Après l’accident du Cantal, un maire prend un arrêté anti-chasse

Après l’accident mortel de la semaine dernière, les prises de position anti-chasse se succèdent. En Haute-Garonne, sur la commune de Lherm, le maire souhaite interdire la chasse. Il a décidé de prendre un arrêté municipal pour interdire l’activité sur plusieurs secteurs du territoire communal.

La pression des néo-ruraux

Le maire de Lherm en Haute-Garonne subit les conséquences de l’arrivée des néo-ruraux. Leur arrivée rend la cohabitation avec les chasseurs de plus en plus difficile. Il a décidé, sous la pression de ces nouveaux habitants, de prendre des mesures drastiques. Il explique que la cohabitation entre les chasseurs et les néoruraux arrivés dans les nouveaux lotissements de la commune est de plus en plus problématique. Et que des plaintes de ces néoruraux contre la chasse ont notamment été déposées à la mairie.

Frédéric Pasian a décidé d’entrer en guerre avec les chasseurs de sa commune. Décrivant l’accident du Cantal comme l’accident de trop il fait part de son souhait profond d’interdire la chasse. « Depuis quelque temps j’y réfléchissais. Mais le dramatique accident de chasse dans le Cantal où une jeune randonneuse aveyronnaise a été la victime le 19 février a été comme un électrochoc« . Les chasseurs ne sont donc plus les bienvenus sur la commune. L’arrêté est donc affiché sur les portes de la mairie.

La légalité de cet arrêté remis en cause

Le maire assure avoir pris cet arrêté en accord avec son équipe municipale. Mais la légalité de ce document est remise en cause. Il sera donc soumis à la sous-préfecture ou au préfet avant d’être validé définitivement. L’arrêté peut même aller jusqu’au Conseil d’État s’il le faut, comme celui pris par la commune de Pont-Sainte-Maxence, contre la chasse à courre à moins de 300 mètres des habitations. Nous rappelons à ce maire que ses pouvoirs en matière de chasse sont limités et soumis à la validation de la préfecture.

Lire aussi :

—> Les pouvoirs du maire dans l’encadrement de la chasse

—> Le maire et la chasse sur sa commune : quelques aspects juridiques

Rappelons aussi que les maires reviennent parfois sur leur décision. En décembre, le maire de Laillé, en Bretagne avait finalement annulé son arrêté suite à la prolifération des sangliers et aux nombreux dégâts engendrés.

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Néo-ruraux. Et s’ils cherchaient à s’adapter ?

Le problème ne vient peut-être pas des chasseurs mais des néo-ruraux… Ces citadins qui viennent à la campagne mais qui détestent tout de la campagne: odeurs, clochers, chasseurs, éleveurs, coqs, ferme …

Merci à Alex pour ce billet d'humeur

Des nouveaux habitants qui ne cherchent pas à s’adapter

Les villes devenant trop chères, le citadin vient à la campagne par dépit et non par envie…Et oui, 600 000 euros un 80m2 dans une grande ville, pousse les gens vers les campagnes …
De plus, monsieur le maire à des fins politiques et électoralistes fera plaisir aux néo-ruraux qu’il accueille pour voir sa commune grandir avec des petits lotissements pour citadins. Le néorural ne cherchera pas s’intégrer aux us et coutumes, non ! Il voudra que l’on se plie à ses dogmes, à ses envies… « Monsieur le maire, l’église sonne la nuit ».  » Les canards du voisin me gênent ». « Monsieur le maire, le coq m’empêche de dormir » etc etc… Les exemples ne manquent malheureusement pas…

Et sous prétexte d’avoir acheté un sac à dos Quechua et avoir fait des courses à BioCop sur une zone commerciale fraichement construite en lieu et place d’une magnifique forêt, il se prendra pour un proche de la nature…Mais ne lui demandez surtout pas de reconnaitre un chevreuil d’une biche ou la date du brame ou encore la date de la mue des cerfs…Ses connaissances sont très limitées et se résument à « Faut pas tuer les animaux, c’est pas bien. » Sans même comprendre l’impact que pourrait avoir une non-régulation des sangliers ou cervidés sur les cultures, sur la gestion forestière, sur la sécurité routière…Non le néorural, pense que la campagne doit être comme ces parcs naturels construits de toutes pièces : les Centers Parcs. La nature sous cloche pour citadins bobos où tout est beau…

Et non, la nature n’est pas à tout le monde

Le problème vient peut être bien de là et non du chasseur qui a toujours chassé sur ses terres depuis sa plus tendre enfance avec ses parents, connaissant chaque recoin comme sa poche, connaissant la nature. Un homme peut être un peu bourru parfois face à un inconnu mais avec qui on engage facilement la conversation avec un « Bonjour, la chasse se passe bien ? vous chassez quoi ? on peut passer ? » Dialogue qui sera plus compliqué en commençant par un « salaud de chasseur, vous tuez des animaux. La nature est à tout le monde… »
Car pour les néo-ruraux mal informés, la nature appartient à tout le monde. Oui… Mais non.. En fait, un champ, une prairie, un bois appartiennent à des propriétaires qu’ils soient agriculteurs, éleveurs, exploitants forestiers, qui sont parfois chasseurs, ou qui louent leur terre aux chasseurs pour effectuer la régulation…Souviens-toi, amis néo-rural quand tu étais locataire, personne ne rentrait chez toi…

Et bien le bois, le champ, la prairie que le chasseur loue sont à lui par le contrat de location et par conséquent tu n’as pas à rentrer sur ces terres comme nous n’avons à rentrer dans l’appartement que tu loues…
Amis néoruraux, habiter la campagne ne fait pas de vous des ruraux, des connaisseurs de la nature. S’il existe un permis de chasser, peut être faudrait-il créer un permis de séjourner à la campagne afin de valider vos capacités d’intégration, de respect, de tolérance envers ses villages qui vous accueillent de vos exodes urbains.

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« On va réguler les chasseurs » tagué sur la FDC 44

Le drame qui s’est déroulé dans le Cantal a relancé la haine des antis-chasse envers les chasseurs. En effet, lundi, en se rendant à leur bureau, les salariés de la FDC 44 ont fait une triste découverte. Des menaces de mort taguées à la bombe de peinture ornent les murs. Des actes qui révèle encore une fois le caractère « bienveillant et pacifique » de nos opposants..

Menaces de mort et symbole anarchiste tagués sur les murs de la FDC 44

Les images sont tristes. Lundi, en arrivant à la FDC 44, les salariés ont eu la mauvaise nouvelle de découvrir leurs locaux vandalisés. En effet, des inscriptions pour le moins explicites ornent les murs. Le premier tag, « On va réguler les chasseurs », accompagné du A majuscule symbole anarchiste, est clairement une menace de mort.

Image issue de la FDC44

Le deuxième tag « Assassin » s’accompagne lui aussi du symbole A majuscule entouré d’un cercle, symbole des anarchistes.

Image issue de la FDC44

Rappelons que Nantes est depuis quelques années envahie par des groupuscules gauchistes arrivés là pour protester contre le projet d’agrandissement de l’aéroport de notre Dame des Landes. Le projet a été abandonné mais ces contestataires semblent apprécier le climat et se sont installés ici dans la durée. Cela se ressent dans la vie quotidienne des nantais comme le prouve ces actes de vandalisme.

Le symbole anarchiste tagué sur les murs de la FDC est une signature claire. Ce courant de pensée a eu son heure de gloire au début du XXème siècle et s’est souvent illustré par la violence. Comme souvent, une petite minorité tente de faire régner la peur par des actes anti-démocratique. La chasse française ne se laissera pas faire et répondra légalement à toutes les attaques par les urnes. Que certains candidats à la présidentielle se le mettent bien en mémoire…

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Chasse des mineurs, jours sans chasse, Pompili y réfléchit

Le tragique accident de chasse du Cantal a réveillé les ardeurs des anti-chasse habituels dont Barbara Pompili. Selon elle, il faut réfléchir au jour sans chasse et à la chasse des mineurs.

L’âge du permis pose problème à certains

Les habituels populistes et démagogues anti-chasse ont repris du service à la suite de l’accident du week-end dernier. Leur angle d’attaque est toujours le même, la chasse est dangereuse, il faut au minimum l’interdire les week-ends et les mercredis… Mais cette fois-ci, ils rajoutent un élément lié à l’âge de la chasseresse. En effet, celle-ci a 17 ans. Les critiques fusent : « comment peut-on confier une arme à un mineur, quelle responsabilité pour quelqu’un d’aussi jeune »… Tous les journaux titrent d’ailleurs : « l’adolescente auteur du tir » et pas simplement « l’auteur du tir ». L’angle d’attaque est clair, c’est la chasse des mineurs. Barbara Pompili déclare d’ailleurs « Il faut qu’on pense au poids qu’on fait peser sur des mineurs « .

Mais alors comment expliquer que ce sont les mêmes qui veulent abaisser l’âge du droit de vote à 16 ans ? Il faudrait être cohérent. Si on est jugé assez mûr pour participer à la vie politique de son pays, on l’est assez pour chasser.

Oui, cette chasseresse a 17 ans. Elle est en droit de chasser. En France, c’est possible dès l’âge de 16 ans, voire même 15 si on pratique la chasse accompagnée. Il faut, au préalable avoir réussi l’examen du permis de chasser. Celui-ci comporte deux épreuves, une théorique et une pratique. Il faut aussi fournir un certificat médical attestant que vous êtes en état physique et psychique de pratiquer cette activité. Il ne faut pas non plus avoir été condamné à une peine de prison de plus de 6 mois pour rébellion ou violence envers un agent de l’autorité publique.

Les épreuves du permis sont contrôlées par des agents de l’OFB qui voient passer environ 34 000 candidats chaque année. Rappelons que le taux de réussite au permis de chasser est de 70%. Soit inférieur au taux de réussite au baccalauréat mais supérieur au permis de conduire.

Lire aussi : L’examen du permis de chasser (Site de la FNC)

Le fameux jour sans chasse

Après la chasse des mineurs, Barbara Pompili dit « réfléchir au jour sans chasse » mais cette fois-ci « territoire par territoire » et plus au niveau national. Ses conseillers ont dû lui faire remarquer que cela est déjà le cas en France. On ne chasse pas le dimanche en forêt domaniale et tous les départements ou presque ont 1 ou 2 jours sans chasse par semaine.

« … je crois que c’est le moment pour tout le monde de se mettre autour de la table pour réfléchir à des jours sans chasse, mais qui doivent se faire territoire par territoire. On n’a pas les mêmes contraintes et les mêmes situations d’un territoire à l’autre donc il faut réunir les fédérations de chasseurs avec toutes les associations qui représentent les autres usagers de la nature pour regarder ce qu’il faut faire en termes de jours sans chasse, ce serait la meilleure solution »

Barbara Pompili

Il s’agit presque d’un revirement pour cette militante anti-chasse acharnée. Faut-il y voir les « conseils amicaux » de la présidence de la République en période de campagne présidentielle ? Le futur candidat Macron a-t-il peur que le duo de choc Pompili – Abba soit un handicap pour séduire l’électorat des chasseurs ?

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Il filme un sanglier blanc dans les Pyrénées-Orientales

Le sanglier porte le surnom de « bête noire ». Cependant, ce week-end, un homme a pu prouver le contraire. Alors qu’il était en voiture avec sa famille, Gilbert a pu filmer un sanglier hors du commun, blanc. Albinisme ? Leucisme ? A vous de choisir. Cet animal, complétement blanc a pu être immortalisé au travers d’une vidéo.

Une rencontre insolite

Dans la région les sangliers ne manquent pas. Les rencontrer n’est pas rare, cependant, ce week-end, un sanglier exceptionnel a été filmé. En effet, Gilbert et sa famille ont eu la chance de croiser un suidé complétement blanc. Une rencontre extraordinaire qui a pu être immortalisée. Il raconte, « samedi vers 14 h 45, en revenant de la maison de retraite avec ma fille nous avons aperçu ce sanglier sur la route de la Vallée heureuse près du moulin Cassanyes. Il grattait tranquillement une plate-bande d’arbustes près du chemin piétonnier« .

Ce sanglier n’a rien de commun, l’homme saisit son téléphone et le filme. « En général les sangliers adultes sont de couleur grise, mais il arrive très rarement qu’un d’entre eux soit blanc » poursuit-il.

Pour accéder à la vidéo, cliquez sur : Un sanglier blanc filmé

Albinisme ? Leucisme ?

Ce sanglier blanc intrigue. En effet, sa couleur blanche peut être lié à l’albinisme ou au leucisme. Ces anomalies de coloration sont quasiment toujours d’origine héréditaire et donc, génétique. Elles sont globalement au nombre de trois en fonction de la pigmentation. C’est ainsi que l’on distingue :

  • L’albinisme ou le leucisme en cas d’absence ou de défaut de pigments (animal blanc). Ce gène étant récessif, l’albinisme total ne se transmettra que si les deux parents sont albinos.
  • Le mélanisme en cas de surcharge pigmentaire (animal noir)
  • La coloration isabelle en cas d’atténuation des couleurs (animal de couleur « café au lait clair »)

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Les chasseurs aveyronnais redonnent vie à une lavogne

Savez-vous ce qu’est une lavogne ? C’est une mare occupant le fond argileux d’une doline dans les Causses. Les chasseurs de l’Aveyron viennent d’en restaurer une. Encore une contribution des chasseurs pour l’environnement.

Les chasseurs donne vie à une lavogne

A Sébazac-Concourès, les chasseurs ont pu donner vie à une lavogne. Pour ceux qui ne connaissent pas ce terme, une lavogne ou lavagne, désigne une petite dépression aménagée par l’homme sur les causses (plateaux calcaires) pour collecter l’eau de pluie et abreuver le bétail et la faune sauvage. C’est donc un point d’eau qui a vu le jour sur le causse Comtal. C’est un projet réalisé en collaboration avec la région Occitanie, le conseil départemental de l’Aveyron, l’Office Français de la Biodiversité et la Fédération nationale des chasseurs. Le rôle de ce point d’eau sera important dans les années à venir. Nous connaissons tous l’importance des zones humides pour la préservation de la biodiversité.

L’aménagement de cet espace n’est pas terminé. Il reste encore quelques détails à peaufiner, comme l’affût, pour observer la faune sauvage. Dans peu de temps, des panneaux pédagogiques permettront d’informer le public. La végétalisation des bordures permettra d’abriter faune et micro-faune qui enrichiront le causse. Un joli projet qui offrira une vraie plus-value à l’environnement.

L’éco-contribution au service de la nature

C’est un projet qui a pu être mis en oeuvre grâce à l’éco-contribution. A l’initiative de la fédération nationale des chasseurs, la loi chasse du 24 juillet 2019 a créé un fonds biodiversité dans le cadre du nouvel office français de la biodiversité. Ainsi, par le biais de leur validation annuelle, les chasseurs contribuent à ce fond, destiné à financer des projets en faveur de la biodiversité. Plus précisément, chaque chasseur contribue à hauteur de 5 euros lors de la validation de son permis de chasser à financer des actions concrètes pour l’environnement. L’éco-contibution permet donc de restaurer les milieux naturels, contribuer à la plantation de haies, à l’entretien des habitats etc… Chaque année, c’est près de 15 millions d’euros qui sont consacrés à la biodiversité par les chasseurs de France.

Lire aussi : Limiter la mortalité de la faune sauvage grâce à l’éco-contribution

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Le setter anglais, finesse et élégance

Véritable machine à chasser, fin de nez et affûté, le setter anglais est l’un des chiens d’arrêt les plus représentés à la chasse. Sportif de haut niveau, il se distingue par son port élégant et sa robe mouchetée. Sa quête plutôt longue, vous permettra de chasser en plaine comme en montagne, de la la caille de blé jusqu’à la bécasse des bois, qu’il affectionne tout particulièrement. Parfait pour les amateurs de petit gibier, le setter anglais saura vous émerveiller avec ses magnifiques arrêts.

Plus ancien chien d’arrêt britannique

Le setter anglais fait partie des chiens de chasse les plus anciens. En effet, son histoire remonte au XIVème siècle. On estime que ses ancêtres sont le pointer espagnol ainsi que différentes races de chiens du type spaniel. C’est pourquoi, la race fut d’abord nommée « Setter spaniel ». Le setter anglais a été fixé au début du XIXe siècle par Sir Edward Laverack. Il a créé une race spéciale de chien de chasse avec ce chien d’arrêt aux caractéristiques qu’on lui connait.

Ce chien d’arrêt britannique est un chien véritablement élégant. Sa tête est longue, sèche et légère. Le stop est accentué mais pas abrupt. Les oreilles sont attachées bas et pas trop écartées des joues. Fin, élancé et musclé, sa poitrine est profonde. D’après le standard de la race, la robe peut être blanche, noire, orange, citron ou marron. Il existe également des setters anglais mouchetés ou tricolores. La couleur de base reste toujours le blanc.

  • Taille : 53 cm à 65 cm
  • Poids : 25 kg à 30 kg
  • Poil : long
  • Couleur : mouchetée marron et blanc, noir et blanc, orange et blanc

Chien de chasse aux arrêts incroyables

Chien robuste, le setter anglais peut travailler sur tous les types de terrains. Souvent associé aux milieux ouverts, il excelle aussi dans les milieux fermés afin de dénicher une éventuelle bécasse. Aussi rapide que le pointer le setter anglais n’a rien à lui envier. Ce chien endurant et intelligent, possède un odorat très développé lui permettant de mener une longue quête de manière énergique. Spécialiste des espèces naturelles, il est le chien préféré des bécassiers à qui il offre, des spectacles admirables. De plus, le rapport peut aussi lui être initié, tâche dans laquelle il excellera également.

Dressage et caractère du setter anglais

S’il est principalement apprécié par les chasseur, le setter anglais peut aussi être un compagnon docile et affectueux. Chien de caractère, il peut se montrer obstiné ; lors du dressage il faudra donc se montrer ferme. L’éducation du setter requiert un haut degré de cohérence, ainsi que de l’empathie, car ce chien est têtu mais sensible. Il fera preuve d’une grande affection envers son maître et lui sera dévoué notamment durant les journées de chasse. Enfin, avec cette race il faudra se montrer actif et multiplier les sorties lui offrant la possibilité de se dépenser. Pour plus d’informations concernant la race, rendez-vous sur le site du club du setter anglais.

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Pour l’OFB, »le loup a une mauvaise image à tort », les éleveurs ne sont pas d’accord

Dans la Drôme, déjà 51 animaux attaqués en ce début d’année contre 6 à la même époque l’année dernière. Pour le directeur régional de l’OFB, « le loup a une mauvaise image à tort »... Les éleveurs drômois ne sont pas d’accord. Le loup est-il plus protégé que les éleveurs ?

De plus en plus d’attaques

A Clérieux, 7 moutons tués, à Réauville, 11 bêtes tuées et 3 disparues, à Montclar-sur-Gervanne, c’est une jument (celle du maire) qui a été la cible des loups, à Aouste-sur-Sye un éleveur a constaté la mort de 15 moutons… La liste des attaques est impressionnante. Le nombre d’animaux tués aussi. Frédéric Gontard, le président de la fédération ovine du département est en colère. Il souligne les chiffres : 51 attaques mortelles contre 6 l’année dernière à la même époque. Les éleveurs sont désemparés et en colère. La préfecture avait laissé entendre que des tirs létaux seraient autorisés ; pour le moment aucun n’a eu lieu. Encore plus inquiétant, les attaques ont maintenant lieu à proximité immédiate des habitations. Le loup n’a pas peur de l’homme et s’enhardit de plus en plus.

Ce constat est le même en haute-Savoie où les alpagistes sont inquiets. Pour eux, la direction départementale des territoires « s’intéresse plus au suivi des meutes qu’aux problèmes causés aux professionnels du secteur. » dans ce département, le nombre de signalements d’attaques est en hausse de 40%, le nombre de victimes de 20%.

« Le loup a une mauvaise image à tort. »

En Europe, le loup est protégé par la Convention de Berne, transcrite dans le droit français en 1989. Pourquoi protéger une espèce qui n’est pas en danger ? Ses effectifs au niveau mondial sont stables et même en légère augmentation. (statut UICN : « préoccupation mineure »). Ce statut implique pour les Etats, donc pour la France, de veiller à la conservation de l’espèce et de ses habitats. Il semble que cette mission soit bien menée par les autorités françaises. L’OFB, outil gouvernemental de la politique de ré-ensauvagement est de plus en plus sur la défensive à ce sujet. Son directeur de la communication a essayé, il ya peu, de disculper l’office dans un exercice assez peu convaincant. Rappelez-vous « l’OFB ne compte pas les loups, il les suit… » Plus récemment, Éric Hansen, le dicecteur de l’OFB en région PACA a déclaré dans une interview que :

« Le loup a une mauvaise image à tort. »

Éric Hansen, directeur OFB Provence-Alpes-Côte d’azur

Le loup plus important que l’élevage ?

Les éleveurs ne sont pas d’accord du tout avec cette vision idyllique du loup. Ce prédateur met en danger toute une filière économique importante. Or l’État semble ne rien vouloir faire pour protéger les éleveurs. Quant au loup, protégé par la convention de Berne, il prospère sur notre territoire et fait des ravages. Quel est le but de cette politique ? Des journalistes ont mis en lumière il y a quelques jours les liens étroits entre certains journalistes et L214. Cette association aurait-elle aussi fait de l’entrisme au sein de l’OFB ? Quoi de mieux pour tuer l’élevage français que de protéger les grands prédateurs ?

Lire aussi : MÉDIAS ET L214 : LA DÉONTOLOGIE À L’ABATTOIR ?

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[Vidéo] Ce cerf saute pour se débarrasser de ses bois

Ce cerf n’est pas atteint d’une crise de folie. Il essaie de se débarrasser des ses bois en sautant. C’est l’époque de la mue pour ce cerf mulet (Mule deer, espèce de cerf vivant aux États-Unis et au Canada).

La mue, ce phénomène étonnant. [ ]

La chute et la formation des bois sont en relation avec la sécrétion de la testostérone (hormone sexuelle). Les cerfs âgés perdent leurs bois en premier, dès le mois de février. Les daguets sont les derniers et la chute peut avoir lieu pour eux jusqu’au mois de mai. Le cerf qui vient de perdre ses bois est appelé cerf mulet. A ne pas confondre avec le mule deer américain (Odocoileus hemionus) de cette vidéo qui est, lui, une espèce de cervidé d’Amérique du Nord.

Les nouveaux bois (les refaits) sont d’abord spongieux et se minéralisent progressivement. Le velours qui recouvre les refaits est un tissu de protection. La repousse complète dure de 120 à, 140 jours. La chute des velours se fait dans le même ordre que la chute des bois. Début juillet pour les grands cerfs et jusqu’à septembre pour les daguets.

Merci à Jeff Enns pour cette vidéo ! Sa chaîne You Tube est à voir ici : Jeff Enns

« Le cycle mystérieux de la chute et du refait saisonnier de ses bois l’assimile à l’arbre de vie. La sève qui nourrit sa ramure surgit des mêmes sources que la semence inépuisable dont il inonde le ventre des biches à la saison du brame. Dans le refait de ses bois, dans l’ivresse du rut et dans le combat contre ses rivaux, il est la fécondité incarnée, l’image vivante de la perpétuelle régénération de la nature. Depuis les temps les plus reculés, sa majesté, sa ramure et sa fertilité ont acquis un pouvoir sans égal sur l’imagination des hommes. » Dominique Venner (Dictionnaire amoureux de la chasse. Éditions Plon)

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—> (Vidéo) Dans l’intimité d’un grand cerf

—> (Vidéo) Un cerf charge un chasseur

Les chasseurs landais animent la visite de Barbara Pompili

La ministre-militante était en visite à Capbreton ce 18 février. Une délégation de chasseurs landais l’attendait de pied ferme pour manifester leur mécontentement.

Les landais «  blessés dans leur âme »

Barbara Pompili était en visite dans le département des Landes ce 18 février. Il n’en fallait pas plus pour que les chasseurs landais, dont on connait l’attachement aux traditions, décident d’animer la liste ministérielle. C’est ce qu’ils ont fait en déployant des banderoles sur le parcours de la ministre. Un conseiller du ministère a reçu une délégation dirigée par Régis Hargues, le directeur de la fédération et par le vice-président Sébastien Menault.

Que va dire ce conseiller à ces chasseurs ? Il écoutera probablement poliment et prendra des notes qui seront ensuite classées dans un dossier destiné aux archives. Il ne faut plus rien attendre de cette ministre et de sa secrétaire d’État. Nous l’avons compris depuis longtemps. Leur départ sera un soulagement pour les chasseurs et le monde rural. Les manifestations du 18 septembre 2021 n’ont pas permis de faire bouger les lignes et d’infléchir la politique de ce ministère.

La chasse à l’alouette supprimée par le dogmatisme de l’écologie politique

« La ministre doit comprendre qu’elle arrive chez des gens qui ont été blessés dans leurs âmes. Les Landais n’ont pas pu chasser l’alouette cette année. Cette chasse fait partie de notre identité culturelle. » La directive oiseau de l’Union européenne prévoit théoriquement des exceptions. Notre ministre de la transition écologique n’a pas voulu les transcrire dans le droit français. Elle a décidé de n’apporter aucun argument pour soutenir ce mode de chasse auprès des instances européenne et du Conseil d’état. Ces arguments existent, la FNC et les FDC les ont fournis mais le dogme l’a emporté sur la science et le respect de la ruralité.

Au-delà d’un mode de chasse, il s’agit d’un patrimoine culturel régional qui est ainsi menacé par l’écologie politique et son dogmatisme. Il faudra s’en souvenir. Les élections approchent. Il faut maintenant que les chasseurs se mobilisent intelligemment pour défendre notre passion et le mode de vie qui y est attaché.

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