Vaucluse, un chasseur meurt lors d’une battue, crime ou accident de chasse ?

Un chasseur de La Roque-sur-Pernes est décédé lors d’une battue ce dimanche à Lacoste dans le Vaucluse. La victime atteinte par une balle n’a pu être réanimée à l’arrivée des secours. Les gendarmes de la compagnie de Pertuis sont actuellement en charge de l’enquête. Le doute subsiste, crime ou accident de chasse ?

Mort d’un chasseur en battue

Dimanche matin, vers 11h, les sapeurs-pompiers ont été appelés et mobilisés pour un chasseur à Lacoste. L’homme qui a donné l’alerte serait l’ami avec qui la victime partageait une partie de chasse. Cependant, en arrivant sur place, les secours tentent en vain de réanimer la victime. Un chasseur d’une soixantaine d’années, atteint par une balle lors de la battue. Acte volontaire ou accident de chasse ? D’après nos confrères du Dauphiné, le doute subsiste.

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Un incident de plus

La semaine dernière, un de nos papiers sur une alerte aux accidents a animé le débat car je cite. En effet, pour grand nombre de chasseurs, J’aime la chasse devenait un média anti-chasse, souhaitant diviser. Aujourd’hui, l’actualité affiche la mort d’un chasseur lors d’une battue. Si l’enquête est en cours, nous attendons les résultats de celle-ci pour en connaître l’issue. Cependant, il est important de rappeler que la sécurité doit être la priorité. Et que nous ne sommes jamais assez prudents. Protéger la chasse oui, faire l’autruche et se cacher non. Communiquer sur des comportements irresponsables permet de sensibiliser et de prévenir.

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Une partie de chasse a failli virer au drame

La saison cynégétique vient à peine de commencer que déjà plusieurs accidents, incidents de chasse ont eu lieu. Relâchement ? Stupidité ? Ça n’arrive qu’aux autres ? Soyez certains, les anti-chasse se feront un plaisir de manger sur notre dos après ces événements. Si la sécurité doit être prônée plus que tout, beaucoup semble la négligée encore une fois. Arrêtons de donner raison à nos opposants et formez vous.

Accident de chasse dans le Doubs

Ce dimanche, dans le Doubs, la partie de chasse a failli virer au drame. Ainsi, en pleine battue, un chasseur tirant un sanglier a vu son tir ricocher sur une pierre avant d’atteindre un chasseur posté plus loin. D’après les gendarmes, les règles de sécurité semblent avoir été respectées. Les tests d’alcoolémie effectués sont eux négatifs. La piste de l’accident semble être privilégiée, cependant, c’est l’enquête en cours qui éclaircira les circonstances. La victime, blessée au bras a été prise en charge à l’hôpital Nord Franche-Comté, ses jours ne sont pas en danger.

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Une balle se loge dans une maison

À Retournac, en Haute-Loire, les habitants d’une maison sont passés à côté du drame. En effet, une balle de fusil est venue finir sa course dans le mur de l’habitation. À quelques centimètres, la balle passait par la fenêtre de la chambre. Non loin de l’habitation, des chasseurs en battue. Même si les responsabilités ne sont pas encore établies et que l’enquête est en cours ne soyons naïf. Le groupe chasse est responsable de cet incident.

Une chose est sûre, la saison vient à peine de commencer et de nombreux événements viennent animer les presses locales. Ainsi, force est de constater que la saison sera longue si les chasseurs ne se responsabilisent pas un minimum. Enfin, j’ose espérer que nombreux sont les responsables de chasse qui prendront les mesures nécessaires face aux comportements inadaptés. À bon entendeur.

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Bilan des accidents de chasse saison 2021-2022, la tendance toujours en baisse

Depuis 1999, l’ONCFS avant et maintenant l’OFB, dresse le bilan des accidents de chasse de la saison écoulée. Ainsi, l’OFB vient de mettre en ligne le bilan de la saison 2021-2022. À première vue, la tendance de la baisse des accidents se confirme. Ces résultats reflètent la formation par les acteurs cynégétiques, mais aussi les efforts menés sur la thématique. 

La sécurité, un enjeu important contre les accidents

Cette année et pour la deuxième de suite, le nombre d’accidents de chasse reste sous la barre des 100. Le ton est clair, la tendance est à la baisse et les campagnes de formations et sensibilisations sécurité renforcent les pratiquants et leur sécurité. Pour le Directeur général de l’OFB, Pierre Dubreuil, « la sécurité à la chasse est une priorité de l’OFB, qui œuvre, à travers ses missions de délivrance du permis, de police de la chasse ou de sensibilisation, à sanctionner ou à faire évoluer les situations dangereuses. Au vu des statistiques, les efforts doivent être poursuivis, en particulier pour ce qui concerne l’évitement des tirs en direction des routes et des habitations. Je salue les efforts réalisés depuis plusieurs décennies désormais par les acteurs cynégétiques et forme le vœu que nous poursuivions notre travail en commun ».

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Analyse des accidents

Si l’on observe les graphiques, les accidents comme les incidents recensés confirment qu’ils sont, en grande partie, le résultat de fautes humaines liées au non-respect des règles élémentaires de sécurité.

Toujours selon l’OFB, les principales causes des accidents de chasse concernent :

  • Le non-respect de l’angle des 30° : il reste la principale cause des accidents au grand gibier (37%) et cumulé avec les tirs dans la traque (10%), qui par définition sont des tirs dans les angles de 30°, il représente à lui tout seul près d’un accident sur deux lors des chasses au grand gibier,
  • Les auto-accidents (24%) restent stables,
  • Les tirs en direction des routes ou habitations qui sont à l’origine d’accidents, mais également d’incidents montrent cette saison une évolution qui nécessite une vigilance accrue à ce niveau.

Il est toujours aussi incroyable de constater qu’un accident sur deux de chasse au grand gibier soit dû au non-respect d’une règle pourtant simple à comprendre : respect de l’angle de 30° et ne pas tirer dans la traque ! Comment faire comprendre qu’il est crucial de respecter ces règles ? Comment peut-on vous le faire imprimer ? Espérons que pour la saison à venir, l’ensemble des chasseurs sensibilise et communique concernant ces causes.

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Incroyable collision, un chevreuil passe au travers d’un pare-brise

Grosse frayeur pour une famille sur l’autoroute A43. Alors qu’ils se rendaient à un mariage en fin de matinée, la famille a percuté un chevreuil. L’animal a traversé le pare-brise, finissant sur le siège passager. Plus de peur que de mal.

le chevreuil est venu se loger sur le siège passager

Alors qu’une famille se rendait à un mariage, la rencontre avec un chevreuil ne s’est pas déroulé de la meilleure façon. Alors que le véhicule roulait à vive allure sur l’autoroute A43, un chevreuil a subitement traversé l’autoroute, fondant sur celui-ci. Le choc fut important, à tel point que l’animal est venu se loger sur le siège passager avant. Par chance, personne n’y était. La mère et son enfant avait pris place sur la banquette arrière. Le père de famille ainsi que son enfant ont été légèrement blessés et conduits à l’hôpital de Bourgoin-Jallieu pour y subir des examens. Le chevreuil, quant à lui n’a pas survécu au drame.

Image issue du quotidien Le Dauphiné Libéré

Collision avec la faune, que faire ?

Une collision peut donc arriver à tous. Et cela est plus fréquent qu’on ne le croit. La meilleure attitude est de garder le volant droit et de freiner le plus fort possible. Il faut baisser la vitesse au plus vite. Et faire confiance au véhicule. Quitte à rencontrer un obstacle, autant le faire avec le volant droit pour ne pas partir dans le décor.

Lire aussi : Accident avec un sanglier, chevreuil ou tout animal sauvage : comment réagir ?

Généralement seules les assurances « tous risques » prennent en charge les réparations des dégâts liés à la faune. Si vous êtes sujet à une malheureuse rencontre au volant de votre automobile pensez à revêtir un gilet fluo et à poser le triangle de signalisation. Ensuite, téléphonez tout de suite à votre assurant, afin qu’elle prenne en charge le dépannage ainsi que le rapatriement. Enfin dernier conseil, ne vous approchez jamais de l’animal, il peut être blessé et donc potentiellement dangereux.

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[Vidéo] Un chasseur jugé pour la mort d’un promeneur

En 2019, alors qu’il ramassait des champignons, Franck Jarry, 77 ans, a été foudroyé par la balle d’un chasseur. Ce dernier croyait tirer un sanglier. Jeudi, le procès du tireur s’est ouvert.

Un chasseur irresponsable

Les efforts de l’État, de ses établissements publics et des fédérations de chasseurs ont permis une constante diminution de l’accidentologie depuis plus de 20 ans. En effet, grâce à l’évolution du permis de chasser, des formations, des actions de sensibilisation et de la réglementation, on recense environ 80 accidents ces dernières années. Dont 7 accidents mortels. Si le risque zéro n’existe pas les instances cynégétiques tentent de s’en approcher.

Confondu avec un sanglier, un cueilleur de champignon, en 2019 s’est fait tuer par un chasseur. Le procès de l’homme s’est ouvert jeudi et les attentes sont grandes. Comment peut-on tirer sans identifier ? Les grandes causes des accidents sont souvent les mêmes. Non respect de l’angle des 30°; tirer sans identifier ; les tirs en directions d’une route ou d’une habitation et enfin l’auto-accident. Si l’axe sécurité est l’enjeu du permis de chasser, la formation du chasseur l’est aussi. Ainsi, il est obligatoire de réaliser la formation décennale pour réactualiser ses connaissances et compétences.

Lire aussi : La sécurité à la chasse

Le film du procès

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Vidéo : Attaqué par un sanglier dans la nature

Si le suidé préfère rester discret, certains individus n’ont pas peur d’attaquer ou de charger l’Homme. En France comme ailleurs, les incidents et accidents sont nombreux. En chasse, comme hors-période, le sanglier fait parler de lui. Ne l’oublions pas, le sanglier est un animal sauvage qui n’a pas peur de se défendre, la preuve en est en vidéo.

Son ami chargé par un sanglier, la vidéo

Dans cette vidéo, un sanglier charge un homme. Alors que les deux amis se trouvent en pleine nature, un sanglier les charge. La scène ne se déroule pas en France, mais aux États-Unis, à en croire l’accent et en déterminant le sanglier / cochon sauvage. Ce cochon sauvage est appelé razorback en Amérique. Comme en France, il est la cause de nombreux dégâts agricoles et en parallèle il déchaine les passions chez les chasseurs américains. Aussi agressif que le sanglier, voir plus, il n’hésite pas à se défendre et à faire face. On peut le voir dans la vidéo. Alors qu’il filme son ami pris à partie par le suidé, on voit l’homme tenter d’échapper à celui-ci en grimpant à l’arbre. Finalement, plus de peur que de mal puisqu’à la fin de la vidéo l’animal décide de fuir.

Vidéo issue de la page de Dancin’ Dogs Ranch

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Un motard percute un chevreuil

Les collisions avec la grande faune ne sont pas rares. La preuve en est, à Luzay, dans les Deux-Sèvres, un motard a percuté un chevreuil. Heureusement, seulement légèrement blessé, il a été rapidement transporté vers l’hôpital.

13 500 collisions depuis le mois de janvier

Chaque année en France, ce ne sont pas moins de 30 000 collisions qui ont lieu avec un animal sauvage. Le sanglier est un des acteurs principaux de ces collisions. Ces accidents sont un véritable problème qui, au-delà de mettre en jeu la vie des automobilistes ou motards, coûtent 20 millions d’euros d’indemnisations.

Que faire en cas de collision ?

Sur les routes il n’est pas rare de croiser sangliers et chevreuils et cerfs à la nuit tombante et/ou au soleil levant. En cas de mauvaise rencontre, il vous faut immobiliser le véhicule de manière à gêner le moins possible. Évidemment, évitez d’approcher l’animal, il peut être blessé et devenir agressif. Toute collision doit être impérativement déclarée. Il faut donc alerter la gendarmerie ou le commissariat de police. Assurez-vous aussi de garder tous les éléments qui prouvent que vous avez percuté un animal : témoignages éventuels, photos, poils de la bête sur votre voiture. Par la suite, vous avez 5 jours pour déclarer l’accident à votre assureur.

Est-il possible de récupérer l’animal ? Oui, si vous avez prévenu les services de gendarmerie ou de la police nationale. Exemple, dans le cas de grand gibier (espèces classées gibier par liste ministérielle, dont la taille dépasse celle du chevreuil adulte), l’article L.424-9 du Code de l’Environnement prévoit que « le grand gibier peut être transporté par le conducteur du véhicule responsable de l’accident, après avoir préalablement prévenu les services de la gendarmerie nationale ou de la police nationale« .

Quatre personnes d’une même famille tuées dans une collision avec un sanglier.

La collision a eu lieu en Haute-Vienne, sur la RN 147, à Bussière-Poitevine. Les quatre occupants du véhicule sont décédés. Il s’agit d’un couple et de ses deux jeunes enfants de 1 et 7 ans.

Une sortie de route due à la collision avec un sanglier.

Les secours et le maire présents sur place ont été épouvantés par la scène de l’accident. La voiture a effectué une sortie de route après avoir heurté un sanglier et a ensuite terminé sa course contre un arbre contre lequel elle s’est littéralement coupée en deux. La commune où résidait cette famille est sous le choc après ce terrible drame. Une enquête de gendarmerie a été ouverte pour préciser les circonstances exactes de cet accident.

Ils se tirent dessus en partant chasser de nuit

Dans l’Hérault, mardi 20 octobre, en fin de soirée, les pompiers d’Agde ont dû intervenir au domaine du Grand Rudel à Vias car deux chasseurs, participant à une partie de chasse sur le fameux domaine se sont sérieusement blessés par arme à feu.

Un sanglier à l’origine de l’accident.

L’un d’entre eux est gravement touché, atteint au ventre et au niveau du membre inférieur. Il a donc été évacué à Montpellier en urgence absolue. Le second, lui, est touché aux jambes. Il a été évacué à l’hôpital de Béziers.

Selon les informations recueillies, les deux victimes étaient accompagnées de deux autres chasseurs. Ils partaient tout quatre pour chasser le canard dans le secteur de Verdisse quand ils auraient aperçu un sanglier. C’est alors qu’ils auraient fait feu, se tirant ainsi dessus.  Les gendarmes de la compagnie de Pézenas sont en charge de l’enquête. Les deux personnes sorties indemnes sont entendues par la brigade afin de comprendre les circonstances de ce grave et triste accident.

La sécurité doit être primordiale.

Par delà l’image renvoyée du charge par ce type d’accident, par delà le fait que nos opposants se frottent les mains, il est important de rappeler que la SÉCURITÉ est un enjeu majeur de notre activité. Nous manipulons des armes, nous nous devons de faire attention aux autres usagers de la nature mais il est primordial de faire attention à ses proches et aux personnes chassant avec nous.

Chasseurs ou braconniers ?

Compte tenu de l’heure de l’accident, on peut se demander ce que ces personnes faisaient encore dans la nature avec leurs armes. Si la chasse aux canards est autorisée 2 heures après le coucher du soleil, celle du sanglier ne l’est pas une fois la nuit tombée. Il semble donc que l’énorme faute de sécurité ait été précédée d’un acte qui peut s’apparenter à du braconnage.

Un homme gravement blessé par un cerf

Un incident peu commun s’est produit ce lundi, dans la Meuse. En effet, dans les profondes forêts qui enveloppent la commune de Sommedieue, un homme, en fin de matinée, a été chargé par un cerf. L’homme, âgé d’une trentaine d’années était traqueur lors d’une battue de grand gibier. Lorsque l’incident est arrivé, les personnes présentes sur place ont aussitôt appelé les secours.

Déjà victime d’un sanglier par le passé

Afin d’accéder au lieu de l’accident, les pompiers de Dieue-sur-Meuse et de Verdun, appuyés par les gendarmes de la communauté de brigades de Verdun, ont dû utiliser un véhicule tout-terrain. L’homme était dans un état d’urgence relative, des soins d’urgence lui ont été administrés sur place, il a par la suite été transféré à l’hôpital de Verdun pour une batterie d’examen plus poussés. Son état n’inspire plus d’inquiétude maintenant.

Réactions des animalistes.

Comme à chaque fois qu’un accident de chasse a lieu, les animalistes et anti-spécistes se réjouissent et crient victoire. La nouvelle mode est d’appeler les animaux des « résistants » !

Ce genre de remarques cyniques n’est pas du seul fait des militants de bas niveau, peu évolués et peu éduqués dont on n’attend pas grand chose  ; leurs idéologues et « maîtres à penser » donnent l’exemple. Voici une copie d’écran où l’un d’entre eux se réjouit ouvertement de la mort d’un chasseur en Alaska.