Accidents de chasse, le bilan de la saison 2020-2021. La baisse continue.

Depuis 1999, l’ONCFS avant et maintenant l’OFB, dresse un bilan des accidents de chasse de la saison écoulée. L’OFB vient enfin (4 mois de retard…) de mettre en ligne le bilan de la saison écoulée. Voici l’analyse que nous pouvons en faire.

La communication de l’OFB

Pour la saison 2020-2021, l’OFB recense 80 accidents dont 7 mortels. Ces derniers concernent 6 chasseurs et 1 non chasseur. L’OFB accompagne la publication de ces chiffres d’une communication sur deux sujets importants.

  • L’OFB et la gendarmerie ont mené une grosse opération de contrôle au niveau national pendant le weekend des 19 et 20 novembre. 700 agents de l’OFB et des gendarmes ont contrôlé plus de 2700 chasseurs. Il s’agissait de vérifier la bonne mise en oeuvre des règles de sécurité et le respect des prélèvements des espèces soumises à plan de chasse ou quota. 70 chasseurs ont été verbalisés et une dizaine de procédures judiciaires sont ouvertes pour de possibles délits. Il est dommage que l’OFB ne détaille pas les causes des verbalisations. Ce serait plus pédagogique que d’annoncer des chiffres bruts. Mais le ministère veut-il faire de la pédagogie ou seulement de la répression ?
  • Le partage des forêts publiques. L’OFB annonce la mise en place par l’ONF d’une carte interactive permettant de localiser les actions de chasse prévues et en cours dans les forêts domaniales. Précisons que l’on ne peut y chasser que deux jours par semaine. Ajoutons aussi qu’il est interdit de chasser à tir les mercredi, samedi et dimanche dans les massifs les plus fréquentées (comme ceux d’Île de France), Nos opposants et les verts mentent donc quand ils parlent de l’impossibilité de se promener le weekend. Même le ministère de la transition écologique le dit…
  • À la demande du Gouvernement, l’OFB continuera ces grandes opérations de contrôle. A bon entendeur…

—> carte interactive ONF

Un bilan décevant dans la forme et dans le fond

Ce bilan arrive avec quatre mois de retard. Nous avions espéré que ce délai supplémentaire avait été mis à profit pour nous livrer une analyse fine et détaillée de ces accidents. Il n’en n’est rien. Des chiffres bruts, du copier-coller des conseils et règles de sécurité. Bref, c’est décevant. Ne mérite pas la moyenne dirait un professeur à son élève. N’oublions pas que la fusion ONCFS-OFB n’a laissé que 10% de chasseurs au conseil d’administration de l’Office… Nous en voyons le résultat. Les FDC attendaient comme nous ce bilan avec impatience. Ils sont déçus, nous les comprenons. Il est impossible de d’entreprendre des actions de formation sans une analyse précise des accidents. Il ne faudra pas que l’OFB nous dise que la sécurité est son souci principal. La répression semble devenue la seule politique de cet organisme. C’est plus facile.

—> Bilan des accidents chasse 2020-2021 (OFB)

Les principales causes d’accidents

  • Le non-respect de l’angle des 30° : il reste la principale cause des accidents au grand gibier : 35% et cumulé avec les tirs dans la traque : 25% (qui par définition sont des tirs dans les angles de 30°), il représente à lui tout seul 60% des accidents lors des chasses au grand gibier.
  • Le tir sans identifier, au grand comme au petit gibier, reste particulièrement important (19% des accidents petit et grand gibier confondus).
  • Les auto-accidents (29%) restent toujours aussi élevés.
  • Les tirs en direction des routes ou habitations qui sont à l’origine d’accidents, mais également d’incidents (pas de victimes physiques) restent encore trop nombreux.

Il est incroyable que 60% des accidents de chasse au grand gibier soient dus au non respect d’une règle pourtant simple à comprendre : respect de l’angle de 30° et ne pas tirer dans la traque ! Comment faudra-t-il le dire et le répéter ? Petit commentaire supplémentaire, certains veulent interdire les carabines or les tirs qui ne respectent pas l’angle de 30° ou qui sont dans la traque sont tout aussi dangereux avec un fusil. La carabine n’est pas en cause, c’est le tireur.

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Vaste opération de contrôle de chasseurs dans la Nièvre

Gendarmes et agents de l’OFB ont mené une opération de contrôle dimanche. Excès de zèle, prévention ? Il s’agit là, de la seconde opération d’ampleur de police de la chasse en deux semaines dans le département. Le but de ces contrôles ? La sécurité.

Sécurité et transport du gibier au « menu » des contrôles

L’activité cynégétique bat son plein. C’est dans ce contexte que l’office français de la biodiversité ainsi que la gendarmerie ont décidé de mener conjointement une opération sur réquisition de la procureure de la république de Nevers. Cette opération s’est déroulé dimanche 28 novembre, en périphérie de la forêt des Bertranges. Une vingtaine de gendarmes et d’agents de l’OFB ont contrôlé les véhicules en présence d’Axel Schneider, vice-procureur chargé de l’environnement. « Nous sommes attentifs au transport des armes, et surtout qu’elles soient transportées en sécurité, c’est-à-dire démontées, déchargées ou placées sous étui et déchargées » précise François Pohu, pour l’OFB.

La cible de cette opération est « la sécurité« . Lors du contrôle, les chasseurs ont été priés de montrer leur permis de chasser ainsi que la validation en cours. Le gibier prélevé et transporté devait aussi faire l’objet d’un examen, « qu’il s’agisse de grand gibier ou de petit gibier dont les populations sont plus fragiles, notamment la bécasse des bois, soumise à des dispositifs de marquage ».

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Des contrôles de plus en plus fréquents

Cette opération s’inscrit dans le cadre des missions de l’OFB dont les pouvoirs de police judiciaire se sont considérablement élargis suite à la fusion avec l’ONCFS. Le procureur Schneider a tenu à rappeler que cette opération est « habituelle à ce moment de la saison de chasse ». Habituelle oui, cependant, on peut constater une augmentation réelle de ces opérations de contrôle largement médiatisés. Les résultats sont-ils à la hauteur des moyens humains déployés ? La gendarmerie de Seine et Marne le faisait remarquer dans un post Facebook le 20 novembre : 40 chasseurs contrôlés, aucune infraction relevée. Ce qui est à noter, c’est l’introduction de ce post : « devant la recrudescence des accidents de chasse… ». Il ne faudrait pas confondre médiatisation des quelques accidents et nombre d’accidents.

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Ours tué ; interview exclusive du président de la FDC de l’Ariège

L’attaque d’un ours sur un chasseur en Ariège a fait s’emballer les machines judiciaires et médiatiques. Le président de la FDC de l’Ariège répond aux questions de J’aime la Chasse. Il remet l’église au milieu du village.

La hâte d’une substitut du procureur.

A peine l’accident connu, Léa Filippi, substitut du procureur de Foix, a ouvert une information judiciaire contre X pour « délit de destruction d’une espèce protégée » et « chasse dans une réserve de faune sauvage ainsi que chasse sur le terrain d’autrui sans son consentement ». Les médias, toujours plus prompts à condamner qu’à vérifier leurs informations se sont aussi rués sur l’évènement et ont tous condamné le chasseur. Que dire des amis des ours qui ont, comme d’habitude, souhaité la mort du chasseur plutôt que celle de l’ours. Oui, l’animalisme est vraiment un anti-humanisme.

Des arrêtés préfectoraux qui autorisent la chasse

Less opposants à la chasse, les médias et la justice semblent ne pas savoir que des arrêtés préfectoraux autorisent la chasse sur le territoire de cette réserve du Mont Valier. La chasse de l’isard à l’approche avec des agents de l’ONF et la chasse du sanglier en battue par l’ACCA du village voisin. Donc oui, le chasseur ne semble pas en infraction.

Lire les arrêtés préfectoraux :

—> Arrêté préfectoral du 29 août 2017 définissant les mesures de précaution à prendre par les chasseurs en cas de présence d’ours

—> Arrêté préfectoral autorisant la chasse dans la réserve du mont Valier (article 5)

L’interview du président de la FDC de l’Ariège

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Les chasseurs catalans en partenariat avec l’université de Perpignan

Ce n’est plus un secret, dans les Pyrénées-Orientales, la chasse est enracinée de puis toujours. Tradition, passion, dévouement, comment ne pas voir l’impact positif du monde cynégétique sur l’environnement dans ce département ? La fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Orientales s’investit, participe et collabore avec l’université de Perpignan afin de préserver l’environnement.

Préserver la nature ordinaire

Dans un premier temps, il semble judicieux de rappeler ce qu’est « la nature ordinaire ». En écologie, la « nature ordinaire » se définit en opposition à la rareté. Il s’agit donc d’une nature commune, familière. Si on creuse la recherche, on trouve « À l’échelon spécifique, la nature ordinaire désigne l’ensemble des espèces communes, non menacées et non protégées ». Cette définition montre le peu de considération que l’homme accorde à ce type de nature. Cependant, cette nature ordinaire, nous en avons besoin. Véritable réservoir de biodiversité, elle est aujourd’hui valorisée par les chasseurs catalans.

Depuis sept ans maintenant, l’université de Perpignan travaille en collaboration avec la FDC66 sur ce sujet. La préservation de la nature ordinaire. Cette collaboration permet d’agir et d’intervenir en faveur de ces espaces considérés comme « ordinaires » ainsi que pour la biodiversité qui s’y trouve.

Les ACCA catalanes travaillent avec l’université et les étudiants

« Les chasseurs premiers écologistes de France. » Une phrase choc qui a fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, de nombreuses fédérations de chasse le prouvent, grâce à leurs actions pour l’environnement et la biodiversité.

Pour protéger et valoriser la nature ordinaire, les chasseurs des Pyrénées-Orientales collaborent avec des étudiants de licence. Cette collaboration des chasseurs avec la classe de gestion aménagements durables espaces ressources de l’université de Perpignan, permet aux jeunes d’avoir une formation par des acteurs de terrain. Ainsi, la FDC66, tente par les ACCA et les élèves, d’aménager certains espaces périurbains. « Il y a un aspect technique très positif, notamment sur le fait de développer de la concertation entre des structures qui ne seraient pas forcément amenées à travailler ensemble. Il y a dans cette initiative l’idée de véhiculer une meilleure image de la chasse mais aussi de tolérance et de lien dans ces milieux ruraux et périurbains », souligne le technicien.

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« C’est la 7e année que l’université de Perpignan nous sollicite. Nous nous rapprochons des A CCA qui veulent être partenaires et ensuite nous demandons aux étudiants de faire un diagnostic très précis de leur territoire« , souligne Olivier Galaup, technicien de la fédération de chasse. « Les étudiants vont ensuite faire des propositions concrètes en matière de biodiversité sur les aménagements possibles » Ainsi des propositions très concrètes ressortent en matière de biodiversité. Plantation de céréales, nichoirs, mares temporaires, de nombreuses propositions favorables à la petite faune ainsi qu’aux différents milieux.

Chasseurs et étudiants main dans la main

« Il y a parfois un bel arbre ou une jolie haie à conserver et valoriser, des zones ouvertes à maintenir. Nous avons relevé des secteurs en friche, des dépôts d’ordures, des vignes abandonnées… Parfois nos propositions consisteront simplement à organiser un nettoyage de certains endroits où il y a des gravats et de vieilles bouteilles de gaz qui se sont entassés. Pour d’autres parcelles nous encouragerons les vignerons à planter des haies pour faire un corridor… » souligne l’un d’entre eux.

De plus, beaucoup se félicitent l’implication des chasseurs dans la gestion de la nature. « Les chasseurs sont parmi les premiers acteurs de la biodiversité. Avec les agriculteurs ils sont constamment sur le terrain et partout ». Un autre étudiant poursuit, « ils sont partout et ont un gros réseau. Ils connaissent bien les territoires et les gens qui y habitent ». Parfois même surpris : « je n’avais jamais vu une fédération aussi impliquée dans la biodiversité. Ils sont investis sur des espèces qui ne sont pas chassées, des oiseaux communs ».

Ce travail, mené grâce à plusieurs acteurs, devra être restitué auprès des municipalités, agriculteurs, caves coopératives et autres bénévoles courant le mois de mars. Ce projet, est une démarche concrète envers l’environnement et la biodiversité, reliant les différents acteurs du territoire. Une belle initiative catalane en faveur de la nature.

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Glu, un patrimoine effacé. Un film de Zone300

Les équipes de tournage de Zone300 sont parties en Provence pour s’intéresser à la glu. Cette méthode traditionnelle de capture des grives. Ce mode de chasse, partie intégrante d’un patrimoine provençal, est maintenant interdit à cause du dogmatisme et de l’extrémisme de ceux qui veulent nous couper de nos racines.

Un patrimoine effacé ou quand le dogme s’attaque aux cultures régionales

La définition officielle du patrimoine culturel que l’on peut trouver sur le site du ministère de la culture est la suivante. « Le patrimoine culturel immatériel englobe des pratiques et savoirs dont chacun hérite en commun, et qu’il s’efforce collectivement de faire vivre, recréer et transmettre. » La capture à la glu est un de ces savoirs hérités de nos ancêtres et que les provençaux ont transmis de génération en génération. Des associations extrémistes et une ministre incompétente ont décidé que cette chaîne de transmission devait s’interrompre. Que ce savoir devait s’éteindre.

Plus qu’un mode de chasse, c’est un pan du patrimoine culturel provençal. Il est effacé par une idéologie qui cherche à éradiquer les valeurs rurales, l’enracinement, le respect de l’héritage et la longue chaîne de transmission. Les provençaux sont furieux et considèrent que l’on attaque leur identité.

Lire aussi : La mort des chasses traditionnelles c’est aussi la mort de notre civilisation !

Zone300 en Provence. Premier épisode d’une série dédiée aux chasses traditionnelles

En collaboration avec J’aime la Chasse et son rédacteur en chef, Zone300 a décidé de rencontrer les acteurs de ces chasses traditionnelles qui sont la cible des opposants à notre mode de vie. Cela se traduira par un tour de France qui nous emmènera en Provence pour la glu, dans le Sud-Ouest pour les pantes et matoles puis dans les Ardennes pour la tenderie.

Le tournage du premier épisode a eu comme cadre les merveilleuses collines du Var. L’équipe de tournage de Zone300 et moi sommes allés à la rencontre d’une famille de passionnés. Nous avons passé la journée avec Stéphane, ses enfants et son père. Trois générations rassemblées par la passion de la grive et l’amour de la Provence. Une vie harmonieuse partagée entre le poste et le cabanon, véritable havre de paix perdu dans les vignes. Ils ont ressorti pour nous les outils de la capture à la glu et ils nous ont emmené à l’endroit où ils pratiquaient. Les gestes appris depuis le plus jeune âge n’étaient pas oubliés. Pas encore… Ce fut une mise en place « à blanc » puisque les nouveaux barbares ont décidé que ce savoir devait disparaître.

Puis, ils nous ont fait découvrir le cabanon, autre élément incontournable de la culture provençale. Le cabanon, c’est une institution. On s’y installe en octobre et on y vit pendant la saison de la grive. Un peu comme les paloumayres qui vont « en palombière » ou comme les marins qui partent « en mer ». Nous y avons retrouvé des oncles et des amis de la famille. Tous ces anciens nous ont raconté la vie merveilleuse d’autrefois quand la vie était paisible. Avant que les extrémistes ne décident de détruire cette harmonie. Aller au cabanon en bus ou en stop ou à vélo avec les cages des appelants sur le dos. Foncer à vélo dès la sortie de l’école pour retrouver son grand-père et faire la passée du soir… Une vie digne des romans de Pagnol qui avait réussi à perdurer jusqu’à aujourd’hui.

Les motifs avancés pour cette interdiction sont faux.

Lors de ce tournage nous avons aussi rencontré Jean-Claude Ricci, directeur scientifique de l’institut méditerranéen du patrimoine cynégétique et faunistique (IMPCF). Il nous a démontré, chiffres à l’appui que les arguments des opposants aux chasses traditionnelles sont mensongers. Il ne s’agit pas de science mais de dogme. Ce n’est donc pas un combat pur protéger des espèces mais un combat de civilisation. La déclaration de Barbara Pompili faite après l’interdiction de la glu, « une avancée pour la biodiversité », est une énormité sur le plan scientifique. Est-ce de l’incompétence ou un mensonge éhonté ?

Lire aussi : Non, les chasses traditionnelles ne menacent pas les oiseaux

Regardez le film dès maintenant, uniquement sur Zone300 – Disponible depuis votre TV, Freebox ou chaine 111 de la TV d’Orange – Une question ? Appelez Diane au 09 72 16 43 58 ou allez sur www.zone300.com

Nicolas Hulot dans l’embarras est lâché par les verts

Nicolas Hulot vient d’annoncer qu’il se retirait de la vie publique et quittait la présidence de la fondation qui porte son nom. Cela fait suite aux accusations d’agressions sexuelles que portent cinq femmes contre lui. Les réactions des verts montrent la grande harmonie qui règne dans ce mouvement. Quand on a des amis comme ceux-là, on n’a pas besoin d’ennemis...

Nicolas Hulot doit faire face à des accusations et à une émission de télévision

On peut ne pas apprécier Nicolas Hulot quand on est chasseur mais le traitement qu’il subit en ce moment a de quoi surprendre. Une émission de télévision du service public, diffusée ce soir, est entièrement consacrée à des accusations portées contre lui. Depuis quand la télévision fait-elle office de tribunal ?

Ces accusations font suite à celles de la petite fille de François Mitterrand en 2018. Nicolas Hulot dément avoir commis ces faits et assure qu’il quitte ses fonctions pour ne pas associer sa fondation à cette affaire. Il décide donc « de se retirer définitivement de la vie publique. »

Le coup de pied de l’âne des verts

Les déclarations des verts et en particulier de Julien Bayou et Sandrine Rousseau sont révélatrices de l’ambiance qui règne chez les écologistes. Jugez-en plutôt. « « Enfin un homme politique est déstabilisé dans sa fonction et ça ne fait que commencer » – Sandrine Rousseau

« Demain, dans “Envoyé spécial”, nous entendrons le témoignage de cinq femmes affirmant avoir été victimes de Nicolas Hulot. Je les croisJe mesure le courage qu’il a fallu à ces personnes pour briser la loi du silence. a écrit Julien Bayou dans un tweet. Il ajoute plus loin : « au vu des mises en cause, nous avions décidé il y a déjà plusieurs années qu’EELV ne pouvait pas inviter Nicolas Hulot — qui n’a jamais été membre de notre mouvement — à nos différents événements. »

Quelle solidarité entre verts…

Jean-Roland Barrère, président de la FDC des Landes est mort

C’est un homme de conviction et d’engagement qui a disparu ce mardi 23 novembre. Jean-Roland Barrère est décédé à l’âge de 72 ans des suites d’une longue maladie. Nous présentons nos condoléances à sa famille, à ses proches et à tous les chasseurs landais. Adishatz Roland !

Au service de la chasse depuis toujours.

Jean-Roland Barrère a commencé comme président de l’association communale de Lagrange en 1981, il rentrera à la fédération départementale des chasseurs en tant que conseiller technique en 1986, puis deviendra administrateur en 1989 et prendra la présidence de 2008 jusqu’à aujourd’hui. Tous ses pairs et ses amis vantent ses qualités et son caractère. Ils soulignent aussi qu’il n’a jamais cherché à briller, à être sous les feux de la rampe. Il s’est dévoué pour la chasse et pour les chasseurs des Landes. Trop affaibli, il n’avait pas pu aller à la grande manifestation du 18 septembre à Mont de Marsan mais avait tenu à ce qu’on lui raconte ce moment.

« C’est une figure du monde cynégétique qui nous quitte, tant au niveau départemental, régional que national. »

Jean-Luc Dufau, vice-président de la fédération

Une action marquée par des réalisations importantes

Son action à la tête de la fédération a été marquée par de belles réalisations. Notamment à propos de la sauvegarde des zones humides mais aussi, et surtout, de la création d’Alca Torda, un centre de soins de la faune sauvage, qui est toujours cofinancé par les chasseurs des Landes. Ce centre est le fruit de l’expérience acquise au cours des deux marées noires de l’Erika et du Prestige où des dizaines de bénévoles se sont mobilisés pour sauver les oiseaux mazoutés affichant les meilleurs résultats français dans le domaine. Les chasseurs ayant à cette occasion mis à disposition, des locaux, et une partie du financement.

Lire aussi : Alca Torda (centre de soins de la faune sauvage)

« Grand défenseur de la ruralité, homme d’action mais aussi de dialogue, il a œuvré pour que la Fédération de chasse devienne un acteur incontournable du développement durable dans les Landes. Avec le soutien du Département, il a engagé les chasseurs dans des actions marquantes de préservation de la nature comme la création du centre de soin de la faune sauvage Alca Torda, à Pouydesseaux. »

Xavier Fortinon, président du département

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Les chasseurs de l’Aveyron partenaires des apprentis bouchers

La fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron met de la venaison à disposition des apprentis bouchers. Cela fait plusieurs années que la FDC12 a établi ce partenariat avec la chambre des métiers. Dépecer, travailler une viande sauvage permet à ces jeunes en apprentissage de sortir des sentiers battus de la boucherie traditionnelle.

Le gibier, une viande de qualité

Le gibier est une viande aux qualités nutritionnelles reconnues. La venaison est plus riche en protéines et sels minéraux qu’une viande classique mais surtout elle est bien moins grasse. L’apport en lipides de la viande n’est pas considérable : 15,5 g pour 100 g de viande (en moyenne). Celui de la viande de gibier est quasiment nul : 1 g pour 100 g (en moyenne) ! Il faut donc en faire la promotion et inciter à la consommation de venaison.

Bien que la France soit une terre de chasse riche en gibier, la consommation de venaison a beaucoup baissé au cours de ces 30 dernières années. C’est encore considéré comme un met réservé aux fêtes alors qu’il est tout à fait possible de le cuisiner simplement à l’instar d’autres viandes de boucherie. De plus, aucune filière venaison réellement structurée n’existe au niveau national, hormis quelques initiatives locales. Il faut néanmoins que la formation des apprentis bouchers aborde aussi cet aspect du métier.

Le gibier pour former les apprentis bouchers

Depuis quelques années maintenant, la FDC12 met à disposition de la viande de gibier afin de permettre aux apprentis de travailler la venaison. Ce projet est aujourd’hui possible grâce aux chasseurs de la Diane Firminoise qui ont fourni le sanglier ayant servi pour cette formation.

Lire aussi : Les recettes à base de gibier avec Bernard Gay le chef

Cette journée, qui est aujourd’hui inscrite au programme, permet aux jeunes de manipuler une viande particulière. En effet, la venaison, d’un gibier tué à la chasse implique un travail rigoureux et spécifique qui diffère de celui effectué sur des espèces d’élevage. Il faut dans un premier temps dépecer puis parer la viande en retirant les morceaux abîmés par la balle. Par la suite, il faut savoir retirer les meilleurs morceaux. Antoine Guillaume, professeur, explique, « en fait, c’est la destination culinaire des morceaux qui doit guider la découpe« . Avant de souligner que la découpe du gibier nécessite un véritable savoir-faire. Pour l’obtenir et tenter d’approcher la perfection, la mise en pratique ainsi que l’expérience sont des outils indispensables, reconnaît Antoine Guillaume. Qui semble fier d’offrir à ses élèves cette journée atypique en partenariat avec la FDC12.

Cette initiative est à valoriser. La chasse permet à de nombreux secteurs d’apprentissage de se nourrir de connaissances et de savoirs. De l’animation nature à l’expertise scientifique, en passant par la manipulation de la venaison, de nombreux élèves ressortent, chaque année, riches de compétences, de capacités et de qualités. Tout cela grâce au milieu cynégétique, pluridisciplinaire et qualitatif.

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Veulent-ils aller jusqu’à déporter les Ariégeois pour laisser la place aux ours ?

Le weekend dernier, un ours a attaqué un chasseur en Ariège. Celui-ci a dû tuer l’animal pour sauver sa vie. Les amis des prédateurs accusent les chasseurs d’empiéter sur le « territoire des ours ». Veulent-ils « déporter » les habitants pour faire de la place aux ours ? La protection de ces animaux réintroduits a atteint ses limites. Comme avec le loup, la cohabitation s’avère impossible.

Le « territoire de l’ours » est avant tout celui des habitants

À peine l’accident connu, les habituels défenseurs des prédateurs se sont rués sur les réseaux sociaux et les médias avec leurs slogans habituels. « C’est la faute des chasseurs », « Ils n’ont rien à faire sur ce territoire qui est celui de l’ours », « Bien fait pour le chasseur »

Les deux plus ignobles sont Muriel Arnal, la présidente de One Voice, qui aurait aimé que le chasseur soit emprisonné tout de suite et un certain Thibaut Cheminant qui nous dit que le chasseur blessé est un « enfoiré qui a pénétré sur le territoire de l’ours ». Savez-vous quel est le métier de ce charmant bonhomme ? Il est guide de safari en Afrique du Sud ! Ce monsieur dérange des animaux sauvages toute l’année pour que des touristes aient le plaisir de faire des photos et il s’offusque qu’un chasseur aille en montagne !

Ils oublient que l’Ariège n’est pas un désert et que de nombreux habitants y vivent et y travaillent. Faudrait-il les déporter pour laisser à l’ours un espace vital ? Déportation, espace vital… Voilà des mots qui sentent l’histoire…

Incohérence du discours des anti-chasse et des amis des prédateurs

Cet évènement dramatique est l’occasion de souligner l’incohérence du discours des anti-chasse. Selon eux : à cause des chasseurs, on ne peut plus se promener dans la nature – Il faut donc les remplacer par les prédateurs. Mais avec les prédateurs on ne peut plus se promener non plus. Alors que fait-on ? On attend une attaque mortelle sur un randonneur, une famille en promenade ?

Les pays où l’ours est encore très présent enregistrent tous de nombreuses attaques sur l’homme. Nous voyons sur ces graphiques que le nombre d’attaques est en augmentation constante. Nous voyons aussi que les attaques ont principalement lieu lors d’activités de loisirs (randonnée, marche en montagne…). Cela est dû à l’augmentation des populations d’ours puisqu’ils sont protégés dans la plupart des pays concernés mais aussi et surtout du fait de la grande fréquentation de la nature par les promeneurs et les randonneurs. Voici encore quelques chiffres édifiants à propos des attaques sur l’homme entre 2000 et 2015 : Roumanie :131 attaques (dont 11 mortelles), Slovaquie : 54 attaques, Slovénie : 12, Pologne : 8, Bulgarie : 7, Espagne : 5.

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Les graphiques ci-dessous détaillent les circonstances des attaques.

Source : Brown bear attacks on humans (Scientific reports)

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Un chasseur attaqué par un ours se défend en lui tirant dessus

Un chasseur de 70 ans, s’est fait attaquer par un ours lors d’une battue aux sangliers. Grièvement blessé par l’ours, l’homme s’est défendu en lui tirant dessus à deux reprises. Le chasseur a été héliporté vers l’hôpital de Foix puis transféré au CHU de Toulouse. Retour sur cette attaque, qui n’est pas à banaliser.

Blessé par l’ours au niveau de l’artère fémorale

Samedi après-midi, alors qu’il chassait le sanglier sur sa commune, un homme a été mordu par un ours. Selon les sources, il s’agissait d’une femelle, accompagnée de ses deux petits. Gravement blessé par l’animal au niveau de la jambe, la vie de l’homme était en jeu. En effet, la blessure se situe au niveau de l’artère fémorale. Pour se sortir de cette attaque et se défendre, l’homme a tiré à deux reprises sur l’ourse. Celle-ci a été retrouvée morte à quelques mètres du lieu de l’attaque où le chasseur a été secouru. Une enquête judiciaire est ouverte pour élucider les circonstances de cet accident, indique la préfecture de l’Ariège. « Ce qui devait arriver est finalement arrivé. Cela ne m’étonne pas. Ils s’approchent de plus en plus car il n’y a plus rien à manger dans les montagnes. Il lui a tiré dessus seulement pour se défendre« , ajoute le chasseur.

« J’étais un peu plus loin, je n’ai pas vu ce qui arrivait, mais j’ai entendu l’appel à la radio. L’ours l’a attaqué et lui a attrapé la jambe, il lui a arraché le mollet et l’a blessé à l’autre jambe aussi. Une personne a réussi à stopper l’hémorragie jusqu’à l’arrivée des secours », témoigne l’un des chasseurs présent à la battue. C’est le peloton de gendarmerie de haute montagne qui est intervenu pour secourir le chasseur.

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Une cohabitation de plus en plus compliquée

En France, il y aurait 64 ours dont 16 jeunes. Même si ce chiffre semble faible, il est suffisamment important pour générer de graves problèmes. En effet, la cohabitation entre les habitants, les usagers de la nature et les ours est de plus en plus compliquée. Les attaques sur le bétail sont en augmentation constante. Pour la présidente du conseil départementale de l’Ariège, « C’est vraiment ce que l’on redoutait. Aujourd’hui, on voit bien que la cohabitation, c’est compliqué ». Toujours selon Christine Tequi, « la présence accrue des ours qui se reproduisent » est un danger. Dans le secteur du massif du Couserans, il y aurait actuellement une quarantaine de plantigrades. Une population qui ne cesse d’augmenter et qui engendre aujourd’hui des problèmes de sécurité.

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