Les verts veulent-ils abolir la chasse ?

Tout le monde ou presque a entendu parler de la primaire écologiste qui s’est terminée avec un second tour Rousseau-Jadot et la victoire de ce dernier. Que veulent les verts à propos de la chasse ? Y a-t-il une différence entre les deux candidats à la primaire et quel est le programme qu’ils mettraient en oeuvre s’ils arrivaient au pouvoir ? Demandez le programme !

Les candidats verts à la primaire et la chasse

Sandrine Rousseau

(allez voir le compte Twitter parodique Sardine Ruisseau. Un grand moment d’humour…)

  • « politique de radicalité environnementale« 
  • « renforcement du statut juridique des animaux« 
  • élevage gibier : « On arrête ça en 2022. Tout le monde est OK vu l’absurdité du truc ?« 
  • « on empêche les techniques de chasse les plus cruelles, on limite les temps de chasse« 

Yannick Jadot

  • Tuer des animaux n’est pas un divertissement et nous devons mettre fin à la chasse
  • Dans un premier temps : « interdire la chasse le dimanche »
  • Chasses traditionnelles : « Commençons par chasser de notre pays toutes les chasses illégales« 
  • « arrêt de la chasse des espèces protégées ».

Le programme officiel du parti EELV

Quel que soit le candidat, le programme des verts est très opposé à la chasse, ce qui n’est pas une surprise. On peut le retrouver sur leur plateforme en ligne : Projet.lesecologistes.fr Ces mesures sont organisées en six grands thèmes. L’un d’entre eux concerne la chasse et s’appelle « Encadrer la chasse« . On y retrouve la phraséologie habituelle des verts, tellement absconse qu’elle en devient presque incompréhensible :

  • faire évoluer notre rapport à la faune sauvage pour mettre un terme aux usages fondés sur la violence
  • encadrement drastique de la chasse, avec un grand nombre de restrictions, de contrôles et de validations
  • interdiction des chasses traditionnelles
  • interdiction de la chasse à courre et du déterrage
  • interdiction du plomb
  • interdiction de la chasse d’espèces en déclin
  • interdiction de la chasse en enclos
  • interdiction du piégeage
  • interdiction de l’élevage de gibier à fin de chasse
  • interdiction de la chasse le dimanche dans un premier temps car leur but est d’interdire la chasse le weekend.
  • création « d’espaces apaisés ». Zones où la chasse sera interdite
  • limitation du nombre de chasseurs avec visite médicale obligatoire, autorisation de port d’arme
  • permis de chasse à durée limitée qui devra être renouvelé
  • formation sur la connaissance des espèces. Nous devrions leur faire lire le livre de préparation à l’examen du permis.

Un parti intrinsèquement totalitaire

Bref, comme d’habitude le programme des verts n’est qu’une longue suite d’interdictions. Quelle société veulent-ils mettre en place ? Une société faite d’interdits ne peut pas être une société apaisée et harmonieuse. L’histoire des verts explique peut-être cette propension à tout interdire. Le secrétaire national des verts, Julien Bayou se glorifie d’avoir une mère qui est « une vraie maoïste ». Pas vraiment la bonne référence pour une société démocratique. Il faut aussi se rappeler qu’en 2015, le parti a subi une grave crise et que certaines personnalités ont claqué la porte en dénonçant une dérive gauchiste… Et bien ce n’est plus une dérive mais un vrai mouvement de fond. On sent venir les inquisiteurs, les commissaires politiques, la rééducation pour les mal-pensants. Je pense d’ailleurs faire partie des premiers wagons pour les camps !

Lors de chaque campagne électorale les verts dévoilent leur intolérance. Nous nous en faisions l’écho lors des régionales avec Julien Bayou qui stigmatisait les « boomers » et les chasseurs (voir notre article ici). La campagne des dernières municipales nous avait aussi permis de voir l’emprise de l’idéologie animaliste sur ce parti (voir notre autre article ici).

Les pompiers sauvent un cerf piégé dans un puits de 6 mètres

Le 28 septembre, sur la commune de Meyrals, en Dordogne, les sapeurs-pompiers du groupe de recherches et d’interventions en milieu périlleux et des agents de l’office français de la biodiversité ont sauvé un cerf coincé dans un puits. Cet animal, tombé dans cette cavité de 6 mètres de profondeur, a pu regagner, après 4 heures d’intervention son milieu naturel.

Un cerf coincé un puits naturel

Alors qu’il ramassait les champignons, un promeneur repère un cerf coincé au fond d’un puits. L’homme s’empresse de contacter le président de la société de chasse, qui à son tour contacte les services de l’OFB. Cette découverte à lieu le 25 septembre, le sauvetage lui n’est prévu que pour le 28 septembre. Eric Brandt, chef de service adjoint à l’OFB explique avoir nourri l’animal, afin qu’il puisse tenir jusqu’à l’intervention du GRIMP24.

6 mètres de profondeur et 4 heures d’intervention

Les sapeurs-pompiers du GRIMP24 ont pu intervenir mardi afin de sauver le roi de la forêt. L’animal de plus de 150 kg est anesthésié afin de pratiquer l’extraction en toute sécurité et dans les meilleures conditions. A la fin de l’intervention, qui a duré 4 heures, le cerf a pu repartir dans son habitat naturel. Ci-dessous, le reportage photo du Service de sécurité & premiers secours.

Actes de vandalisme sur des décorations de chasse

A Saint-Denis-Lanneray, en Eure-et-Loire, des décorations de chasse ont été saccagées sur un rond-point. Ces dégradations sur des biens publics ont été commises dans la nuit du 25 au 26 septembre. Un acte odieux, que le maire dénonce et condamne.

Le thème de la chasse attaqué

Alors que les ronds-point de la commune sont régulièrement décorés, des dégradations ont été commises sur des installations à thème cynégétique. Selon les périodes et les animations, les employés municipaux de la commune installent des décorations en lien avec ces thématiques. Les bouteilles évoquant la 38e foire aux vins et produits régionaux ont été remplacée par des sangliers, lèvres, faisans et champignons afin d’annoncer et de valoriser l’ouverture de la chasse et la saison d’automne. Cependant, cela n’a pas plus aux anti-chasse. Ainsi les deux sangliers ont été saccagés et les lièvres ont été renversés volontairement.

Image issue de l’Echo Républicain

La ruralité ainsi que la chasse sont de nouveau attaquées. Pour le maire Jean-Yves Panais, « c’est du vandalisme gratuit et un manque de respect envers nos agents qui installent ces décorations sans autre intention que de rendre attractive la commune. Je ne sais pas si ce sont des jeunes éméchés ou des anti-chasse qui ont commis ces dégradations, mais je compte bien sur le visionnage des images de vidéosurveillance pour le savoir ». Face à tel comportement, le maire a décidé de porter plainte.

Les chasseurs entretiennent 47 km de chemins forestiers

A Favières, en Meurthe et Moselle, les chasseurs entretiennent les bois et les chemins forestiers pour le plus grand bonheur des promeneurs et des exploitants.

« Nous permettons à tous de se déplacer dans de bonnes conditions. »

Claude Démogeot, le président de l’ACCA, interviewé par l’Est Républicain fait la liste de tout ce que les chasseurs locaux font au service de la communauté. Ce sont environ 800 hectares et 47 km de chemins forestiers qui sont entretenus par cette ACCA. Tout ceci ne bénéficie pas qu’aux chasseurs. promeneurs, vététistes et exploitants forestiers sont tous ravis de l’investissement des chasseurs locaux. La pose de miradors et l’élargissement des layons permet de chasser en toute sécurité et il faut y ajouter l’entretien du rendez-vous de chasse dans lequel les 32 membres de l’ACCA se retrouvent après les parties de chasse.

Le président est inquiet.

Claude Démogeot se félicite de l’arrivée de jeunes chasseurs dans l’équipe mais il s’inquiète de l’augmentation du coût de la chasse. La taxe à l’hectare, les locations, la validation, l’assurance, tout ceci arrive à faire un gros budget pour des jeunes qui débutent et peut être dissuasif. Il se félicite donc de l’opération « permis à 0 euros » lancé par la FDC pour les nouveaux permis.

La chasse, outil de lien social

A Favières comme dans beaucoup d’endroits, la société de chasse permet de créer du lien entre au sein de la commune, elle permet aussi d’intégrer les nouveaux habitants qui seraient chasseurs. Le traditionnel repas de la société de chasse est un rendez-vous toujours apprécié dans bien des villages et des bourgs. Les chasseurs sont au coeur de la ruralité n’en déplaise à nos opposants. Beaucoup y vivent, tous y pratiquent leur passion et une grande majorité s’investit sans compter pour le bien commun. Pas comme certains…

Les anti-chasse insultent et harcèlent une maire sur les réseaux sociaux

La maire de Laillé en Bretagne subit les insultes et le harcèlement des anti-chasse sur les réseaux sociaux suite à un incident dans sa commune. Haine et mensonges sont, comme d’habitude, les armes de nos opposants.

Une meute de chiens tue deux chats dans un lotissement

Le 20 septembre, une chasse au sanglier a lieu autour de champs de maïs à proximité de Laillé. La meute de chiens de chasse, composée d’une trentaine de beagles, entre dans un lotissement, rencontre des chats qui divaguaient et les poursuit. Malheureusement, deux chats sont tués. Les propriétaires sont ulcérés, furieux et décident de porter plainte et alertent aussi une association anti-chasse locale, Forest Shepherd Bretagne. Les agitateurs prennent contact avec quelques habitants et l’argumentation classique et bien rodée des groupuscules est maintenant répétée par les riverains : « On ne nous dit rien. Il n’y a aucun panneau. » dit l’un d’entre eux. Cette personne n’a certainement pas vu les panneaux qui sont obligatoires pour toute action de chasse collective au grand gibier. Le président de la fédération de chasse est désolé de cet incident mais regrette que les anti-chasse en profitent pour mettre de l’huile sur le feu.

La maire est maintenant la cible d’insultes et de harcèlement des anti-chasse

La triste histoire ne s’arrête pas là. Les collectifs opposés à la chasse lancent une campagne de harcèlement et d’insultes à l’encontre de la maire de Laillé. Ils demandent sa démission et l’accusent de protéger les chasseurs car ils prétendent qu’elle serait chasseresse. Voici quelques exemples :

  • Vous êtes vous même une tueuse en organisant des chasses sur vos terrains personnels !
  • Vous êtes complice des tueurs !
  • Honte à vous!
  • Vous arrivez tout droit du Moyen-Age et vous êtes en collaboration étroite avec des chasseurs.

La maire va porter plainte pour diffamation car les déclarations de Forest Sepherd Bretagne disant qu’elle est chasseresse et qu’elle organise des chasses sur ses terrains sont fausses . Elle déclare « Je ne suis pas chasseuse, je n’ai jamais organisé de chasse privée et je ne suis ni pro-chasse, ni anti-chasse. » Le problème est que cet incident fait ressurgir les demandes habituelles des anti-chasse comme celle d’un weekend sans chasse. Puis ce sera « pas de chasse le dimanche »… Forest Shepherd est un collectif du même genre que AVA et sa cible préférée est la vénerie. Il ne faut pas s’attendre de la part des ces extrémistes à une recherche de dialogue ou de conciliation. Ils n’existent que pour semer la discorde et utiliseront tous les moyens pour propager leur idéologie animaliste destructrice de nos libertés.

Chasseurs et protecteurs de l’environnement travaillent ensemble

Oui, c’est possible ! Chasse et protection de l’environnement sont compatibles. Pour nous chasseurs, c’est une évidence. Il est agréable de constater qu’il existe des associations et des personnes qui savent travailler sans dogmatisme.

Voici quelques exemples de coopération au niveau local entre chasseurs et associations de protection de l’environnement. Il faut s’en réjouir, bien sûr. Mais il faut aussi noter que ces coopérations se font souvent aux dépens des chasseurs qui acceptent de limiter une partie de leur passion. Travailler ensemble à la protection de l’environnement est important ; il faudrait néanmoins que des concessions soient faites par tous les acteurs. Pas uniquement par les chasseurs. A trop vouloir nous attirer les bonnes grâces de certaines associations, à trop vouloir apparaître comme des « gentils », nous risquons de perdre plus que nous ne gagnons. Il est important que nos représentants fédéraux aient toujours à l’esprit que l’équité doit prévaloir dans ces coopérations.

En Haute-Savoie la LPO locale et la FDC créent une réserve.

A Monnetier-Mornex, la LPO locale et la FDC 74 créent une réserve de 162 hectares. La LPO pose des nichoirs et la FDC finance les panneaux qui expliquent quelles sont les espèces que l’on peut rencontrer dans les bois. Elle accepte aussi de ne plus chasser dans cette zone. En contrepartie, ils pourront chasser le grand gibier sur une autre partie de ce territoire. « Les chasseurs locaux nous aideront aussi à faire perdurer la diversité de notre faune locale » a déclaré une adjointe au maire de la commune.

En Vendée une réserve co-gérée par la FDC et la LPO

Créée par décret ministériel en 2011, la réserve naturelle de la Casse de la Belle Henriette s’étend sur 337 hectares. Depuis 2012, l’État a confié sa gestion à la LPO, à l’Agence des Aires Marines Protégées et à la FDC de Vendée. La chasse est interdite sur la réserve mais la chasse au gibier d’eau et aux oiseaux de passage à poste fixe et hors estran est autorisée à titre dérogatoire selon des modalités très précises.

La réserve de la Casse de la Belle Henriette

Chasse sans plomb dans les Cévennes

Ce parc immense (93 500 hectares) de moyenne montagne abrite plus de 2 400 espèces animales, parmi lesquelles de nombreux rapaces – aigle royal, grand-duc, faucon pèlerin, circaète Jean-le-Blanc… et les quatre vautours européens (fauve, moine, percnoptère et gypaète barbu). C’est en général de ce parc que proviennent les vautours qui attaquent maintenant les animaux d’élevage jusque dans des départements éloignés comme la Loire. Nous nous en faisions l’écho dans cet article.

Parc des Cévennes

Dans le parc naturel des Cévennes, les chasseurs expérimentent les munitions sans plomb à la demande des protecteurs des oiseaux. Cette initiative est gérée en coopération avec la FDC de Lozère et l’association départementale des chasseurs de grand gibier (ADCGG). En 2021, l’ADCGG a proposé aux chasseurs de régler armes et optiques avec des munitions sans plomb. Cette action « munitions sans plomb » a été initiée dans le cadre du programme européen de conservation du gypaète barbu, Life Gypconnect. Les associations de protection des oiseaux affirment que les vautours peuvent s’intoxiquer et mourir de saturnisme en consommant des fragments de plomb provenant des carcasses de gibiers.

Cette initiative peut sembler intéressante ; je dois avouer que je suis assez circonspect quant au possible saturnisme contracté par les vautours à cause de la chasse. Nous serions ravis de consulter les études qui prouvent que le gypaète peut s’intoxiquer à cause de balles de chasse grand gibier ingérées sur des carcasses. Les chasseurs ne laissent pas les carcasses dans la nature et la munition grand gibier ne tire qu’un projectile à la différence des grenailles petit gibier. Comment alors arriver aux concentrations de plomb suffisantes pour déclencher du saturnisme chez ces rapaces ? Quant à la chasse du petit gibier, les chasseurs ramènent l’animal au complet chez eux ; les rapaces ne peuvent donc s’intoxiquer à cause de la grenaille.

Les sangliers envahissent Rome et inquiètent les habitants

C’est un véritable fléau que vit Rome depuis plusieurs mois. Les sangliers s’aventurent en ville de jour comme de nuit. La situation est de plus en plus problématique car les sangliers causent des nuisances importantes. Ils deviennent même un sujet politique.

La ville de la louve envahie par les sangliers

Rome n’aura pas résisté longtemps aux envahisseurs. Depuis des mois la capitale italienne fait face aux sangliers dans le quartier de Monte Mario, au nord-ouest de la ville. Opportunistes, ces animaux déambulent de jour comme de nuit dans les rues de la ville italienne à la recherche de nourriture. Ils n’hésitent même plus à agresser des personnes qui font leurs courses comme le relate Le Parisien à propos d’une dame ayant été obligée d’abandonner son sac de provisions sur un parking alors qu’elle était entourée de sangliers affamés. La presse italienne s’en fait largement l’écho dans ses colonnes. Voir cet article du Messagero ou celui d’Il Giorno.

Enjeu électoral et problématique sanitaire

Cette situation devient un enjeu politique, la maire de Rome Virgiana Raggi est accusée par ses opposants d’avoir été plus amie des animaux que maire de la ville. Elle n’est pourtant pas issue des verts italiens mais a milité dans sa jeunesse au sein d’associations écologistes. Peut-être en reste-t-il quelque souvenirs… Une élue d’opposition s’alarme de la situation de la ville : « Des sangliers, des rats de la taille de labradors, des mouettes tueuses, nous avons tout vu. »

Cette situation est aussi due à une limitation de la chasse au sangliers dans certaines régions d’Italie. Les agriculteurs, dont les récoltes sont dévastées, ont manifesté. « La situation est hors de contrôle, plus de 2,3 millions de sangliers vivent sur le territoire national et rien n’empêche leur prolifération« , souligne Ettore Prandini, président du syndicat des exploitants agricoles de la région de Rome. La loi italienne limite strictement les battues au nom de la protection des espèces. 

Un chasseur pris pour cible par des tirs inconnus

« Ne tirez pas, je suis chasseur », cette phrase peut sembler drôle, mais pourtant, un chasseur héraultais a bien cru mourir pour l’ouverture de la chasse. L’homme a été pris pour cible alors qu’il chassait la palombe. Une scène surréaliste qui a eu lieu dans nos campagnes. L’auteur des tirs a été interpellé et présenté à la barre du tribunal correctionnel.

Le chasseur devenu la cible de tirs inconnus

Dans le tribunal, la représentante du parquet, Sophie Catasso s’exprime, « vous auriez pu tuer quelqu’un ! ». L’auteur des tirs, un trentenaire, comparaît pour violences avec arme peu banale. L’homme installé dans une caravane sur une parcelle à Pousan a tiré à trois reprises avec un fusil semi-automatique sur un chasseur. La victime, policier de métier, pratiquait la chasse à la palombe, installé derrière un buisson en compagnie de son chien.

Quand soudain, il entend le bruit de la culasse d’une arme. Le premier tir passe tout près et lui frôle la hanche, il hurle « ne tirez pas, je suis chasseur ». Mais de nouveau, il entend une recharge et la deuxième détonation suit. Il témoigne devant les juges « j’ai eu peur, j’ai de nouveau crié et je suis parti, mon chien couinait, il a dû avoir peur lui aussi ». Avant d’expliquer qu’en s’enfuyant, il y a eu une troisième détonation dans sa direction. « Au milieu d’un champ, je me suis retourné et j’ai vu un homme en tee-shirt orange qui tenait une arme au niveau de la hanche ! » souligne le chasseur qui ne ferme plus l’œil de la nuit.

Une querelle de voisinage comme excuse

Ce jour-là, c’était l’ouverture de la chasse, « entouré de rafales, j’ai paniqué, j’ai pris mon fusil chargé, et j’ai tiré vers les troncs d’arbre devant ma caravane », explique l’auteur de tirs. Pensant que les tirs venaient de son voisin qu’il accuse de l’avoir un jour menacé en pleine nuit avec une arme. Il soutient aussi qu’il n’a jamais tiré sur ce chasseur. « Jamais sur ce monsieur, je ne suis pas un meurtrier ni un malade mental. D’ailleurs je lui présente mes excuses », se défend-il.

L’homme reconnaît qu’il a eu une réaction disproportionnée. Face à tel comportement, le parquet a demandé un an ferme avec un mandat de dépôt et une interdiction de porter une arme pendant cinq ans. Finalement, l’homme s’en sort avec un sursis de six mois avec interdiction d’entrer en contact avec la victime et de porter une arme.

Un loup pendu devant la mairie de Saint-Bonnet en Champsaur

Le spectacle n’est pas habituel. En arrivant à la mairie ce vendredi, des employés municipaux découvrent le cadavre d’un loup pendu devant la mairie surmonté d’une banderole disant : « Réveillez-vous, il est déjà trop tard. »

Les Hautes-Alpes, un département durement touché par les attaques de loup

Il y a officiellement une vingtaine de meutes de loups dans les Hautes-Alpes. Tous les bergers, éleveurs et spécialistes vous le diront, ces chiffres sont bien inférieurs à la réalité. Pour avoir une vision bien plus réaliste de la situation, je vous invite à consulter la Carte Européenne de Prédation créée à l’initiative d’un éleveur ( voir la carte ici). C’est aussi le département qui a le plus gros cheptel de moutons de la région Provence-Alpes-Côte d’azur. Le résultat ne peut qu’être catastrophique et ceux qui prônent la fameuse « cohabitation » ne sont que des incompétents ou des personnes chargées de tuer l’élevage en France.

Les derniers chiffres officiels, publiés par la préfecture des Alpes-de- Haute-Provence montrent que les attaques de loups ne faiblissent pas. Il arrive que certaines journées comptent plus de 10 attaques dans ce département. Depuis début 2021, on signale plus de 65 attaques 193 victimes. En 2020, à la même date, il y avait eu 53 attaques et 147 victimes. Le loup s’attaque principalement aux moutons mais de plus en plus souvent à des bovins. Il faut noter que les éleveurs bovins ne sont pas éligibles à des aides préventives (chiens de protection ou clôtures électriques).

Une filière économique et des zones rurales mises en danger

La mise en scène de ce loup pendu, volontairement provocante, intervient dans un contexte particulièrement tendu. Au même moment, un éleveur passe en procès à Gap car ses chiens de protection ont attaqué des promeneurs. Quel scandale ! Certains ré-introduisent le loup ; on demande aux éleveurs de se protéger ; on les attaque parce qu’ils se protègent. Surveillez vos chiens qui surveillent vos troupeaux…

Toute la filière agricole est en colère : « Cet acte est avant tout le résultat de la faillite du plan loup » déclarent les représentants de la FDSEA, des jeunes agriculteurs et de la fédération ovine (voir le plan national d’action loup ici). Les élus du département se mobilisent eux aussi. Ils demandent à l’État de cesser cette politique de protection du loup qui met en danger toute une filière. Des villages qui n’existent encore que grâce à la présence des éleveurs risquent de se vider si ceux-ci décident d’arrêter. Et ce ne sont pas les quelques potiers artisanaux, joueurs de flute andine ou sylvothérapeutes à dreadlocks qui feront vivre la région. Le loup pendu devant la mairie de Saint-Bonnet est le symbole d’un échec.

Le prédateur est signalé maintenant presque sur tout le territoire français. Partout, il provoque les mêmes réactions des personnes réellement touchées. Voir ici l’interview du docteur Pascal Briday, vétérinaire à Cluny en Saône et Loire.

Les réactions des pro-loups et de la secrétaire d’État sont des insultes aux éleveurs.

Hypocrisie

La réaction de la secrétaire d’État, Bérangère Abba est une véritable insulte aux éleveurs. Elle s »insurge et parle d’acte odieux. L’avez-vous déjà entendu s’insurger devant le spectacle réellement odieux de troupeaux attaqués, de cadavres de brebis et d’animaux agonisants qu’il faut euthanasier ? Moi, jamais. Il semble qu’il y ait des cadavres plus odieux que d’autres.

Bien entendu, les défenseurs habituels du loup ne sont pas en reste. Ils montrent bien le mépris que ces déconnectés portent aux agriculteurs français.

One Voice : « Avait-elle des petits qui vont mourir de faim et de soif dans les heures qui viennent ? Nous avons déposé plainte aujourd’hui, dès que nous avons appris cet acte infâme auprès du procureur de la République de Gap pour cette louve. »

Ferus : « cet acte est l’aboutissement normal de l’impunité accordée aux exactions et violences perpétrées depuis tant d’années par les anti-loups et anti-ours. Les pouvoirs publics sont autant responsables que ceux qui ont tué et pendu cette louve. »

Christophe Marie, porte-parole fondation Brigitte Bardot : « Scandaleux ! D’autant plus quand, dans le même temps, les mesures de protection des troupeaux ne sont pas mises en place, que les éleveurs demandent toujours plus d’abattages… d’une espèce pourtant protégée, et dont la population reste limitée sur notre territoire.« 

Hugo Clément : « Le ou les individus responsables de cet acte ignoble sont un danger pour la société et doivent être arrêtés rapidement. » Encore une fois, le petit Hugo monte sur la plus haute marche du podium de l’ignominie. Les véritables dangers pour une société sont les individus qui en attaquent certaines composantes essentielles pour promouvoir des intérêts douteux. Les VRP de la viande artificielle sont de ceux-là.