Le salmis : un ragoût de petit gibier à tomber !

salmis

Rien à voir avec le salami ! Le salmis est un ragoût de petit gibier (bécasse, palombes, faisan, perdreaux…) ou d’oiseaux comme le pigeon ou le canard. Il s’accompagne d’une sauce relevée dont la finition se faisait traditionnellement devant les convives.

Pour commencer, bien que l’idée puisse vous venir en tête, ce plat n’a rien à voir avec le salami !

Le salmis est l’une des meilleures façons de déguster votre petit gibier. Ce petit ragoût sera parfait pour profiter au mieux de vos bécasses, palombes, faisans, perdreaux, pigeons ou canards.

Accompagné d’une sauce relevée, ce plat ravira tous vos convives !

Ce plat dont le nom est un raccourci pour « salmigondis », tirerait son origine du Sud-Ouest, région de prédilection pour la chasse à la palombe. Un peu tombée dans l’oubli, semble aujourd’hui revenir timidement sur les cartes des restaurants.

Pour réaliser correctement un salmis, le volatile est préalablement cuit à la broche. ON poursuit ensuite la cuisson en cocote en agrémentant d’oignons, de lard, de vin et d’une généreuse dose de poivre.

Lançons nous dans la préparation du salmis !

Ingrédients :

4 pigeons (garder les cœurs et les foies), 2 oignons, 5 cl de cognac, 1 bouteille de vin rouge, 20 cl de bouillon de volaille, 1 carotte, 1 c à s de farine, 2 gousses d’ail, 50 g de lard, 1 c. à c. de poivre noir, Sel

Préparation :

Dans une cocotte, faire dorer et flamber au cognac les pigeons puis les couper en deux et les réserver

Faire revenir le lard et les légumes taillés en julienne, ajouter une cuillère de farine, le vin et le madère

Laisser réduire et remettre les demi-pigeons avec le poivre

Poursuivre la cuisson 30 minutes à couvert

Ajouter les cœurs et les foies 5 minutes avant la fin de la cuisson

Filtrer la sauce et mixer

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A Narbonne chasseurs et agriculteurs manifestent contre une association animaliste

Ils étaient un peu plus de 1000 dans les rues de Narbonne ce samedi 26 mars pour dire leur colère. La suspension de l’arrêté autorisant le tir de la palombe fait peser une menace sur les semis de printemps. Le groupuscule animaliste One Voice est à l’origine de cette suspension. Cette association est-elle ESOD ou nuisible ?

Grosse mobilisation de chasseurs et agriculteurs

Plus de 1000 manifestants se sont rassemblés et ont défilé à Narbonne au son des trompes de chasse, des klaxons et des slogans. Agriculteurs et chasseurs réunis pour dire leur incompréhension et leur colère face à une décision du tribunal administratif qui a suspendu l’autorisation de chasse à la palombe jusqu’à fin mars. Cet oiseau est un véritable fléau pour les agriculteurs qui commencent maintenant les semis de printemps. Mais l’association One Voice ne semble pas concernée par le dur labeur de nos agriculteurs. D’ailleurs, les mots comme labeur et travail sont-ils seulement compris par ces bourgeois citadins qui n’ont jamais sali leurs mains ?

« On va commencer les semis le 10 avril, et je ne vous dis pas la catastrophe qui s’annonce. Si on perd 1 000 ha, on perd 2 millions de litres d’huile de tournesol. On est dans une situation où on va manquer de matières premières et des gens nous ruinent la production. Je le dis, les associations environnementales, en attaquant l’arrêté, contribuent à affamer le monde. Ces gens-là ont la tête tordue. »

Jean-Pierre Alaux, président FDSEA

Une décision de justice incohérente en faveur de cette association

La préfecture avait autorisé une prolongation de la chasse à la palombe jusqu’au 31 mars, prenant ainsi en compte les demandes des agriculteurs. Malheureusement les activistes du groupuscule One Voice ont attaqué cet arrêté au tribunal et ont obtenu gain de cause. Décision incompréhensible et incohérente de juges qui semblent tout ignorer de la nature, de la vie rurale, des besoins du monde agricole et de la situation géopolitique du moment. Comment empêcher les paysans de produire au moment-même où deux des principaux producteurs de céréales (Russie et Ukraine) sont dans l’impossibilité d’exporter ?

Le pigeon ramier ou palombe est un oiseau dont les populations se portent bien et même très bien. Ses effectifs sont en augmentation de plus de 100%. On ne peut donc invoquer la mise en danger de l’espèce.

Lire aussi : Déclin des oiseaux communs mais les espèces chassées se portent bien.

Prolonger la chasse des palombes aurait permis de réguler un peu ces oiseaux et aurait ainsi permis aux agriculteurs de semer tranquillement. Les principales cultures attaquées par les pigeons sont le tournesol, le pois et le colza. Seule la régulation grâce aux chasseurs donne de bons résultats. Les répulsifs sur semences ne fonctionnent pas ; les effaroucheurs non plus car les oiseaux s’accoutument vite. Seule reste la régulation par les chasseurs. Malheureusement dans beaucoup de cas les agriculteurs ne déclarent pas les dégâts car ils ne sont pas indemnisés ; les pigeons ne sont donc pas déclaré ESOD par les préfectures. Et s’ils le sont, les animalistes s’opposent aux arrêtés en les attaquant en justice.

Pour les animaux on ne dit plus nuisible mais pour certaines associations si !

Si le pigeon peut être considéré comme un ESOD (espèce susceptible de d’occasionner des dégâts), les associations comme One Voice sont de vrais nuisibles. Leur dogmatisme et leur déconnection du monde réel en font des activistes dangereux. Il est temps de mettre un coup d’arrêt à leur agissements. Un des meilleurs moyens est de les empêcher de collecter de l’argent. Les donateurs de l’association peuvent bénéficier de déductions fiscales, ils sont donc généreux.

Les empêcher de profiter de ce mécanisme est un des buts de la pétition lancée par Willy Schraen et la FNC. Il faut atteindre les 100 000 signatures. Le statut de ces associations sera ensuite étudié au Sénat. Agriculteurs et chasseurs doivent se mobiliser ! Comme le dit le président de la FDC de l’Aude,« Il va falloir s’occuper de ces associations. Le drame, c’est qu’elles sont souvent subventionnées par les collectivités. En résumé, on les paye pour qu’ils nous emmerdent. » En l’occurrence One Voice ne reçoit aucune subvention mais est une association loi de 1908 (droit local alsacien-mosellan) qui lui permet d’échapper aux obligations de la classique loi de 1901. Aucune transparence, aucun droit de regard des membres sur les comptes et le budget. Bref, des officines opaques dont le seul but est de nuire.

Lien vers la pétition : https://petitions.senat.fr/initiatives/i-947

Lire aussi :

La sénatrice Christine Bonfanti-Dossat veut sanctuariser la chasse à la palombe.

C’est une annonce qui fait plaisir à tous les paloumayres du Lot-et-Garonne, la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat interpelle la ministre afin de sanctuariser cette chasse traditionnelle. Alors que les interdictions fusent, la sénatrice tente de préserver l’histoire et la tradition de son département.

La chasse à la palombe, bientôt intouchable ?

Alors que la ministre Pompili continue d »attaquer les chasses traditionnelles, les élus locaux sont inquiets des conséquences touristiques, économiques et culturelles que cela pourrait engendrer. Ainsi, dans un courrier adressé à la ministre de la transition écologique, la sénatrice du Lot-et Garonne demande « de bien vouloir sanctuariser de façon officielle la pratique de la chasse à la palombe si répandue dans le Sud-Ouest ».

Pour la sénatrice, les décisions prises ces derniers temps sont insensées. En effet, sous la pression des association anti-chasse, comme la LPO, One Voice, l’État ne défend pas les dossiers au conseil d’État et la ministre fait passer sa détestation de la chasse pour  »des avancées pour la biodiversité ». Les défenseurs de la ruralité craignent que la chasse de la palombe subisse le même sort que la glu, les pantes, tendelles et matoles.

Une sénatrice qui connaît la ruralité

« Le fameux oiseau bleu n’est nullement une espèce menacée d’extinction, souligne la sénatrice. Un tel coup qui serait porté à cette chasse traditionnelle incarnant un véritable art de vivre entraînerait une démobilisation de la majorité des chasseurs et constituerait de facto un coup d’arrêt de la chasse aux gros gibiers. Or les dégâts provoqués au sein des exploitations agricoles céréalières par les populations croissantes de sangliers et chevreuils sont exponentiels et les conséquences financières sont chaque année toujours plus importantes« .

Compte tenu du dogmatisme de Barbara Pompili, il semble difficile que la demande de la sénatrice soit prise en considération mais l’appui des politiques locaux est un véritable atout pour la préservation des chasses traditionnelles. Les manifestations prévues par les chasseurs ce week-end viendront donner de la force à ces requêtes et montrer notre opposition à politique d’interdiction menée par Madame Pompili. La ruralité se réveille et se fera entendre dans plusieurs villes de France. Soyons nombreux !

La palombe, l’oiseau bleu

La palombe ou pigeon ramier transmet la fièvre bleue et lorsqu’un chasseur l’attrape, difficile pour lui de se soigner. Il passe par centaine voir millier par-dessus les palombières. Il contribue en grande partie au tableau cynégétique français. A l’affût, à la palombière, seul ou au « cul levé », la belle bleue fascine et fait perdurer traditions et passions.

Le pigeon ramier, de la famille des colombidés

Le pigeon ramier ou palombe, est la plus grosse variété de pigeon en Europe. Très prisé des chasseurs, notamment dans le Sud-Ouest de la France, le pigeon ramier fascine et se chasse lors de sa migration, à l’automne. De la famille des colombidés, la palombe peut mesurer jusqu’à 42 cm de long et 80 cm d’envergure. Son poids oscille entre 450 et 520 grammes. Son plumage est gris-bleu sur le dos et la tête, sa poitrine rosée, son col blanc et ses lignes blanches présentes aux ailes et à la queue. Ce plumage unique lui offre l’appellation de la belle bleue.

Habitat et biologie de l’espèce

Le pigeon ramier vit aussi bien à la campagne dans les zones boisées qu’en ville, c’est pourquoi, dans les parcs, nous retrouvons souvent cet oiseau. Il préfère néanmoins les zones boisées, d’ailleurs son nom anglais est « common wood pigeon ». Capable de s’adapter aux changements d’habitats, la palombe est un oiseau rustique. Elle se nourrit principalement au sol, s’alimentant de graines (blé, orge, tournesol), d’herbe, de fruits comme les glands durant l’automne et/ou des fruits du lierre. En période de migration ou au printemps, le pigeon ramier est susceptible d’occasionner de gros dégâts sur les parcelles agricoles. Opportuniste, il n’hésitera pas à consommer les tournesols, les pois et autres cultures fraîchement semées.

La période de reproduction des palombes est de fin février à début septembre, elles font leur nid entre avril et septembre. La femelle pond ses oeufs (maximum deux à la fois) entre avril et mai. Elle fait entre 2 et 3 couvées par an. Les deux parents couvent durant 17 jours environ. Après trois semaines d’élevage par les parents, les jeunes palombes quittent le nid après 3 semaines.

Chasse et gestion de l’espèce

La palombe est une espèce suivie de près. En effet, de nombreuses fédérations de chasse, comme celle de la Gironde mettent en place des suivis sous l’égide du Groupe d’Investigation de la Faune Sauvage. Ainsi, pour mieux connaître l’espèce, sa biologie ainsi que ses habitudes, il y a un suivi sur la migration post-nuptiale. Il y a aussi des suivis concernant les effectifs hivernants. Des palombes ont été équipées de balises afin de suivre leurs déplacements.

Les populations de pigeon ramier sont aujourd’hui en croissance. Les effectifs sédentaires augmentent de plus en plus créant ainsi, sur le territoire national, des populations fixes. La palombe se chasse et se vit différemment selon les régions. La palombière dans le Sud-Ouest, où convivialité, fraternité et amitié sont les maîtres mots. Au poste entre amis, au bord d’un champ avec quelques formes pour tenter de décrocher quelques oiseaux un peu trop gourmands. A l’affut, en octobre, alors qu’on attend les premières grives le long d’une haie de chêne, quelques belles bleues viennent compléter un beau tableau de migrateurs. La palombe anime la chasse française et continuera, par sa biologie et son adaptation, à se faire une belle place dans la chasse française.

Itinéraires migrations palombes

À Cocumont le virus de la palombe touche aussi les commerçants !

La période de la palombe va bientôt battre son plein et le Sud-Ouest va vivre au rythme de cette chasse traditionnelle qui fait vibrer le coeur de toute une région.

Les palombières ont été restaurées, améliorées, vérifiées et les chasseurs n’attendent que le signal des premières arrivées pour s’y installer et vivre leur passion. Il s’agit d’ailleurs d’un mode de vie car lors des grands passages, cet oiseau occupe toutes les conversations, certains se débrouillent pour prendre leurs congés à cette époque et bien des familles voient l’un des leurs partir « en palombière » comme autrefois on partait « en mer » ! Ne parle-t-on à ce propos du « mal bleu » ?

Photos Guillaume Desenfant

Le village de Cocumont dans le Lot et Garonne montre bien que ce virus est contagieux car les commerçants, eux aussi, vont vivre au rythme des chasseurs. La chasse débutant aux aurores et étant aussi un moment de partage et de gastronomie, boulangerie, épicerie, boucherie, ouvriront dès 06h30 pour permettre au paloumayre de se ravitailler !

Ceci montre encore une fois que la chasse en France est ancrée dans ses terroirs et qu’elle est aussi un repère pour beaucoup. Vouloir interdire cette activité reviendrait à déraciner encore plus nos territoires qui subissent déjà beaucoup trop d’attaques venues d’un monde urbain aux antipodes des plaisirs et des joies de nos campagnes.

Une palombe « mouchetée » prélevée en Dordogne.

Sur la page Facebook de la fédération départementale des chasseurs du 24 est apparu une palombe au plumage inhabituel.

En effet cette palombe a été prélevé mardi dernier à Grignols lors d’un passage de palombes comportant une centaine d’individus.

Benjamin arriva à prélever avec le fusil de son grand-père ce bel oiseau atteint d’un albinisme partiel.

Albinisme partiel

L’albinisme partiel se traduit par une altération totale de la pigmentation de certaines plumes.

Chasse du Pigeon en Corse

La chasse du pigeon en corse est devenue magnifiques au fil des années.

Un axe de migration très fréquenté qui offre de belles sessions de chasse.

Nous partons là haut sur les montagnes corses, pour voir les belles palombes !