Enchères pour palombières et cols à Iraty.

Les enchères traditionnelles pour palombières et cols ont eu lieu ces jours derniers jours dans le secteur d’Iraty.

Une source de revenus important pour les communes.

La Soule ou xiberoa en basque et ses vastes forêts est la plus sauvage des trois provinces du pays basque français ; elle est aussi un des endroits les plus réputés pour la chasse à la palombe. Les bons emplacements sont très recherchés et sont mis aux enchères. La chasse apporte 30 % de ses revenus a la commission syndicale de Soule, aussi les adjudications des cabanes et des cols de chasse qui se déroulent tous les trois ans ont-elles une importance capitale. Les prix varient d’un endroit à un autre et sont établis en fonction de plusieurs facteurs comme la facilité d’accès et les passages d’oiseaux observés. Les chasseurs ne sont pas les seuls à participer à ces enchères, des sociétés d’ornithologues sont aussi intéressées. Une vingtaine de palombières ont été louées pour un budget annuel total de 31 400 euros .

Après quelques années pauvres, il semble que les couloirs de migration soient à nouveau très fréquentés. L’année 2021 a même été une des plus fastes depuis longtemps. Il faut se rappeler de cette étude du Muséum d’histoire naturelle, récemment publiée et dont nous nous sommes fait l’écho dans ces colonnes qui nous annonce que les populations de pigeons ramier sont en forte augmentation. https://www.jaimelachasse.fr/actualites-chasse/le-declin-des-oiseaux-communs-en-france-mais-les-especes-chassees-se-portent-plutot-bien/

La palombière, un marquant culturel, une tradition vivante.

La chasse au pigeon ramier, appelée palombe, fait toujours l’objet d’une ferveur collective qui voit, aux jours des grandes migrations, un grand nombre de chasseurs rejoindre les palombières. Si le tir au vol est la technique de chasse la plus répandue, la chasse au filet ou “pantière” fait partie des nombreuses traditions du Pays Basque. Au-delà de la chasse, cette période est un grand moment de retrouvailles et de festivité très répandu au pays Basque ; beaucoup d’hommes s’accordent une période de vacances que l’on appelle « le congé de la plume« .

Il paraît que ce sont les moines de Roncevaux qui furent les initiateurs d’une technique de chasse très particulière : la chasse à la pantière.
En effet, ceux-ci avaient remarqué que, pour échapper à l’attaque de l’épervier, les vols de palombes descendaient en piqué et continuaient leur route en rase-motte pendant un bref instant. Les moines fabriquèrent des palettes de bois, peintes en blanc (karroteak) qui ressemblaient ainsi au ventre blanc de l’épervier. Les palettes étaient projetées par les lanceurs (abatariak) en direction des palombes, obligeant celles-ci à plonger vers les cols où les attendaient les rabatteurs (chataraliak) qui, à leur tour, détournaient les vols vers des filets tendus. Les filetiers (sarazainak) devaient alors dégager les oiseaux capturés le plus rapidement possible afin de repositionner le filet. Les palombières qui utilisent cette technique sont aujourd’hui moins nombreuses. Chacune d’elle est composée d’une quinzaine de chasseurs qui tiennent chacun un rôle particulier conforme à la tradition née il y a longtemps. Elles permettent aux abatariak et chataraliak d’être placés de façon idéale pour effrayer les palombes.

Chaque peuple porte une tradition, un royaume intérieur, un murmure des temps anciens et du futur. La tradition est ce qui persévère et traverse le temps, ce qui reste immuable et qui toujours peut renaître en dépit des contours mouvants, des signes de reflux et de déclin.

Dominique Venner

Brigitte Bardot condamnée pour injure.

Il y a peu de bonnes nouvelles en ce moment, la condamnation de Brigitte Bardot pour injure publique à l’encontre des chasseurs et du président de la FNC Willy Schraen en est une.

Malgré ce qu’elle avait annoncée, l’ancienne star du cinéma n’était pas présente au tribunal d’Arras où elle était convoquée. Un certificat médical fort opportun lui avait permis d’éviter la confrontation.

Fin 2019, Bardot avait qualifié les chasseurs « sous-hommes » aux « tronches d’ivrognes », porteurs des « gênes d’une barbarie cruelle héritée de nos ancêtres primitifs ». Puis elle s’était attaquée au président de la FNC « ce prédateur au gros visage plein de suffisance ». A défaut d’être présente, l’ancienne actrice avait adressé une lettre au président du tribunal admettant des « propos un peu rudes ». Il faut noter que la publication qui comporte ces propos est toujours en ligne sur le site de la fondation qui porte son nom. La justice pourrait-elle l’obliger à les retirer ?

Jour de chasse en Provence 1/2

J’aime la chasse vous présente « Jour de chasse en Provence ». Une co-production J’aime la Chasse et Zone300. Une chasse à l’approche dans les merveilleux paysages du mont Ventoux et des Gorges de la Nesque. Pour cette occasion la firme #Verney-Carron nous avait confié une merveille de leur atelier #Verney-Carron collection, une carabine en 7 RM absolument grandiose ! Suivez Johanna Clermont, Stéphane Rollet (guide de chasse) et Denis Plat dans ce premier épisode.

La sarcelle d’hiver, ce petit clown des marais

Plus petit canard d’eau douce d’Europe, la sarcelle d’hiver est, pour tout sauvaginier, la plus belle des récompenses. Son vol rapide, ses crochets furtifs, offre à celui qui la chasse le souvenir d’un prélèvement difficile.

Plus petit canard d’eau douce

Elle fait partie de la famille des anatidés. Elle mesure entre 34 et 38 cm, avec une envergure inférieure à 60 cm. Son poids varie entre 250 et 450 g selon les individus ainsi que la période. Le mâle de sarcelle d’hiver possède un plumage nuptial d’une incroyable variété de couleurs. Sa tête rouille, traversée par de larges bandes vertes est flamboyante. Sa poitrine, de couleur crème et son ventre de couleur blanche viennent contraster avec la queue jaune, bordée de noir. Les ailes puissantes de cet oiseau des marais possèdent chacune un miroir noir/vert ne laissant aucun doute sur l’identification.

Habitat, migration et reproduction

La sarcelle d’hiver fréquente marais, étangs, mares mais aussi les petites rivières. Durant sa migration, les sauvaginiers vous le diront, il n’est pas rare de la croiser également sur les côtes, les estuaires ainsi que les vasières. L’anatidé possède un régime alimentaire assez varié, en effet, il va principalement consommer de micro-invertébrés, de graines, mais pourra se contenter de petits insectes, de mollusques ainsi que de crustacés.

La sarcelle d’hiver est un canard migrateur. La migration post-nuptiale commence dès la fin du mois de juillet et se poursuit jusqu’en décembre. La migration pré-nuptiale quant à elle, débute vers la fin du mois de janvier pour se poursuivre jusqu’à la mi-avril.

La sarcelle niche à terre. L’habitat de prédilection pour sa reproduction est un marais ou une zone inondée de faible profondeur, en partie fermé par la végétation émergente et par la végétation de bordure. La nourriture doit être y disponible. Le niveau d’eau ne doit pas varier brusquement durant la période de nidification (ce qui explique l’absence de l’espèce d’une grande partie des marais drainés de l’ouest). Son nid, garni de duvet, accueille entre 8 et 11 oeufs qui seront par la suite couvés durant 25-30 jours. A la naissance, les canetons sont nidifuges, c’est-à-dire, ils quittent le nid rapidement pour s’aventurer dans leur milieu.

État des populations

Le statut de l’espèce est aujourd’hui considéré comme favorable à l’échelle de l’U.E. La tendance d’évolution de la population hivernante est à la hausse dans la partie Est de la zone Méditerranée-Mer Noire et depuis 1975 dans la zone nord-ouest Européenne. Si, comme tout anatidé la sarcelle d’hiver subit l’activité de l’homme, elle se montre capable de s’adapter. De nombreuses études sont aujourd’hui mises en place afin de mieux connaître les populations et la reproduction (lecture d’ailes, suivis GPS).

A la chasse, la sarcelle d’hiver complète très souvent le carnier du chasseur. Elle offre de fabuleux coups de fusil et sait se faire discrète malgré son chant « trut-trut » qui résonne à la passée. Oiseau emblématique de nos marais, le petit clown n’a pas fini de vous émerveiller.

« Chasse gardée », un film mettant en scène un homme qui chasse les chasseurs.

Un jeune réalisateur, Florent Lahousse, va tourner un film mettant en scène un homme chassant les chasseurs de sa région. Le « pitch » du film est explicite, il s’agit de prendre le parti de cet homme qui a décidé de tuer. Imaginez si, au lieu des chasseurs, cet homme avait décidé de tuer une autre catégorie de français… Ce film verrait-il le jour ?

Un film à la gloire d’un chasseur de chasseurs.

Ce court métrage va nous raconter l’histoire d’un homme étrange qui s’est lancé dans une quête meurtrière en « chassant les chasseurs ». Il s’appellera « Chasse gardée« . Voici quelques extraits de la note d’intention du réalisateur qui affiche clairement son parti-pris et ses convictions. Passons sur le français déplorable et la syntaxe digne du CM1, le réalisateur utilise ici tous les poncifs des anti-chasse les plus extrémistes.

« L’endroit a l’air charmant, de plus sur la barrière d’entrée il est indiqué que les jours de chasse ne se font que les mardi et jeudi. La promenade est vite écourtée lorsque soudainement un coup de feu survient au loin, puis un deuxième. Comment est-ce possible ? Nous faisons alors rebrousse-chemin avec la boule au ventre de ne pas pouvoir terminer notre balade et surtout l’angoisse de se prendre une balle perdue. » Traduction : les chasseurs ne respectent pas la réglementation et tirent sans savoir sur quoi (balle perdue).

« Nous comprenons très vite qu’ici les animaux ne sont pas seulement observés, l’abattage y est méticuleux. » L’utilisation du mot « abattage » n’est pas anodine, il s’agit de décrire la chasse comme du meurtre de masse et non comme ce qu’elle est. Utiliser un mot plutôt qu’un autre pour convaincre est un acte militant, tout comme ce futur film.

« Thierry tente en fait, à travers sa folie de vengeance meurtrière, d’établir une tentative de réponse au deuil impossible de son fils tué par des chasseurs. » Évidemment, il fallait trouver une raison pour justifier le meurtre des chasseurs ; le réalisateur utilise donc l’argument de la vengeance. Cela passera mieux…

« Il n’est pas sujet ici de savoir si il faut en terminer définitivement avec cette pratique mais plutôt d’en questionner son utilité, ses conséquences et son encadrement.«  Nous retrouvons ici les arguments de « Un jour, un chasseur » et de bien d’autres groupes qui ont compris qu’il ne fallait pas afficher clairement son intention d’interdire totalement la chasse mais plutôt de l’attaquer petit à petit en restreignant son périmètre par des attaques multiples. « Plus de chasse le dimanche, plus de chasse à moins de 300 mètres des habitations, plus de vénerie sous terre, plus de chasses traditionnelles, interdire la pratique aux enfants »… Ne pas attaquer frontalement mais s’en prendre aux pratiques cynégétiques minoritaires. C’est pour cela que les chasseurs, quel que soit leur mode de chasse, doivent être solidaires de toutes les autres pratiques. Attaquer une chasse, c’est attaquer toute la chasse !

Tournage dans une forêt domaniale

On peut se demander comment l’ONF, qui tire une part substantielle de ses revenus des baux de chasse, peut autoriser que le tournage ait lieu dans une forêt domaniale. L’argument financier n’est évidemment pas à prendre en compte, ce réalisateur ne va pas, avec ses petits moyens, renflouer le déficit de cet organisme public. Alors, faut-il y voir une prise de position des administrateurs locaux de l’ONF en faveur de ce militantisme ?

Dérive dangereuse

La télévision publique avait déjà glorifié, sous couvert d’information, les agissements d’un petit groupe d’adolescents boutonneux qui vandalisent et sabotent des miradors sur des propriétés privées mais, avec ce film, nous franchissons une étape, puisqu’il s’agit de mettre en scène un meurtrier de chasseurs et d’excuser son passage à l’acte. Bien sûr, l’argument de la fiction sera utilisé pour rendre la chose acceptable mais ce court métrage circulera dans tous les groupes opposés à notre passion et fera peut-être naitre des idées chez certains esprits faibles. Le réalisateur et son équipe porteront une lourde responsabilité en cas de passage à l’acte.

Source : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/chasse-gardee

C’est définitivement fini pour la capture à la glu. La France perd une de ses traditions.

Encore une de nos traditions qui disparaît. Pour être remplacée par quoi ? Par le vide intersidéral de la modernité dévoyée. Le Conseil d’État a définitivement annulé les dérogations accordées par l’État pour cette chasse, jugée « contraire au droit européen ».

Des années de bataille juridique.

Le conseil d’État saisi par de nombreuses associations avait fini par se tourner vers la cour de justice européenne (CJUE) pour savoir si les dérogations étaient conformes à la « directive oiseaux » ; celle-ci avait jugé en mars en mars que cette technique de piégeage cause un dommage grave à tous les oiseaux capturés. Elle a déclaré que « en dépit d’un nettoyage, les oiseaux capturés subissent un dommage irrémédiable, les gluaux étant par nature susceptibles d’endommager le plumage de tous les oiseaux capturés ». La justice administrative française a donc rapidement suivi en rendant une série de décisions annulant la règlementation dérogatoire française. Ceci met un terme à des années de bataille juridique entre partisans de ce mode de capture (5000 chasseurs provençaux) et les nouveaux tenants de l’ordre moral et de la bien-pensance. Attention, à partir de maintenant les réfractaires et les rebelles finiront dans les mines de sel ou en camp de rééducation !

Inaction du gouvernement

Le conseil d’État ajoute que « ni le gouvernement ni la fédération de chasseurs n’ont apporté de preuves suffisantes » permettant d’affirmer que d’autres espèces ne sont pas piégées ou que « les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés ». Que le gouvernement n’ai pas apporté ces éléments n’est pas une surprise puisque c’était au ministère de tutelle de la chasse de les apporter, c’est à dire au ministère de la transition écologique de madame Pompili. Celle-ci, en bonne militante anti-chasse s’est bien gardée de fournir les éléments scientifiques apportés par l’ADCTG de Éric Camoin. Comme elle se garde bien de fournir des éléments quand des arrêtés concernant la chasse sont attaqués par les associations anti-chasse. Comme elle se garde bien de fournir d’autres éléments du même ordre à l’Union Européenne quand celle-ci nous en demande. Il est temps que 2002 arrive et que nous soyons débarrassés de cette militante verte déguisée en ministre LREM.

Arrêtez d’emmerder les chasseurs !

Que la CJUE, le conseil dÉtat, les juridictions administratives soient pris en otage par des associations dont le seul but est de faire interdire la chasse en France est un scandale. Que la plus haute juridiction administrative française se plie à l’avis d’un « machin » européen hors sol est révélateur de la déliquescence de nos institutions. Que ce même conseil d’État ose dire sans sourciller qu’il n’est pas prouvé que « les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés » est une preuve supplémentaire du pouvoir du lobby des anti-chasse dans notre pays. La LPO est-elle en mesure de fournir des éléments suffisants prouvant que les oiseaux capturés lors de son camps de baguage de l’étang de Marcenay près de Châtillon-sur-Seine « ne subissent que des dommages légers » ? Ah, mais j’oubliais, les jardins du ministère de l’écologie sont maintenant un refuge LPO suite à l’installation de 2 malheureux nichoirs. Donc, personne ne s’interroge sur la mortalité subie par les migrateurs lors de camp de la LPO pendant lequel plus de 6000 oiseaux sont capturés à l’aide de filets puis bagués et relâchés. Evidemment, seuls ceux qui survivent sont relâchés. Des chiffres officieux parlent de 30% de mortalité. Mais cette mortalité là ne semble déranger personne. Le ministère de l’écologie est-il en mesure de nous assurer que les éoliennes si chères à Barbara Pompili ne causent pas de dommages irrémédiables aux oiseaux ?

C’est donc une de nos traditions qui disparait, une de plus. Allons-nous continuer à nous laisser faire ? Thucydide qui était un homme politique, un stratège et un historien athénien du V° siècle avant Jésus-Christ disait : « Il est dans la nature de l’homme d’opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent. »

Encore un néo-rural dérangé par les agriculteurs voisins.

En Côte d’Or, une nouvelle histoire de parisien venu s’installer à la campagne qui ne supporte pas les agriculteurs voisins. Ce néo-rural s’insurge contre le bruit des canons effaroucheurs installés pour protéger les cultures. « Pendant presque un mois, j’ai dû subir toute la journée ces explosions. De quoi devenir fou ! ». Pauvre petit chou…

Le néo-rural, cette espèce exotique envahissante…

Ce retraité de Radio France se plaint et envisage même d’alerter la préfecture s’il n’obtient pas gain de cause. « Où est la qualité de vie dans tout ça ? » s’interroge-t-il. Pense-t-il à la qualité de vie et de travail de celui qui le nourrit ? Apparemment, non.

Il fait partie de ces nouveaux habitants de nos campagnes, les néo-ruraux. Ils quittent la ville et ses nuisances en rêvant d’une campagne de carte postale et s’installent en nombre, depuis quelques années, avec leur arrogance et leurs exigences d’enfants gâtés. Les « néo-ruraux » sont-ils en train de sauver nos campagnes ou de finir de les assassiner ?

Ils partent à la campagne comme ils partent en vacances à l’autre bout du monde, aux Maldives ou en Thaïlande ; ils exigent de leur nouveau lieu de vie des « prestations » à la hauteur de leurs exigences et veulent que la population locale s’adapte à leur moindre besoin ou desiderata. Ils ne font, par contre, aucun effort pour comprendre leur environnement. D’où la multiplication des incidents qui émaillent l’actualité de ces derniers temps : tentative d’interdiction du chant de coq, volonté de bâillonner les clochers des églises, plainte contre les odeurs de fumier, dénonciation des meuglements intempestifs du bétail… Rappelez-vous cette affaire que nous avions relatée, à propos d’un éleveur dont l’installation était compromise par l’éditrice parisienne Odile Jacob qui craignait les nuisances de l’élevage à proximité de sa belle résidence. https://www.jaimelachasse.fr/actualites-chasse/politique/des-bobos-deranges-par-un-couple-dagriculteurs/

La campagne doit être conforme à leur fantasmes et à leurs rêves. C’est une forme de « néo-colonialisme » qui s’applique désormais à la Corrèze, au Limousin ou à la Côte d’Or. Ces nouveaux habitants si « cultivés » feraient bien de méditer cette phrase de Fernando Pessoa : « aussi loin qu’on aille, on n’est jamais ailleurs qu’en soi-même ». 

Les agriculteurs doivent pouvoir travailler et vivre de leur travail.

Être agriculteur aujourd’hui, c’est travailler 70 heures par semaine (parfois plus) pour un revenu qui ferait fuir n’importe quel de ces CSP+ qui quittent la ville.

Nous savons tous que certains oiseaux sont une véritable calamité lors des semis de printemps ou plus tard au moment des récoltes. Les agriculteurs estiment que les moyens de lutte sont peu satisfaisants : avec l’interdiction du « Corbodor », les exploitants ne sont plus en mesure de réguler les populations de corbeaux. Comme ceux-ci ne possèdent pas de prédateurs naturels, ils pullulent et envahissent les cultures. Absence de répulsifs efficaces, effaroucheurs contraignants à l’usage et ne donnant pas toujours satisfaction, réglementation trop restrictive pour des campagnes de régulation, piégeage trop peu pratiqué ; les agriculteurs sont désarmés. Dans beaucoup de départements, les « amis des animaux » font tout pour protéger ces oiseaux et éviter qu’ils soient déclarés ESOD. Résultat, ils se multiplient et mettent les agriculteurs au bord de la crise nerfs. Ces zozos préfèrent-ils que leur nourriture soit importée de l’autre bout du monde avec un bilan carbone pire que celui d’une centrale à charbon allemande ?

Selon un sondage publié sur Terre-net et Web-agri entre le 1er et le 8 juin, 82,3 % des agriculteurs ont fait face, cette année, à des attaques d’oiseaux sur leurs cultures de printemps. Parmi eux, plus de la moitié ont été obligés d’en ressemer une partie, malgré la mise en place de différents moyens de lutte.

Si nous voulons continuer à être une grande puissance agricole, il faut arrêter d’empêcher nos paysans de travailler. La décroissance, si elle était mise en oeuvre, ne permettrait pas aux néo-ruraux de continuer à twitter sur leur I phone à propos des nuisances de l’agriculteur voisin… Sont-ils prêts à abandonner leur confort d’enfant gâté de la modernité ? Ont-ils seulement réfléchi aux conséquences de leurs exigences ?

Source : https://www.terre-net.fr/observatoire-technique-culturale/strategie-technique-culturale/article/82-3-pour-100-des-agriculteurs-concernes-cette-annee-par-les-degats-d-oiseaux-217-179669.html

Le teckel à poil dur, ce chien robuste et de caractère

Sa moustache atypique, son corps court et long, son regard plein de malice, oui le teckel à poil dur possède beaucoup d’atout pour plaire. Personne ne connaît véritablement l’origine de ce chien passionné et passionnant lorsqu’il chasse le grand gibier. Cependant, ceux qui l’ont créé recherchaient des qualités cynégétiques, simplement exceptionnelles et aujourd’hui, ce chien les possède.

Un corps atypique taillé pour la chasse

La littérature allemande le cite pour la première fois début du XIXe siècle. Probablement issu d’un croisement entre un teckel à poil ras, schnauzer, pinscher et dandie-dinmon, le teckel à poil dur a su trouver sa place dans le milieu cynophile. Le masque clair et certains défauts anatomiques font soupçonner dans quelques souches une ascendance Jagdterrier. Ce croisement a probablement eu lieu pour développer le mordant pour la qualité cynégétique.

Court sur pattes, compact, musclé, le teckel à poil dur ne doit pas être trop lourd (entre 7kg pour les standards, 4kg pour les nains et 3.5kg pour les kaninchen), ni trop fin. Pour la race, il y a trois tailles différentes :

  • Standard : Mâles : de 37 à 47 cm de tour de poitrine / Femelles : de 35 à 45 cm de tour de poitrine
  • Nain : Mâles : de 32 à 37 cm de tour de poitrine / Femelles : de 30 à 35 cm de tour de poitrine
  • Kaninchen : Mâles : 32 cm maximum de tour de poitrine / Femelles : 30 cm maximum de tour de poitrine

Le teckel à poil dur possède une tête allongée avec des petits yeux foncés et ovales, un stop seulement esquissé, une mâchoire très puissante (les amateurs de ferme vous le diront), des oreilles attachées haut, arrondies et mobile. Cette tête typique du teckel repose sur un cou long , musclé, sans fanon. La nuque est quant à elle, légèrement galbée. Le sternum est lui bien marqué suivi par une poitrine profonde et arrondie. C’est ce corps musclé et proportionnel qui lui donne fier allure à la chasse ou en exposition.

Un sacré caractère

Chien utilisé pour la chasse du grand gibier ou sous terre, il est un auxiliaire précieux pour tout amateur de ce genre de chasse. Polyvalent, il saura vous combler en vous partageant sa passion de la chasse. Utilisé depuis très longtemps, le teckel à poil dur a su développer une intelligence rare qu’il saura mettre à profit pour son sens inné de la chasse.

Endurant, persévérant, possédant une finesse de nez exceptionnelle, il possède toutes les qualités nécessaires à la chasse du petit et grand gibier. Têtu et caractériel, il faudra une personnalité forte pour le contenir et le dresser mais, une main douce pour le féliciter. Lorsqu’il chasse, sa voix est remarquable et celui qui a déjà chassé avec un teckel entend la menée dans sa tête en lisant cette phrase. Il est, de surcroît, de plus en plus utilisé pour la recherche au sang dans laquelle il excelle.

Pour toutes informations supplémentaires sur cette race magnifique, rendez-vous sur le site du club du teckel en cliquant sur le lien suivant : https://www.teckelclubfrance.com/

Avec Julien Bayou plus de chasse en Ile-de-France.

Il n’a jamais parlé avec des chasseurs mais il ne les aime pas. Il n’a jamais rencontré de chasseurs mais il ne le souhaite pas. Il n’est jamais allé à la chasse mais il la condamne. Il, c’est Julien Bayou, candidat EELV, tête de liste rouge-vert en Ile-de-France pour les régionales. Il ne souhaite qu’une, chose, la plus importante lorsque l’on gère une région, arrêter la chasse.

Ami des zanimaux et contre la chasse

L’ancien activiste du groupuscule violent d’extreme gauche Jeudi noir, reconverti dans l’écologie, candidat EELV aux régionales, Julien Bayou au micro de RTL a opposé sa vision à celle de sa principale opposante, Valérie Pécresse. Comment ? En clamant haut et fort « je veux une région amie des animaux et contre la chasse ».

Fin connaisseur du monde cynégétique, Julien Bayou dénonce par exemple les financements apportés par la région pour financer les populations de petit gibier. En expliquant qu’il s’agit de « 60 000 euros avec l’argent public« . Avant d’ajouter que si la liste d’union de la gauche est élue « L’agence des espaces verts cessera de mettre à disposition des conventions de chasse« . Partant du constat qu’avec la situation sanitaire que nous avons vécu « l’accès à la nature était une question fondamentale, d’égalité, et il faut évidemment mettre fin à la souffrance animale ».

Deux questions se posent. La première qui me vient concerne la propriété privée. Est-il en train de remettre en cause le droit de propriété ? Proclamer haut et fort que l’accès à la nature est une question fondamentale, c’est dire que la nature appartient à tous. Rappelons quand même que 75 % du couvert forestier français appartient à plus de 3,5 millions de propriétaires privés. Rappelons aussi que ce triste sire semble oublier que la région Ile de France ne peut agir que sur les 10 000 hectares qui appartiennent à la région sur les 280 000 hectares de forêts d’Ile de France.

Le canton des Grisons dit non à une restriction de la chasse.

Dans ce canton de l’Est de la Suisse, la réforme de la chasse voulue par des associations dites « de protection animale » a été massivement rejetée. Plus de 80% des votants ont dit NON à cette réforme avec un taux de participation élevé (petit coucou aux français qui ne votent pas…). Bravo les suisses !

Une période de chasse déjà extrêmement réduite.

« Une expérience unique de la nature » : c’est ainsi que le canton des Grisons décrit les trois semaines de chasse qui ont lieu traditionnellement en septembre. La tradition est toujours très forte dans le plus grand canton de Suisse, qui abrite à lui seul 19% des adeptes de Saint-Hubert du pays. Mais une initiative populaire, soumise au vote le 13 juin, voulait y mettre le holà. Pour ces anti-chasse, une période de trois semaines, c’est encore trop. La question référendaire demandait un avis en faveur « d’une chasse respectueuse de la nature et de l’éthique », proposant une révision de la loi cantonale sur la chasse pour étendre la protection de la faune, abolir totalement la chasse aux oiseaux et l’utilisation de munitions au plomb. Ce que les anti-chasse appellent une « chasse respectueuse et éthique », c’est plus de chasse du tout. Bien entendu, ils ne prennent pas en compte les dégâts commis sur les forêts par des populations de cerfs en constante augmentation.

Hanspeter Thöny, garde forestier à Seewis, relève que si les cheptels de cerfs étaient équilibrés dans les années 90, on a ensuite laissé grandir les troupeaux: « Aujourd’hui, on a environ 17 000 cerfs aux Grisons. Durant un an ou deux, il faudrait en abattre beaucoup plus qu’on le fait aujourd’hui. »

La chasse en Suisse, un régime vraiment différent de la France.

La Suisse compte environ 30 000 chasseurs. Contrairement à d’autres pays, la propriété foncière ne procure aucun droit à la chasse. Il existe deux régimes différents pour la chasse en Suisse en fonction des cantons.

La chasse à patente donne le droit de chasser sur l’ensemble du territoire cantonal, à l’exception des districts francs fédéraux et cantonaux. La patente est délivrée aux chasseurs par le canton moyennant un émolument de patente. Chaque patente donne droit à tirer un nombre défini d’animaux. La période de chasse est limitée à quelques semaines en automne.Les cantons avec régime de chasse à patente sont: Berne, Uri, Schwyz, Obwald, Nidwald, Glaris, Zoug, Fribourg, Appenzell Rhodes-Extérieures, Appenzell Rhodes-Intérieures, Grisons, Tessin, Vaud, Valais, Neuchâtel, Jura.

La chasse affermée, dans ce cas, les communes politiques afferment le droit de chasser à un groupe de chasseurs (société de chasse) pour une période définie (le plus souvent 8 ans). À la fin de la saison, les chasseurs doivent annoncer au canton combien d’animaux de chaque espèce ils ont tirés. Le montant de la location de la patente dépend du nombre d’animaux tirés. Les cantons avec régime de chasse affermée sont: Zurich, Lucerne, Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Schaffhouse, St-Gall, Argovie, Thurgovie.

Régimes de chasse en Suisse