Les chasseurs de l’Oise s’engagent pour les hirondelles

Depuis février 2020 maintenant, plusieurs fédérations de chasse s’engagent pour la gestion et la préservation des hirondelles. Symbole de la chance et de l’arrivée des beaux jours, cette espèce subit l’activité humaine. Dans un objectif de préservation et de sensibilisation, l’opération hirondelles et biodiversité a pris une ampleur nationale. Découvrez cette opération.

Hirondelles et Biodiversité

Cela fait de nombreuses années que les hirondelles subissent de nombreuses pressions liées à l’activité humaine. En vingt ans, le constat est simple, une baisse de 40 % des effectifs est constatée. Au point que les hirondelles sont aujourd’hui en danger d’extinction. Face à tel constat, la fédération régionale des Hauts-de-France a lancé une opération en février 2020. L’opération Hirondelles et Biodiversité. Forte de succès, la fédération nationale des chasseurs a repris le projet pour le déployer à plus grande échelle. L’objectif, suivre, mais aussi de renforcer les populations nicheuses d’hirondelles à travers toute la France.

Dans l’Oise, la FDC s’engage dans le projet et communique auprès de son public. Ainsi, pour aider les hirondelles, la FDC de l’Oise met à disposition de manière gratuite des bacs de boue pour aider ces oiseaux à nicher. Dans un second temps, la FDC60 explique comment créer un espace boueux à domicile. En effet, l’une des causes du déclin des hirondelles, est la disparition de points d’accès à la boue, élément indispensable à la création de leur nid.

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Créer un point de boue pour les hirondelles

Premièrement, il est indispensable de créer cet espace en désherbant sans produit chimique une zone de minimum 1 m² afin d’avoir une terre totalement nue. Attention toutefois à bien choisir la zone, en effet, la terre ne doit pas être sableuse, mais plutôt collante, argileuse. Elle doit être dans un espace bien ouvert pour être vue du ciel et pour éviter aux prédateurs (notamment les chats) de se cacher dans la végétation environnante (buissons, arbres). Il suffit par la suite d’arroser la terre si besoin, pour que celle-ci reste toujours sous forme de boue d’avril à juillet. Un désherbage régulier devra être fait afin que la végétation ne recouvre pas la flaque de boue.

Deuxièmement, vous pouvez réaliser ces espaces grâce à des bacs de 5 à 10 cm de haut et d’une surface adaptée à votre jardin. Le bac peut être installé dès la fin du mois de mars, rempli de terre argileuse et arrosé régulièrement.

Enfin, si vous êtes intéressé par l’installation d’un bac, contactez Charline de la FDC60 au 06 73 74 58 88.

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[Vidéo] Ils capturent les sangliers et les relâchent dans le massif du Bargy

Sanglier dans un champ

En Haute-Savoie, les sangliers posent des problèmes en plaine. Cependant, les effectifs du suidé dans les massifs sont trop minimes. Afin de redynamiser ces populations d’altitudes, la fédération des chasseurs de Haute-Savoie s’est lancée dans une opération de renforcement des populations. Ainsi, des opérations de capture ont eu lieu en plaine afin de relâcher les suidés à 1000 mètres d’altitude.

Une sous-population de sangliers dans le massif du Bargy

C’est une opération pas comme les autres qui a eu lieu en Haute-Savoie nous révèle le Dauphiné Libéré. En effet, sous la responsabilité de Nicolas Déronzier, lieutenant de louveterie du secteur du Bargy, une capture de sanglier a été mise en place. Le but ? Relâcher les animaux capturés, à 1000 mètres d’altitude dans le massif. Cette opération, qui s’est déroulée jusqu’à la mi-avril, était en phase de test. L’objectif premier étant de trouver une solution face aux populations de sanglier trop importantes en plaine et en sous-effectif en altitude. Ainsi, à plusieurs reprises, les différents acteurs de l’opération (FDC74, société de chasse, louvetier, etc…) se sont lancés dans la capture du suidé. Une opération couronnée de succès. Laissant présager de belles perspectives d’avenir. Enfin, déplacer certaines populations de suidé serait la solution miracle ? Attendons la suite du projet et ses résultats, l’expérimentation vient de terminer, il sera donc judicieux d’analyser les conséquences.

Reportage issu du Dauphiné Libéré

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Bonne nouvelle pour la perdrix grise dans l’Aube

Même si elle nécessite beaucoup d’investissement, la chasse du petit gibier passionne et anime bon nombre de territoires et de chasseurs. Véritable fer de lance dans les actions d’aménagements et de gestion, le petit gibier regagne ses lettres de noblesse auprès des pratiquants. Dans l’Aube la perdrix grise part à la reconquête des territoires. Cette année, les comptages de couples annoncent une belle perspective pour la reproduction.

Augmentation des couples de perdrix grises

Après les premiers comptages de petit gibier, organisés et effectués par la fédération départementale des chasseurs, les résultats sont positifs. En effet, un premier bilan annonce une augmentation des populations de la perdrix grise. La fédération explique « avec 8,2 couples aux 100 hectares, on constate la hausse des couples de perdrix grises de 25 % par rapport à l’an dernier, où nous ne comptions que 6,1 couples ». Une belle nouvelle donc pour les chasseurs de petits gibiers ainsi que pour la faune locale.

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Des conditions hivernales idéales

Cette augmentation est dans un premier temps due à la qualité de l’hiver, qui a été relativement doux. En effet, la fédération souligne que les mortalités ont été faibles sur cette période. Mais c’est aussi dû à la qualité de gestion mis en place sur le département. « C’est aussi le fruit d’une bonne gestion cynégétique durant la période de chasse, avec des quotas de prélèvements restreints sur certains territoires », précise la fédération des chasseurs. Espérons que le printemps soit aussi propice à l’espèce, en effet si la météo et les ressources ne sont pas favorables, les poussins risqueraient de ne pas survivre.

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En Suisse le grand gibier met la pression sur les forêts

En France comme dans plusieurs pays, le grand gibier a un réel impact sur la régénération des forêts. C’est pourquoi il est aujourd’hui important de veiller à l’équilibre agro-sylvo-cynégétique. En Suisse, le haut du vallon de St-Imier est particulièrement touché par les dégâts. Environ 12 % de la surface forestière du canton peine à se rajeunir. Lorsque les populations de grand gibier sont trop importantes, l’équilibre forestier peut se casser et provoquer d’importants dégâts économiques et environnementaux.

L’équilibre agro-sylvo-cynégétique

Il s’agit là d’un enjeu important pour les acteurs du monde environnemental. En effet, rendre compatible la présence durable d’une faune sauvage riche et variée en parallèle d’une rentabilité économique n’est pas une mince affaire. Cet équilibre est pris en compte par le code de l’environnement. Il est assuré par la gestion concertée et raisonnée des espèces animales et de leurs habitats agricoles et forestiers. Cet équilibre est recherché par l’association des moyens suivants :

  • la chasse,
  • la régulation,
  • la préventions des dégâts de gibier par la mise en place de dispositifs de protection et de dispositifs de dissuasion.

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Le canton de Berne victime du grand gibier

Il n’est pas facile de parvenir à cet équilibre environnemental. En effet, l’équilibre agro-sylvo-cynénétique tend à permettre la régénération des peuplements forestiers dans des conditions économiques satisfaisantes. L’office cantonal des forêts et des dangers naturels vient de publier une expertise concernant l’impact du gibier sur le rajeunissement des forêts. Il en ressort que 12 % de la surface forestière du canton subit la pression de la faune sauvage. Empêchant ainsi le rajeunissement des forêts du massif du Jura Suisse. Certaines essences végétales subissent de plein fouet cette pression. Les feuillus, les érables ainsi que les chênes manquent. À plus haute altitude, ce sont les sapins.

L’étude souligne que le chevreuil, par exemple, va se nourrir de bourgeons, de jeunes rameaux. Il va aussi frotter des arbres avec ses bois et les abîmer. Cependant, un autre point est mis en avant : la pression humaine. Le tourisme peut pousser le gibier à se concentrer sur certaines zones. Afin de faire face à cet impact les offices compétents emploient diverses mesures. Des autorisations de chasse spéciales et supplémentaires sont délivrées afin de répondre à la pression de la faune. De plus la chasse a été ouverte le jeudi. D’autres décisions concernant la régulation du tourisme en hiver vont voir le jour. Encore une fois, la chasse prouve son rôle important dans l’environnement. Penser que la nature s’autorégule est un mensonge en ce qui concerne nos milieux européens fortement anthropisés.

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Caille des blés, cet oiseau passionnant

Plus petit galliforme d’Europe, la caille des blés est, pour le chasseur de plaine, un gibier passionnant. La chasse de la caille des blés, c’est un peu la pré-rentrée pour les passionnés. Elle offre les premières sorties avec son chien d’arrêt et permet, après de longues heures de recherche, une chasse exceptionnelle.

Un gallinacé de caractère

La caille des blés appartient à l’ordre des galliformes. Espèce migratrice, c’est le plus petit gallinacé d’Europe. Son corps est massif, rond lui offrant une puissance atypique à l’envol. La caille des blés possède un plumage brun rayé de noir et de jaune-crème. La gorge elle est blanchâtre entourée d’une bande sombre. Sa tête est rayée de trois bandes brunes, la queue est elle, très courte ce qui lui offre une silhouette massive. Les données biométriques de la caille des blés sont dans les limites suivantes :

  • Aile: 100-119 mm,
  • Queue: 32-43 mm,
  • Bec: 11-13 mm,
  • Longueur: 160-190 mm,
  • Envergure: 330-360 mm,
  • Poids: 60-155 g.

Chez nous, l’espèce vit principalement en plaine, sur les terrains plats. En revanche, il n’est pas rare de la croiser dans certaines vallées des Alpes aux alentours de 1 800 mètres d’altitude. Cependant, l’espèce possède un penchant pour les prairies, les champs de céréales, étendues de luzerne, etc…

La migration

Vers la mi février, les cailles entreprennent par étape leur migration retour à partir des différents sites d’hivernage africains (Sahel) et rejoignent les hivernants des pays d’Afrique du nord, d’Espagne et du Portugal. Dès le mois de mars, les premières cailles franchissent les Pyrénées.

Elles commencent à arriver en France à partir du mois d’avril et vont dans les champs de céréales encore verts. La première vague de migration est surtout composée de femelles en quête de site de nidification. Vient ensuite une vague surtout composée de mâles qui arrive dès le mois de mai-juin, suivis de jeunes jusqu’au mois de juillet.

A partir de la mi-août, la migration retour vers l’Afrique débute. La migration des cailles s’effectue de nuit, en petits groupes d’une quarantaine d’individus environ. Les oiseaux volent à une vitesse comprise entre 40 et 70 km/heure et à une altitude relativement basse (entre 400 et 700 mètres). Ils peuvent ainsi parcourir plus de 500 kilomètres en 8 heures. 

Un oiseau dur à voir mais que l’on entend

La caille est très généralement solitaire. Néanmoins, en période de reproduction, lorsqu’elle se fait entendre de son chant atypique, celle-ci peut former des colonies. Cet oiseau crépusculaire possède un régime végétal et animal. La partie végétale se compose des céréales, végétaux présents comme le coquelicot, le sarrasin, le plantain ainsi que le chanvre, millet, blé,avoine. La partie animale, quant à elle, se compose en majeure partie d’insectes et de larves (scarabées, punaises, fourmis, forficules, sauterelles, criquets…).

Gestion de l’espèce

La caille des blés est une espèce chassable. Comme tout cortège nichant au sol dans les milieux agricoles, la caille des blés subit les modifications des pratiques agricoles. Le moyen de conservation pour cette espèce passe par la mise en place d’aménagements comme la création de jachères, le recul des dates de fauches, la création de bandes enherbées pour favoriser la quiétude et évidemment pousser vers une diminution des produits phytosanitaires.

D’un point de vue cynégétique, la caille n’a pas de réglementation stricte. Malgré des effectifs en baisse, les fédérations mènent de nombreux projets scientifiques permettant d’obtenir de nombreuses informations sur l’espèce. Entre passionnés, nous tendons à dire que les chasseurs sont responsables et qu’il est donc judicieux de ne pas abuser des prélèvements. Autrefois giboyeuse, la chasse de la caille est aujourd’hui compliquée tant par les conditions météorologiques que par la baisse des effectifs. Gibier passionnant, sa chasse au chien d’arrêt vous apportera des sensations et souvenirs incroyables.

Disparition du Grand Tétras dans la forêt de la Haute-Joux.

C’est une terrible nouvelle pour cette espèce. Le Grand Tétras, aurait disparu de la forêt de la Haute-Joue, massif qui a toujours abrité quelques individus. Alors que les effectifs sont en baisse dans le Jura, la disparition du galliforme dans ce secteur est un grand coup de massue.

Une espèce fragile

En partenariat avec de nombreux acteurs du monde environnemental, la fédération départementale des chasseurs du Jura, l’office national des forêts, l’office français de la biodiversité ainsi que le groupe Tétras Jura ont entamé et réalisé les reconnaissances hivernales. Avec 17 participants, les acteurs présents ont pu prospecter jusqu’à 800 hectares de forêt dans la journée. Cette opération, réalisée sur une zone non-prospectée depuis une dizaine d’années (afin de ne pas déranger l’espèce), a eu pour but de récolter des données pour faire un état des lieux de la population des grands Tétras sur le secteur.

« Nous n’avons pas constaté la présence du Grand Tétras, ce qui confirmait nos craintes premières. A ces altitudes, vers 1 000 mètres, et c’est vrai pour l’ensemble du massif jurassien, nous sommes dans une situation de déclin de l’espèce ». Alexandra Depraz,coordinatrice du groupe Tétras Jura

L’opération s’effectue sur la neige, car le but n’est pas de voir des individus, mais de rechercher des indices de présence, notamment les déjections. Malgré les recherches conduites dans une zone non dérangée depuis une dizaine d’années, aucun indice n’a été noté.

De faibles effectifs éparpillés

L’aire de présence du galliforme est relativement stable depuis presque 30 ans dans les Pyrénées, mais elle a énormément régressé depuis les années 1990 dans le Jura et dans les Vosges. En Haute-Savoie, celle-ci a totalement disparu malgré l’observation d’une femelle en 2010. Ainsi en France, les effectifs de grands Tétras s’élèvent à environ 4 000 / 5 500 adultes (chiffres OFB) avec une répartition très inégale. 3 500 – 5 000 oiseaux dans les Pyrénées, 300 dans le Jura, 200 dans les Vosges et 30-50 dans les Cévennes.

Aire de répartition du Grand Tétras, source Observatoire Galliformes des Montagnes.

Pourquoi une telle disparité ? Pour Alexandra Depraz, beaucoup de facteurs entrent en compte. « Si les habitats forestiers restent en relativement bon état, on constate qu’au fur et à mesure de leur déclin, les populations de grands Tétras se sont isolées les unes des autres. Ce sont des massifs qui ont toujours été moins dynamiques. Chaque année, les populations s’effritent, les vieux individus disparaissent et ne sont pas remplacés par de jeunes oiseaux. Ils naissent dans des massifs « coeurs » situés plus hauts en altitude où ils restent isolés géographiquement. C’est une chose que l’on constate dans la totalité des massifs périphériques jurassiens. Par contre, on a des jeunes individus qui se baladent dans ces secteurs-là mais ils ne semblent pas y cantonner ».

Les menaces concernant l’espèce

Espèce fragile et sensible au dérangement le Grand Tétras est soumis à de nombreuses menaces qui sont loin d’être en lien avec le milieu cynégétique.

Voici les menaces pesant sur l’espèce :

  • perte et dégradation de ses habitats du fait des changements des modes de gestion forestière et pastorale ;
  • augmentation du dérangement, notamment en hiver et au printemps à cause de la fréquentation touristique qui va jusqu’à provoquer l’abandon des sites favorables à la reproduction ;
  • augmentation de la prédation (lynx, loup);
  • mortalité par collision dans des câbles aériens et des clôtures (rendues obligatoires du fait de la présence du loup) ;
  • ainsi que les changements climatiques soupçonnés d’être responsables d’une baisse de succès de la reproduction. 

Là où elle est chassée, l’espèce se porte mieux.

Les fédérations de chasse sont sensibles à son état de conservation et mettent tout en œuvre afin de sauvegarder l’espèce et son espace vital. Protégé dans l’Est de la France, le galliforme est considéré comme gibier dans les Pyrénées françaises. Seul les coqs peuvent être chassés. Le Grand Tétras est soumis à un plan de chasse. Chaque année en fonction des comptages, de la reproduction, un certain nombre d’individus (mâles uniquement) peuvent être chassés. Le monde cynégétique contribue donc à la sauvegarde de l’espèce notamment dans les Pyrénées ; les travaux et les suivis qui y sont menées montrent depuis quelques années un effectif stable.

La démonstration est ainsi faite qu’allier chasse, mesures de sauvegarde et suivis permet de préserver une espèce alors qu’elle est en déclin dans d’autres secteurs en France où elle n’est pas chassée.

Prolifération des sangliers en zone périurbaine.

Chef-lieu du département de la Dordorgne, Périgueux subit la pression des sangliers en zone périurbaine. Ainsi, samedi, une battue était organisée afin de réguler la population d’animaux ayant pris leurs quartiers à proximité du rocher de l’Arsault. Ces animaux, situés à quelques centaines de mètres du centre-ville provoquent de nombreux dégâts et sont source de risques.

Zone périurbaine, havre de paix

Véritable havre de paix ces zones offrent aux sangliers toute la tranquillité et toute la nourriture dont ils ont besoin afin de proliférer. Si certaines villes comme Montpellier ont interdit le moindre acte de chasse ou de régulation sur leur territoire, certaines communes, elles, tentent de limiter la prolifération du suidé dans les espaces urbains.

« Les animaux l’ont bien compris. Ils vont sur des secteurs où ils sont tranquilles, où l’on ne peut pas les gérer. »

Battue silencieuse et sécurité

« Impossible d’utiliser les fusils ici, de mettre des tireurs, si je tire là, je risque de taper sur l’hôpital. »

Samedi, une battue administrative aux sangliers a donc été organisée en zone périurbaine. Une autre avait lieu simultanément sur les hauteurs de Trélissac tout près de Périgueux. Une vingtaine de chasseurs ont donc été mobilisés pour la battue. C’est une une battue silencieuse qui a été organisée afin de rabattre vers le secteur de la Jarthe, les sangliers et surtout de ne pas impacter la vie locale et sans risquer de tirer dans des secteurs très habités.

Patrick Chaumet, lieutenant de louveterie, témoigne pour France Bleu « On se retrouve avec des parcelles de terrain pratiquement dans le centre de Périgueux, qui ne sont pas entretenues par les propriétaires. La végétation prend le dessus. Ces bêtes s’installent là, personne ne peut venir les chasser. On a affaire à beaucoup d’anti-chasse. Donc les chasseurs disent nous on intervient plus. Les animaux sortent la nuit, font des dégâts et le matin ils se remettent ici. On voit des lotissements qui se construisent, les pelouses, les massifs, les animaux retournent tout. Et ils prolifèrent bien sûr, les femelles font leurs petits, et personne ne vient les déranger. »

Une problématique bien réelle donc et à prendre en compte dans bon nombre de secteurs. A bon entendeur…

 

La chasse du petit gibier en danger ?

La chasse du petit gibier est une chasse qui attire énormément, cependant, le petit gibier se fait lui, de plus en plus rare. Pourquoi ? Les habitats souffrent de l’activité humaine, n’offrant plus les abris nécessaires aux espèces, fragilisant ainsi les populations. Dans les Pyrénées-Orientales, des passionnés créent une association pour défendre et promouvoir leur passion.

Ils créent une association pour défendre leur passion dans les Pyrénées-Orientales.

La chasse du petit est leur passion, ils ont donc créé une association afin de défendre cette pratique qui leur est si chère. Car pour les adhérents, ce mode de chasse est véritablement en danger. Créer une association permet de fédérer autour d’une passion commune et ainsi porter la voix des adhérents auprès des différentes instances ou même auprès de différents publics.

Pour ces passionnés de petit gibier, la chasse du grand gibier (sanglier, chevreuil, cerf) est trop souvent en première ligne, leur laissant un goût amer d’oubli. Ainsi les chasseurs de lapins, de perdreaux, de bécasses, de grives etc… se sentent quelque peu oubliés. C’est pourquoi cette poignée de passionnés tente d’inverser la tendance. Ludovic Soles, coprésident de cette unique association dans le département explique dans l’Indépendant ses motivations « Nous voulons valoriser notre pratique. Cela se passe surtout actuellement sur les réseaux sociaux (Chasseurs de petit gibier des Pyrénées orientales). Au moment où beaucoup se dirigent vers le gros gibier, par facilité, nous voulons défendre notre spécificité, car l’avenir de notre chasse est en danger. »

Le petit gibier, une gestion et une chasse compliquées

La gestion des populations du petit gibier n’est pas simple du tout. Gestion des prédateurs, aménagement, observations, suivis, gestion adaptative, cela demande énormément de temps et de patience. Les résultats mettent parfois du temps à se voir et il faut parfois, vivre quelques revers avant d’obtenir le fruit de son investissement.

De plus, le petit gibier est une chasse qui se pratique très souvent seul, avec  peu de prélèvements. Ce qui est bien loin de l’animation des battues de grand gibier.  « Nous, on est seuls avec notre chien, explique Ludovic Soles, et si on rentre bredouille cela n’a pas d’importance. Certains pratiquent même la chasse au bâton, sans fusil, juste pour le plaisir de lever le gibier, voir le chien travailler. » Cette association tente donc de changer la donne et de valoriser cette chasse qui est dans l’ombre du grand gibier. Une belle initiative pour une belle pratique.

Le danger de la « chasse régulation ».

L’épidémie de COVID et le confinement ont eu de nombreux effets collatéraux voire pervers. La chasse française en a aussi fait les frais. Nous nous souvenons tous de la circulaire de la secrétaire d’État Bérangère Abba qui différenciait « chasse loisir et chasse dite de régulation ». La chasse du petit gibier était presque entièrement rangée dans la catégorie dite de loisir. Cette situation n’a autorisé que la chasse aux fins de régulation des espèces de grand gibier causant des dégâts dans les cultures et les forêts.

Ne nous laissons pas enfermer dans ces catégories artificielles, le chasseur de grand gibier est souvent aussi un chasseur de petit gibier. Et « lycée de Versailles » comme disait Coluche. Il faut absolument que ces passions complémentaires soient défendues avec la même ferveur. C’est un mode de vie complet qu’il faut promouvoir, expliquer et pratiquer avec éthique et respect.

500 arbres plantés par les chasseurs. La véritable écologie !

A l’heure où les questions environnementales sont de plus en plus au centre des préoccupations des français, il est important de mettre en valeur les initiatives de certains d’entres eux. Loin des projecteurs et des journalistes parisiens, les chasseurs avec leurs fédérations et leurs associations sont parmi les premiers acteurs d’une écologie de terrain, pragmatique et active. Gestion des populations, préservation de la biodiversité et des habitats, sentinelle sanitaire, le chasseur possède un large éventail de compétences et les met au profit de la nature et de la collectivité.

452 000 arbres plantés en 20 ans par les chasseurs vendéens.

En Vendée, les chasseurs de l’amicale des chasseurs septiérois ont planté près de 500 arbres sur un terrain communal. Cette opération de reboisement contribuera à l’amélioration de la biodiversité ainsi qu’au bien-être de l’environnement général. 

« En vingt ans, 452 000 arbres et arbustes, financés par la fédération des chasseurs de Vendée, ont été plantés sur 564 chantiers. 27 438 arbres avec une quarantaine d’essences différentes vont être plantés en 39 points du département par les chasseurs en 2020-2021. »

La commune de Chartancière possède une parcelle d’environ 0.5 ha. Pour partir à la reconquête de la biodiversité, en collaboration avec la fédération départementale des chasseurs de Vendée, la parcelle communale a été plantée par les chasseurs septiérois.

Ainsi, la FDC 85 a fourni les 500 plants nécessaires afin de couvrir l’ensemble du terrain. Ces plants se composaient de différentes essences, chêne, frêne, charme, châtaignier, hêtre, houx, néfliers. La FDC conduit des actions concourant directement à la protection et la reconquête de la biodiversité. Ses compétences techniques et scientifiques contribuent à la bonne gestion et préservation des habitats et de la biodiversité.

Le président de l’amicale des chasseurs témoigne dans Ouest-France « Nous avons commencé à travailler le projet en janvier 2019 avec Lionel Chiron et Claude Boisseleau, puis avec Yvonnick Bolteau et Jean-Yves Pilard, élus du nouveau conseil municipal. Cette opération nous tenait à cœur. Nous sommes très attachés au reboisement pour contribuer à améliorer la biodiversité « . Ces projets, portés par les associations cynégétiques, sont mis en place de façon totalement bénévole par les chasseurs locaux. 

En France c’est près de 10 millions d’hectares qui sont gérés par 70 000 associations et 500 000 chasseurs bénévoles s’impliquant dans la gestion du gibier et des milieux naturels. Cet énorme réseau associatif contribue chaque année à la reconquête de la biodiversité par ses actions de préservation et d’aménagement du territoire.

L’écologie réelle contre l’écologie politique.

Dans les combats que doivent mener les chasseurs pour défendre leur passion et leur mode de vie, le plus important d’entre eux est de faire comprendre aux français que l’écologie politique des verts et des groupuscules animalistes, anti-spécistes et anti-chasse n’est pas de l’écologie mais un combat visant à instaurer une transformation de nos sociétés et de l’homme. Le XX° siècle a vu plusieurs idéologies essayer de créer « l’homme nouveau » et on en connait les résultats. Ici nous avons à faire à des gens qui veulent, non seulement transformer l’homme mais aussi la nature.  On ne peut s’empêcher de frémir en songeant aux ravages que cela peut causer. Le fondateur des cahiers anti-spécistes qui veut « rééduquer les lions pour les empêcher de manger les gazelles »… en est un exemple.

Comme le disait Gustave Thibon : « Je me méfie un peu de ces citadins qui vivent complètement en dehors de la nature, ne s’en rapprochent un peu que pendant les vacances, et l’exaltent d’autant plus facilement qu’ils sont mieux protégés contre ses coups ! »

Il est indispensable de s’emparer de cette question et de faire de l’écologie notre combat. L’écologie politique de Barbara Pompili est déjà en train de détruire nos paysages. Ne les laissons pas aller plus loin.  Vaut-il mieux planter des arbres ou des éoliennes ?

« C’est pourquoi l’écologie doit à tout prix comprendre une dimension esthétique et lutter contre le laid, une pollution au moins aussi grave que celle de l’air, de l’eau et des cieux. Aussi, ceux qui veulent, sous prétexte de transition écologique, peupler nos campagnes d’éoliennes, se trompent largement : on ne pourra sauver la planète en détruisant les paysages. »

Eugénie Bastié « Pour un souverainisme vert ». Front populaire n°1 été 2020

Plan loup, 100 animaux pourront être abattus en 2021.

Pour 2021 le gouvernement a reconduit un plafond de tirs d’abattage concernant le loup : 19% de la population estimée sur le territoire national. Ce plan reconduit pour l’année à venir représente une centaine d’animaux environ.

Un plan loup évolutif.

Si le plafond fixé, identique à celui de l’année en cours, est atteint avant la fin de l’année civile, il pourra être porté à 21 % pour les seuls tirs de défense, précise le texte de l’arrêté publié jeudi dans le Journal officiel.

Ces chiffres avaient été proposés par la préfecture d’Auvergne Rhône Alpes qui est chargée de la gestion du loup au niveau national. Celle-ci s’était d’ailleurs félicitée de la stabilité du nombre d’attaques sur les troupeaux par le loup durant l’année 2019. Durant 2019, le quota initial avait été de 90 loups, puis celui-ci avait été rehaussé car le nombre d’attaques devenait vraiment important malgré les moyens de protection des troupeaux mis en place. En 2020, le plafond était de 98 animaux, au 20 octobre de la même année 94 loups avaient été abattus.

Des chiffres sujets à controverse.

En juin, l’office français de la biodiversité a estimé la population de loups en France à 580 individus adultes, une légère augmentation par rapport aux derniers chiffres officiels qui donnaient 530 individus adultes. Aux dires des spécialistes, ce chiffre de 580 est une énorme sous-estimation. Pourquoi minorer le nombre officiel de loups en France ? Tout simplement parce que les tirs d’abattage sont un ratio calculé sur le nombre global. Pour limiter les tirs, il faut donc sous-estimer le nombre total… La politique de l’OFB et de l’État est clairement de favoriser cet animal au dépens de l’élevage, du pastoralisme et du gibier qui n’intéresse que les chasseurs. Éleveurs, bergers et chasseurs seraient donc les sacrifiés du ré-ensauvagement souhaité par quelques illuminés et mis en oeuvre par nos politiques.