Plusieurs milliers d’euros de pertes pour l’escargotière de Warnant

escargots

Cela fait maintenant quelques mois que les suidés belges se sont implantés au abords du village de Warnant. Installés non loin d’un point d’eau, ceux-ci se déplacent à travers toute la régions en quête de nourriture.

Warnant : lieu de villégiature pour les sangliers

A l’origine de nombreux dégâts dans les champs, les prairies et même dans les potagers d’humbles jardiniers, c’est à l’escargotière de Warnant que les sangliers s’intéressent ces derniers jours. Ce sont aujourd’hui des centaines de gastéropodes qui ont été habilement dévorés par les mammifères. Ils semblent devenir des experts dans cette dégustation, en détruisant la coquille pour avaler l’animal, sans avaler cette dernière.

Ces sangliers peu farouches, deviennent insensibles aux aménagements mis en place pour les repousser. Certains riverains en ont même aperçu sur des parkings ou des zones privées. Seuls des cris forts et de grands gestes ont permis d’éloigner temporairement ces mastodontes.

Aujourd’hui, l’héliciculteur estime avoir perdu près de 20% de sa serre, complètement dévorée par les sangliers. En cumulé, se sont plus de 10.000 animaux qui auront été avalés. Des sacs éventrés, des réserves de nourriture ravagées … les pertes se chiffrent déjà à près de 2000€ pour cet exploitant, et ce constat pourrait encore évolué.

Le propriétaire souhaite se débarrasser de ces animaux devenus nuisibles pour son escargotière. Les infrastructures électriques mises en place n’ont plus assez d’effet pour les tenir à distance. Malins et rusés, les sangliers ont compris en deux semaines qu’il suffisait de contourner les clôtures pour manger les escargots. Malgré la création de fossés pour empêcher le passage des animaux, cela n’a pas empêché les sangliers de venir saccager les réserves présentes sur les lieux. Après toutes ces tentatives infructueuses pour les éloigner, le propriétaire envisage des mesures moins « conventionnelles » comme l’arc à flèches ou l’arbalète ou encore les ultrasons, apparemment très efficaces contre ces animaux.

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Un sanglier de 130kg prélevé par une jeune chasseresse

sanglier-130kg

C’est encore un beau récit d’une chasse à l’approche à l’affût que nous avons aujourd’hui. C’est après une saison sans tirs, que Chloé, dans sa première année de permis, a prélevé il y a quelques jour un magnifique sanglier de 130kg du haut de son mirador ! Elle nous raconte comment tout s’est passé.

La patience fini toujours par payer

« Je voulais partager ma première année de permis de chasser. Toute la saison de chasse, j’ai participé à plusieurs battues, petits et gros gibier, mais sans jamais rien voir, ni tirer ! Et hier soir fut une soirée mémorable.

Je décide d’aller à l’affût. 20h30 je suis en poste dans mon mirador. Les oiseaux chantent, j’entends des sangliers au loin, le temps passe et je patiente…

Il est 21h49, lorsque tout à coup, mes yeux regardent vers le bois en face de moi et là … un sanglier à 100 mètres de moi, en train de marcher tranquillement.

Pas d’hésitation, c’est le moment où jamais ! J’épaule, je vise, je prends le temps, et je tire !

Le sanglier tombe mais se relève sur les pattes avant. Il semble touché à l’arrière. Je recharge alors mon arme, je tire une seconde fois et il tombe. Je patiente un peu avant de descendre de mon mirador mais surtout … j’appelle mon mari qui lui est couché avec les deux enfants bien endormis !

Il me paraît gros et je me demande alors comment faire ?! J’ai besoin d’aide !


10 minutes plus tard, ils arrivent pour m’aider. Mon mari n’en crois pas ses yeux ! Nous arrivons ensemble devant cet énorme animal et la joie m’envahit. C’est moi ! Moi qui ai prélevé ce sanglier. Je suis si fière de moi. Nous ramenons donc cet énorme sanglier de 130kg ! Il est magnifique.

Je voulais vous faire part de mon histoire qui restera gravé pour toujours dans ma mémoire ! Bonne saison a toutes et tous. »

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Foyer de PPA à la frontière française

Les éleveurs de porcs et chasseurs de sangliers retiennent leur souffle. La peste porcine africaine (PPA) est confirmée en Allemagne à quelques kilomètres de la frontière française. Cette fièvre hémorragique animale, ne présente pas de danger pour l’homme cependant, est mortelle pour le porc ou le sanglier.

Un foyer de PPA découvert

Apparue en Europe de l’Est en 2014, cette maladie, situation, nous alerte. Vivrons-nous le même épisode que la Belgique ? Restons sur nos gardes. Ainsi, un foyer de PPA a été découvert il y a une semaine en Allemagne dans un élevage de porcs non loin de la frontière. « La filière est très inquiète. Si la peste porcine africaine est présente sur le territoire allemand depuis septembre 2020, elle a surtout été détectée jusqu’à présent dans l’est du pays, près de la frontière polonaise », explique Jeff Trebaol, éleveur dans le Finistère. Pour faire face à cette inquiétude grandissante, le ministère de l’Agriculture a annoncé le renforcement de la surveillance sanitaire sur la faune sauvage. De plus il appelle au strict respect des mesures de biosécurité par les professionnels.

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Un virus aux conséquences terribles

L’élevage allemand touché par la PPA comptait 35 porcs élevés en plein air. L’abattage des animaux, pour des raisons sanitaires fut la solution choisie. Le ministère explique « aucun cas n’a été identifié à ce stade au sein de la faune sauvage dans la zone alentour ». Après la Belgique, l’Allemagne et l’Italie, le virus se rapproche dangereusement de la France. Il semble utopiste de croire que nous passerons à travers. Cependant, gardons un œil sur la situation. Elle risque d’évoluer bien plus rapidement que prévue. À suivre.

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La bataille s’engage !

Rien de plus impressionnant que de voir des sangliers se battre entres eux . Encore une fois il faut être au bon endroit, bon moment ! Mais nous pensons qu’il ne faut surtout pas s’en approcher !

Les sangliers sauvages ne sont pas assez forts pour se disputer des femelles avant l’âge de 5 ans.

La solution miracle contre les dégâts de sanglier ?

Le sanglier ne cesse de commettre des dégâts sur les parcelles cultivées. Chaque année, ce sont 80 millions d’euros d’indemnisations que les chasseurs paient. Malgré les répulsives, les clôtures électriques, les tirs d’affût, le suidé continue de ravager les champs. En Normandie, un agriculteur a peut-être trouvé la solution miracle pour faire fuir les sangliers.

Les poils de chien, solution miracle contre le sanglier ?

Chaque année, les sangliers causent énormément de dégâts agricoles. Exaspéré par les suidés qui ravagent ses parcelles de maïs, un agriculteur a tenté de trouver la solution face à cette problématique. En effet, après avoir essayé de nombreuses « solutions », l’agriculteur aurait trouvé LA solution miracle. Le suidé étant chassé de manière régulière en battue et avec des chiens, l’agriculteur a eu l’idée ingénieuse de disperser de poils canins sur son exploitation. Une solution qui aujourd’hui porte ses fruits. « Comme les sangliers ont un odorat prononcé, le fait de sentir les poils des chiens leur indique qu’il y a éventuellement la présence d’un ou plusieurs animaux dans le coin et ça les repousse. Ils ne viennent plus dans les champs pour manger les grains de maïs. On voit des traces de sangliers à proximité des champs, mais ils ne pénètrent plus à l’intérieur », explique-t-il. Aurait-il la solution miracle ? Il serait peut-être judicieux de démocratiser cette expérience et d’évaluer les résultats par le biais d’une étude sanglier-dégâts. En plus de cela, cette opération est peu coûteuse et de surcroît écologique. De quoi donner des idées aux agriculteurs et/ou chasseurs.

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Reportage

Découvrez le reportage de France TV parlant de cette solution miracle qui satisfait de plus en plus d’agriculteurs, ci-dessous.

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[Vidéo] Ils filment un sanglier en pleine mer

Mercredi, des pêcheurs sont partis en mer au large de Six-Fours, bien décidé à ramener quelques poissons, ils ont ramené de belles images. En effet, les deux amis, à défaut de voir des poissons, ont croisé un sanglier en pleine mer. Une sortie en mer surprenante, qui restera gravée.

Un sanglier en mer

S’ils pensaient entrer avec du poisson c’est manqué. Deux amis partis en mer ont eu l’agréable surprise de croiser un suidé en pleine mer. « Un moment, on aperçoit au loin un gros truc qui sort de l’eau. On décide de s’approcher et là, drôle de surprise, un sanglier en train de nager en direction de l’île du Rouveau. Il était à mi-distance des Embiez » témoigne un des pêcheurs. Une rencontre que les pêcheurs ont pu immortaliser par le biais d’une vidéo. Retrouvez cette vidéo ci-dessous. Aussi incroyable que cela puisse être, le sanglier est un excellent nageur. Il est capable de parcourir de longues distances afin d’aller d’un point à un autre. Filmer une telle scène n’est pas habituel, cependant ce n’est pas rare lorsque l’on connaît les compétences nautiques du suidé.

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[Vidéo] Ils capturent les sangliers et les relâchent dans le massif du Bargy

Sanglier dans un champ

En Haute-Savoie, les sangliers posent des problèmes en plaine. Cependant, les effectifs du suidé dans les massifs sont trop minimes. Afin de redynamiser ces populations d’altitudes, la fédération des chasseurs de Haute-Savoie s’est lancée dans une opération de renforcement des populations. Ainsi, des opérations de capture ont eu lieu en plaine afin de relâcher les suidés à 1000 mètres d’altitude.

Une sous-population de sangliers dans le massif du Bargy

C’est une opération pas comme les autres qui a eu lieu en Haute-Savoie nous révèle le Dauphiné Libéré. En effet, sous la responsabilité de Nicolas Déronzier, lieutenant de louveterie du secteur du Bargy, une capture de sanglier a été mise en place. Le but ? Relâcher les animaux capturés, à 1000 mètres d’altitude dans le massif. Cette opération, qui s’est déroulée jusqu’à la mi-avril, était en phase de test. L’objectif premier étant de trouver une solution face aux populations de sanglier trop importantes en plaine et en sous-effectif en altitude. Ainsi, à plusieurs reprises, les différents acteurs de l’opération (FDC74, société de chasse, louvetier, etc…) se sont lancés dans la capture du suidé. Une opération couronnée de succès. Laissant présager de belles perspectives d’avenir. Enfin, déplacer certaines populations de suidé serait la solution miracle ? Attendons la suite du projet et ses résultats, l’expérimentation vient de terminer, il sera donc judicieux d’analyser les conséquences.

Reportage issu du Dauphiné Libéré

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Dans le Loiret le sanglier inquiète

Si la chasse du sanglier passionne, l’animal, lui, peut être source d’inquiétude et de problème. Face à l’augmentation de ses populations, la chasse française tente de se mobiliser. Les dégâts augmentant, engendrent tensions et crispations dans les instances cynégétiques et agricoles. Dans le Loiret, la fédération départementale des chasseurs demande des mesures afin de limiter la population du suidés.

Le sanglier dans le viseur

Samedi, dans le Loiret, la FDC45 a tenu son assemblée générale. Si de nombreux sujets ont été évoqués, le sanglier a lui, monopoliser l’attention. En effet, les dégâts engendrés par le suidé sont colossaux. Et risquent de faire exploser le budget de la fédération au vu de la hausse des cours céréaliers. Une situation qui alarme et inquiète les chasseurs du Loiret. « Utilisez tous les moyens pour supprimer les sangliers. Allez-y. Faites-vous plaisir ». « Chassez le sanglier, grand ou petit », lancent durant l’assemblée le trésorier et le président de la FDC45. Ces annonces résument parfaitement le sujet et le souhait d’agir sur l’espèce.

Le budget 2022-2023 prévoit 1,8 million d’euros d’indemnités, un montant fixé sur le cours de l’an dernier, déjà en hausse de 26 %. Aujourd’hui, ces cours explosent. On va dans le mur.

Mathieu Teixeira, trésorier de la FDC45

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Le sanglier source de dégâts et de peste porcine

Le message durant l’assemblée générale est clair, intensifier la chasse du sanglier. « Nous avons 3,1 millions d’euros de disponibilités, indique le trésorier de la Fédération du Loiret. Ça peut disparaître comme peau de chagrin », poursuit-il. Face à la situation, la fédération appelle l’État à contribuer à l’indemnisation des dégâts. Notamment pour les zones hors chasse. À cela, s’ajoute l’inquiétude de la peste porcine. Si les populations ne diminuent pas, la maladie sera de plus en plus présente et les foyers plus nombreux. Ainsi, il est judicieux de réduire les populations afin de ne pas risquer une catastrophe sanitaire.

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Le sanglier, passionnément, à la folie

Il fascine autant qu’il exacerbe. Le sanglier, Sus Scrofa de son nom scientifique, anime le débat cynégétique et agricole depuis de nombreuses années. Présent sur l’ensemble du territoire national, cette espèce s’adapte parfaitement à son environnement, s’installant même à proximité des habitations. Surnommé la bête noire, il peut être le rêve d’un chasseur comme son cauchemar. Partons à la rencontre de cette espèce aimée et décriée.

Le sanglier, biologie de l’espèce

De la famille des suidés le sanglier, se rencontre partout en Europe et sur le territoire national. De plus en plus abondant, sa population a littéralement explosé en cinquante ans. On estime qu’elle aurait été multipliée par vingt-cinq. En effet, on compte actuellement près de 2 millions de suidés en France. Chasseurs et agriculteurs sont les premiers à constater cette prolifération. Ce chiffre, qui donne le tournis, montre à quel point l’animal a su s’habituer et s’adapter aux changements humains.

  • Hauteur au garrot : 90 à 95 cm
  • Longueur de corps : 150 à 160 cm
  • Poids : de 50 à 150 kg ; un mâle peut atteindre 90 kg à deux ans, 150 kg à 3-4 ans, la femelle, plus petite et appelée laie, pèse en moyenne 60 à 80 kg.

Le sanglier est un animal passionnant. Sa ruse et sa faculté d’adaptation sont incroyables. Le pelage des adultes varie du gris clair au brun sombre. Chez le marcassin, le pelage est rayé. Il devient roux de six mois à un an. La tête du sanglier, ou hure, mesure quasiment le tiers de la longueur de son corps. Le mâle possède des défenses, pouvant parfois être très développées si l’animal parvient à vieillir. Elles ont une croissance continue et viennent s’aiguiser sur les grès (canines supérieures). Ainsi, le trophée d’un vieux mâle à son apogée est le rêve de tout chasseur de grand gibier. Enfin, chez la femelle, les canines ou crochets sont peu développées.

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Reproduction, comportement et habitat

Le rut principal a généralement lieu à partir de mi-novembre jusqu’à la mi-janvier. Durant cette période les vieux mâles recherchent les compagnies et se livrent alors de violents combats. La laie adulte, vers l’âge de deux ans met bas après quatre mois de gestation. Elle fait un nid, appelé chaudron, composé d’un amas végétal. La portée est généralement composée de 4 à 6 marcassins. Il n’est plus rare de voir des portées de 10 marcassins. Cependant, on constate aujourd’hui par l’abondance de nourriture, que les laies d’un an peuvent avoir une portée.

Les femelles et les jeunes vivent en compagnie très soudée, sous l’autorité d’une laie meneuse. Une organisation matriarcale qui a son importance dans la gestion de l’espèce. Les mâles quant à eux quittent la compagnie vers l’âge d’un an. Ils deviennent alors des solitaires et rejoignent les compagnies au moment du rut.

Animal relativement discret, on peut le voir du crépuscule au lever du soleil. Pour savoir s’il est sur les lieux, cherchez les indices. Il signale son passage par des laissées (fèces), des empreintes, mais surtout des souilles et des boutis, traces profondes quand il retourne la terre. Parfaitement adapté à son environnement, le sanglier se trouve des dunes du littoral jusqu’aux limites des alpages, mais aussi dans les zones marécageuses, ou la garrigue, dès lors que la végétation est suffisante pour le cacher. De plus en plus l’animal se rapproche des villes fréquentant ainsi les friches aux abords des zones d’activités, industrielles. Animal vaillant et rusé, le sanglier est au cœur du débat cynégétique.

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Vidéo : Attaqué par un sanglier dans la nature

Si le suidé préfère rester discret, certains individus n’ont pas peur d’attaquer ou de charger l’Homme. En France comme ailleurs, les incidents et accidents sont nombreux. En chasse, comme hors-période, le sanglier fait parler de lui. Ne l’oublions pas, le sanglier est un animal sauvage qui n’a pas peur de se défendre, la preuve en est en vidéo.

Son ami chargé par un sanglier, la vidéo

Dans cette vidéo, un sanglier charge un homme. Alors que les deux amis se trouvent en pleine nature, un sanglier les charge. La scène ne se déroule pas en France, mais aux États-Unis, à en croire l’accent et en déterminant le sanglier / cochon sauvage. Ce cochon sauvage est appelé razorback en Amérique. Comme en France, il est la cause de nombreux dégâts agricoles et en parallèle il déchaine les passions chez les chasseurs américains. Aussi agressif que le sanglier, voir plus, il n’hésite pas à se défendre et à faire face. On peut le voir dans la vidéo. Alors qu’il filme son ami pris à partie par le suidé, on voit l’homme tenter d’échapper à celui-ci en grimpant à l’arbre. Finalement, plus de peur que de mal puisqu’à la fin de la vidéo l’animal décide de fuir.

Vidéo issue de la page de Dancin’ Dogs Ranch

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