Loups empoisonnés, affaire classée sans suite

En 2021, deux loups et deux gypaètes barbus ont été retrouvés empoisonnés dans le parc de la Vanoise. Une enquête est ouverte depuis le printemps 2021 suite à la découverte. Elle est aujourd’hui classée sans suite, car « aucun auteur n’a pu être identifié« , a indiqué mercredi 1er juin le parquet d’Albertville.

Loups et gypaètes barbus empoisonnés

En mars 2021, deux loups ainsi que deux gypaètes barbus avaient été retrouvés morts. Après autopsies et analyses toxicologiques, le constat est sans appel. Ces animaux sont morts par empoisonnement avec « de l’aldicarbe et du carbofuran. Substances actives appartenant aux phytosanitaires insecticides. Auparavant délivrés aux professionnels mais interdits depuis 2008 ». Par la suite, une enquête a donc été ouverte par le parquet d’Albertville pour destruction non autorisée d’espèce animale protégée.

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Perquisition et affaire classée sans suite

Dans le cadre de l’enquête, gendarmes et agents de l’Office Français de la Biodiversité sont intervenus le 24 mai pour des perquisitions. Le but de l’opération était de trouver les produits mis en cause dans des bâtiments d’exploitation. Cependant, malgré les moyens importants mobilisés depuis plus d’un an par l’OFB et la gendarmerie nationale, « aucun auteur n’a pu être identifié. La procédure va donc être classée sans suite », conclut la procureure.

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Retour du loup dans le Finistère après plus d’un siècle

Le canidé s’approprie le territoire national. Depuis plusieurs années, l’espèce, en pleine expansion, colonise les départements les uns après les autres. Jeudi, la préfecture du Finistère a fait une annonce. Le loup fait son retour sur le département après plus d’un siècle d’absence.

La préfecture annonce sa présence

Dans un communiqué, la préfecture du Finistère annonce qu’un loup a été filmé sur la commune de Berrien. Ces images confirment donc la présence du canidé, qui fait son retour après plus d’un siècle d’absence. « Si la présence du loup dans le Finistère est une première depuis plus d’un siècle, l’espèce est connue pour sa grande capacité de dispersion« , souligne la préfecture dans son communiqué. Ainsi, si l’animal est de retour depuis les années 1990 dans les principaux massifs montagneux français. Il n’est plus rare d’apercevoir des individus en dispersion.

L’observation qui a été réalisée en est pour preuve, un animal seul et éloigné des zones où l’espèce est installée, caractéristique des individus en phase de dispersion. C’est un phénomène qui intervient deux fois dans l’année, au printemps ainsi qu’à l’automne. Enfin, dans son communiqué, la préfecture se veut rassurante, « à ce stade, cette observation ne permet pas d’affirmer que le loup s’installe dans le département« .

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Retour en Bretagne, une première

« C’est la première observation avérée d’un loup (Canis lupus) dans le Finistère et la Bretagne administrative« , indique pour sa part le Groupe loup Bretagne. C’est un conservateur des réserves naturelles des monts d’Arrée qui a fait l’observation. Il témoigne, « j’ai été relever mon appareil, installé le 16 avril, et sur les 30 films il y avait du sanglier, du cerf, du chevreuil, des biches et puis un loup« . Une première depuis sa disparition au tout début du siècle dernier. Après analyse de la photo, l’OFB, indique qu’il s’agissait d’un « mâle adulte« . Espérons que les estimations des populations soient plus rigoureuses.

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Loup, la Haute-Savoie financera son comptage des loups

Chaque année, le comptage des loups anime les passions. Si les chasseurs demandent plus de transparence, ils souhaitent aussi participer à ces comptages. En 2020-2021, le réseau loup-lynx estimait la population du prédateur autour de 620 individus. Un chiffre quelque peu absurde lorsque qu’on connaît leur moyen limité et les attaques que subissent les éleveurs. Mercredi, le président du département Martial Saddier, a annoncé qu’un comptage de loups allait être financé par la collectivité afin de connaître le nombre exact.

La Haute-Savoie subit le loup

Mercredi, à Villy-lePelloux en Haute-Savoie, Martial Saddier président du département a abordé une problématique qui anime les débats. Le loup. Perçu différemment, que l’on soit chasseur, éleveur, promeneur du dimanche ou amoureux de la nature, le loup est omniprésent chez les acteurs de l’environnement. Si le président a d’abord rappelé que la gestion de l’espèce relevait de l’État, il a également souligné que les collectivités n’avaient aucun pouvoir décisionnaire. En effet, les comptages sont effectués par l’office français de la biodiversité. Cet organisme est donc responsable du suivi de l’espèce et des données recueillies. Cependant, lorsqu’on regarde les chiffres, il est impossible de les prendre au sérieux. Martial Saddier a aussi souligné que la Haute-Savoie est l’un des deux départements en France avec la plus forte augmentation des effectifs de loups. Une situation qui dérange et engendre de nombreux problèmes entre les différents usager de la nature.

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Un comptage financé par le département

Annuellement, en France, le loup coûte 56 millions d’euros. Les attaques ne cessent d’augmenter, mais ses effectifs eux ne bougent quasiment pas selon les services de l’État. Cela révèle et souligne une certaine incompétence de la part de l’organisme gestionnaire. Lassé de ne pas connaître l’effectif exact de loups en Haute-Savoie, le Conseil Départemental a décidé, en accord avec toutes les autres parties prenantes, de lancer l’opération, de financer à hauteur de 170 000 euros le comptage des loups, grâce à des moyens techniques et humains importants. Une démarche qui permettra très probablement d’obtenir des données scientifiques justes.

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Pour l’OFB, »le loup a une mauvaise image à tort », les éleveurs ne sont pas d’accord

Dans la Drôme, déjà 51 animaux attaqués en ce début d’année contre 6 à la même époque l’année dernière. Pour le directeur régional de l’OFB, « le loup a une mauvaise image à tort »... Les éleveurs drômois ne sont pas d’accord. Le loup est-il plus protégé que les éleveurs ?

De plus en plus d’attaques

A Clérieux, 7 moutons tués, à Réauville, 11 bêtes tuées et 3 disparues, à Montclar-sur-Gervanne, c’est une jument (celle du maire) qui a été la cible des loups, à Aouste-sur-Sye un éleveur a constaté la mort de 15 moutons… La liste des attaques est impressionnante. Le nombre d’animaux tués aussi. Frédéric Gontard, le président de la fédération ovine du département est en colère. Il souligne les chiffres : 51 attaques mortelles contre 6 l’année dernière à la même époque. Les éleveurs sont désemparés et en colère. La préfecture avait laissé entendre que des tirs létaux seraient autorisés ; pour le moment aucun n’a eu lieu. Encore plus inquiétant, les attaques ont maintenant lieu à proximité immédiate des habitations. Le loup n’a pas peur de l’homme et s’enhardit de plus en plus.

Ce constat est le même en haute-Savoie où les alpagistes sont inquiets. Pour eux, la direction départementale des territoires « s’intéresse plus au suivi des meutes qu’aux problèmes causés aux professionnels du secteur. » dans ce département, le nombre de signalements d’attaques est en hausse de 40%, le nombre de victimes de 20%.

« Le loup a une mauvaise image à tort. »

En Europe, le loup est protégé par la Convention de Berne, transcrite dans le droit français en 1989. Pourquoi protéger une espèce qui n’est pas en danger ? Ses effectifs au niveau mondial sont stables et même en légère augmentation. (statut UICN : « préoccupation mineure »). Ce statut implique pour les Etats, donc pour la France, de veiller à la conservation de l’espèce et de ses habitats. Il semble que cette mission soit bien menée par les autorités françaises. L’OFB, outil gouvernemental de la politique de ré-ensauvagement est de plus en plus sur la défensive à ce sujet. Son directeur de la communication a essayé, il ya peu, de disculper l’office dans un exercice assez peu convaincant. Rappelez-vous « l’OFB ne compte pas les loups, il les suit… » Plus récemment, Éric Hansen, le dicecteur de l’OFB en région PACA a déclaré dans une interview que :

« Le loup a une mauvaise image à tort. »

Éric Hansen, directeur OFB Provence-Alpes-Côte d’azur

Le loup plus important que l’élevage ?

Les éleveurs ne sont pas d’accord du tout avec cette vision idyllique du loup. Ce prédateur met en danger toute une filière économique importante. Or l’État semble ne rien vouloir faire pour protéger les éleveurs. Quant au loup, protégé par la convention de Berne, il prospère sur notre territoire et fait des ravages. Quel est le but de cette politique ? Des journalistes ont mis en lumière il y a quelques jours les liens étroits entre certains journalistes et L214. Cette association aurait-elle aussi fait de l’entrisme au sein de l’OFB ? Quoi de mieux pour tuer l’élevage français que de protéger les grands prédateurs ?

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Le loup du parc Ecozonia attaque un troupeau à 100km du point de fuite

Dans les Pyrénnées-Orientales, en janvier 2021, six loups s’échappaient du parc animalier Ecozonia, situé à Cases-de-Pène. Cinq d’entre eux sont retrouvés, mais un manque toujours à l’appel. Sept mois plus tard, les autorités ont retrouvé sa trace, 100 kilomètres plus loin. Il est à l’origine d’une attaque sur un troupeau.

Sept mois après sa fuite le loup attaque

Un an jour pour jour après la fuite de six loups du parc animalier Ecozonia, le dernier des loups redonne des signes d’activités à 100 km de là. Lors de cet incident, les animaux ont pris la fuite de leur enclos en blessant un soigneur. Quelques jours après, cinq des six individus seront neutralisés. Deux anesthésiés et trois abattus. Cette affaire a eu lieu avant même que le site ouvre ses portes.

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Un loup d’Europe de l’Est à l’origine d’une attaque

Aujourd’hui un individu manque toujours à l’appel. Cependant, depuis samedi, la préfecture de l’Aude a finalement signalé la présence d’un loup dans le Razès. Suite à une attaque sur un troupeau domestique ayant eu lieu en Août 2021. La préfecture explique que « des poils de canidé ont été récoltés le 26 août 2021 sur la commune d’Orsans, dans le cadre du suivi du loup en France », informe le communiqué de la préfecture. « Ils ont permis de rattacher cet échantillon à un individu de sexe mâle possédant les caractéristiques génétiques de la population du loup d’Europe de l’Est (Ukraine, Lettonie)« .

Face à tel constat, la préfecture a immédiatement fait le rapprochement avec les individus du parc Ecozonia, qui se situe à une centaine de kilomètres. Force est de constater que les éléments scientifiques et génétiques orientent les faits en direction de cet animal. Malheureusement, les analyses ont rendu les résultats tardivement. Actuellement, la préfecture ne sait pas si le loup est toujours dans le secteur. L’affaire poursuit son cours, tout comme la recherche de l’animal. Lorsque l’on connaît l’impact du loup sur la faune et le pastoralisme, inutile de rappeler que les éleveurs se seraient bien passés d’une telle histoire.

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L’ OFB ne compte pas les loups, il les suit…

Les éleveurs et les chasseurs seront ravis d’apprendre que l’OFB ne fait pas de comptage mais juste un suivi. Énorme différence !

Ce n’est pas qu’une différence de mots, c’est une différence fondamentale

Le directeur général de l’OFB, Loïc Obled nous annonce officiellement que les chiffres de loups que l’OFB nous assène depuis des années avec le plus grand sérieux, voire avec une certaine morgue, ne sont pas des comptages mais juste le résultat d’un « suivi« …

Tous les observateurs attentifs et sérieux le savaient déjà, les calculs de l’OFB ne sont pas des calculs mais des… estimations. Le problème est que ces chiffres fantaisistes sont ceux qui servent de référence. En particulier lorsqu’il s’agit d’effectuer des tirs létaux. Ceux-ci sont autorisés dans la limite d’un pourcentage calculé à partir des chiffres de loups en France. Il ne faut donc pas s’étonner que la situation soit « légèrement » différente sur le terrain que dans les bureaux des hauts fonctionnaires et des agents de l’OFB. Comme par hasard, ces chiffres basés sur des calculs au « doigt mouillé » sous-estiment le nombre de ces prédateurs. La politique de ré-ensauvagement voulue par le ministère de la transition écologique et mise en oeuvre par l’OFB implique ces manipulations.

Les éleveurs et les chasseurs le constatent sur le terrain. La carte européenne de prédation de Bruno Lecomte le prouve ; les populations de loups sont bien plus nombreuses en France que les chiffres officiels ne le disent.

Voir : carte européenne de prédation

Une politique inconsidérée et pour laquelle nous ne sommes pas consultés

Cette politique a des conséquences humaines, économiques et environnementales extrêmement graves.

Il y a tout d’abord la mise en danger de toute une filière économique. L’élevage est la première victime. Les éleveurs ne peuvent rien contre le prédateur, contrairement à ce que disent les « spécialistes » (Marc Landry en tête). La situation n’est d’ailleurs pas meilleure à l’étranger, contrairement à ce que disent les adorateurs incompétents du loup. Italie, Suisse, Espagne, Belgique, Allemagne sont confrontées aussi à ce problème. A titre d’exemple, la carte européenne de prédation est une collaboration entre éleveurs français et suisses qui avaient assez des … (j’allais dire mensonges), des estimations de l’OFB.

Le loup, présenté par ses fans comme un ami de la biodiversité est en fait une calamité pour celle-ci. Les mouflons ont presque disparu de certains massifs alpins, les chevreuils, les cerfs paient un lourd tribut aussi. Évidemment, un prédateur qui n’a pas de prédateur ne peut que commettre des dégâts irréparables.

Sur le plan humain, il faut prendre en compte la détresse des éleveurs. Certains abandonnent, d’autres peinent à gagner leur vie car les indemnisations ne couvrent qu’une partie des pertes occasionnées. Le loup n’ayant plus peur de l’homme s’approche maintenant dangereusement des zones habitées. Certains animaux domestique (chiens et chats) sont d’ores et déjà morts au champ, d’honneur du ré-ensauvagement. En Suisse, dans le canton des Grisons, un maire conseille aux enfants de rester groupés et de faire du bruit en allant à l’école. A quand le prochain petit chaperon rouge ? Enfin, certains secteurs sont maintenant déconseillés pour les randonnées. Le tourisme aussi est atteint.

Intervention de Loïc Obled, directeur général de l’OFB

Vous remarquerez que monsieur Obled essayer de partager la responsabilité de cet échec en mettant en cause d’autres acteurs tels que les éleveurs et les chasseurs. D’ailleurs, ces derniers, excédés par les méthodes de l’OFB, ont bien souvent quitté les commissions loup départementales.

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Du bruit pour éloigner les loups sur le chemin de l’école…

Voilà où nous mènent les délires du ré-ensauvagement. En Suisse, un maire conseille aux enfants de faire du bruit et de rester groupés sur le chemin de l’école à cause d’une meute de loups trop présente dans le village.

Un village sous le choc

Dans le village de Masein, une meute de loup a pris l’habitude de venir rôder aux alentours immédiats des habitations. Les villageois la connaissent, c’est la « meute de Beverin » du nom d’un pic qui domine la région. Les prédateurs se sont attaqués aux « bêtes de rente » comme on dit en Suisse pour les animaux d’élevage. Mais la meute s’enhardit de plus en plus et des enfants allant à l’école ont eu la désagréable surprise de la croiser. Quatre d’entre eux poursuivaient un chevreuil et sont tombés nez-à-nez avec les enfants. Le père de l’un d’eux témoigne : « Ce n’est pas possible que des loups croisent les enfants sur le chemin de l’école, ça ne va pas. Il peut y avoir un incident. »

La mairie aussitôt distribué une feuille d’information expliquant que les enfants devaient dorénavant rester groupés et faire du bruit. Nous voici revenus au temps des grandes peurs moyenâgeuses. L’époque où les enfants qui gardaient les troupeaux n’étaient pas sûrs de revenir à la ferme.

Lire aussi : Faites du bruit et restez groupés (vidéo RTS)

Face à cette situation, le canton attend l’autorisation de la confédération, pour abattre le chef de meute qui entraîne les jeunes derrière lui. Pour le moment, l’autorisation n’a pas été accordée bien que toutes les conditions réglementaires soient réunies selon la nouvelle loi adoptée au conseil fédéral.

Source : Le Conseil fédéral adopte la révision de l’ordonnance sur la chasse (Conseil fédéral)

Le canton des Grisons confronté au retour des loups

Le canton des Grisons, situé dans l’Est de la Suisse est le plus grand des cantons suisses. Ses activités économiques principales sont l’agriculture (l’élevage surtout) et le tourisme. Elles risquent toutes deux d’être lourdement impactées par le retour du loup dans ce territoire montagneux. Le canton compte officiellement sept meutes mais celle de Beverin fait beaucoup parler d’elle.

En août dernier, quatre loups de cette meute ont suivi de très près un groupe de randonneurs qui ont eu la frayeur de leur vie. Les autorités tentent de rassurer en disant que, généralement (sic), les loups ne cherchent pas le contact avec l’homme. Elles rajoutent néanmoins qu’ils peuvent devenir dangereux s’ils s’habituent aux humains et associent leur présence à la nourriture. Pour le moment, ce sont les éleveurs qui pâtissent du retour du loup. On dénombre de nombreuses attaques contre moutons, chèvres et même vaches.

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Pour France Nature Environnement, le loup en ville c’est normal

Fin novembre, une meute de loup a été filmée dans un quartier résidentiel à Modane. Toujours en Savoie, quelques semaines après, un homme filme à son tour un loup à proximité de Chambéry. Des rencontres de plus en plus courantes qu’il ne faut pas minimiser. Si les attaques sont actuellement concentrées sur le gibier ainsi que le bétail, n’oublions pas qu’un homme s’est récemment fait attaquer par un ours dans les Pyrénées. Faut-il banaliser la présence du loup aux portes de nos villes ? Faut-il accepter le loup en milieu périurbain ? Pour FNE, oui !

Le loup aux portes de la ville

Pour beaucoup les paroles de Serge Reggiani raisonnent. Alors que « les loups étaient loin de Paris », ils sont aujourd’hui proches de Chambéry. En effet, de nombreuses observations récentes montrent que le prédateur n’a pas peur de s’aventurer près des habitations. A Chambéry, Modane, Lugrin, le loup s’invite et inquiète. Le canidé ne semble pas effrayé par l’homme.

Lire aussi : un loup filmé aux portes de Chambéry

Pour France Nature Environnement, il n’y a aucune crainte et aucun risque. « Aujourd’hui, il n’y a pas de psychose parmi la population. Il y a une sensibilisation. Les films qui passent, depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux peuvent sensibiliser les gens », témoigne le maire de Modane. En effet, la psychose n’est pas présente, cependant ne pouvons-nous pas, nous interroger sur cette proximité avec le prédateur ? Si aucun drame n’est à déplorer aujourd’hui, cela sera-t-il toujours le cas ? Dans les Pyrénées, un homme s’est récemment fait attaquer par un ours. Un évènement qui devrait faire réfléchir.

Les écolos saluent la proximité du prédateur

« Le loup ne représente pas un danger direct pour l’homme, il a un comportement naturel de fuite afin d’établir une distance de sécurité. En cas de rencontre, il convient de laisser les animaux continuer leur chemin, rester face à eux, ne pas chercher à les acculer » communiquait une mairie de Savoie. Pour un référent de FNE « la présence aussi proche d’une ville de 60 000 habitants est « banale » », il ne faut donc pas s’inquiéter de croiser l’animal. En effet pour lui, « l’Homme doit s’adapter à la présence du loup » et « accepter de le rencontrer de plus en plus fréquemment ». Ces déclarations sont

Même si les attaques sur l’homme sont rares, elles existent. Jean-Marc Moriceau, professeur d’histoire à l’université de Caen, auteur du livre « Le loup en questions. Fantasme et réalité » a travaillé sur le sujet. En effet, l’historien a entrepris depuis 2002, une enquête sur les attaques de loups sur l’homme. Pour lui, « le loup est une menace occasionnelle ». Il recense 6 000 victimes entre la fin du XVe siècle et le début du XXème siècle.

Aujourd’hui le loup anime les débats. Alors que ses effectifs sont scandaleusement sous-évalués et que les syndicats agricoles grondent face aux attaques, le prédateur est mis sur un piédestal par certaines associations naturalistes. Comment se fait-il que les autorités emboitent le pas à ces associations, qui pour beaucoup, ont prouvé leur incompétence et leurs limites. Faudra-t-il attendre une attaque sur un de un enfant ? Le loup s’en prend déjà au bétail et à nos animaux de compagnie. La marche suivante n’est pas bien haute et finira malheureusement par arriver, vu la proximité du prédateur avec l’Homme.

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Nouvelles méthodes de comptage des loups. Un désaveu pour l’OFB ?

La réunion du 3 novembre entre les acteurs de terrain et Jean-Paul CELET, préfet référent du Plan national loup a été riche d’enseignements. En particulier sur un point important, le nombre de loups présents en France. L’OFB est accusé de sous-estimer les chiffres. Le préfet annonce que de nouvelles méthodes de comptage seront mises en oeuvre.

Un désaveu pour l’OFB ?

Pour l’OFB, il y aurait 624 loups en France. Pour les éleveurs, le compte n’y est pas, ils demandent des comptages plus rigoureux. Éleveurs, élus locaux insistent tous pour utiliser des moyens modernes et efficaces. Le simple relevé d’indices de présence n’est plus considéré comme fiable. D’autant plus qu’il est souvent réalisé par des personnes dont l’intérêt premier est de protéger les loups. Le préfet référent du plan national loup a annoncé que de nouvelles méthodes de comptage seraient mises en oeuvre. Elles utiliseront tous les moyens modernes (drones y compris) pour aboutir à des résultats certifiés et fiables. Cela veut-il dire que les anciennes méthodes ne donnent pas satisfaction ? Cela veut-il dire que l’OFB a mal fait les comptes ? Cette annonce ressemble fort à un désaveu pour cet organisme qui a depuis longtemps perdu toute crédibilité chez les éleveurs.

Ceci devrait permettre d’obtenir une nouvelle estimation dès le mois de juin 2022. Cette estimation donnera alors lieu à de nouveaux chiffres de prélèvements. Pour les représentants de la coordination rurale présents à cette réunion, les chiffres plus probables seraient de 1200 à 1500 individus. Il faut rappeler que les prélèvements sont un pourcentage du nombre estimé de loups sur le territoire national. Plus le chiffre officiel est bas, moins les prélèvements sont importants. Certains éleveurs et observateurs accusent l’OFB de sciemment minimiser ces chiffres. Ils ajoutent que cet organisme est considéré comme celui qui met en oeuvre le ré-ensauvagement en France sous la houlette de la ministre Pompili.

Cohabitation impossible entre loup et élevage

Le préfet et ses interlocuteurs ont ensuite abordé les points suivants :

  • cohabitation impossible entre les loups et l’activité humaine ;
  • nécessité de faciliter les démarches de reconnaissance et d’indemnisation en cas d’attaques ;
  • prise en charge à 100 % des coûts d’installation et d’entretien des mesures de protection. Sur les crédits du ministère de la Transition écologique ;
  • importance de déconstruire l’image idyllique du loup véhiculée dès l’école dans l’esprit des individus.

Ce dernier point est crucial. En effet, parallèlement à la réintroduction (appelé par certains retour naturel), on assiste à une véritable propagande pour donner une bonne image du loup. Cela commence par le jeune public qui doit subir dans les écoles des séances animées par des amis du loup qui distillent leur idéologie à nos chères têtes blondes. Imaginez le fils ou la fille d’un éleveur touché par la prédation à qui on vient dire que le loup est une gentille bestiole… Fabrice PANNEKOUCKE, conseiller régional délégué aux vallées de montagne insiste pour lancer des campagnes choc. Afin de « déconstruire l’image idéalisée que certains défenseurs du loup peuvent véhiculer ».

Lire : Plan national loup et activités d’élevage 2018-2023 (ministère transition écologique)

Des témoignages poignants.

Plusieurs éleveurs du massif des Aravis sont venus témoigner de leur quotidien depuis l’arrivée du loup. Prédation, pertes économiques, découragement, désespoir. Il faut noter que deux éleveuses ont tenu à rester anonymes car elles sont soumises à des menaces de la part de défenseurs du loup. L’une d’elle a interpelé le préfet en ces termes :

« Vous qui organisez des réunions de concertation et des groupes de travail réguliers pour assurer la préservation du loup, que comptez-vous mettre en place pour que nous, éleveurs, ne soyons pas très prochainement une espèce en voie d’extinction ?

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La présence du loup est enfin confirmée par l’OFB en Ardèche.

C’est aujourd’hui certifié, le loup est bel et bien présent sur le plateau de Coiron dans le département de l’Ardèche. L’office français pour la biodiversité a pu confirmer cette présence par la photo prise sur le plateau de Coiron par un piège photographique. Cette présence permet de mettre en corrélation les nombreuses attaques de troupeaux qu’il y a eu sur ce secteur.

Des attaques et une présence enfin confirmée

Après l’analyse d’une photo datant du 28 septembre, les spécialistes confirment que le loup est bien présent dans le département de l’Ardèche. En fallait-il autant, sachant que de nombreux éleveurs ont pu témoigner d’attaques sur leurs troupeaux dans ce même secteur ? Après ces attaques, le préfet de l’Ardèche, Thierru Devimeux, avait réuni un comité « Grands Prédateurs ». Agir au plus vite pour les éleveurs était important. La présence du loup, si elle avait été confirmée aurait était une problématique de taille.

Photographie du loup prise le 28 septembre sur le plateau du Coiron. – Préfecture 07

Aujourd’hui, suite au rassemblement de ce comité, la préfecture a expliqué dans un communiqué « les dispositions souhaitées par le préfet seront immédiatement mises en place selon les gradations prévues par le plan national d’actions loup et activités d’élevage ». Ainsi, le préfet autorise les éleveurs, ayant des moyens de protection en place et fait la demande préalable, de procéder à des tirs de défense sur le canidé afin de protéger les troupeaux.

Le communiqué précise qu’une « réunion technique pour expliquer l’ensemble du dispositif et acter la mise en place des mesures se tiendra le vendredi 8 octobre sur le plateau du Coiron avec les professionnels les plus directement concernés ». Un département en plus, sous pression à cause du prédateur, qui n’en finit plus d’exaspérer éleveurs et agriculteurs.

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