Les canetons sont nidifuges et restent auprès de la femelle durant 8 semaines.

C’est un canard grégaire, il passe la plupart de l’année en groupe. De grandes troupes comptant jusqu’à 500 membres se forment souvent en hiver. Le milouin s’associe volontiers à d’autres canards, surtout les fuligules morillons ou milouinans. Il n’aime guère voler et préfère plonger pour fuir le danger. Celà n’est pas surprenant car il doit, pour s’envoler, prendre son élan en courant à la surface de l’eau tout en battant énergiquement des ailes. Cependant, une fois en l’air, le milouin progresse d’un vol rapide et direct, en adoptant souvent une formation en ‘V’.

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Les trois voies de migration du fuligule milouin dans le Paléarctique occidental d’après Scott & Rose (1996), et la localisation des sites de baguage (rouge) et de reprises (bleu) des individus bagués entre 1960 et 2016 dans la voie de migration nord-ouest européenne (cercles proportionnels au nombre d’individus). – Faune sauvage n°322

Nidification et mesures de gestion

Aujourd’hui avec la modification des zones humides ainsi que l’augmentation des dérangements liés à l’activité humaine, le rougeot, a de plus en plus de problèmes pour sa reproduction. Son abondance entre novembre et février ne reflète pas la brutale réalité de la condition des oiseaux qui se reproduisent sur le territoire national. Afin d’améliorer les populations ainsi que ses conditions d’hivernage et de reproduction voici quelques propositions de gestion.

En période d’hivernage, il serait nécessaire de maintenir des zones humides assurant de bonnes conditions à la fois d’alimentation et de repos. La conservation/restauration des habitats de nidification qui passe aussi par une maîtrise de la qualité de l’eau, doit en plus s’accompagner de mesures en faveur de la végétation riveraine et éventuellement par la conservation ou la création d’îlots. En effet, l’agriculture et la mise en « assec » des étangs ne jouent pas en faveur de l’espèce. La pisciculture intensive est aussi un frein à la conservation de l’espèce. Il est donc judicieux de trouver l’équilibre pour permettre à cette espèce de retrouver son état d’antan.

Il est important aussi de travailler avec les associations de chasse de gibier d’eau locales. En effet, fournir des ailes et faire de la lecture d’ailes permet à ces groupes scientifiques amateurs d’emmagasiner des connaissances pour mieux gérer et protéger l’espèce.

—> A lire aussi : Statut, distribution et fonctionnement démographique des populations de fuligule milouin (Faune sauvage n°322)

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