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“La rivière du sixième jour” de Norman Maclean

Ce récit autobiographique de la vie de 2 frères dans la Montana est plus connu sous le nom du film qui en a été tiré “Et au milieu coule une rivière”.

Quand on a la chance d’être né, avec son frère, dans le Montana, pays des Rocheuses et des grandes rivières à truites de l’Ouest américain, la pêche à la mouche, c’est un peu comme le tir à l’arc pour les Japonais : une leçon de vie, une façon méticuleuse d’ajuster ses gestes et de participer à la beauté du monde.

La pêche y est vue presque comme une religion. Pas n’importe quelle pêche, la seule, l’unique, la pêche à la mouche ! Le père qui est pasteur et ses deux fils, sont un peu comme les prêtres de cette messe solennelle où seuls les truites, les eaux et les artistes sont admis. 

En voici un extrait : “Dans notre famille, nous ne faisions pas clairement la distinction entre la religion et la pêche à la mouche. Nous habitions dans l’ouest du Montana, au confluent des grandes rivières à truites, et notre père, qui était pasteur presbytérien, était aussi un pêcheur à la mouche qui montait lui-même ses mouches et apprenait aux autres à monter les leurs. Il nous avait expliqué à mon frère et moi, que les disciples de Jésus étaient tous des pêcheurs, nous laissant entendre – ce dont nous étions persuadés tous les deux – que les meilleurs pêcheurs du Lac de Tibériade étaient tous des pêcheurs à la mouche, et que Jean, le disciple préféré, pêchait à la mouche sèche.”

En 1991, Robert Redford en fait un film superbe que je recommande aussi. : Et au milieu coule une rivière.

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