Les voeux de Willy Schraen, président de la FNC

Willy Schraen, le président de la fédération nationale des chasseurs a présenté ses voeux aux chasseurs de France. Il a fait le bilan de l’année écoulée et s’est projeté dans l’année à venir. Il nous annonce que nos effectifs se stabilisent grâce à l’arrivée de nombreux nouveaux chasseurs et s’en félicite. Il nous rappelle que de nombreux combats sont encore à mener. En particulier pour les chasses traditionnelles injustement attaquées au nom d’un dogme qui veut tout interdire. Il s’agissait des derniers voeux de son mandat. Comme à son habitude, il s’est montré combatif et prêt à nous défendre avec toute la détermination que nous lui connaissons. Merci président !

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Il tue le sanglier qui attaquait son cheval

Le 24 décembre dans le Gers, un propriétaire de cheval a été obligé de prendre son fusil et de tirer sur un sanglier qui attaquait son cheval au pré.

Une attaque insolite

Ce couple de Condom (Gers) va se rappeler de la journée du 24 décembre 2021. L’épouse a alerté son mari en constatant l’attitude étrange de leur cheval, un trotteur français de 12 ans. Il courait de droite à gauche apparemment affolé. L’homme voit alors un gros sanglier charger le cheval à plusieurs reprises. Heureusement, il est chasseur, il a donc utilisé son fusil pour abattre l’assaillant. L’animal était imposant puisqu’il pesait plus de 100 kg.

Il a fallu appeler le vétérinaire pour soigner le cheval qui souffrait de multiples lacérations. Le soins ont duré plus de trois heures. Le propriétaire est très surpris de l’attitude de ce sanglier qui a forcé le grillage du pré et a attaqué son cheval. Il ajoute qu’il n’y avait pas de chasse dans les environs et que ce n’était donc pas un animal apeuré. Était-il atteint d’une maladie le rendant agressif ? Nous ne savons pas si le vétérinaire a fait procéder à des analyses pour essayer de comprendre cette attaque pour le moins insolite.

Nous avions relayé il ya quelque temps sur notre page Facebook J’aime la Chasse une vidéo qui rappelle cet incident. En Espagne un sanglier avait été filmé en train d’attaquer un troupeau de mouton.

Les sangliers pullulent et s’habituent de plus en plus à l’homme

Un animal de ce poids aurait pu faire de gros dégâts dans les maisons voisines ou sur des animaux de compagnie plus petits. Les sangliers sont de plus en plus la cause d’accidents de circulation et de dégâts dans les cultures et les habitations. La régulation de cette espèce est impérative mais elle doit parfois s’effectuer en zone urbaine ou péri-urbaine, ce qui complique la tâche des chasseurs. De surcroit, un certain nombre de propriétaires refusent que les chasseurs pénètrent sur leur terrain. Soit par souci de tranquillité soit par idéologie anti-chasse. Ces zones deviennent alors des refuges pour les suidés d’où ils vont et viennent en toute tranquillité. On estime que 30% des zones chassables ne le sont pas. Pourquoi alors faire supporter aux chasseurs l’ensemble des indemnisation des dégâts ? C’est un dossier auquel s’est attaqué la FNC et son président Willy Schraen. Nous devrions avoir des annonces au début de l’année 2022.

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Le sanglier « Charlie » est suivi à la trace grâce au GPS

Il y a une quinzaine de jours, la FDC81 capturait un sanglier pour l’équiper d’une balise GPS. Le but, observer les déplacements et les comportements de ces animaux. Cette action, dans le cadre du programme Via Fauna MiPy, permet d’offrir de nombreuses informations, données, scientifiques sur cette espèce, parfaitement adaptée à notre époque et société.

La FDC81 favorable à la connaissance de l’espèce

Le sanglier est souvent considéré comme un indésirable. Cependant, mieux connaître l’espèce permettra d’agir plus efficacement sur ses populations. Cet aspect scientifique et technique, la FDC81 l’a bien compris. Elle a donc décidé de conduire une étude à ce sujet. Cela permettra d’apporter des connaissances sur le sanglier et sa gestion, cela fournira des données environnementales sur les zones à enjeux pour la faune sauvage et ses habitats. Elle offrira aux techniciens de la FDC de meilleures connaissances de terrain sur les corridors écologiques de l’agglomération. Le suidé s’adaptant parfaitement a son environnement il est judicieux de comprendre cette facilité.

« La présence de la faune sauvage en zone péri-urbaine et urbaine est un phénomène de plus en plus fréquent en France. De par son expertise et ses connaissances sur la faune sauvage et ses habitats, la FDC81 est régulièrement sollicitée pour apporter un appui aux collectivités sur ces questions. En partenariat avec le Grand Albigeois, la FDC81 lance une étude complète dans le cadre du programme Via Fauna MiPy » explique la fédération.

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Un programme unique et riche d’informations

Le sanglier, muni d’un collier a été baptisé « Charlie ». Au début de l’étude, l’animal était resté aux portes d’Albi. « Depuis sa dernière virée en campagne, Charlie s’est contenté de passer ses journées et ses nuits à proximité de son lieu de capture. Il reste fidèle à sa remise diurne, où malgré la proximité de la rocade albigeoise et des zones habitées, le calme et la tranquillité règnent. Les sorties nocturnes ne se sont résumées qu’à des visites de pelouses et jardins des quartiers sud-albigeois« , explique la FDC81. Cependant, depuis le 19 décembre, l’animal est parti à l’ouest, loin des premiers relevés GPS. « Ses déplacements sont rapides, toujours droit devant, il semble avoir une idée très précise de là où il va ».

En regardant ses déplacements, les chasseurs constatent qu’en 10h de périple, Charlie s’est retrouvé à 30 km à l’ouest d’Albi. A 20h, il est Marssac-sur-Tarn. A 23h il se trouve à proximité de Cadalen. Il continue et ne s’arrête pas. A 3h30, il est à Montans. Puis, à 6h du matin, « il trouve refuge dans un petit bois à mi-chemin entre Peyrole et Parisot«  constatent les techniciens. Il passera donc la journée du 20 décembre dans ce bois. Un périple qui confirme que les sangliers peuvent parcourir plusieurs kilomètres en journée où de nuit. Cependant, vers 17h le 20 décembre, l’animal revient sur ses pas. Mauvaise destination ? Il refait 20 km dans le sens inverse. Et se retrouve, vers 6h du matin tout près de la RD 964. Il se cantonnera sur site durant près de 3 jours.

©Fédération des chasseurs du Tarn

Avec ce projet scientifique, l’animal devait apporter bon nombre d’information sur l’espèce et son comportement. Aujourd’hui, Charlie apporte principalement des questions, qui trouveront probablement des réponses au fil du temps. Rut ? Recherche de compagnie ? Charlie continue de fournir des informations qui seront précieuses pour l’avenir.

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Lapin de garenne, le gibier d’avant

Il était le gibier de prédilection. Il est celui qui a donné à la chasse sa popularité. Le lapin de garenne, Oryctolagus Cuniculus, offrait un carnier bien rempli et des parties de chasse bien animées. Très répandu et connu de tous, il a malheureusement subi les foudres de l’homme à partir de 1952. La myxomatose, maladie mortelle et très contagieuse a fait son apparition causant d’important dégâts à l’espèce qui peine aujourd’hui a retrouver des populations stables et pérennes.

Le lapin de garenne, gibier emblématique

Il faisait la joie des anciens et le plaisir des familles. Le lapin de garenne était le gibier emblématique de la chasse française. Son poids varie de 1 à 2 kg, sa taille est située entre 40-45 cm. Chez cette espèce il n’y a aucun dimorphisme sexuel. Parfois confondu avec le lièvre d’Europe, il faut savoir que ses mensurations et notamment celle de ses oreilles sont bien plus petites. Son poil est grisâtre ou brun roussâtre. Son ventre est légèrement blanc. Les lapins de garenne sont des animaux grégaires. La hiérarchie au sein des groupes est importante et respectée. Ce sont les animaux dominants qui dirigent le fonctionnement de la colonie.

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Le lapin de garenne est un animal discret, cependant, son mode de vie laisse quelques indices de présence. En effet, sa présence peut être trahie par les amas de crottes que l’animal laisse, mais aussi par les terriers, dans lesquels il vit. Le lapin fréquente et vit dans des milieux très diverses. Il recherche des milieux riches en alimentation et variés reposant sur un sol profond, meublé et surtout bien drainé pour creuser ses terriers. L’espèce privilégie les secteurs de ronces, de taillis buissonnants, de friches basses, de cultures, mais aussi de pâturages exposés au soleil et à l’abri du vent.

Alimentation, mœurs et reproduction

Le lapin est opportuniste d’un point de vue alimentaire. En fonction de son habitat et du milieu dans lequel il va vivre, le lapin va adapter son alimentation à ce qu’il trouvera. Celle-ci se compose principalement de graminées. Le lapin consomme plantes et graines agricoles et forestières, s’attaquant même aux écorces des arbres, coupant les jeunes plants ou rongeant leur tronc.

La reproduction dure de février à août. Étant donné que les animaux dominants dirigent la colonie, c’est le mâle dominant qui assure la quasi-totalité des accouplements. La femelle dominante, quant à elle, bénéficie généralement des meilleurs sites de mise-bas. La gestation dure 30 jours en moyenne. Les lapereaux naissent dans un terrier appelé rabouillère. Ils sont 3 à 6 par portée et il peut y avoir 3 à 5 portée par an. Les lapereaux atteignent 80 % de leur poids au bout de 3 mois et peuvent se reproduire à partir de 6-8 mois. Le lapin de garenne utilise la stratégie  » r « . Il s’agit d’une stratégie de développement des populations dont l’habitat est variable ou perturbé. L’approvisionnement en ressources vitales est imprévisible et les risques élevés : les espèces misent alors sur la reproduction avec un fort taux de croissance, pour compenser par le nombre.

Voici les caractéristiques de cette stratégie de développement :

  • Fécondité élevée
  • Faible investissement parental dans la survie de chaque descendant
  • Mortalité infantile importante
  • Cycle de vie court
  • Croissance rapide
  • Maturité sexuelle précoce
  • Mortalité adulte importante
  • Faible capacité de compétition
  • Grande capacité de dispersion

Menaces et conservation de l’espèce

Le lapin est un animal fragile, menacé par la myxomatose. Les tableaux de chasse parlent d’eux même. Les prélèvements sont passés de 13,2 millions pour la saison 74/75 à seulement 1,4 millions selon les derniers chiffres de l’OFB. La raison de cette baisse de prélèvement est due principalement à la baisse des populations majoritairement causée par la maladie mais aussi par la fragmentation des habitats favorables à son accueil. L’agriculture, telle qu’elle est aujourd’hui ne joue pas en sa faveur non plus. Cependant, le lapin cause très souvent des dégâts là où il est. Selon les départements et malgré ses faibles populations, il est parfois considéré comme espèce susceptible d’occasionner des dégâts (ESOD).

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Pour tenter de conserver les populations, certains territoires tentent de mettre en place des aménagements favorables pour l’espèce. Garennière, cultures, gestion des prédateurs, protection de l’espèce. Cependant, même avec la plus grande des volonté, le lapin est très souvent victime de la myxomatose, ce qui généralement, anéanti les efforts des chasseurs pour sa préservation et son développement. L’animal est parfois même piégé et capturé afin d’alimenter et de renforcer des populations fragiles. Le lapin continue de passionner et fait toujours autant rêver. Les passionnés continueront de s’investir comme ils le font pour préserver l’espèce et leur obstination portera un jour ses fruits.

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Une battue pour les femmes et les jeunes permis à La Teste.

Bonne initiative de l’ACCA de La Teste de Buch qui a décidé d’organiser une journée spécialement pour les jeunes permis et pour les chasseresses.

La plus grande ACCA de France

Avec plus de 8500 hectares de superficie et 800 adhérents, l’association communale de chasse agréée de La Teste de Buch en Gironde est une des plus grandes ACCA de France. On y chasse le grand gibier (sanglier et chevreuils), les migrateurs (grives, palombes, alouettes…) et le petit gibier. Elle est située dans les Landes en bordure du bassin d’Arcachon et du banc d’Arguin, ce qui permet de chasser aussi à la tonne. Il faut noter que les archers y sont les bienvenus. On en compte une quinzaine. Ils sont, entre autre, chargés de la régulation en zone urbaine et péri-urbaine.

—> Site internet de l’ACCA de La Teste de Buch

Cette année le président et ses administrateurs ont décidé d’organiser une journée spécialement dédiée aux jeunes chasseurs et aux chasseresses. Ce fut un grand succès, ils et elles furent nombreux à répondre à cette invitation. Il s’agissait d’une battue aux chevreuils. Cette espèce est très abondante dans la région. Ce n’est pas un animal facile à chasser. Il est silencieux, se défile discrètement. Mené par les chiens, sa course erratique est parfois surprenante. Il faut donc être aux aguets et fin tireur.

Une politique de communication et d’ouverture qui porte ses fruits

Avec cette initiative, l’ACCA de La Teste entend communiquer et s’ouvrir pour faire découvrir la chasse à de nouveaux adeptes. Ils ne sont pas les seuls à mettre en oeuvre cette politique de communication lancée par la FNC. « La chasse française n’a pas besoin d’être défendue, mais d’être expliquée. » L’opération « Un dimanche à la chasse » mise en oeuvre par de nombreuses FDC rencontre un vrai succès. Elle vise à faire découvrir notre passion aux non-chasseurs.

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Objectif petit gibier en plaine dans les Hautes-Pyrénées

Le petit gibier était autrefois la chasse dans nos campagnes. Aujourd’hui, beaucoup d’espèces sont en déclin. Et l’attrait pour le grand gibier ne joue pas en leur faveur. Cependant, le petit gibier attire de plus en plus. Notamment les jeunes qui cherchent des territoires aménagés et adaptés à cette chasse. Les instances cynégétiques commencent à prendre la mesure de cette attente et de nombreux projets naissent pour la favoriser. Voici un bel exemple dans les Hautes-Pyrénées.

Remettre du petit gibier de plaine en milieu agricole

La gestion actuelle des terres agricoles n’est pas favorable aux populations de petit gibier. Nous aimerions tant voir à nouveau, perdrix, faisans et cailles dans nos campagnes. On le sait, la gestion du petit gibier n’est pas simple. Aménagements, piégeage, comptages, gestion des prélèvements, beaucoup de contraintes et de temps pour des résultats qui qui ne seront visibles que dans quelques années.

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Dans les Hautes-Pyrénées, on se mobilise pour le petit gibier. Repeupler les campagnes avec faisans et perdrix est un projet sur le long terme. Il y a quelques jours, pour concrétiser l’idée, les responsables de la FDC65 sont entrés en contact avec les présidents de chasse. Propriétaires et agriculteurs se sont joints à cette présentation. Ainsi, de nombreux acteurs ruraux et cynégétiques se sont rencontrés pour échanger, écouter et comprendre les besoins de ce projet.

Des territoires riches et adaptés

Géraldine Guilhauma, chargée de mission de la FDC65 présente au public la cartographie du territoire et les zones favorables. Le territoire dispose de nombreux terrains propices. Le but est, dans un premier temps, de mettre en place des élevages en pleine nature. Ce qui entraînera un bon cantonnement ainsi qu’une bonne fixation de l’espèce. L’objectif premier est de mettre en place début avril des parcs pour poussins. Douze à quatorze semaines plus tard, ils seront lâchés avec un service d’agrainage. Ce dispositif sera installé dans plusieurs communes en cours de sélection. Il faut absolument un investissement de tous pour que la réussite soit au rendez-vous.

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Avant de lâcher les oiseaux, chaque individu sera bagué. Ce système permettra un suivi ainsi qu’une récolte de données scientifiques importantes. Connaître les déplacements, les prélèvements ainsi que l’impact de la prédation permettra d’analyser la réussite réimplantation. Mais aussi d’en savoir plus sur l’espèce en fonction des territoires et des aménagements mis en place. Ce projet fédère plusieurs acteurs ruraux. Agriculteur, chasseur, propriétaire, chacun est responsabilisé. La présentation a été un franc succès et l’auditoire a été conquis. Place à la mise en oeuvre qui s’annonce sous de bons auspices.

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(Vidéo) Combat à mort entre un cerf de Virginie et un cerf mulet au Canada

Voici des images rares ! Dans le Saskatchewan, un policier de l’environnement (conservation officer) a reçu un coup de téléphone d’un chasseur local. Celui-ci lui dit que deux cerfs ont réussi à emmêler leurs bois lors d’un combat de rut.

Ces combats ne sont pas rares et le fait que des cerfs entremêlent leur bois non plus. Mais quelle ne fut pas la surprise du conservation officer lorsqu’il a constaté qu’il s’agissait de cerfs de deux espèces différentes. Les deux protagonistes sont un cerf de Virginie ou cerf à queue blanche (Odocoileus virginianus) et un cerf mulet ou cerf à queue noire (Odocoileus hemionus ).

Un des policiers de l’environnement a pu s’approcher et scier un morceau de bois permettant ainsi de libérer les cerfs. Le cerf mulet a pu s’enfuir mais le cerf de Virginie a succombé à ce combat. Merci aux Saskatchewan Association of Conservation Officers pour cette vidéo.

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Une tonne de venaison offerte aux Restos du Coeur par les chasseurs de la Somme

Un peu avant les fêtes de Noël, les chasseurs de la Somme et leur fédération ont offert une tonne de venaison de sanglier aux Restos du Coeur.

Une tonne de venaison, une opération de grande ampleur

Fédération départementale des chasseurs de la Somme (FDC 80), chasseurs, bouchers ont été les artisans de cette opération de grande ampleur.

L’objectif est de livrer 2000 parts de 500 grammes aux Restos du Coeur. Une dizaine de bouchers bénévoles participent en découpant et préparant les morceaux. Les bénéficiaires auront donc des portions prêtes à cuire et emballées sous vide. Ce sont les chasseurs, eux-mêmes qui assurent la distribution. Un des responsables de l’opération déclare « Nous tenons à nous mobiliser dans toutes les étapes de cette opération. De la forêt à la distribution, et même jusqu’à l’assiette. » Des dépliants avec des recettes seront distribués en même temps.

Les chasseurs et les Restos du Coeur ont choisi plusieurs points de distribution dans trois villes du département. La venaison provient de sangliers chassés pendant les jours précédents et donnés gratuitement par les chasseurs locaux.

Ce n’est pas la seule opération de ce genre organisée par les FDC. En Seine-Maritime aussi la fédération départementale a lancé une opération identique. Dans d’autres départements, les chasseurs livrent des colis de petit gibier à différentes associations caritatives.

Les chasseurs indispensables au lien social

Les chasseurs sont un facteur de lien social dans bien des endroits. Repas de l’association locale de chasse, aide pour l’entretien des chemins, localisation et nettoyage des dépôts sauvages… On ne compte plus les actions des chasseurs en faveur de la collectivité. Il est important de noter que ces initiatives sont BÉNÉVOLES ! Un mot que semble ignorer nos opposants qui ne savent que faire appel à la générosité des crédules. Que ce soit pour le zoo de Pont-Scorff ou pour la future « réserve » de Yann Arthus-Bertrand qui bénéficie de subventions de la région Île de France ou encore le sinistre Pierrot qui lance sans relâche des appels pour alimenter sa cagnotte…

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Du bruit pour éloigner les loups sur le chemin de l’école…

Voilà où nous mènent les délires du ré-ensauvagement. En Suisse, un maire conseille aux enfants de faire du bruit et de rester groupés sur le chemin de l’école à cause d’une meute de loups trop présente dans le village.

Un village sous le choc

Dans le village de Masein, une meute de loup a pris l’habitude de venir rôder aux alentours immédiats des habitations. Les villageois la connaissent, c’est la « meute de Beverin » du nom d’un pic qui domine la région. Les prédateurs se sont attaqués aux « bêtes de rente » comme on dit en Suisse pour les animaux d’élevage. Mais la meute s’enhardit de plus en plus et des enfants allant à l’école ont eu la désagréable surprise de la croiser. Quatre d’entre eux poursuivaient un chevreuil et sont tombés nez-à-nez avec les enfants. Le père de l’un d’eux témoigne : « Ce n’est pas possible que des loups croisent les enfants sur le chemin de l’école, ça ne va pas. Il peut y avoir un incident. »

La mairie aussitôt distribué une feuille d’information expliquant que les enfants devaient dorénavant rester groupés et faire du bruit. Nous voici revenus au temps des grandes peurs moyenâgeuses. L’époque où les enfants qui gardaient les troupeaux n’étaient pas sûrs de revenir à la ferme.

Lire aussi : Faites du bruit et restez groupés (vidéo RTS)

Face à cette situation, le canton attend l’autorisation de la confédération, pour abattre le chef de meute qui entraîne les jeunes derrière lui. Pour le moment, l’autorisation n’a pas été accordée bien que toutes les conditions réglementaires soient réunies selon la nouvelle loi adoptée au conseil fédéral.

Source : Le Conseil fédéral adopte la révision de l’ordonnance sur la chasse (Conseil fédéral)

Le canton des Grisons confronté au retour des loups

Le canton des Grisons, situé dans l’Est de la Suisse est le plus grand des cantons suisses. Ses activités économiques principales sont l’agriculture (l’élevage surtout) et le tourisme. Elles risquent toutes deux d’être lourdement impactées par le retour du loup dans ce territoire montagneux. Le canton compte officiellement sept meutes mais celle de Beverin fait beaucoup parler d’elle.

En août dernier, quatre loups de cette meute ont suivi de très près un groupe de randonneurs qui ont eu la frayeur de leur vie. Les autorités tentent de rassurer en disant que, généralement (sic), les loups ne cherchent pas le contact avec l’homme. Elles rajoutent néanmoins qu’ils peuvent devenir dangereux s’ils s’habituent aux humains et associent leur présence à la nourriture. Pour le moment, ce sont les éleveurs qui pâtissent du retour du loup. On dénombre de nombreuses attaques contre moutons, chèvres et même vaches.

Lire aussi : Une meute de loups s’approche de randonneurs puis les suit (Le matin.ch)

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En Aveyron, opération de contrôle pour 321 chasseurs

Les opérations menées par l’office français de la biodiversité et la gendarmerie concernant les chasseurs sont de plus en plus nombreux ces derniers temps. En Aveyron, trois opérations de contrôle ont ciblé 321 chasseurs. Durant cette journée, neuf infractions seront relevées. Peu d’infractions mais elles pourraient quand même être évitées.

OFB et gendarmerie en contrôle accru

Le service départemental de l’Aveyron de l’OFB a organisé, avec le concours de la FDC et la gendarmerie, trois opérations de contrôle. Ces opérations visent le bon respect des règles de sécurité ainsi que l’application de la réglementation générale de la chasse. Plusieurs équipes mixtes ont donc sillonné les routes du sud du département. Plusieurs chasses collectives ont été contrôlées. Un membre de l’OFB explique : « il s’agit de faire appliquer les mesures de sécurité du schéma départemental de gestion cynégétique, SDGC12, et le respect des règles d’organisation d’une battue ainsi que les modes de chasse ». En parallèle, des contrôles routiers se sont déroulés sur certaines communes.

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Neuf infractions relevées qui auraient dû être évitées

Même si le nombre d’infractions sur 321 chasseurs est peu élevé, celles qui ont été constatées auraient dû être évitées. En effet, les erreurs commises sont des infractions minimes que les chasseurs ne devraient pas commettre. Une première infraction a été relevée pour usage prohibé d’un véhicule comme moyen de chasse. Cinq autres pour le non-respect du SDGC 12, en l’occurrence l’absence de panneautage. Ces cinq erreurs, probablement liées à l’inattention ont de quoi surprendre. Il est automatique, pour les équipes de chasse, de partir avec des panneaux de signalisation. Enfin, trois infractions ont été notées concernant des chasseurs postés avec une arme chargée sur la route. Pareil pour ces infractions. Les chasseurs sont formés à la sécurité. Évitons de se placer là où c’est dangereux, le chef de ligne qui a reçu une formation se doit de placer les postés aux bons endroits.

Lire aussi : La formation décennale à la sécurité est maintenant obligatoire.

De manière générale, les opérations se sont très bien passées. Même si quelques petites infractions ont été relevées, l’ensemble des chasseurs est en règle. Le respect de la sécurité est primordial tout comme la prise en compte de son environnement. D’autres actions similaires seront programmées avant la fin de l’année cynégétique.

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