Skip to content

Élections régionales : petit guide à l’attention des chasseurs.

Pour défendre notre mode de vie nous devons aller voter. Notre passion est attaquée de toutes parts par des groupuscules, des associations, une fondation mais aussi par des partis politiques. Le chasseur ne peut plus dire, “la chasse ne se mêle pas de politique”. Aujourd’hui la politique s’intéresse à la chasse et la chasse devient un enjeu voire un sujet politique. Ce petit guide n’a pas la prétention de vous dire pour qui voter mais cherche juste à mettre en lumière les listes qui sont opposées à la chasse.

LMR le seul parti clairement favorable à la chasse.

Le Mouvement de la Ruralité (ex CPNT) est le seul parti qui défende ouvertement et clairement la chasse. Il ne présente une liste indépendante que dans la région Nouvelle-Aquitaine (avec Eddie Puyjalon et Jean Lassalle) mais a des représentants sur diverses listes dans d’autres régions.

Les partis ouvertement opposés à la chasse.

Europe Écologie Les Verts (EELV) : bien entendu, nous trouvons ce parti en tête de liste de cette catégorie. Ses positions à propos de la chasse sont claires, nettes et précises ; ce sont des ennemis déclarés de notre passion. Il faut les empêcher de prendre des régions. Attention, dans quelques régions ils se sont alliés à d’autres partis et avancent masqués.

La France Insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon peut aussi être classée dans cette liste. Les déclarations et actions du leader de LFI sont suffisamment claires : signature du RIP de Hugo Clément, proposition de loi pour interdire la chasse à courre, signature d’une tribune de AVA (Abolissons la vénerie aujourd’hui), signature des amendements CD136 et CD262 visant à ce que la future “éco-contribution” des chasseurs soit versée à des organisations de protection de l’environnement. Jean-Luc Mélenchon est favorable à l’extension aux animaux sauvages (y compris non captifs) de la notion de sévices graves ou actes de cruauté envers les animaux (ce qui signe la fin de la chasse car elle sera considérée comme un acte de cruauté), il souhaite aussi “instaurer une journée sans chasse pour permettre à chacun de profiter de la nature en toute sécurité et supprimer la chasse de nuit.” Il déclare aussi : “Le déterrage des animaux sera empêché, tout comme l’égrainage (sic) et le lâcher d’animaux. Il est aussi favorable à la réintroduction des grands prédateurs : “Le retour des prédateurs sera encouragé, car leur rôle dans l’équilibre des écosystèmes est central.” Bref, Mélenchon et LFI sont aussi des adversaires déclarés.

Les partis d’extrême-gauche : Lutte ouvrière (LO) ne se distingue pas vraiment par son intérêt pour la chasse. Par contre le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) de Philippe Poutou signe à peu près toutes les tribunes opposées à la chasse. On peut donc le classer dans les opposants déclarés.

Attention aux alliés des verts : les amis de nos ennemis sont nos ennemis.

PS et PC : il est loin le temps ces partis déclaraient leur amour de la chasse populaire et où l’on pouvait croiser le dimanche leurs députés ou sénateurs un fusil à la main dans la chasse communale avec leurs électeurs. La gauche traditionnelle est en perte de vitesse et cherche à survivre en s’alliant parfois avec nos pires ennemis. C’est le cas dans les Hauts de France où la liste de gauche est emmenée par Karima Delli, députée européenne EELV, qui s’est distinguée en déposant une gerbe au “cerf inconnu” pour protester contre la vénerie. En Normandie, deux alliances ont été actées – PS – EELV et LFI – PCF -, tandis que dans le Grand Est, la gauche est écartelée, entre une liste EELV-PCF-PS d’un côté et une liste avec l’ancienne ministre PS Aurélie Filippetti et deux élues PS et LFI, de l’autre.

Les partis qui n’affichent pas de position publique à propos de la chasse.

LR : il faut mettre LR dans cette catégorie et mettre en lumière deux régions emblématiques : Auvergne-Rhône-Alpes dirigée par Laurent Wauquiez et les Hauts de France de Xavier Bertrand (ex LR). Ces deux présidents ont mis en oeuvre une politique favorable aux chasseurs pendant leurs présidences. Ils méritent notre soutien. En Occitanie, la liste d’Aurélien Pradié se prononce clairement en faveur de la chasse… Il faut noter que le président des LR, Christian Jacob, est chasseur ainsi que le président (LR) du Sénat, Gérard Larcher. Mais c’est aussi le parti du député Éric Diard qui vient de se faire condamner pour insultes à l’encontre du président de la FNC et qui ne rate pas une occasion de critiquer la chasse et les chasseurs.

Le RN est clairement divisé à ce sujet et les déclarations de sa présidente sont pour le moins équivoques. Il est évident que quelques cadres dirigeants sont opposés à certaines formes de chasse et relaient la communication de groupuscules anti-chasse. A l’inverse on y trouve d’ardents défenseurs de la chasse comme Paul-Henry Hansen-Catta, ancien patron de fédération de chasse et membre du bureau national du RN. 

LREM : c’est dans ce parti que l’on trouve le plus de parlementaires ayant signé le RIP, c’est aussi au sein de ce parti que l’on trouve Loïc Dombreval, le député opposé à notre passion qui joue le rôle de chef de file des anti-chasse à l’Assemblée Nationale. C’est aussi le président Macron qui a installé Barbara Pompili au ministère de l’écologie, notre ministère de tutelle. Mais la ligne du parti n’est pas ouvertement anti-chasse et le président Macron ne s’est jamais exprimé contre notre passion ; au contraire, il avait déclaré dans une interview qu’il “reconnaît toute leur place aux chasseurs, y compris dans la préservation de la biodiversité.”

Les listes dans les régions

ANNONCES

Les dernières actualités

S’abonner
Notifier de
29 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments
HATIER
HATIER
3 mois il y a

Rural de fait et de tradition, pêcheur et chasseur dans l’âme depuis ma tendre enfance, (65 ans et 49 permis, principalement en petites ACCA), je vais peut-être m’attirer les foudres de certains d’entre vous, en écrivant que, personnellement, je pense que nous coupons parfois les verges pour nous faire fouetter, avec certaines formes de chasse qui, à mon sens, ne correspondent plus à ce qui nous est le plus cher : la défense de la nature et de ses hôtes.
Il faut prendre en compte, à la fois, le plaisir et l’intérêt de la chasse mais, également, son côté parfois sombre, telle la souffrance à l’animal, que l’on pourrait parfois éviter, ainsi que la notion de nuisible, qui demande à évoluer.
Ainsi, le renard est plus utile que nuisible, dans sa destruction des campagnols, qui reste l’essentiel de sa nourriture et qui permet de ne plus recourir à ce poison non sélectif qu’est la bromadiolone. Sa destruction systématique n’est pas forcément une bonne idée…;
En revanche, les petits mammifères et nombre d’espèces d’oiseaux souffrent énormément de la prolifération anarchique des rapaces et des becs droits !…
La chasse à la glu, qui n’est pas non plus sélective et qui inflige des souffrances à ces oiseaux pris dans un piège dont ils vont s’épuiser à sortir durant de longues heures, n’est peut-être pas, elle aussi, un bon exemple pour redorer notre image…., ;
De même, je ne suis pas certain que la chasse à la tourterelle des bois au printemps, dans le Médoc, ne soit pas un non-sens…
Aussi, la meilleur manière de ne pas prêter le flanc aux critiques consisterait-elle à se montrer, avant tout, exemplaires, ce qui n’est pas toujours le cas !