Le sanglier, passionnément, à la folie

Il fascine autant qu’il exacerbe. Le sanglier, Sus Scrofa de son nom scientifique, anime le débat cynégétique et agricole depuis de nombreuses années. Présent sur l’ensemble du territoire national, cette espèce s’adapte parfaitement à son environnement, s’installant même à proximité des habitations. Surnommé la bête noire, il peut être le rêve d’un chasseur comme son cauchemar. Partons à la rencontre de cette espèce aimée et décriée.

Le sanglier, biologie de l’espèce

De la famille des suidés le sanglier, se rencontre partout en Europe et sur le territoire national. De plus en plus abondant, sa population a littéralement explosé en cinquante ans. On estime qu’elle aurait été multipliée par vingt-cinq. En effet, on compte actuellement près de 2 millions de suidés en France. Chasseurs et agriculteurs sont les premiers à constater cette prolifération. Ce chiffre, qui donne le tournis, montre à quel point l’animal a su s’habituer et s’adapter aux changements humains.

  • Hauteur au garrot : 90 à 95 cm
  • Longueur de corps : 150 à 160 cm
  • Poids : de 50 à 150 kg ; un mâle peut atteindre 90 kg à deux ans, 150 kg à 3-4 ans, la femelle, plus petite et appelée laie, pèse en moyenne 60 à 80 kg.

Le sanglier est un animal passionnant. Sa ruse et sa faculté d’adaptation sont incroyables. Le pelage des adultes varie du gris clair au brun sombre. Chez le marcassin, le pelage est rayé. Il devient roux de six mois à un an. La tête du sanglier, ou hure, mesure quasiment le tiers de la longueur de son corps. Le mâle possède des défenses, pouvant parfois être très développées si l’animal parvient à vieillir. Elles ont une croissance continue et viennent s’aiguiser sur les grès (canines supérieures). Ainsi, le trophée d’un vieux mâle à son apogée est le rêve de tout chasseur de grand gibier. Enfin, chez la femelle, les canines ou crochets sont peu développées.

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Reproduction, comportement et habitat

Le rut principal a généralement lieu à partir de mi-novembre jusqu’à la mi-janvier. Durant cette période les vieux mâles recherchent les compagnies et se livrent alors de violents combats. La laie adulte, vers l’âge de deux ans met bas après quatre mois de gestation. Elle fait un nid, appelé chaudron, composé d’un amas végétal. La portée est généralement composée de 4 à 6 marcassins. Il n’est plus rare de voir des portées de 10 marcassins. Cependant, on constate aujourd’hui par l’abondance de nourriture, que les laies d’un an peuvent avoir une portée.

Les femelles et les jeunes vivent en compagnie très soudée, sous l’autorité d’une laie meneuse. Une organisation matriarcale qui a son importance dans la gestion de l’espèce. Les mâles quant à eux quittent la compagnie vers l’âge d’un an. Ils deviennent alors des solitaires et rejoignent les compagnies au moment du rut.

Animal relativement discret, on peut le voir du crépuscule au lever du soleil. Pour savoir s’il est sur les lieux, cherchez les indices. Il signale son passage par des laissées (fèces), des empreintes, mais surtout des souilles et des boutis, traces profondes quand il retourne la terre. Parfaitement adapté à son environnement, le sanglier se trouve des dunes du littoral jusqu’aux limites des alpages, mais aussi dans les zones marécageuses, ou la garrigue, dès lors que la végétation est suffisante pour le cacher. De plus en plus l’animal se rapproche des villes fréquentant ainsi les friches aux abords des zones d’activités, industrielles. Animal vaillant et rusé, le sanglier est au cœur du débat cynégétique.

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Exposition Gaston Phébus et le Livre de chasse en Vendée

Située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire, la Garnache, petite commune rurale, accueille une exposition sur la chasse au Moyen-Âge. Depuis le 17 juillet et jusqu’au 31, vous pourrez découvrir cette exposition, accessible à tous, sur la place de la mairie. Une partie deux se déroulera du 31 juillet au 14 août.

Chef-d’œuvre médiéval de la littérature cynégétique

La chasse, tout au long de l’histoire, a permis à de nombreux passionnés de s’illustrer grâce à l’art. Pour illustrer cette contribution de la chasse à l’art, une merveilleuse exposition est dédiée à un chef-d’œuvre médiéval de la littérature cynégétique, le Livre de chasse de Gaston Phébus. Cette exposition se tient place de la mairie, en extérieur et est gratuite pour tous.

GASTON III, COMTE DE FOIX, SEIGNEUR DE BÉARN, DIT GASTON PHÉBUS, NÉ LE 30 AVRIL 1331 ET DÉCÉDÉ LE 1ER AOÛT 1391, FUT UN PRINCE PYRÉNÉEN HABILE EN DIPLOMATIE COMME À LA GUERRE, UN ÉCRIVAIN RECONNU ET UN CHASSEUR TRÈS RENOMMÉ. D’UN IMMENSE INTÉRÊT, SON LIVRE DE CHASSE SAURA TRANSMETTRE, À QUICONQUE S’Y ARRÊTE AVEC ATTENTION, SA PASSION INTACTE POUR LA CHASSE.

Guy de Baudry d’Asson

Le livre de chasse a été rédigé entre 1387 et 1389 par Gaston Phebus, Comte de Foix. Cet homme à la personnalité complexe et à la vie mouvementée était, comme tous les seigneurs du Moyen-Âge, un grand chasseur et un grand amateur d’ouvrages de vénerie et de fauconnerie. Cet ouvrage qu’il composa à l’âge de cinquante-sept ans fut, jusqu’à la fin du XVIe siècle, le bréviaire de tous les adeptes de l’art de la chasse. En effet, rares sont les ouvrages qui bénéficient d’une telle richesse d’illustration. Le succès de cet ouvrage fut amplifié par les débuts de l’imprimerie, et au XVIIIe siècle, le naturaliste Buffon l’utilisait encore.

Des illustrations rares à découvrir

Pour cette exposition, ce sont 80 illustrations de scènes de chasse issues de l’ouvrage qui sont mises en scène. Celles-ci sont commentées dans le détail, offrant ainsi au public les éléments nécessaires à leur compréhension. Une très belle manière donc de découvrir cet auteur qui pratiquait la chasse comme un art de vivre avec une véritable éthique et le respect de l’animal. Il pensait déjà, à l’époque, que la chasse ne pouvait se concevoir sans la protection de la nature.

Cette superbe exposition est donc organisée par l’association Pierres des marches du Bas Poitou. Cette association, créée en 2017, propose des activités culturelles variées afin de mettre en œuvre son projet de rachat et de mise en valeur du château médiéval de La Garnache.

Guy de Baudry d’Asson, président de l’association explique « puissent ces illustrations allumer en chacun l’amour de cet art si utile, aujourd’hui comme hier, via la connaissance du gibier, celle des chiens, l’instruction des chasseurs et le déroulement des différentes chasses, dont la chasse à courre« .

Une exposition à découvrir absolument et qui vous permettra d’allier, culture, passion et cynégétique.

100 kg de cannabis découvert à la chasse.

Ce dimanche, en Aveyron, lors d’une battue, un chasseur a fait la découverte d’une importante quantité de cannabis près de l’autoroute A75. Celui-ci est tombé sur des sacs de sport remplis d’environ 100 kg de stupéfiant.

Au ferme sur 100 kg de cannabis

Lors d’une battue ce dimanche le chasseur ne s’attendait pas à faire un telle découverte. Dissimulé dans un ravin à proximité de l’autoroute A75, vers Séverac-d’Aveyron, 100 kg de résine de cannabis ont été découverts par un chasseur. Alors qu’il cherchait son chien, l’homme a aperçu 5 sacs de sport, intrigué, il les a ouverts. Suspectant que le contenu soit de la résine de cannabis, l’homme a contacté les gendarmes.

Face a une telle découverte les gendarmes ce sont rendus sur place afin de venir constater et confisquer les stupéfiants. Une enquête est en cours et devra tenter de déterminer d’où provient cette mystérieuse cargaison et pourquoi elle s’est retrouvée dans cette cachette quelque peu insolite. Le chasseur lui, aurait préféré tomber sur les sangliers. Il a néanmoins été félicité par la gendarmerie.

Peaceful France en Périgord. Une adresse qui devrait ravir les chasseurs !

Il y a quelques destinations incontournables pour le chasseurs, le Périgord en est une et pour bien des raisons ! Terre de chasse séculaire et de gastronomie renommée, le Périgord mérite un séjour de chasse qu’il faut un peu prolonger pour bien profiter de cette superbe région.

Le paysage vallonné, coupé par quelques beaux cours d’eau comme la Dordogne et la Vézère est un mélange harmonieux de belles forêts de feuillus et de bocages car c’est aussi une région d’élevage. Ceci en fait un biotope parfait pour tous les types de chasse, battues et approche au grand gibier ; quant au petit gibier, il est aussi présent en nombre.

Le chasseur pourra, après sa journée profiter d’une gastronomie remarquable que ce soit dans des grandes tables de renom ou des petites auberges de village où l’accueil est toujours souriant et où l’on se régale de vrais produits d’un terroir riche. Evidemment on pense tout de suite aux truffes et au foie gras mais il ne faut pas oublier les fraises du Périgord, les confits, terrines, cèpes et c’est aussi la plus importantes région de production de noix en France.

On ne peut ignorer le passé historique de ce comté créé par Charlemagne, tout est fait pour nous le rappeler, superbes châteaux médiévaux ou renaissance, demeures seigneuriales, églises et chapelles même les fermes et simples habitations sont des témoins de cette si belle architecture.

Une adresse à recommander !

Si vous êtes convaincu par ce plaidoyer en faveur du Périgord et que vous préparez votre séjour, une adresse est à recommander tout particulièrement. Il s’agir du domaine de Leygue, situé près de Lalinde et de la vallée de la Dordogne. Cet endroit qui vient d’être racheté par monsieur et madame Dartois est un vrai havre de paix. Quatre petites maisons (cottages) sont à votre disposition, toutes remarquablement confortables et équipées. Vous avez aussi deux piscines, une salle de gym et tout pour rendre votre séjour agréable. De plus les hôtes sont souriants, sympathiques, pleins de bons conseils et à votre écoute.

https://www.peacefulfrance.com/

 

Simon Fraser, Lord Lovat, chasseur et commando.

Certains hommes vivent plus intensément que d’autres, certains hommes ne peuvent se contenter de ce qui est tiède. Ainsi était Simon Fraser, 15ème Lord Lovat. Tout le monde se souvient de cette scène du film « le jour le plus long » où l’on voit le chef des commandos britanniques débarquer en Normandie en tenue de chasse, suivi de son sonneur de cornemuse, le fameux Bill Millin.

Cette scène n’a pas été imaginée par le réalisateur du film. A 7h30 sur Sword Beach, le général Lovat quitte la barge de débarquement, entre dans l’eau vêtu comme à la chasse, en pantalon de velours côtelé kaki, pull blanc à col roulé et gilet en daim sans manches. Comme à la battue dans ses hautes terres, il a sous le coude sa carabine de chasse. Habitué à cette arme, c’est avec elle qu’il tire le plus vite !

Sur les lieux du tournage, de gauche à droite : l’acteur Peter Lawford, le vrai Lord Lovat, l’acteur Richard Todd et le vrai Major Howard.

Mais qui est cet individu hors norme ?

Il est issu du clan Fraser dont les origines sont aussi anciennes que le chardon d’Ecosse : originaires de l’Anjou, ses ancêtres, les seigneurs de la Fréselières avaient débarqué en Angleterre avec les barons normands. En 1160, Simon Friser était établi en Ecosse, puis avec les années, le nom se transforma en Fraser. En 1911, la lignée se perpétua avec la naissance de Simon. Il choisit la carrière militaire et sert dans les Scots guards puis les Lovats scouts. Mais il aime l’aventure et l’inhabituel, il se porte donc volontaire pour rejoindre une unité nouvellement créée, les commandos.

Il participe au raid sur les îles Lofoten en 1941 et au désastreux raid sur Dieppe en 1942.  En 1944, à 33 ans, il devient le plus jeune général de l’armée ; nommé à la tête de la 1st Special Service Brigade, forte de 2 500 bérets verts, dont le 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos du commandant Kieffer. Le jour du débarquement, sa mission est de percer les lignes allemandes et de s’infiltrer pour relever les parachutistes britanniques qui tiennent depuis la nuit le fameux pont de Bénouville. Arrivé sur place avec 2 minutes de retard par rapport à l’horaire prévu il dira au commandant des paras : « désolé pour le retard » !

Très grièvement blessé quelques jours après, il est évacué et ne retournera pas au front. Churchill en fait son sous-secrétaire d’état aux affaires étrangères et dira de lui avec l’humour qui le caractérise : « C’est l’homme le plus beau et le plus doux qui ait sabordé un navire ou tranché une gorge. »

Lord Lovat et son épouse sortant de Buckingham.

L’éducation à la nature une affaire de fédération

Faire découvrir la nature au grand public et aux enfants, c’est bien mais pourquoi privilégier, les ours polaires, les pandas, les lions ? Certes, ces animaux font rêver, ils incitent au voyage mais on les voit plus à la télévision que le chardonneret, le lièvre ou la sarcelle. Aujourd’hui ce public (plutôt citadin) connaît mieux les crocodiles que la fouine ou le chevreuil, pourtant, les campagnes qui nous entourent regorgent d’une faune exceptionnelle. La découverte et la sensibilisation du grand public et des enfants à leur environnement proche sont essentielles pour une meilleure compréhension de la nature. C’est une des missions des fédérations départementales de chasse et celles-ci cherchent à sensibiliser  aux actions menées sur le territoire.

L’éducation à la nature un atout made in FDC

Fer de lance de l’éducation à la nature depuis plus de 20 ans, les fédérations contribuent à faire connaître au grand public cette nature « ordinaire » qui nous entoure. Reconnaître la perdrix, savoir observer les indices du chevreuil et prendre conscience de l’importance des haies et des mares, voici quelques objectifs de cette école de la nature, initiés par le monde cynégétique.

Les fédérations, interviennent sur le terrain, par le biais de sorties nature afin d’initier et de partager les connaissances d’un point de vue environnemental et ce qui offre la possibilité à chacun de de se plonger dans la nature et de mieux la connaitre. De plus, ces sorties s’accompagnent d’interventions au sein des écoles. Chaque année, c’est plus de 70 000 élèves qui bénéficient des interventions des animateurs nature. Sous le contrôle des enseignants et à leur demande, des séquences pédagogiques de découverte de la faune sauvage et des milieux naturels de leur territoire sont proposées.

Riches de sciences et de savoirs

Les fédérations et les chasseurs ont, du fait de leur expérience de terrain, la possibilité de transmettre des connaissances sur la faune sauvage et la nature que personne d’autre ne possède. Le but n’est pas de faire du prosélytisme à propos de la chasse. L’objectif est d’offrir à tous, la possibilité de connaitre l’environnement qui les entoure afin d’avoir une éducation à la nature en faveur du développement durable.

Pour le monde de la chasse,  » L’éducation à la nature est l’un des instruments au service du développement durable et des grands objectifs nationaux en matière de changements climatiques, de préservation de la biodiversité et du développement de l’écocitoyenneté. ».

Ce savoir-faire, acquis et peaufiné depuis des années est très souvent critiqué par les associations dites de « protection de la nature ». En effet les fédérations de par leur crédibilité offrent des prestations de haute qualité. Pour répondre aux critiques de ces associations, rappelons que les fédérations de chasseurs, associations agréées au titre de la protection de l’environnement, proposent aux établissements scolaires, en application des programmes définis par l’éducation nationale, ou aux collectivités locales dans le cadre des TAPS, des animations concernant la présentation de la faune sauvage ou des milieux naturels de leur territoire.

Conseils de lecture pour cet été

L’été est là, les vacances aussi, c’est le moment idéal pour la lecture. Voici quelques conseils et idées de livres à emporter avec vous pendant les vacances. Ce n’est pas une liste exhaustive, elle est subjective mais elle permet de couvrir presque l’ensemble des aspects de notre passion.

Et comme le disait Ernst Jünger : « Pour consolation, comme toujours, il reste les livres, vaisseaux légers et sûrs en vue des errances à travers le temps et l’espace, voire au-delà d’eux. Tant qu’on a encore un livre sous la main et le loisir de la lecture, une situation ne peut être désespérée, ni tout à fait dépourvue de liberté. »

Chasse et chasseurs d’antan de Noël Dijoux

Passionné collectionneur, bécassier à ses heures Noël Dijoux vous invite à découvrir la chasse de grand-papa au siècle dernier telle que nous ne la connaîtrons plus jamais. Glanées au fil du temps les cartes postales anciennes de chasse publiées dans ce recueil sont l’aboutissement de longues et minutieuses recherches. Cette sélection rigoureuse de plus de 200 clichés de chasse à tir, ouvertures, fermetures, battues, réunions, tableaux de chasse et gibiers nous permet de revivre un siècle plus tard l’âge d’or de la chasse et des chasseurs d’antan. Quel plaisir de redécouvrir la chasse authentique, la vraie et d’enrichir l’album familial de trouvailles incroyables ! Mais au-delà de la sauvegarde d’un patrimoine cher à des générations de porteurs de fusil cet ouvrage nous rappelle que la chasse, pratique populaire intimement liée à la vie paysanne, fut avant toute chose une passion unanimement partagée, une exception française. Et qu’elle doit le rester ! (NDA)

Mes plus belles histoires de chasse de Eric Joly (Grasset)

Le chasseur, son chien et le gibier sont les trois protagonistes de cette fête sauvage qu’est la chasse. Assemblez ces éléments, lancez-les au vent du hasard et vous obtenez des brassées d’histoires de chasse. » Perdrix ou bécasse, garenne ou bouquetin, lion ou éléphant, il n’y a pas de mauvais gibier, ni de chasse sans histoire. Regroupées en chapitres : « Histoires de petit gibier », « Histoires de gros », « Histoires de partout et d’ailleurs », « Histoires de fusils », « Histoires d’ouvertures », « Histoires africaines »…toutes ces histoires constituent un régal pour les chasseurs comme pour les non-chasseurs, mais amateurs de gibier néanmoins…

Le grand gibier –  ANCGG

Le livre pour passer le Brevet grand gibier. Un livre pour faire le point sur les grands animaux en France, la gestion des espèces. L’ouvrage regroupe l’ensemble des connaissances actuelles sur le grand gibier. Cette nouvelle édition 2019 est actualisée, augmentée. Les espèces de grand gibier sont présentées de façon très didactique (nombreux schémas très clairs: diagrammes de cycles biologiques annuels et régimes alimentaires, dessins légendés des parties du corps, des empreintes et des bois, photos de denture pour déterminer l’âge, carte d’identité…). En plus de la biologie, sont présentées l’éthologie, l’écologie et la dynamique des populations de chaque espèce ainsi que des cartes de leur répartition en France et, bien sûr, des conseils de gestion relatifs à leurs populations. Préparez et passez ce fameux brevet, il permet de s’instruire et de parfaire nos connaissances. C’est le moindre des respects que nous devons au gibier.

Le dictionnaire humoristique de la chasse de René-Miguel Roland

Le parler chasse de A à Z est un dictionnaire humoristique d’un genre particulier : prenant beaucoup de liberté avec les termes techniques, il recense des mots que l’on ne trouverait pas usuellement dans un dictionnaire spécialisé et il accompagne chaque définition d’une explication de texte. Peu nombreux sont les auteurs qui se sont essayés à l’exercice. La chasse a son langage, ses us et coutumes. Voici un peu de légèreté et de pédagogie à l’attention de tous ceux curieux de découvrir cet univers ou de voir les choses sous un autre angle.

Terres de chasse de Cyril Hofstein (éditions du gerfaut)

Des récits de chasse autour du monde parfaitement écrits et illustrés pour nous faire rêver et nous donner des envies de voyages.

 

 

 

Le dictionnaire amoureux de la chasse de Dominique Venner (Plon)

Dominique Venner dévoile ici les secrets d’une passion ancestrale que partagent plusieurs centaines de milliers de chasseurs. Au gré de sa fantaisie, il a dispersé de la lettre A à la lettre Z récits, souvenirs et réflexions. Le livre, qui va bien au-delà d’un simple dictionnaire, n’en contient pas moins pourtant de nombreuses définitions utiles sur le gibier, les armes, les chiens, ainsi que les termes de chasse et de vénerie. Cet ouvrage sans équivalent couvre l’historique des mythes et des légendes qui ont toujours escorté la chasse. On y trouve surtout les traces d’une longue initiation passant par la vénerie française et par les chasses, grandes ou petites, de toute la planète.

La grande meute de Paul Vialar (Gallimard)

Histoire d’amour et de fusion entre un homme et sa meute. « Je vais avoir un enfant: Quelle que soit sa mère il sera mon héritier. Je me suis décidé à m’occuper de lui afin qu’il me continue, qu’après moi il y ait quelqu’un qui reprenne la meute. Ce n’est ni pour moi, ni pour mon nom, que je fais cela, mais pour mes chiens. Vous m’entendez ? » Paul Vialar était un chasseur passionné, auteur de nombreux livres sur ce sujet. Je vous invite à les découvrir, ils ont le charme d’une époque révolue et nous incitent à tout faire pour ne pas rompre le lien qui nous unit à ce passé pas si lointain.

Le livre de chasse de Gaston Febus (Citadelle et Mazenod)

Recueil incontournable de cynégétique médiévale, ce livre fut réalisé à la fin du XIVe siècle par Gaston III, comte de Foix, surnommé Fébus. Véritable manuel d’érudition, cette oeuvre est dédiée à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.

Le livre premier de ce traité consacré à l’art de la vénerie, intitulé « Des bêtes douces et des bêtes fauves », présente la nature du gibier. Si plusieurs animaux font l’objet de descriptions précises et détaillées, tels que le cerf, l’ours, le sanglier ou le loup, certains sont peu développés et donnent lieu à quelques erreurs iconographiques, témoignant ainsi des connaissances de l’époque. La seconde partie est consacrée au meilleur ami du chasseur, le chien. Y sont présentées les différentes espèces de chiens et leurs qualités ainsi que les soins à leur donner et la manière de les dresser. Le troisième livre vise à transmettre aux veneurs les techniques de chasse afin de débusquer, piéger et tuer les animaux. Enfin, le quatrième volet traite des divers pièges à mettre en oeuvre afin de capturer le gibier (le vautrer, le dardier, le hausse-pied etc.). Ce livre offre la reproduction intégrale (texte et illustrations) du manuscrit de la Morgan Library, l’un des rares – et des plus beaux- exemplaires conservés dans le monde.

Chasseur de chamois de Henri-Frédéric Faige-Blanc dit Alpinus (Hoëbeke)

Chasseur, Henri-Frédéric Faige-Blanc l’était, comme tout montagnard du XIXe siècle, ou presque. La chasse n’était pour lui que le meilleur prétexte pour vagabonder à son aise dans ses chères montagnes du Dauphiné. C’est alors qu’il prit le pseudonyme d’Alpinus, collectionneur insatiable de pierres et d’insectes, d’histoires simples et de traditions immémoriales. Alpinus, fut un montagnard passionné doublé d’un érudit, un original. A tant aimer les Alpes, les arpenter quotidiennement, les observer attentivement, il en acquit une connaissance prodigieuse. En résulte un livre qui ne ressemble à aucun autre, un témoignage unique sur la faune et les moeurs d’un temps

Gironde, terre de chasse.

La fédération de chasse de Gironde vient de diffuser un document très intéressant : « le tableau de bord 2019 ». Nous en profitons pour jeter un coup de projecteur sur la Gironde et la chasse en Gironde.

Quelques chiffres d’abord, la Gironde c’est :

  • 40 000 chasseurs
  • Superficie totale du département : 1 000 000 ha
  • Superficie chassable : 650 000 ha
  • Superficie en réserve : 62 000 ha
  • Prélèvements : 12 000 chevreuils – 2 000 cerfs – 12 000 sangliers

Ce département est composé de biotopes extrêmement variés qui recèlent des gibiers très différents ce qui permet des modes de chasse divers allant de la vénerie, à la chasse à la palombe et passant par celle du gibier d’eau et bien d’autres. C’est une terre aux traditions fermement ancrées et aux identités affirmées que tout chasseur doit découvrir un jour.

De plus la fédération départementale est dynamique et s’est lancée dans un politique de communication moderne qui a le mérite de faire parler d’elle. La polémique créée par la campagne « le permis à 0 euros » est encore dans toutes les mémoires !

Alors qu’est-ce que ce « tableau de bord » ?

C’est un document qui fait un point assez exhaustif, non seulement de la chasse et des gibiers du département mais aussi de la bio diversité de ce beau territoire et des gens qui s’en occupent. On y trouve les informations classiques à propos de l’organisation de la fédération, de la manière de passer le permis, de le valider mais aussi et c’est probablement le plus intéressant sur :

  • les milieux et biotopes du département avec des focus sur les milieux viticoles, les zones humides et le milieu péri-urbain. Ce dernier prenant, hélas, de plus en plus d’importance et ayant de plus en plus d’impact sur la chasse. Il était judicieux de s’y intéresser et d’en mesurer les conséquences.
  • le suivi des espèces : grand gibier, gibier migrateur, petit gibier et suivi épidémiologique. C’est une mine d’informations pratiques : comment traiter les déchets de venaison ? Indemnisation des dégâts. Synthèse des études des différents réseaux (turdidés, bécasses…), le baguage et les balises…

Son président, Henri Sabarot, interviewé dans Sud-Ouest le 20 juin disait « Si l’opinion vacille parfois sur notre image, les éléments objectifs et scientifiques apportés par cet opus sont de nature à résoudre une équation simple. Sans l’apport de la chasse dans les domaines économiques et sociaux de nos territoires, sans la présence permanente et bénévole de ses pratiquants, les pivots d’entretien des territoires, de gestion des habitats naturels et de la faune, la vie rurale serait orpheline »

 

Cuisinez avec les chasseurs !

Le chasseur est souvent considéré dans son groupe d’amis comme « le bon vivant« , appréciant les produits sains, du terroir et cuisinant volontiers du gibier provenant d’une partie de chasse. Ces moments rassemblent et sont sources de bons souvenirs. Plus d’anti-chasse, juste des assiettes vides, justifiant du plaisir culinaire que le gibier (bien cuisiné) offre.

C’est aujourd’hui le circuit le plus court dans notre consommation, chasser, prélever, préparer et enfin cuisiner. Bien souvent, les actes précédant la préparation ainsi que la cuisine du gibier sont pour les chasseurs, « dans leurs cordes ». En revanche, la préparation, la cuisine, peuvent s’avérer être un véritable parcours du combattant.

Pour pallier ces lacunes, la fédération des chasseurs de la Somme organise des stages de « préparation et de cuisine du gibier ». Le stage commence par la préparation ainsi que le dépeçage d’un sanglier. Cours de découpe, pédagogie, matériel adéquat, tout est en place pour offrir aux stagiaires les compétences nécessaires à cette étape. Par la suite, vous serez amener à préparer cuissots, côtelettes etc… et ainsi valoriser au mieux la venaison. Quand tout est découpé, les ateliers « carbonade flamande » et « pâté forestier » débutent. Après tant d’efforts, mais beaucoup de plaisir, les stagiaires sont invités à passer à table, afin de déguster leur travail dont ils pourront garder quelques échantillons.

Dans le contexte actuel le calendrier à été quelque peu perturbé. Le prochain, prévu le 18 juin, est quasiment complet. D’autres auront lieu dans les mois à venir, renseignez-vous au 03 22 22 12 20.