Le déterrage des renards à nouveau autorisé dans l’Ain

déterrage de renard

En novembre, la sous-commission de la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage de l’Ain a voté pour retirer le déterrage des renards des modalités de destruction. Cependant, sous la pression des acteurs de la filière volaille, la préfète a réintroduit cette pratique en décembre suite à une lettre cosignée par des représentants de l’agriculture et du CIVB. Le déterrage des renards a été reconduit comme moyen de réguler l’espèce, selon les acteurs de la filière volaille. Les Jeunes Agriculteurs considèrent cette pression nécessaire pour résoudre le problème des dégâts causés par les renards.
Pour rappel, le déterrage ou vénerie sous terre consiste à chasser des animaux souterrains, principalement les blaireaux ou les renards, avec des chiens. C’est une activité qui exige une grande habileté et une connaissance approfondie de la faune souterraine, ainsi qu’une forte complicité avec les chiens. C’est une activité traditionnelle qui remonte à des siècles. Le principe est d’envoyer des chiens dans les conduits souterrains et de creuser quand on les entend se mettre au « ferme ».

Willy Schraen appelle à défendre les chasses traditionnelles

Dans un communiqué, adressé aux chasseurs de France, Willy Schraen, président de la fédération nationale des chasseurs, appelle à s’unir et défendre les chasses traditionnelles. La disparition de ces chasses serait une catastrophe pour le patrimoine français, cynégétique et rural.

Les chasses traditionnelles, un patrimoine exceptionnel

La France possède un patrimoine riche et exceptionnel. Les chasses traditionnelles en font partie. Ainsi, Willy Schraen appelle les chasseurs de France à se mobiliser pour les consultations d’arrêtés concernant ces modes de chasse. Comme expliqué, « leur disparition serait une catastrophe pour notre patrimoine et notre histoire rurale, et ce serait surtout le début de la fin pour bien d’autres traditions ». Rappelons aussi, les chasses traditionnelles sont la cible des antis et de l’Europe. Cependant, elles représentent une infime partie des prélèvements nationaux et sont pratiquées par quelques passionnés. Elles ont été retoqué en 2021 par le Conseil d’État. Aujourd’hui, les consultations peuvent changer la donne.

S’engager pour la chasse c’est se mobiliser. Se mobiliser sur le terrain, mais aussi sur les réseaux. Ainsi, nous ne pouvons que vous dire de répondre aux consultations publiques. « Mettons un terme, ensemble, à cette obsession de l’interdiction qui envahit chaque jour un peu plus notre quotidien ».

Lire aussi : Les chasses d’oiseaux traditionnels de nouveau autorisées ?

Découvrez le discours de Willy Schraen

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Chasses traditionnelles, le retour ?

Depuis quelques jours, de nombreuses consultations circulent concernant des projets d’arrêtés sur des chasses traditionnelles. Retoquées par le Conseil d’État en 2021, cette décision semble être remise en question par le gouvernement.

Chasses traditionnelles, patrimoine et ruralité

Les chasses traditionnelles ont été la cible des antis et de l’Europe. Cependant, elles représentent une infime partie des prélèvements nationaux et sont pratiquées par quelques passionnés. Alors qu’elles ont été refusées par le Conseil d’État en 2021, le gouvernement semble lui remettre en question cette décision. Ainsi, depuis plusieurs jours la mise en consultation de plusieurs projets d’arrêtés portant sur des chasses traditionnelles d’oiseaux circulent sur les réseaux.

Les textes de ces arrêtés portent sur « la capture de vanneaux huppés et de pluviers dorés à l’aide de filets« , « la capture de l’alouette des champs au moyen de pantes« , ainsi que « la capture d’alouettes des champs à l’aide de matoles« . Ainsi, 100 000 individus de ces espèces citées pourraient être capturés si les projets d’arrêtés venaient à être validés par le Conseil d’État.

Emmanuel Macron favorable

Dans les projets d’arrêtés, le ministère de la transition écologique promet « le suivi d’une formation pour les pratiquants afin de les former aux règles obligatoires pour pratiquer cette chasse traditionnelle dans le respect du droit de l’Union européenne ». Par ailleurs, le texte précise également que « la décision de publication de ces projets de textes tiendra compte du jugement au fond du Conseil d’État sur le contentieux en cours concernant l’arrêté relatif aux quotas de prélèvement par ce mode de chasse pour la saison 2021/2022 ».

Aujourd’hui tout reste possible. Continuez de participer aux consultations et faisons le nécessaire. Ainsi, ces chasses traditionnelles seront de nouveau autorisées.

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Mil-angulaire

Nous approchons des mois des juillet et août et des premières battues de sangliers d’ici quelques semaines. Par conséquent, il va être plus que primordial de favoriser la sécurité lors des actions de chasses. Afin de permettre aux chasseurs de s’assurer un angle de 30 degrés et une sécurité optimale, un nouvel outil a vu le jour : le Mil angulaire. Facile à transporter et à installer, il permettra de calculer de manière presque « automatique », notre angle de 30 degrés.

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