[Film] : Monsieur chasse… Madame aussi !

Chasser seul, c’est bien, chasser en amoureux, c’est encore mieux. Sur les réseaux, de nombreux couples partagent leurs aventures et leurs moments d’émotions. Vous l’aurez compris, chasser, c’est partager. Catalhunt Guide de Chasse est une chaîne YouTube sur laquelle vous pouvez découvrir de nombreux films cynégétiques aux images incroyables. Aujourd’hui, nous vous partageons un film incroyable, tourné dans les Pyrénées-Orientales, où Christine et Jean-Luc Planes partent chasser ensemble.

Chasser en amoureux c’est mieux !

Dans un film tourné dans les Pyrénées-Orientales Christine et Jean-Luc nous partagent leur passion commune pour la chasse. Ainsi, dans ce magnifique film, le couple nous partage leur habitude de chasser ensemble la bête noire ou la perdrix grise de montagne. Une relation fusionnelle, une complicité incroyable autour d’une passion commune, autant vous dire que l’émotion est au rendez-vous.

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Découvrez le film

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En gros on tire devant. Améliorer ses tirs sur grand gibier

Avez-vous remarqué en regardant des vidéos de tir de chasse au grand gibier le nombre de fois où l’on voit l’impact des balles derrière l’animal ? J’ai aussi beaucoup vu lors des tableaux de fin de battue des animaux touchés et même abimés par des balles de train arrière. Tout cela parce que le chasseur n’a pas tiré assez devant. L’animal bouge et coure donc on tire devant !

On tire devant !

Lorsque vous tirez un animal à 50 m la balle met un certain temps à atteindre la cible. Une balle de carabine mettra environ 7/100 ème de seconde pour aller à la rencontre de l’objectif. Pendant ce temps, même très court, l’animal lui a avancé. Donc pour que l’un et l’autre se rencontrent il faut compter avec une avance suffisante.

J’ai remarqué que les tireurs équipés d’une carabine avec une lunette ou un point rouge ont souvent l’habitude ou la tentation de tirer « dans le buffet ». Dans la masse en un mot. C’est une erreur. Dans le feu de l’action, on oublie trop souvent la correction. L’excitation, la surprise et la précipitation, ceci explique cela.

Il faut bien voir que lorsqu’un sanglier passe au galop (environ 60 km/h) à 30 mètres de votre poste de tir, le temps que vous lâchiez votre balle de carabine, l’animal aura parcouru 0,97 m de plus. Donc si vous l’ajustez au défaut de l’épaule vous serez près d’un mètre derrière !

Avance nécessaire pour A1 balle de carabine – A2 balle de calibre 12

De même pour un chevreuil à 40 m. Le temps que la balle de fusil calibre 12 arrive jusqu’à lui, il aura avancé de 1,2 m environ. Là aussi il s’agit de ne pas oublier l’avance au moment du tir !

Avance nécessaire pour A1 balle de carabine – A2 balle de calibre 12

Tout ça pour rappeler au lecteur que pour le grand gibier comme pour le petit gibier, la conscience et la vision de la valeur de l’avance à mettre devant la cible est primordiale pour effectuer un tir réussi. On parle souvent d’éthique et d’éducation dans la chasse à tir, mais il ne faut pas néanmoins oublier la correction !!!

Pourquoi tirer devant ?

Par souci d’éthique tout d’abord. Le but de tout chasseur est de tirer proprement un animal et de ne pas le faire souffrir inutilement. Comme le dit fort justement l’association nationale des chasseurs de grand gibier (ANCGG) : « Il identifiera formellement l’animal avant de tirer. Il doublera le même animal s’il est raté plutôt que d’en tirer un autre dans l’éventualité où ce premier ait été atteint. Il ne tirera pas un animal de dos où les risques de blessures non mortelles sont plus importants. Il ne tirera pas dans un groupe d’animaux ce qui peut engendrer des blessures aux animaux voisins. »

Pour commercialiser la venaison ensuite. Si vous tirez un peu trop derrière, vous risquez de mettre une balle de panse. Vous ne pourrez donc plus commercialiser votre venaison. La circulaire de la DGAL 2019-428 du 29 Mai 2019 considère « impropre à la consommation humaine toute carcasse en peau présentant une balle d’abdomen. Toute commercialisation est donc depuis cette date interdite, obligeant l’élimination systématique des carcasses en peau présentant cette anomalie ».

Voir : Instruction technique DGAL/SDSSA/2019-428

Par Laurent Bertin

Un chasseur pris pour cible par des tirs inconnus

« Ne tirez pas, je suis chasseur », cette phrase peut sembler drôle, mais pourtant, un chasseur héraultais a bien cru mourir pour l’ouverture de la chasse. L’homme a été pris pour cible alors qu’il chassait la palombe. Une scène surréaliste qui a eu lieu dans nos campagnes. L’auteur des tirs a été interpellé et présenté à la barre du tribunal correctionnel.

Le chasseur devenu la cible de tirs inconnus

Dans le tribunal, la représentante du parquet, Sophie Catasso s’exprime, « vous auriez pu tuer quelqu’un ! ». L’auteur des tirs, un trentenaire, comparaît pour violences avec arme peu banale. L’homme installé dans une caravane sur une parcelle à Pousan a tiré à trois reprises avec un fusil semi-automatique sur un chasseur. La victime, policier de métier, pratiquait la chasse à la palombe, installé derrière un buisson en compagnie de son chien.

Quand soudain, il entend le bruit de la culasse d’une arme. Le premier tir passe tout près et lui frôle la hanche, il hurle « ne tirez pas, je suis chasseur ». Mais de nouveau, il entend une recharge et la deuxième détonation suit. Il témoigne devant les juges « j’ai eu peur, j’ai de nouveau crié et je suis parti, mon chien couinait, il a dû avoir peur lui aussi ». Avant d’expliquer qu’en s’enfuyant, il y a eu une troisième détonation dans sa direction. « Au milieu d’un champ, je me suis retourné et j’ai vu un homme en tee-shirt orange qui tenait une arme au niveau de la hanche ! » souligne le chasseur qui ne ferme plus l’œil de la nuit.

Une querelle de voisinage comme excuse

Ce jour-là, c’était l’ouverture de la chasse, « entouré de rafales, j’ai paniqué, j’ai pris mon fusil chargé, et j’ai tiré vers les troncs d’arbre devant ma caravane », explique l’auteur de tirs. Pensant que les tirs venaient de son voisin qu’il accuse de l’avoir un jour menacé en pleine nuit avec une arme. Il soutient aussi qu’il n’a jamais tiré sur ce chasseur. « Jamais sur ce monsieur, je ne suis pas un meurtrier ni un malade mental. D’ailleurs je lui présente mes excuses », se défend-il.

L’homme reconnaît qu’il a eu une réaction disproportionnée. Face à tel comportement, le parquet a demandé un an ferme avec un mandat de dépôt et une interdiction de porter une arme pendant cinq ans. Finalement, l’homme s’en sort avec un sursis de six mois avec interdiction d’entrer en contact avec la victime et de porter une arme.

Le loup sème la pagaille en Lozère

Les éleveurs le redoutent et tentent de se faire entendre à propos des dégâts qu’il commet. En Lozère, pour la deuxième fois de la semaine, le loup a attaqué un élevage de la commune d’Estables. Malgré tous les moyens mis en œuvre, ces attaques à répétitions remettent en cause les moyens de défense actuels.

Deux attaques en quelques jours

C’est une situation d’urgence en Lozère. Face aux attaques des loups, une réunion entre la directrice adjointe de la Direction Départementale des Territoires de la Lozère et la Coordination Rurale 48 a été organisée. En effet, un élevage de la commune d’Estables a été attaqué deux fois en moins d’une semaine. Face à telle situation, la coordination rurale réclame des mesures adéquates et à la hauteur, c’est-à-dire, un tir de défense renforcé. Actuellement, et cela depuis 2016, le département a comme moyen de défense face au prédateur des tirs de défense simple. La situation d’aujourd’hui prouve que cela n’est pas suffisant. Le prédateur a causé la mort de 14 brebis en une semaine, ce qui explique la demande de la coordination rurale.

Les tirs, en attente de l’arrêté

Même s’il y a un doute, le loup reste le suspect numéro 1 au vu des autopsies réalisées par l’office français de la biodiversité. Il faut cependant attendre l’approbation du préfet de la Région afin de savoir si la préfecture de Lozère sera autorisée à prendre un arrêté qui autorisera le tir du loup soit par des agents de l’OFB, soit par des louvetiers, soit par des chasseurs.

Face à la situation et en attendant des mesures en adéquation avec les attentes, Alain Pouget, président de la coordination rurale de Lozère et d’Occitanie annonce « l’éleveur gardera sa centaine de brebis à la bergerie alors que d’habitude à cette période, le troupeau est en estive. Nous demandons donc une prise en charge financière, sur les fonds propres de la préfecture, du surcoût pour l’éleveur. Car garder les bêtes enfermées signifie qu’il faut entamer les réserves de fourrage prévues pour l’hiver pour les nourrir. »

Des louvetiers confondus avec des braconniers.

Samedi soir à Étupes en Franche-Comté,  peu avant minuit, des lieutenants de louveterie ont eu une grosse frayeur.

Il appelle les forces de l’ordre et tire en l’air.

En pleine ville, quelques temps avant minuit, un sexagénaire entend du bruit à l’extérieur de sa maison. Il décide donc de regarder par la fenêtre et perçoit une présence dans les bosquets avoisinants. Dans un premier l’homme décide d’appeler les forces de l’ordre afin de signaler cette activité anormale compte tenu de l’horaire.

Il voit des spots lumineux qui balaient les alentours, c’est alors que deux hypothèses lui viennent à l’esprit face à la situation, la première il s’agit de voleurs en quête de cuivre dans les locaux EDF, la seconde, ce sont des braconniers cherchant des animaux à proximité des habitations.

La réalité est tout autre ; ce soir-là, des lieutenants de louveterie sont de sortie afin de traquer les sangliers situés à proximité de la zone urbaine. Mais le sexagénaire ne le sait pas et décide donc de prendre les choses en mains. Il se saisit de son arme et tire en l’air afin de faire fuir les ombres qu’il aperçoit.

Les louvetiers portent plainte

Pris pour cible, les louvetiers ont eu une belle frayeur. Face à un tel agissement, ils ont décidé de déposer plainte contre l’homme. Ainsi, le sexagénaire a été placé en garde à vue et entendu par les gendarmes.

« Les louvetiers n’ont jamais prévenu les riverains de leur action. »

Le dossier concernant cette affaire a donc été transmis au parquet de Montbéliard qui décidera, au regard de la singularité des faits, des suites à engager. Mais Julien qui est domicilié à proximité des lieux de l’incident, estime que l’agissement du tireur était sensé car «ces dernières années, dans ce lotissement, des vols ont été commis.» Il explique que la manière n’était pas la bonne de la part du sexagénaire mais que son but était «vouloir faire fuir de potentielles personnes malfaisantes» avant de conclure «si les choses avaient été correctement organisées, rien ne se serait passé».

Défaut d’information ?

Un louvetier a pour obligation de prévenir la police (nationale ou municipale) ou la gendarmerie selon la zone, l’OFB et parfois l’ONF si le secteur le nécessite. Les mairies ne sont prévenues que si l’enlèvement des animaux tués est nécessaire.

Au vu de cet incident, il semble souhaitable que les louvetiers préviennent les municipalités avant de conduire des missions de tir de nuit. Le maire aura ensuite la charge de prévenir ses administrés. Cela éviterait des quiproquos qui pourraient s’avérer dramatiques.

Louvetiers, qui sont-ils et quel est leur rôle ?

Les lieutenants de louveterie sont des personnes bénévoles, nommés par le préfet sur proposition du directeur départemental des territoires et sur avis du président de la fédération départementale des chasseurs pour une durée de six années renouvelable.

Ils sont conseillers techniques de l’administration en matière de régulation de la faune sauvage et chargé de l’abattage des animaux sauvages causant des dégâts aux cultures ou comportant un risque pour la population en matière de sécurité publique ou de sécurité sanitaire. Ils constatent les infractions à la police de la chasse dans sa circonscription. Ils ont un rôle de conciliateur avec le monde agricole. Ces missions de service public ou de conseil technique sont précisées dans les articles L 427-1 et L 427-2 du code de l’environnement.

Le lieutenant de louveterie exerce ses fonctions dans le cadre de missions particulières :

  • des battues administratives par arrêté préfectoral.
  • des battues municipales.
  • d’une lettre de mission permanente établie par le préfet.

Il participe également aux différentes commissions d’attribution du plan de chasse au grand gibier. Un représentant siège de droit à la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage.

Voici le lien vers la fiche OFB les concernant. http://www.oncfs.gouv.fr/Fiches-juridiques-chasse-ru377/Lieutenants-de-louveterie-leurs-conditions-d-exercice-ar1774

 

Comment faut-il le dire ? Sécurité, réglementation !!!

Le monde de la chasse est actuellement la cible de beaucoup d’attaques de la part de nos opposants. Une de nos raisons d’être chez Naturapass-J’aime la chasse- Vidéos de chasse est de défendre et de promouvoir cette passion, ce mode de vie et la civilisation dont la chasse fait partie intégrante.

Malheureusement il arrive que le pire ennemi du chasseur soit le chasseur lui-même ; l’actualité récente le démontre et nous agace (litote) très fortement. J’ai hésité à utiliser un autre mot mais j’aurais été impoli !

L’ouverture de la chasse au gibier d’eau sur le domaine public maritime a eu lieu il y a peu et l’OFB avait prévenu que des contrôles auraient lieu. Malgré cet avertissement et les rappels répétés des médias et structures cynégétiques, il semble que de nombreux chasseurs aient été verbalisés pour non respect de cette mesure ! Voici ce que dit l’OFB sur son site : « Malgré une amélioration du respect des règles constatée ces dernières années, une soixantaine d’infractions ont été relevées. L’utilisation du plomb en zone humide, pratique polluante, reste fréquemment rencontrée malgré l’existence de munitions de substitution d’efficacité équivalente et de coût à peine plus élevé. L’amende pour l’utilisation de plomb en zone humide est de 135 euros par contrevenant. »

Un petit rappel : « Aux termes de l’article 1er de l’arrêté du 1er août 1986, «l’emploi de la grenaille de plomb dans les zones humides mentionnées à l’article L.424-6 du code de l’environnement» est interdit pour la chasse et la destruction des animaux nuisibles. Selon le Conseil d’Etat, l’interdiction d’emploi de ces munitions au titre du dit arrêté doit se comprendre comme étant le fait « d’interdire l’usage de certaines cartouches pour la chasse. » Source ONCFS.

Autre évènement d’actualité, tragique celui-ci : un chasseur est décédé le 31 août suite à un accident de chasse dans l’Oise. Trois chasseurs participaient à une battue de régulation de sangliers. La victime est un homme âgé de 76 ans. Au cours de la partie de chasse, il a été atteint par un tir au niveau de la jambe. Les secours arrivés sur place ne sont pas parvenus à le sauver et il est mort rapidement après avoir reçu la balle.

Guy Harlé d’Ophove, président de la fédération de chasse de l’Oise a rapidement réagi à ce drame. Il invoque dans un premier temps un manque de communication. La victime n’aurait pas prévenu les autres participants au moment où il descendait de son mirador. Ensuite, le chasseur qui a effectué le tir n’aurait pas pris toutes les précautions pour s’assurer que sa cible était bien un animal et non un humain.

Les résultats de l’enquête ne sont bien entendu pas encore connus mais si les déclarations du président de la FDC sont exactes, les règles les plus élémentaires en matière de sécurité semblent ne pas avoir été respectées.

On ne bouge pas de son poste avant la fin de battue !

On ne tire pas avant d’avoir clairement identifié sa cible !

Comment faut-il le dire ? Dans quelle langue ?

 

7 balles tirées pour 1 animal au tableau !

Nous avons tous besoin de passer un moment au stand afin de connaître nos armes et nous entraîner. Hier, la chasse en battue du sanglier a ouvert, êtes-vous passé au stand avant ? En majorité les chasseurs français ne s’entraînent pas assez. Les statistiques nationales montrent qu’il faut tirer 7 balles pour un animal prélevé. C’est tout simplement énorme.

Champ de tir ouvert pour préparer la saison

La semaine dernière c’est une belle initiative qui a vu le jour. Mario Pagrau, de l’association de chasse et pêche de Chibougamau (Québec) était fier d’annoncer, l’ouverture gratuite du champ de tirs aux chasseurs afin de mieux préparer la chasse de cet automne. Il s’est exprimé sur le sujet « L’Association chasse et pêche de Chibougamau est fière d’ouvrir cette année le champ de tir de Chibougamau. Malgré le contexte difficile et l’annulation de toutes les activités régulières de l’ACPC, nous avons rendus accessibles aux tireurs et chasseurs le champ de tir depuis le 10 aout 2020. Les tireurs pour les armes à autorisation restreinte doivent venir prendre leur carte de club et ils pourront utiliser eux aussi le champ de tir ».

Entraînement, manipulation et confiance

A la chasse, il est important de connaître son environnement, mais il est tout aussi important de connaître l’outil que l’on a entre les mains. Carabine, fusil, lunette de visée et point rouge nous permettent de pratiquer notre passion. Cependant chaque arme, chaque munition possède ses propres caractéristiques et nous, chasseurs, devons les connaître et les maîtriser afin d’être le plus performant possible et ainsi respecter l’éthique et l’animal chassé.

La mise en place d’un tel projet par l’association de chasse et pêche de Chibougamau est une très belle initiative lorsque nous savons qu’il faut une balle sur 7 pour un animal au tableau en France. Dans ce domaine, les chasseurs ont énormément de progrès à faire et l’entrainement doit se généraliser.

Favoriser le cinétir et l’entrainement en France

A l’image de nos voisins canadiens, la France doit mettre en place ce genre de mesures afin d’améliorer nos performances et ainsi réunir tous les bons facteurs pour une journée cynégétique réussie.

Les associations départementales de grand gibier offrent des formations intéressantes et complètes afin de mieux connaître son arme et de mieux réaliser son tir. Nous pouvons que vous pousser à vous rapprocher de celle de votre département afin de connaître les conditions. De plus, de nombreux outils comme le cinétir sont maintenant à la disposition du chasseur afin de s’entraîner, se régler avant la saison de chasse. Un petit tour entre amis ne peut être que bénéfique.