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Un chasseur pris pour cible par des tirs inconnus

“Ne tirez pas, je suis chasseur”, cette phrase peut sembler drôle, mais pourtant, un chasseur héraultais a bien cru mourir pour l’ouverture de la chasse. L’homme a été pris pour cible alors qu’il chassait la palombe. Une scène surréaliste qui a eu lieu dans nos campagnes. L’auteur des tirs a été interpellé et présenté à la barre du tribunal correctionnel.

Le chasseur devenu la cible de tirs inconnus

Dans le tribunal, la représentante du parquet, Sophie Catasso s’exprime, “vous auriez pu tuer quelqu’un !”. L’auteur des tirs, un trentenaire, comparaît pour violences avec arme peu banale. L’homme installé dans une caravane sur une parcelle à Pousan a tiré à trois reprises avec un fusil semi-automatique sur un chasseur. La victime, policier de métier, pratiquait la chasse à la palombe, installé derrière un buisson en compagnie de son chien.

Quand soudain, il entend le bruit de la culasse d’une arme. Le premier tir passe tout près et lui frôle la hanche, il hurle “ne tirez pas, je suis chasseur”. Mais de nouveau, il entend une recharge et la deuxième détonation suit. Il témoigne devant les juges “j’ai eu peur, j’ai de nouveau crié et je suis parti, mon chien couinait, il a dû avoir peur lui aussi”. Avant d’expliquer qu’en s’enfuyant, il y a eu une troisième détonation dans sa direction. “Au milieu d’un champ, je me suis retourné et j’ai vu un homme en tee-shirt orange qui tenait une arme au niveau de la hanche !” souligne le chasseur qui ne ferme plus l’œil de la nuit.

Une querelle de voisinage comme excuse

Ce jour-là, c’était l’ouverture de la chasse, “entouré de rafales, j’ai paniqué, j’ai pris mon fusil chargé, et j’ai tiré vers les troncs d’arbre devant ma caravane”, explique l’auteur de tirs. Pensant que les tirs venaient de son voisin qu’il accuse de l’avoir un jour menacé en pleine nuit avec une arme. Il soutient aussi qu’il n’a jamais tiré sur ce chasseur. “Jamais sur ce monsieur, je ne suis pas un meurtrier ni un malade mental. D’ailleurs je lui présente mes excuses”, se défend-il.

L’homme reconnaît qu’il a eu une réaction disproportionnée. Face à tel comportement, le parquet a demandé un an ferme avec un mandat de dépôt et une interdiction de porter une arme pendant cinq ans. Finalement, l’homme s’en sort avec un sursis de six mois avec interdiction d’entrer en contact avec la victime et de porter une arme.

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