Foyer de PPA à la frontière française

Les éleveurs de porcs et chasseurs de sangliers retiennent leur souffle. La peste porcine africaine (PPA) est confirmée en Allemagne à quelques kilomètres de la frontière française. Cette fièvre hémorragique animale, ne présente pas de danger pour l’homme cependant, est mortelle pour le porc ou le sanglier.

Un foyer de PPA découvert

Apparue en Europe de l’Est en 2014, cette maladie, situation, nous alerte. Vivrons-nous le même épisode que la Belgique ? Restons sur nos gardes. Ainsi, un foyer de PPA a été découvert il y a une semaine en Allemagne dans un élevage de porcs non loin de la frontière. « La filière est très inquiète. Si la peste porcine africaine est présente sur le territoire allemand depuis septembre 2020, elle a surtout été détectée jusqu’à présent dans l’est du pays, près de la frontière polonaise », explique Jeff Trebaol, éleveur dans le Finistère. Pour faire face à cette inquiétude grandissante, le ministère de l’Agriculture a annoncé le renforcement de la surveillance sanitaire sur la faune sauvage. De plus il appelle au strict respect des mesures de biosécurité par les professionnels.

Lire aussi : Le cheptel chinois ravagé par la peste porcine

Un virus aux conséquences terribles

L’élevage allemand touché par la PPA comptait 35 porcs élevés en plein air. L’abattage des animaux, pour des raisons sanitaires fut la solution choisie. Le ministère explique « aucun cas n’a été identifié à ce stade au sein de la faune sauvage dans la zone alentour ». Après la Belgique, l’Allemagne et l’Italie, le virus se rapproche dangereusement de la France. Il semble utopiste de croire que nous passerons à travers. Cependant, gardons un œil sur la situation. Elle risque d’évoluer bien plus rapidement que prévue. À suivre.

Sur le même sujet :

Les « réserves de vie sauvage », nouvelle forme de colonialisme ?

L’ancien domaine de chasse de Valfanjousse, maintenant propriété de l’ASPAS, fait parler de lui en ce moment. La gestion est catastrophique, les animaux s’en échappent et menacent l’éco-système environnant. Ce territoire est une des « réserves de vie sauvage » acquises par l’ASPAS, cette association qui veut faire du ré-ensauvagement.

Le ré-ensauvagement se donne en spectacle

Le but de ces « réserves de vie sauvage » est de laisser la nature à elle-même sans aucune intervention de l’homme. Rappelez-vous la communication triomphante lors du rachat. L’ASPAS, sa directrice Madline Rubin, ses soutiens comme Hugo Clément sont venus parader dans l’ancien domaine de chasse. Ils se sont mis en scène partant détruire les miradors de battue avec scies et tronçonneuses. Cette aspect de leur communication ayant, évidemment, vocation à faire des émules chez d’autres écervelés. Bien entendu, eux détruisent sur un territoire qui leur appartient alors que les pauvres zozos qui les imiteront et le feront sur des terrains privés risquent des sanctions pénales.

Voici quelques morceaux choisis qui donnent une bonne idée de la gestion par l’ASPAS :

« Les animaux se trempent dans la boue puis se frottent aux arbres, déclare Madline Rubin, directrice de l’association. A force, l’écorce se décolle. Les parasites vont pouvoir entrer dans l’arbre, qui va ensuite mourir. Mais quand on a des arbres morts, ici, on est content ! Cela fait venir des insectes, des champignons… »

« On va effacer un peu l’empreinte humaine qui est partout prédominante et laisser ce territoire évoluer sans contrainte et actions humaines. » Il faut souhaiter que ce soit l’empreinte de l’ASPAS qui bientôt s’efface.

Une nouvelle forme de colonialisme initiée par l’ASPAS

La création de cette réserve de vie sauvage à Valfanjousse n’avait pas beaucoup plu dans la région. Les agriculteurs voisins se plaignent des nouvelles règles établies par l’ASPAS. Un éleveur local qui allait auparavant faucher des prairies sur le domaine avec l’accord de l’ancien propriétaire n’a plus l’autorisation d’y aller. Il doit donc faire 2 heures de route pour acheter le foin qui lui manque alors que c’était gratuit avant. Le sentiment général dans la région est résumé par cette phrase entendue par un journaliste du Monde venu enquêter sur place : « Ils arrivent avec leur pognon et disent : écartez-vous, c’est nous qui allons sauver la nature. »

Le 21 août 2020, une manifestation organisée par plusieurs syndicats d’éleveurs, d’agriculteurs et de chasseurs a réuni près d’un millier de personnes à Crest pour dénoncer la création de réserves « qui mettent en danger les activités sociales, culturelles et économiques des territoires ruraux. »

Des éleveurs mécontents

Les éleveurs auraient aimé récupéré ces terres pour y faire pâturer leurs brebis. Alain Baudouin s’est confié à un journaliste du Monde juste après la création de la réserve : « Ce qui me fait râler, c’est qu’on n’arrive pas à récupérer ces terres pour l’agricultureJ’aurais bien aimé racheter une partie du bois : un agriculteur qui fait du bois de chauffage, il gagne sa vie avec ça. Ce combat, c’est pour mes trois enfants. Qui va rester vivre dans le Vercors ? »

Il compare ce qui se passe dans le massif avec ce qui s’est passé en Australie avec les aborigènes : « Dans le Vercors, le pastoralisme existe depuis plus de 7 000 ans. Nous avons su nous adapter aux hommes, aux maladies et aux virus, tout en nourrissant la population et en favorisant cette biodiversité, puisque c’est le mot à la mode. Aujourd’hui, la société fait la même chose aux ruraux, aux bergers et aux éleveurs de montagne que ce que les colons ont fait en Australie. »

En effet, cette politique de ré-ensauvagement qui consiste à créer des réserves de vie sauvage met la nature sous cloche sans prendre en compte les besoins des habitants. C’est une nouvelle forme de colonialisme que subissent nos paysans et les habitants des territoires ruraux.

Lire aussi : Nature d’ici et d’ailleurs

Valfanjousse n’est pas la seule réserve à poser des problèmes

L’ASPAS a aussi acquis un territoire dans une zone située entre les Yvelines et le Val-d’Oise, dans la commune de Fontenay-Saint-Père. Ici, ce sont les sangliers qui posent des problèmes aux agriculteurs environnants. Ils ne sont bien entendu pas chassés dans cette réserve, ils y pullulent et y trouvent refuge. Les cultures sont ravagées et les paysans sont de plus en plus excédés.

C’est aussi le cas des 400 hectares acquis dans le Vexin et du territoire acheté dans le Trégor. Tout autour de ces zones, les dégâts se multiplient dans les champs. L’idéologie égoïste de ces adeptes du ré-ensauvagement les conduit à créer des zones de non-droit qui causent des dommages énormes aux voisins. Vivre en société, c’est aussi se soucier des autres. Cela ne semble pas être pris en compte par les dogmatiques de salon de l’ASPAS.

Nos derniers articles :

Néo-ruraux. Et s’ils cherchaient à s’adapter ?

Le problème ne vient peut-être pas des chasseurs mais des néo-ruraux… Ces citadins qui viennent à la campagne mais qui détestent tout de la campagne: odeurs, clochers, chasseurs, éleveurs, coqs, ferme …

Merci à Alex pour ce billet d'humeur

Des nouveaux habitants qui ne cherchent pas à s’adapter

Les villes devenant trop chères, le citadin vient à la campagne par dépit et non par envie…Et oui, 600 000 euros un 80m2 dans une grande ville, pousse les gens vers les campagnes …
De plus, monsieur le maire à des fins politiques et électoralistes fera plaisir aux néo-ruraux qu’il accueille pour voir sa commune grandir avec des petits lotissements pour citadins. Le néorural ne cherchera pas s’intégrer aux us et coutumes, non ! Il voudra que l’on se plie à ses dogmes, à ses envies… « Monsieur le maire, l’église sonne la nuit ».  » Les canards du voisin me gênent ». « Monsieur le maire, le coq m’empêche de dormir » etc etc… Les exemples ne manquent malheureusement pas…

Et sous prétexte d’avoir acheté un sac à dos Quechua et avoir fait des courses à BioCop sur une zone commerciale fraichement construite en lieu et place d’une magnifique forêt, il se prendra pour un proche de la nature…Mais ne lui demandez surtout pas de reconnaitre un chevreuil d’une biche ou la date du brame ou encore la date de la mue des cerfs…Ses connaissances sont très limitées et se résument à « Faut pas tuer les animaux, c’est pas bien. » Sans même comprendre l’impact que pourrait avoir une non-régulation des sangliers ou cervidés sur les cultures, sur la gestion forestière, sur la sécurité routière…Non le néorural, pense que la campagne doit être comme ces parcs naturels construits de toutes pièces : les Centers Parcs. La nature sous cloche pour citadins bobos où tout est beau…

Et non, la nature n’est pas à tout le monde

Le problème vient peut être bien de là et non du chasseur qui a toujours chassé sur ses terres depuis sa plus tendre enfance avec ses parents, connaissant chaque recoin comme sa poche, connaissant la nature. Un homme peut être un peu bourru parfois face à un inconnu mais avec qui on engage facilement la conversation avec un « Bonjour, la chasse se passe bien ? vous chassez quoi ? on peut passer ? » Dialogue qui sera plus compliqué en commençant par un « salaud de chasseur, vous tuez des animaux. La nature est à tout le monde… »
Car pour les néo-ruraux mal informés, la nature appartient à tout le monde. Oui… Mais non.. En fait, un champ, une prairie, un bois appartiennent à des propriétaires qu’ils soient agriculteurs, éleveurs, exploitants forestiers, qui sont parfois chasseurs, ou qui louent leur terre aux chasseurs pour effectuer la régulation…Souviens-toi, amis néo-rural quand tu étais locataire, personne ne rentrait chez toi…

Et bien le bois, le champ, la prairie que le chasseur loue sont à lui par le contrat de location et par conséquent tu n’as pas à rentrer sur ces terres comme nous n’avons à rentrer dans l’appartement que tu loues…
Amis néoruraux, habiter la campagne ne fait pas de vous des ruraux, des connaisseurs de la nature. S’il existe un permis de chasser, peut être faudrait-il créer un permis de séjourner à la campagne afin de valider vos capacités d’intégration, de respect, de tolérance envers ses villages qui vous accueillent de vos exodes urbains.

Sur le même sujet :

Pour l’OFB, »le loup a une mauvaise image à tort », les éleveurs ne sont pas d’accord

Dans la Drôme, déjà 51 animaux attaqués en ce début d’année contre 6 à la même époque l’année dernière. Pour le directeur régional de l’OFB, « le loup a une mauvaise image à tort »... Les éleveurs drômois ne sont pas d’accord. Le loup est-il plus protégé que les éleveurs ?

De plus en plus d’attaques

A Clérieux, 7 moutons tués, à Réauville, 11 bêtes tuées et 3 disparues, à Montclar-sur-Gervanne, c’est une jument (celle du maire) qui a été la cible des loups, à Aouste-sur-Sye un éleveur a constaté la mort de 15 moutons… La liste des attaques est impressionnante. Le nombre d’animaux tués aussi. Frédéric Gontard, le président de la fédération ovine du département est en colère. Il souligne les chiffres : 51 attaques mortelles contre 6 l’année dernière à la même époque. Les éleveurs sont désemparés et en colère. La préfecture avait laissé entendre que des tirs létaux seraient autorisés ; pour le moment aucun n’a eu lieu. Encore plus inquiétant, les attaques ont maintenant lieu à proximité immédiate des habitations. Le loup n’a pas peur de l’homme et s’enhardit de plus en plus.

Ce constat est le même en haute-Savoie où les alpagistes sont inquiets. Pour eux, la direction départementale des territoires « s’intéresse plus au suivi des meutes qu’aux problèmes causés aux professionnels du secteur. » dans ce département, le nombre de signalements d’attaques est en hausse de 40%, le nombre de victimes de 20%.

« Le loup a une mauvaise image à tort. »

En Europe, le loup est protégé par la Convention de Berne, transcrite dans le droit français en 1989. Pourquoi protéger une espèce qui n’est pas en danger ? Ses effectifs au niveau mondial sont stables et même en légère augmentation. (statut UICN : « préoccupation mineure »). Ce statut implique pour les Etats, donc pour la France, de veiller à la conservation de l’espèce et de ses habitats. Il semble que cette mission soit bien menée par les autorités françaises. L’OFB, outil gouvernemental de la politique de ré-ensauvagement est de plus en plus sur la défensive à ce sujet. Son directeur de la communication a essayé, il ya peu, de disculper l’office dans un exercice assez peu convaincant. Rappelez-vous « l’OFB ne compte pas les loups, il les suit… » Plus récemment, Éric Hansen, le dicecteur de l’OFB en région PACA a déclaré dans une interview que :

« Le loup a une mauvaise image à tort. »

Éric Hansen, directeur OFB Provence-Alpes-Côte d’azur

Le loup plus important que l’élevage ?

Les éleveurs ne sont pas d’accord du tout avec cette vision idyllique du loup. Ce prédateur met en danger toute une filière économique importante. Or l’État semble ne rien vouloir faire pour protéger les éleveurs. Quant au loup, protégé par la convention de Berne, il prospère sur notre territoire et fait des ravages. Quel est le but de cette politique ? Des journalistes ont mis en lumière il y a quelques jours les liens étroits entre certains journalistes et L214. Cette association aurait-elle aussi fait de l’entrisme au sein de l’OFB ? Quoi de mieux pour tuer l’élevage français que de protéger les grands prédateurs ?

Lire aussi : MÉDIAS ET L214 : LA DÉONTOLOGIE À L’ABATTOIR ?

Sur le même sujet :

Le loup du parc Ecozonia attaque un troupeau à 100km du point de fuite

Dans les Pyrénnées-Orientales, en janvier 2021, six loups s’échappaient du parc animalier Ecozonia, situé à Cases-de-Pène. Cinq d’entre eux sont retrouvés, mais un manque toujours à l’appel. Sept mois plus tard, les autorités ont retrouvé sa trace, 100 kilomètres plus loin. Il est à l’origine d’une attaque sur un troupeau.

Sept mois après sa fuite le loup attaque

Un an jour pour jour après la fuite de six loups du parc animalier Ecozonia, le dernier des loups redonne des signes d’activités à 100 km de là. Lors de cet incident, les animaux ont pris la fuite de leur enclos en blessant un soigneur. Quelques jours après, cinq des six individus seront neutralisés. Deux anesthésiés et trois abattus. Cette affaire a eu lieu avant même que le site ouvre ses portes.

Lire aussi : Des loups s’échappe du parc Ecozonia

Un loup d’Europe de l’Est à l’origine d’une attaque

Aujourd’hui un individu manque toujours à l’appel. Cependant, depuis samedi, la préfecture de l’Aude a finalement signalé la présence d’un loup dans le Razès. Suite à une attaque sur un troupeau domestique ayant eu lieu en Août 2021. La préfecture explique que « des poils de canidé ont été récoltés le 26 août 2021 sur la commune d’Orsans, dans le cadre du suivi du loup en France », informe le communiqué de la préfecture. « Ils ont permis de rattacher cet échantillon à un individu de sexe mâle possédant les caractéristiques génétiques de la population du loup d’Europe de l’Est (Ukraine, Lettonie)« .

Face à tel constat, la préfecture a immédiatement fait le rapprochement avec les individus du parc Ecozonia, qui se situe à une centaine de kilomètres. Force est de constater que les éléments scientifiques et génétiques orientent les faits en direction de cet animal. Malheureusement, les analyses ont rendu les résultats tardivement. Actuellement, la préfecture ne sait pas si le loup est toujours dans le secteur. L’affaire poursuit son cours, tout comme la recherche de l’animal. Lorsque l’on connaît l’impact du loup sur la faune et le pastoralisme, inutile de rappeler que les éleveurs se seraient bien passés d’une telle histoire.

Sur le même sujet :

—> Six loups gris échappés du parc EcoZonia. Le parc politiquement correct.

—> Parc animalier détruit, 13 loups en liberté.

—> L’ OFB ne compte pas les loups, il les suit…

Le préfet exclut l’ ASPAS du comité loup. Une bonne nouvelle !

Le préfet de l’Hérault vient d’exclure l’ASPAS du comité loup départemental. Une bonne nouvelle pour la ruralité !

Les masques tombent, les pitres de l’ASPAS sont exclus

Le préfet de l’Hérault a décidé d’exclure l’ASPAS (association pour la protection des animaux sauvages) du comité loup du département. L’ASPAS joue évidemment les offensés et dit ne pas comprendre cette décision. Il semble que la raison l’ait enfin emporté et que les adorateurs du loup ne soient plus les bienvenus dans ce comité. Hélas, l’ASPAS reste membre du groupe national loup. Cette association pourra encore exercer son lobbying et ses pressions pour que le loup puisse continuer à faire des ravages dans nos campagnes.

A quoi servent ces associations ? Pourquoi les prendre au sérieux ?

A quoi servent donc ces associations à part faire des cagnottes pour créer des zoos qui tombent en faillite ? Rappelez-vous le zoo de Pont-Scorff, sa cagnotte lancée par Hugo Clément, ses déboires et sa faillite lamentable. Les 600 000 euros collectés auprès de généreux naïfs ont disparu sans qu’aucun animal n’ait été réintroduit dans son milieu naturel. C’était pourtant la mission annoncée à grand renfort de publicité. De quel autre titre de gloire peut s’enorgueillir l’ASPAS ? Qu’ont-ils accompli pour protéger la nature ? Acquérir des terrains et y interdire toute activité humaine n’est pas ce que l’on appelle de la gestion ni de la protection. D’ailleurs les sangliers y trouvent refuge en grand nombre, ce qui rend les agriculteurs voisins furieux.

Lire aussi :

—> Rewild de Pont-Scorff, le cauchemar des animaux. Les zozos du zoo.

—> Pont Scorff, le zoo de Hugo Clément et de Rewild en cessation de paiement. Les donateurs ont été trompés !

Le plan national loup

Il faut savoir que le plan national loup inclut différents acteurs dont des associations dites de protection de l’environnement (LPO, ASPAS, France Nature Environnement, FERUS…). Celles-ci avaient boycotté les premières réunions pour protester contre le fait que chasseurs et éleveurs y soient représentés ! Oser s’indigner que les éleveurs soient présents montre bien l’incroyable arrogance de ces activistes et leur volonté d’agir sans aucun contrôle. Il semble que le vent commence à tourner. La décision du préfet de l’Hérault fait suite à celle du nouveau préfet en charge du dossier loup au niveau national qui a annoncé de nouvelles méthodes de comptage.

Lire aussi : Nouvelles méthodes de comptage des loups. Un désaveu pour l’OFB ?

En effet, tous les acteurs sérieux de terrain contestaient les chiffres annoncés par l’OFB. L’office a d’ailleurs essayé de se dédouaner avec une intervention assez peu convaincante (litote) d’un des ses directeurs généraux. Rappellez-vous : « nous ne comptons pas les loups, nous les suivons »

Voir : L’ OFB ne compte pas les loups, il les suit…

Les deux missions du plan loup

« Le plan loup a pour objectif d’élaborer une nouvelle méthode de gestion de l’animal, fondée sur une meilleure connaissance de l’espèce et de ses modes de vies, pour mieux la protéger et permettre également la protection des troupeaux et des éleveurs » nous dit la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes. C’est cet organisme qui est en charge du plan loup au niveau national. Une de ces deux missions est une « réussite » : protéger le prédateur, ses effectifs augmentent et il est présent à peu près partout en France. Quant à la seconde, protéger les troupeaux, c’est un échec total. Tous les éleveurs de France vous le diront. Les indemnisations ne couvrent pas la totalité des pertes après des attaques, les mesures de protection sont inefficaces voire handicapantes pour les éleveurs (rappelez-vous la condamnation de l’un d’entre eux à cause de ses patous qui avaient mordu des promeneurs) et le loup commet de plus en plus de dégâts dans de plus en plus de régions de France.

Lire aussi :

—> Un éleveur condamné à cause de ses patous. Scandale et incohérence

—> Plan national d’actions 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage (ministère de la transition écologique)

Les gardes champêtres mieux reconnus

Contrairement à ce qu’a pu dire un député, les gardes champêtres n’ont pas disparu. Ils viennent même d’obtenir des avancées en terme de reconnaissance et de statut.

Des avancées pour les gardes champêtres

Cela fait des années que les gardes champêtres réclamaient une véritable reconnaissance de leur statut et de leur rôle. Ils viennent d’obtenir gain de cause et cela en raison des missions de plus en plus nombreuses que les communes peuvent leur confier.

Cela se traduit par : la création et l’officialisation d’une tenue de service, une sérigraphie pour les véhicules et une carte professionnelle uniformisée. C’est quelque chose qu’ils réclamaient depuis longtemps. L’étape suivante, selon eux, est d’améliorer leur statut et donc de les identifier comme « agents de police rurale ».

Beaucoup de citadins les croyaient disparus, vestiges d’un passé révolu selon eux. Un député LREM (Thomas Rudigoz) a même déclaré : « je connaissais le garde champêtre de Spirou et Fantasio, mais je pensais que ces agents avaient disparu. » Difficile de faire plus condescendant…

Lire aussi : décret de 1994 portant statut particulier du cadre d’emplois des gardes champêtres – modification du 13 janvier 2022

Les missions et attributions du garde champêtre

Dès 900, des chroniques font mention des premiers gardes champêtres. On les appelait alors : messor, messilier, messium cusios, messaer, messarius, mésségué. Noms venant du latin messis, moisson. Il était celui qui garde les moissons. Plus tard au haut Moyen-Âge, plusieurs rois ont édicté des lois pour codifier leur rôle.

Il ne faut pas le confondre avec le policier municipal dont les tâches sont de police urbaine. L’article L-521-1 du code de la sécurité intérieure affecte le garde champêtre à la police des campagnes.

Ils ont des attributions extrêmement variées. Aujourd’hui, ils assurent les missions qui leur sont spécialement confiées par les lois et les règlements en matière de police rurale. Ils ne sont pas officiers de police judiciaire mais en ont gardé certaines prérogatives. Ils peuvent rechercher et constater par procès-verbal diverses infractions portant atteinte aux propriétés rurales, aux forêts et à l’environnement. Ils sont aussi chargés de veiller au respect des arrêtés municipaux ou préfectoraux. Ils sont compétents en matière de pêche, chasse, détérioration du domaine public, vols, conflit de voisinage, dépôts sauvages, sorties des écoles et peuvent dresser des contravention en matière de code de la route. Depuis la création du code de l’environnement, ils sont aussi chargés de veiller aux infractions relatives à ce code.

Vous trouverez toutes les informations à propos des gardes champêtres sur le site de leur fédération :

Fédération nationale des gardes champêtres communaux et intercommunaux de France.

L’ OFB ne compte pas les loups, il les suit…

Les éleveurs et les chasseurs seront ravis d’apprendre que l’OFB ne fait pas de comptage mais juste un suivi. Énorme différence !

Ce n’est pas qu’une différence de mots, c’est une différence fondamentale

Le directeur général de l’OFB, Loïc Obled nous annonce officiellement que les chiffres de loups que l’OFB nous assène depuis des années avec le plus grand sérieux, voire avec une certaine morgue, ne sont pas des comptages mais juste le résultat d’un « suivi« …

Tous les observateurs attentifs et sérieux le savaient déjà, les calculs de l’OFB ne sont pas des calculs mais des… estimations. Le problème est que ces chiffres fantaisistes sont ceux qui servent de référence. En particulier lorsqu’il s’agit d’effectuer des tirs létaux. Ceux-ci sont autorisés dans la limite d’un pourcentage calculé à partir des chiffres de loups en France. Il ne faut donc pas s’étonner que la situation soit « légèrement » différente sur le terrain que dans les bureaux des hauts fonctionnaires et des agents de l’OFB. Comme par hasard, ces chiffres basés sur des calculs au « doigt mouillé » sous-estiment le nombre de ces prédateurs. La politique de ré-ensauvagement voulue par le ministère de la transition écologique et mise en oeuvre par l’OFB implique ces manipulations.

Les éleveurs et les chasseurs le constatent sur le terrain. La carte européenne de prédation de Bruno Lecomte le prouve ; les populations de loups sont bien plus nombreuses en France que les chiffres officiels ne le disent.

Voir : carte européenne de prédation

Une politique inconsidérée et pour laquelle nous ne sommes pas consultés

Cette politique a des conséquences humaines, économiques et environnementales extrêmement graves.

Il y a tout d’abord la mise en danger de toute une filière économique. L’élevage est la première victime. Les éleveurs ne peuvent rien contre le prédateur, contrairement à ce que disent les « spécialistes » (Marc Landry en tête). La situation n’est d’ailleurs pas meilleure à l’étranger, contrairement à ce que disent les adorateurs incompétents du loup. Italie, Suisse, Espagne, Belgique, Allemagne sont confrontées aussi à ce problème. A titre d’exemple, la carte européenne de prédation est une collaboration entre éleveurs français et suisses qui avaient assez des … (j’allais dire mensonges), des estimations de l’OFB.

Le loup, présenté par ses fans comme un ami de la biodiversité est en fait une calamité pour celle-ci. Les mouflons ont presque disparu de certains massifs alpins, les chevreuils, les cerfs paient un lourd tribut aussi. Évidemment, un prédateur qui n’a pas de prédateur ne peut que commettre des dégâts irréparables.

Sur le plan humain, il faut prendre en compte la détresse des éleveurs. Certains abandonnent, d’autres peinent à gagner leur vie car les indemnisations ne couvrent qu’une partie des pertes occasionnées. Le loup n’ayant plus peur de l’homme s’approche maintenant dangereusement des zones habitées. Certains animaux domestique (chiens et chats) sont d’ores et déjà morts au champ, d’honneur du ré-ensauvagement. En Suisse, dans le canton des Grisons, un maire conseille aux enfants de rester groupés et de faire du bruit en allant à l’école. A quand le prochain petit chaperon rouge ? Enfin, certains secteurs sont maintenant déconseillés pour les randonnées. Le tourisme aussi est atteint.

Intervention de Loïc Obled, directeur général de l’OFB

Vous remarquerez que monsieur Obled essayer de partager la responsabilité de cet échec en mettant en cause d’autres acteurs tels que les éleveurs et les chasseurs. D’ailleurs, ces derniers, excédés par les méthodes de l’OFB, ont bien souvent quitté les commissions loup départementales.

Sur le même sujet :

Du bruit pour éloigner les loups sur le chemin de l’école…

Voilà où nous mènent les délires du ré-ensauvagement. En Suisse, un maire conseille aux enfants de faire du bruit et de rester groupés sur le chemin de l’école à cause d’une meute de loups trop présente dans le village.

Un village sous le choc

Dans le village de Masein, une meute de loup a pris l’habitude de venir rôder aux alentours immédiats des habitations. Les villageois la connaissent, c’est la « meute de Beverin » du nom d’un pic qui domine la région. Les prédateurs se sont attaqués aux « bêtes de rente » comme on dit en Suisse pour les animaux d’élevage. Mais la meute s’enhardit de plus en plus et des enfants allant à l’école ont eu la désagréable surprise de la croiser. Quatre d’entre eux poursuivaient un chevreuil et sont tombés nez-à-nez avec les enfants. Le père de l’un d’eux témoigne : « Ce n’est pas possible que des loups croisent les enfants sur le chemin de l’école, ça ne va pas. Il peut y avoir un incident. »

La mairie aussitôt distribué une feuille d’information expliquant que les enfants devaient dorénavant rester groupés et faire du bruit. Nous voici revenus au temps des grandes peurs moyenâgeuses. L’époque où les enfants qui gardaient les troupeaux n’étaient pas sûrs de revenir à la ferme.

Lire aussi : Faites du bruit et restez groupés (vidéo RTS)

Face à cette situation, le canton attend l’autorisation de la confédération, pour abattre le chef de meute qui entraîne les jeunes derrière lui. Pour le moment, l’autorisation n’a pas été accordée bien que toutes les conditions réglementaires soient réunies selon la nouvelle loi adoptée au conseil fédéral.

Source : Le Conseil fédéral adopte la révision de l’ordonnance sur la chasse (Conseil fédéral)

Le canton des Grisons confronté au retour des loups

Le canton des Grisons, situé dans l’Est de la Suisse est le plus grand des cantons suisses. Ses activités économiques principales sont l’agriculture (l’élevage surtout) et le tourisme. Elles risquent toutes deux d’être lourdement impactées par le retour du loup dans ce territoire montagneux. Le canton compte officiellement sept meutes mais celle de Beverin fait beaucoup parler d’elle.

En août dernier, quatre loups de cette meute ont suivi de très près un groupe de randonneurs qui ont eu la frayeur de leur vie. Les autorités tentent de rassurer en disant que, généralement (sic), les loups ne cherchent pas le contact avec l’homme. Elles rajoutent néanmoins qu’ils peuvent devenir dangereux s’ils s’habituent aux humains et associent leur présence à la nourriture. Pour le moment, ce sont les éleveurs qui pâtissent du retour du loup. On dénombre de nombreuses attaques contre moutons, chèvres et même vaches.

Lire aussi : Une meute de loups s’approche de randonneurs puis les suit (Le matin.ch)

La rédaction vous conseille :

—> Le 17 septembre, les éleveurs suisses protestent contre le loup. (JLC)

—> Randonnée interdite en Suisse à cause du loup. (JLC)

—> En Suisse, le tir des loups sera facilité dans certaines conditions. (JLC)

Chasse, foie gras, corrida, Esprit du Sud se mobilise

Les attaques de l’écologie politique et de la bien-pensance animaliste font réagir dans le Sud-Ouest. L’association Esprit du Sud a décidé de lancer une contre-offensive.

Esprit du Sud en a assez

Les attaques lancées par les verts, les animalistes et autres bobos déracinés sont des attaques contre un mode de vie, une culture et au final contre notre civilisation. C’est le constat fait par Esprit du Sud. Les déclarations de quelques mairies vertes contre le foie gras ont été la goutte qui a fait déborder le vase. Cette association regroupe des élus locaux, des fédérations de chasse et de pêche, des producteurs, des associations taurines, des éleveurs. Elle entend défendre et promouvoir ce qui fait la richesse de nos régions et de nos terroirs. Gastronomie, agriculture et élevage, sport et culture, chasse et pêche, langue occitane… Esprit du Sud va lancer une campagne en direction des élus de la région et de la France entière pour faire valoir le droit au respect des traditions et montrer le danger de cette idéologie totalitaire.

—> Site internet Esprit du Sud

« Nos passions, nos métiers, notre culture sont remis en question : il y a une incompréhension et une inquiétude face à ces attaques… et nous comptons les combattre. »

Henri-Bernard Cartier, président d’Esprit du Sud 32.

Ils ne sont les seuls, en Occitane, le centenaire de la levée des tridents commémoré en novembre a été l’occasion d’affirmer la permanence d’une identité et d’un enracinement menacés par les tenants de l’écologie politique.

La rédaction vous conseille :

—> Le centenaire de la levée des tridents les 13 et 14 novembre à Nîmes

—> La mort des chasses traditionnelles c’est aussi la mort de notre civilisation !