Courlis cendré et barge à queue noire, leur chasse suspendue

Cela n’est une surprise pour personne, mais une nouvelle fois, le courlis cendré et la barge à queue noire ne seront pas chassés cette saison. Les deux arrêtés ont été publiés vendredi soir.

Courlis cendré et barge à queue noire une gestion incompréhensible

Depuis plusieurs années maintenant, le courlis cendré et la barge à queue noire sont des espèces sous moratoire. C’est-à-dire que la chasse de ces espèces est suspendue. Le ministère de la transition avait annoncé que « la barge à queue noire est actuellement classée « vulnérable » sur la liste rouge française et « quasi-menacée » sur la liste rouge mondiale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Elle fait l’objet d’un plan international dans le cadre de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique- Eurasie (AEWA). Ce plan a été renouvelé en décembre 2018 pour une période de 10 ans et prohibe la chasse dans l’ensemble des pays signataires« .

Concernant le courlis cendré le discours est quasiment similaire. « Le courlis cendré fait l’objet d’un plan d’action international adopté par les parties signataires de l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA). L’objectif global du plan d’action international est de restaurer le statut de conservation de cette espèce dans la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en la faisant passer de la catégorie « quasi-menacée » attribuée en 2007, à la catégorie : « préoccupation mineure » à l’horizon 2025. Le plan d‘action validé le 18 septembre 2019 conclut que les pays de l’aire de répartition sont d’accord pour lancer un processus de gestion adaptative au niveau international. La chasse ne pourra reprendre tant que le processus ne sera pas effectif« .

Non-avancement du plan international de gestion adaptative

Dans un premier temps, rappelons le concept de « gestion adaptative ». Il s’agit d’un concept mis en œuvre depuis une vingtaine d’années aux États-Unis et au Canada. « Adaptative management ». Depuis plusieurs années, la FNC souhaite le développer, car c’est un véritable « feu orange ». Là où il n’y a jusqu’à présent qu’un feu vert ou rouge.

Cependant en France les politiques ainsi que le Conseil d’État ne semblent pas assez modernes et audacieux pour avancer sur le sujet. Ainsi chaque années la décision de suspendre la chasse de certaines espèces est prise. Soulignant de manière injuste et incohérente le non-avancement du plan international de gestion adaptative.

« L’arrêté du 31 juillet 2019 relatif à la chasse du courlis cendré en France métropolitaine pendant la saison 2019-2020, lequel autorisait un prélèvement de 6 000 individus, a été suspendu par le Conseil d’État en août 2019. Par une décision du 17 décembre 2020, le Conseil d’État, statuant au fond, a annulé cet arrêté du 31 juillet 2019. Prenant acte de ces décisions du Conseil d’Etat, la chasse du courlis cendré en France métropolitaine est depuis suspendue (saisons cynégétiques 2020-2021 et 2021-2022). Considérant l’état de non-avancement du plan international de gestion adaptative de l’espèce, ainsi que l’état de ses populations, la chasse du courlis cendré en France métropolitaine ne peut pas être ouverte en France métropolitaine« .

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Willy Schraen appelle à défendre les chasses traditionnelles

Dans un communiqué, adressé aux chasseurs de France, Willy Schraen, président de la fédération nationale des chasseurs, appelle à s’unir et défendre les chasses traditionnelles. La disparition de ces chasses serait une catastrophe pour le patrimoine français, cynégétique et rural.

Les chasses traditionnelles, un patrimoine exceptionnel

La France possède un patrimoine riche et exceptionnel. Les chasses traditionnelles en font partie. Ainsi, Willy Schraen appelle les chasseurs de France à se mobiliser pour les consultations d’arrêtés concernant ces modes de chasse. Comme expliqué, « leur disparition serait une catastrophe pour notre patrimoine et notre histoire rurale, et ce serait surtout le début de la fin pour bien d’autres traditions ». Rappelons aussi, les chasses traditionnelles sont la cible des antis et de l’Europe. Cependant, elles représentent une infime partie des prélèvements nationaux et sont pratiquées par quelques passionnés. Elles ont été retoqué en 2021 par le Conseil d’État. Aujourd’hui, les consultations peuvent changer la donne.

S’engager pour la chasse c’est se mobiliser. Se mobiliser sur le terrain, mais aussi sur les réseaux. Ainsi, nous ne pouvons que vous dire de répondre aux consultations publiques. « Mettons un terme, ensemble, à cette obsession de l’interdiction qui envahit chaque jour un peu plus notre quotidien ».

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Découvrez le discours de Willy Schraen

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Chasses traditionnelles, le retour ?

Depuis quelques jours, de nombreuses consultations circulent concernant des projets d’arrêtés sur des chasses traditionnelles. Retoquées par le Conseil d’État en 2021, cette décision semble être remise en question par le gouvernement.

Chasses traditionnelles, patrimoine et ruralité

Les chasses traditionnelles ont été la cible des antis et de l’Europe. Cependant, elles représentent une infime partie des prélèvements nationaux et sont pratiquées par quelques passionnés. Alors qu’elles ont été refusées par le Conseil d’État en 2021, le gouvernement semble lui remettre en question cette décision. Ainsi, depuis plusieurs jours la mise en consultation de plusieurs projets d’arrêtés portant sur des chasses traditionnelles d’oiseaux circulent sur les réseaux.

Les textes de ces arrêtés portent sur « la capture de vanneaux huppés et de pluviers dorés à l’aide de filets« , « la capture de l’alouette des champs au moyen de pantes« , ainsi que « la capture d’alouettes des champs à l’aide de matoles« . Ainsi, 100 000 individus de ces espèces citées pourraient être capturés si les projets d’arrêtés venaient à être validés par le Conseil d’État.

Emmanuel Macron favorable

Dans les projets d’arrêtés, le ministère de la transition écologique promet « le suivi d’une formation pour les pratiquants afin de les former aux règles obligatoires pour pratiquer cette chasse traditionnelle dans le respect du droit de l’Union européenne ». Par ailleurs, le texte précise également que « la décision de publication de ces projets de textes tiendra compte du jugement au fond du Conseil d’État sur le contentieux en cours concernant l’arrêté relatif aux quotas de prélèvement par ce mode de chasse pour la saison 2021/2022 ».

Aujourd’hui tout reste possible. Continuez de participer aux consultations et faisons le nécessaire. Ainsi, ces chasses traditionnelles seront de nouveau autorisées.

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[Film] : Monsieur chasse… Madame aussi !

Chasser seul, c’est bien, chasser en amoureux, c’est encore mieux. Sur les réseaux, de nombreux couples partagent leurs aventures et leurs moments d’émotions. Vous l’aurez compris, chasser, c’est partager. Catalhunt Guide de Chasse est une chaîne YouTube sur laquelle vous pouvez découvrir de nombreux films cynégétiques aux images incroyables. Aujourd’hui, nous vous partageons un film incroyable, tourné dans les Pyrénées-Orientales, où Christine et Jean-Luc Planes partent chasser ensemble.

Chasser en amoureux c’est mieux !

Dans un film tourné dans les Pyrénées-Orientales Christine et Jean-Luc nous partagent leur passion commune pour la chasse. Ainsi, dans ce magnifique film, le couple nous partage leur habitude de chasser ensemble la bête noire ou la perdrix grise de montagne. Une relation fusionnelle, une complicité incroyable autour d’une passion commune, autant vous dire que l’émotion est au rendez-vous.

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Découvrez le film

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E. Macron : Créer une seconde brigade loup et changer son statut

Alors que le loup est un enjeu majeur du monde agricole, dans les Pyrénées, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est exprimé sur le sujet des prédateurs. Il a ainsi confirmé la création d’une seconde brigade loup. De plus, il s’est engagé à faire évoluer le statut du loup au niveau européen conformément aux demandes de la FNSEA.

Le loup, Macron s’engage à trouver des solutions

Alors que les comptages ont mis en lumière la croissance exponentielle de la population de loups en France : + 47,59 %. De nombreuses solutions tentent d’être mises en place afin de gérer les prédateurs. Mais également de permettre au monde pastoral d’exercer avec moins de pression.

Lire aussi : Jura. L’isolement des agriculteurs de la Petite montagne face à l’augmentation des attaques

Ainsi, de passage dans les Pyrénées à l’occasion du Tour de France le 21 juillet, Emmanuel Macron s’est exprimé sur les prédateurs. Annonçant la création d’une seconde brigade loup « dotée de tous les équipements indispensables à leur mission de prélèvements afin d’aider les éleveurs à lutter contre les multiples attaques ». Cette brigade viendra en complément des actions menées par les lieutenants de louveterie et les chasseurs. En parallèle, le président de la République s’est engagé « à faire évoluer le statut du loup au niveau européen ». Des annonces fortes pour le monde agricole. Enfin, « la FNSEA veillera à ce qu’aucune entrave administrative ne freine l’opérationnalité des deux brigades loups équipées en matériels adéquats afin que celles-ci puissent effectuer les prélèvements réglementaires : a minima 174 loups en 2022 ».

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