« Bonheur de chasses »- Frémissements et émotions au programme

A la fois recueil d’histoires de chasse écrites sous la forme de nouvelles et chronique des bonheurs quotidiens du chasseur, les quatre tomes de « Bonheurs de chasses » nous plongent dans l’univers d’un amoureux de la nature et des plaisirs offerts par la chasse.

L’auteur

Un chasseur écrivain aidé par des illustrations superbes

Sous le pseudonyme de Hubert Lafutaie se cache un chasseur et un amoureux de la nature. Hubert Lafutaie est né dans la Somme, un département où les plaines, les bois et les marais s’assemblent. Attiré très tôt par le monde de la forêt, Hubert s’échappe de sa terre natale pour rejoindre l’appel du Grand Est. Les grands gibiers se laissèrent approcher puis découvrir. Son métier de technicien forestier lui permit peu à peu de comprendre les habitudes de ces magnifiques animaux. Il souhaite partager avec vous quelques bons souvenirs.

Les récits de Bonheurs de chasses sont superbement illustrés par Dominique Pizon, artiste peintre dont les aquarelles donnent vie aux récits de ces nouvelles.

Voir : Dominique Pizon (site internet)

Les illustrations de Dominique Pizon

Quatre tomes de bonheurs de chasses

Vous remarquerez que chasse s’écrit au pluriel. En effet, l’auteur nous fait partager les nombreux types de chasse qu’il a pu pratiquer. Des étangs solognots, aux forêts de l’Est, en passant par les collines de l’Ardèche et les plaines de Beauce, Hubert Lafutaie nous livre ses souvenirs heureux ou moins heureux, ses réussites comme ses échecs mais surtout son bonheur d’être dans la nature avec des amis et des chiens. Chaque tome comprend 36 histoires de chasse. Tout chasseur s’y retrouvera, rira et sera ému. Les souvenirs de braconne de l’auteur enfant en compagnie de son père ne nous choqueront pas. Qui n’a pas commencé sa « carrière » de chasseur par ce genre d’aventures dans les bois ? Des livres pour les chasseurs mais aussi pour les enfants. Ils leur permettront de se plonger dans cet univers et feront naître des rêves et des envies.

Vous pouvez commander ses livres en contactant l’auteur à l’adresse suivante : hubert.goes80@gmail.com

Sur le même sujet :

« Partie de chasse », drame dans la nomenklatura communiste

La bande dessinée, considérée comme le 9ème art, peut parfois nous offrir de très belles choses. Avec « Partie de chasse », Enki Bilal, et Pierre Christin, les auteurs de ce superbe album, nous nous plongent dans un drame au sein de la nomenklatura.

La chasse sert de décor à un drame politique

Une chasse chasse à l’ours dans les forêts glacées de Sibérie sert de décor à un drame au sein des hauts dirigeants des pouvoirs communistes de l’URSS et de l’Europe de l’Est. En 1983, 7 ans avant la chute de l’URSS, dans la brume glacée des forêts soviétiques, se déroule une singulière « partie de chasse ». Elle est organisée par le mystérieux  Vassili Alexandrovitch Tchevtchenko. La petite histoire qui se fond dans la grande, permet au lecteur redécouvrir les sombres événements qui ont marqués la période du bloc de l’Est.

La partie de chasse a lieu dans une vaste demeure où près d’une dizaine d’invités ayant des responsabilités dans les différents États du COMECON se réunissent. Tous ces hommes partagent un point commun : ils sont tous plus ou moins redevables à Tchevtchenko. Les différents personnages forment alors une sorte de réseau, un groupe lié au delà d’une histoire, par des intérêts communs. Le lecteur assiste alors à leurs retrouvailles puis à la fameuse chasse. 

Règlement de compte au sein des dirigeants communistes

La chasse, minutieusement organisée par le vieux Tchevtchenko, dure trois jours, durant lesquels chacun a une place assignée. La mort apparemment accidentelle de Serguei Chavanidzé interrompt l’évènement. Ce jeune membre du bureau politique du PCUS, successeur pressenti de Tchevtchenko est tué d’une balle par l’innocent interprète. Il s’avère alors que cette partie de chasse a servi au meurtre planifié  d’un futur dirigeant aux ambitions gênantes. Meurtre organisé par d’anciens communistes unis par le souvenir de leurs luttes passées, de leurs désillusions et de leurs propres trahisons envers leurs idéaux de jeunesse.

En bref, Partie de chasse est un thriller politique sur fond de désenchantement des idéaux communistes. Un récit lucide et plutôt objectif sur la situation des pays de l’Est à la fin des années 80.

A lire : Partie de chasse (Casterman)

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La bécasse, de Guy de Maupassant

La bécasse, cet oiseau magique qui nous fait tant vibrer, a inspiré une nouvelle à Guy de Maupassant. Elle est à lire par tous les chasseurs tant le récit est truculent et révélateur de la chasse d’une époque.

Un vieux chasseur paralysé qui veut quand même chasser

Maupassant met en scène le vieux baron des Ravots. Chasseur passionné mais paralysé depuis 6 ans, il trouve des subterfuges pour s’adonner quand même à sa passion. « Par les jours de soleil il faisait rouler devant la porte son large fauteuil pareil à un lit. Un domestique, derrière son dos, tenait les fusils, les chargeait et les passait à son maître ; un autre valet, caché dans un massif, lâchait un pigeon de temps en temps, à des intervalles irréguliers, pour que le baron ne fût pas prévenu et demeurât en éveil. »

Le conte de la bécasse

C’est un court récit d’introduction aux Contes de la bécasse. Il fait intervenir le baron des Ravots, ses invités de chasse et la bécasse. Le vieux chasseur ne trouve plus divertissement que dans les histoires, racontées par ses invités à l’issue des dîners qui clôturent les parties de chasse à la campagne qu’il organise chaque année, à l’automne. A la fin de chaque dîner, on désigne un invité pour conter une histoire de chasse. La méthode de choix est originale. On fait tourner la tête d’une bécasse fixée sur un bouchon de bouteille. Lorsque la bouteille arrête de tourner le bec de l’oiseau désigne le conteur.

Tous ces récits sont recueillis dans « Les Contes de la bécasse, un ensemble de nouvelles de Guy de Maupassant.

Vous trouverez ici le texte complet des « Contes de la bécasse ».

La rédaction vous conseille :

—> Conseils de lecture pour un chasseur

—> Le poids du paillon de Erri De Luca

Dersou Ouzala, le chasseur de la taïga. Un film magnifique

En 1902, Vladimir Arseniev, officier de l’armée impériale russe et géographe, engage Dersou Ouzala pour le guider dans la région de l’Oussouri. Dersou est un grand chasseur. Sa vie dans la forêt lui impose amour et respect pour la nature, une passion qu’il communique à Vladimir.

Dersou Ouzala est un classique, un film magnifique pour petits et grands.

Lorsqu’on lui propose ce film, Kurozawa, le grand réalisateur japonais n’est pas au mieux de sa forme. Il vient d’essuyer deux échecs et a même tenté de se suicider. En 1973, une coproduction lui est proposée avec l’URSS et la Mosfilm.  S’inspirant du livre de l’explorateur russe Arseniev, La Taïga de l’Oussouri, Mes expéditions avec le chasseur golde Derzou, Avec ce film, Kurosawa remporte l’Oscar du meilleur film étranger en 1976. Il s’agit de la mise au cinéma d’une histoire vécue. Le géographe Arseniev et Dersou Ouzala ont existé et c’est le géographe russe qui a écrit un livre relatant ses aventures dans le bassin de l’Ossouri.

Lire : Dersou Ouzala de Vladimir Klavdievitch Arseniev (Payot)

Le portrait d’un chasseur

Arseniev, accompagné d’un petit groupe de soldats est chargé de faire un relevé cartographique de la taïga. Au cours du premier bivouac, surgit un vieux chasseur: trapu, vigoureux malgré son âge, Dersou Ouzala. Arseniev l’engage comme guide pour son expédition. De connivence avec l’herbe et les étoiles, Dersou déchiffre avec une sagacité et une intuition prodigieuses tous les secrets de la nature. Il comprend, connaît et aime toutes les formes et manifestations de la vie. Il parle aux tigres et à la forêt, aux nuages et au soleil, au feu et à la nuit. Au fil de passionnantes aventures et face à de multiples périls, au milieu d’une nature tour à tour splendide et terrifiante, se forge entre Dersou et l’officier, la plus bouleversante, la plus virile, la plus exaltante des amitiés.

Dersou Ouzala est un film à la fois simple et ambitieux sur l’amitié et sur un personnage qui incarne le savoir nécessaire à la survie et la sagesse née d’une vie en communion avec la nature.

La rédaction vous conseille :

—> La rivière du sixième jour de Norman Maclean

—> Le poids du paillon de Erri De Luca

Charles Stépanoff, l’animal et la mort. Un livre à lire absolument.

Dans le climat ambiant fait s’attaques incessantes contre la chasse, il est important de signaler la parution du livre de Charles Stépanoff, L’animal et la mort. Ce livre va à contre-courant de bien des idées reçues à propos des chasseurs et de la chasse. L’auteur nous démontre que les chasseurs sont davantage préoccupés des fragilités de la nature qu’on ne le croit généralement. Ils en sont les premiers témoins et leur relation à l’animal n’est pas seulement faite de prédation aveugle.

Une thèse intelligente, loin du manichéisme habituel

L’auteur est un ancien élève de l’École normale supérieure, docteur en ethnologie. Il est directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales depuis 2021. Il aussi été maître de conférences à l’Ecole pratique des hautes études. Ce livre est issu d’une longue enquête menée auprès des chasseurs du Perche, de la Beauce et des Yvelines. Connu pour ses travaux sur le chamanisme sibérien, Charles Stépanoff s’immerge cette fois dans le milieu des chasseurs “paysans”. Une forme de chasse où l’on vit de ce que l’on attrape. Ce qui est souvent considérée comme archaïque dans notre monde moderne. De l’autre côté, il a aussi interrogé les militants opposés à la chasse et au fait de tuer les animaux. L’occasion de montrer un paradoxe de notre époque : dans notre société toujours plus violente, on refuse de voir la violence en face. 

Le rapport entre le chasseur et l’animal

Il s’interroge sur le rapport étrange qu’entretient le chasseur avec le vivant. Abordant le sujet sans idées préconçues, il s’est vite rendu compte que les rapports entre les chasseurs et les animaux chassés n’étaient pas faits que de prédation aveugle. Il définit le chasseur d’aujourd’hui comme un prédateur empathique. Que veut-il dire ? Oui, le chasseur est un prédateur. Mais il connait et aime l’animal chassé, d’où la notion d’empathie qu’il a constaté lors de son enquête.

`Il a aussi constaté que l’éthique de la chasse permettait de transcender l’acte de prédation. Ce qui le fait entrer dans une « métaphysique de la prédation ». Cette métaphysique étant constituée d’un ensemble de représentations symboliques et de règles morales. L’association prédation – empathie est merveilleusement illustrée dans un très beau roman d’un écrivain italien Erri de Luca. L’auteur nous fait vivre le dernier affrontement entre deux êtres sur la fin de leur vie : un chasseur et un chamois.

LIRE AUSSI : Le poids du paillon de Erri De Luca

Le « chasseur paysan » face au « chasseur loisir »

L’auteur s’est beaucoup intéressé à la figure du chasseur paysan. Il le compare au chasseur de la toundra car les deux chassent pour se nourrir selon lui. Il l’oppose à un autre type de chasseur, celui qui ne voit cette pratique que comme un loisir. C’est là que la thèse de l’auteur est critiquable. Opposer la figure mythifiée d’un chasseur paysan qui ne chasse que pour se nourrir et le chasseur citadin pour qui il s’agit d’un loisir est réducteur, voire inexact. Les deux font de cette pratique une passion et parfois un mode de vie. Leur rapport à l’animal chassé est le même. Mélange d’empathie, de connaissance parfois intime (« c’est le grand cerf du bois noir, tu sais, celui qui commence à ravaler… ») et de cet instinct de prédation. Bref, un livre à lire avec intérêt et regard critique.

—> Charles Stépanoff, L’animal et la mort. Chasse, modernité et crise du sauvage, Paris, La Découverte, 2021, 388 p., 23 €.

Le grand livre de chasse de Gaston Fébus, un vrai chef d’oeuvre.

Ce grand chasseur, passionné par les chiens, a écrit un traité sur la chasse qui devrait trouver une place dans toute bibliothèque de chasseur. Il expliquait sa passion pour la chasse de la manière suivante : « elle prépare à la guerre, assure une meilleure santé, permet de communier avec la nature et ouvre les portes du paradis. »

Qui était Gaston III, comte de Foix, vicomte de Béarn ?

Gaston III de Foix-Béarn, comte de Foix et vicomte de Béarn (né en 1331, mort en 1391), grand seigneur du XIV° siècle, hérite d’un domaine morcelé. Il s’avère être un fin diplomate, stratège et tacticien et profitera des conflits entre les maisons de France et d’Angleterre pour assoir sa domination sur le piémont nord pyrénéen. Il a choisi son surnom de Phébus (ou Fébus), en référence au dieu antique Phoibos et au mythe solaire qui lui est associé. Ce grand seigneur avait compris l’intérêt de la communication et il a cultivé son image considérant qu’elle était tout aussi importante que ses succès diplomatiques et militaires. Mais ce qui nous intéresse surtout est sa passion pour la chasse et le livre qu’il nous a légué.

Gaston Fébus, le chasseur.

Gaston Fébus est considéré comme un des plus grands chasseurs de son temps. L’abbé de Moissac dit de lui : « Il était passionné par la chasse et possédait mille chiens. » Le parc qui entoure son château est peuplé de cerfs et de daims, le château, lui-même est décoré de tapisseries et de peintures représentant des scènes de chasse et de trophées. Son érudition cynégétique est connue de tous les grands princes de l’époque et certains lui demandent des conseils comme Jean d’Aragon ou le prince de Galles, connu à l’époque comme le Prince Noir. Nous vous avions parlé d’une très belle exposition lui avait été consacrée en Vendée cet été (voir l’article en cliquant ici).

Le livre de chasse

C’est un chef d’oeuvre qui est à la fois un recueil de souvenir et un traité sur l’art de la chasse dans lequel l’auteur nous livre ses observations et conseils. Vers 1387, Gaston entreprend l’écriture de ce traité. Il sera rédigé en français et connaîtra un succès immédiat qui durera bien au-delà de la vie du comte puisque le fameux naturaliste Buffon l’utilisera encore comme référence à la fin du XVIII° siècle. L’ouvrage est consacré à la vénerie médiévale, (venari en latin signifie chasser). En introduction de son livre, Gaston Fébus explique sa passion pour la chasse de la manière suivante : « elle prépare à la guerre, assure une meilleure santé, permet de communier avec la nature et ouvre les portes du paradis. »

L’œuvre, dédié à son compagnon de chasse et de combat Philippe le Hardiduc de Bourgogne, comprend quatre livres:

  • Sur les Bêtes Douces et Sauvages ;
  • Sur la Nature et les Soins aux Chiens ;
  • Sur les Instructions pour Chasser avec des Chiens ;
  • Sur la Chasse avec des Pièges, des Collets et des Arbalètes.

Le livre original est illustré par des enluminures superbes qui sont de véritables oeuvres d’art. Le livre contient 87 miniatures qui ont été réalisées par les plus grands maîtres de l’époque : le maître des Adelphes, le maître d’Egerton et le maître de l’Epître d’Othéa.

Exemples d’enluminures
La passion des chiens

Il existe aujourd’hui 17 exemplaires manuscrits de ce livre que l’on peut voir dans diverses bibliothèques célèbres. En France, nous pouvons l’admirer dans sept endroits : à la Bibliothèque nationale de France à Paris, à la Bibliothèque Inguimbertine de Carpentras, à la Bibliothèque municipale de Lyon, au Musée Thomas-Dobrée à Nantes, au Musée national du château de Pau et à la Bibliothèque municipale de Tours. Vous pouvez aussi acheter la réédition d’aujourd’hui parues chez Citadelle et Mazenod qui offre la reproduction intégrale (texte et illustrations) du manuscrit de la Morgan Library, l’un des rares – et des plus beaux- exemplaires conservés dans le monde. Lien vers le livre en cliquant ici.

“La rivière du sixième jour” de Norman Maclean

Ce récit autobiographique de la vie de 2 frères dans la Montana est plus connu sous le nom du film qui en a été tiré “Et au milieu coule une rivière”.

Quand on a la chance d’être né, avec son frère, dans le Montana, pays des Rocheuses et des grandes rivières à truites de l’Ouest américain, la pêche à la mouche, c’est un peu comme le tir à l’arc pour les Japonais : une leçon de vie, une façon méticuleuse d’ajuster ses gestes et de participer à la beauté du monde.

La pêche y est vue presque comme une religion. Pas n’importe quelle pêche, la seule, l’unique, la pêche à la mouche ! Le père qui est pasteur et ses deux fils, sont un peu comme les prêtres de cette messe solennelle où seuls les truites, les eaux et les artistes sont admis. 

En voici un extrait : “Dans notre famille, nous ne faisions pas clairement la distinction entre la religion et la pêche à la mouche. Nous habitions dans l’ouest du Montana, au confluent des grandes rivières à truites, et notre père, qui était pasteur presbytérien, était aussi un pêcheur à la mouche qui montait lui-même ses mouches et apprenait aux autres à monter les leurs. Il nous avait expliqué à mon frère et moi, que les disciples de Jésus étaient tous des pêcheurs, nous laissant entendre – ce dont nous étions persuadés tous les deux – que les meilleurs pêcheurs du Lac de Tibériade étaient tous des pêcheurs à la mouche, et que Jean, le disciple préféré, pêchait à la mouche sèche.”

En 1991, Robert Redford en fait un film superbe que je recommande aussi. : Et au milieu coule une rivière.

La chasse des canards du docteur Rocher

Cette semaine je vais vous parler d’un livre superbe, d’un livre passionnant, d’un livre indispensable à tout chasseur de migrateurs et de gibier d’eau. Les initiés auront déjà deviné que je parle de La chasse des canards du Docteur Rocher. La première édition date de 1953, il y en a plusieurs depuis et la dernière date de 2020 aux éditions Versicolor. C’est celle que j’ai dans ma bibliothèque, elle est magnifiquement illustrée par les dessins et aquarelles de Lamotte et de Patrice Bac.

Je crois qu’il y a peu de gens aussi complets que le docteur Rocher et surtout de personnes capables de transmettre leur passion et leurs connaissances avec autant de brio. Il y a tout dans ce livre ; la poésie des soirs d’hiver au bord d’un marais, le charme des nuits à la tonne, l’émerveillement devant des vols de migrateurs mais aussi et surtout un somme technique assez fabuleuse sur les migrateurs, leur chasse, comment construire sa hutte ou sa tonne, comment tendre ses appelants, la réglementation. Son talent de conteur nous fait aussi des souvenirs mémorables ! Il nous fait faire un tour de France de cette chasse en allant de ses terres du nord au sud-ouest , en passant par la Camargue, la Picardie et la Bretagne. C’est vraiment la « bible » des chasseurs de gibier d’eau. Pour en juger il suffit de jeter un coup d’œil à la table des matières ; c’est souvent la meilleure porte d’entrée pour juger d’un livre.

Le poids du paillon de Erri De Luca

Dans ce très bref roman, Erri De Luca développe une belle idée, celle de l’ultime face à face entre deux « géants » de la montagne, le roi vieillissant d’une harde de chamois et un braconnier aguerri qui entend para­chever son tableau de chasse avec le trophée de la dépouille « royale ». Le récit, alternant le point de vue de l’ani­mal et celui de l’homme, suggère entre ces deux individus une sorte de proxi­mité, sinon de connivence, en même temps qu’un défi mutuel : l’un et l’autre ont conquis le respect de leurs semblables en empruntant des che­mins inédits, au prix d’une solitude âpre mais sereinement consentie ; l’un et l’autre sentent venir le déclin et pré­fèrent l’affronter plutôt que s’y déro­ber. Finalement l’homme sera, peut-être plus encore que l’animal, vic­time de sa force. Un très beau texte qui nous emmène en montagne mais aussi et surtout au plus profond de nous-même.

Conseils de lecture pour cet été

L’été est là, les vacances aussi, c’est le moment idéal pour la lecture. Voici quelques conseils et idées de livres à emporter avec vous pendant les vacances. C’est une liste subjective mais elle permet de couvrir presque l’ensemble des aspects de notre passion.

Et comme le disait Ernst Jünger : « Pour consolation, comme toujours, il reste les livres, vaisseaux légers et sûrs en vue des errances à travers le temps et l’espace, voire au-delà d’eux. Tant qu’on a encore un livre sous la main et le loisir de la lecture, une situation ne peut être désespérée, ni tout à fait dépourvue de liberté. »

Chasse et chasseurs d’antan de Noël Dijoux

Passionné, collectionneur, bécassier à ses heures Noël Dijoux vous invite à découvrir la chasse de grand-papa au siècle dernier telle que nous ne la connaîtrons plus jamais. Glanées au fil du temps les cartes postales anciennes de chasse publiées dans ce recueil sont l’aboutissement de longues et minutieuses recherches. Cette sélection rigoureuse de plus de 200 clichés de chasse à tir, ouvertures, fermetures, battues, réunions, tableaux de chasse et gibiers nous permet de revivre un siècle plus tard l’âge d’or de la chasse et des chasseurs d’antan. Quel plaisir de redécouvrir la chasse authentique, la vraie et d’enrichir l’album familial de trouvailles incroyables ! Mais au-delà de la sauvegarde d’un patrimoine cher à des générations de porteurs de fusil cet ouvrage nous rappelle que la chasse, pratique populaire intimement liée à la vie paysanne, fut avant toute chose une passion unanimement partagée, une exception française. Et qu’elle doit le rester ! (NDLR)

Mes plus belles histoires de chasse de Eric Joly (Grasset)

Le chasseur, son chien et le gibier sont les trois protagonistes de cette fête sauvage qu’est la chasse. Assemblez ces éléments, lancez-les au vent du hasard et vous obtenez des brassées d’histoires de chasse. » Perdrix ou bécasse, garenne ou bouquetin, lion ou éléphant, il n’y a pas de mauvais gibier, ni de chasse sans histoire. Regroupées en chapitres : « Histoires de petit gibier », « Histoires de gros », « Histoires de partout et d’ailleurs », « Histoires de fusils », « Histoires d’ouvertures », « Histoires africaines »…toutes ces histoires constituent un régal pour les chasseurs comme pour les non-chasseurs, mais amateurs de gibier néanmoins…

Le grand gibier –  ANCGG

Amazon.fr - Le grand gibier : Les espèces, la chasse, la gestion -  Collectif, Alain François, Guy Bonnet - Livres

Le livre pour passer le Brevet grand gibier. Un livre pour faire le point sur les grands animaux en France, la gestion des espèces. L’ouvrage regroupe l’ensemble des connaissances actuelles sur le grand gibier. Cette nouvelle édition 2019 est actualisée, augmentée. Les espèces de grand gibier sont présentées de façon très didactique (nombreux schémas très clairs: diagrammes de cycles biologiques annuels et régimes alimentaires, dessins légendés des parties du corps, des empreintes et des bois, photos de denture pour déterminer l’âge, carte d’identité…). En plus de la biologie, sont présentées l’éthologie, l’écologie et la dynamique des populations de chaque espèce ainsi que des cartes de leur répartition en France et, bien sûr, des conseils de gestion relatifs à leurs populations. Préparez et passez ce fameux brevet, il permet de s’instruire et de parfaire nos connaissances. C’est le moindre des respects que nous devons au gibier.

Le dictionnaire humoristique de la chasse de René-Miguel Roland

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Le parler chasse de A à Z est un dictionnaire humoristique d’un genre particulier : prenant beaucoup de liberté avec les termes techniques, il recense des mots que l’on ne trouverait pas usuellement dans un dictionnaire spécialisé et il accompagne chaque définition d’une explication de texte. Peu nombreux sont les auteurs qui se sont essayés à l’exercice. La chasse a son langage, ses us et coutumes. Voici un peu de légèreté et de pédagogie à l’attention de tous ceux curieux de découvrir cet univers ou de voir les choses sous un autre angle.

Terres de chasse de Cyril Hofstein (éditions du gerfaut)

Des récits de chasse autour du monde parfaitement écrits et illustrés pour nous faire rêver et nous donner des envies de voyages.

Le dictionnaire amoureux de la chasse de Dominique Venner (Plon)

Dominique Venner dévoile ici les secrets d’une passion ancestrale que partagent plusieurs centaines de milliers de chasseurs. Au gré de sa fantaisie, il a dispersé de la lettre A à la lettre Z récits, souvenirs et réflexions. Le livre, qui va bien au-delà d’un simple dictionnaire, n’en contient pas moins pourtant de nombreuses définitions utiles sur le gibier, les armes, les chiens, ainsi que les termes de chasse et de vénerie. Cet ouvrage sans équivalent couvre l’historique des mythes et des légendes qui ont toujours escorté la chasse. On y trouve surtout les traces d’une longue initiation passant par la vénerie française et par les chasses, grandes ou petites, de toute la planète.

La grande meute de Paul Vialar (Gallimard)

Histoire d’amour et de fusion entre un homme et sa meute. « Je vais avoir un enfant: Quelle que soit sa mère il sera mon héritier. Je me suis décidé à m’occuper de lui afin qu’il me continue, qu’après moi il y ait quelqu’un qui reprenne la meute. Ce n’est ni pour moi, ni pour mon nom, que je fais cela, mais pour mes chiens. Vous m’entendez ? » Paul Vialar était un chasseur passionné, auteur de nombreux livres sur ce sujet. Je vous invite à les découvrir, ils ont le charme d’une époque révolue et nous incitent à tout faire pour ne pas rompre le lien qui nous unit à ce passé pas si lointain.

Le livre de chasse de Gaston Febus (Citadelle et Mazenod)

Recueil incontournable de cynégétique médiévale, ce livre fut réalisé à la fin du XIVe siècle par Gaston III, comte de Foix, surnommé Fébus. Véritable manuel d’érudition, cette oeuvre est dédiée à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.

Le livre premier de ce traité consacré à l’art de la vénerie, intitulé « Des bêtes douces et des bêtes fauves », présente la nature du gibier. Si plusieurs animaux font l’objet de descriptions précises et détaillées, tels que le cerf, l’ours, le sanglier ou le loup, certains sont peu développés et donnent lieu à quelques erreurs iconographiques, témoignant ainsi des connaissances de l’époque. La seconde partie est consacrée au meilleur ami du chasseur, le chien. Y sont présentées les différentes espèces de chiens et leurs qualités ainsi que les soins à leur donner et la manière de les dresser. Le troisième livre vise à transmettre aux veneurs les techniques de chasse afin de débusquer, piéger et tuer les animaux. Enfin, le quatrième volet traite des divers pièges à mettre en oeuvre afin de capturer le gibier (le vautrer, le dardier, le hausse-pied etc.). Ce livre offre la reproduction intégrale (texte et illustrations) du manuscrit de la Morgan Library, l’un des rares – et des plus beaux- exemplaires conservés dans le monde.

Chasseur de chamois de Henri-Frédéric Faige-Blanc dit Alpinus (Hoëbeke)

Chasseur, Henri-Frédéric Faige-Blanc l’était, comme tout montagnard du XIXe siècle, ou presque. La chasse n’était pour lui que le meilleur prétexte pour vagabonder à son aise dans ses chères montagnes du Dauphiné. C’est alors qu’il prit le pseudonyme d’Alpinus, collectionneur insatiable de pierres et d’insectes, d’histoires simples et de traditions immémoriales. Alpinus, fut un montagnard passionné doublé d’un érudit, un original. A tant aimer les Alpes, les arpenter quotidiennement, les observer attentivement, il en acquit une connaissance prodigieuse. En résulte un livre qui ne ressemble à aucun autre, un témoignage unique sur la faune et les moeurs d’un temps