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Animal trouvé mort : pourquoi le signaler au réseau SAGIR

Technicien de fédération des chasseurs avec une glacière de prélèvement au bord d'un chemin rural

Plusieurs canards inertes sur un étang, un lièvre sans trace de tir : ces découvertes peuvent être les premiers signes d’une maladie. Depuis 1986, le réseau SAGIR, animé par l’Office français de la biodiversité (OFB) et les fédérations départementales des chasseurs, analyse ces cadavres pour donner l’alerte. Voici comment il fonctionne et comment y contribuer.

Qu’est-ce que le réseau SAGIR ?

SAGIR est le réseau national de surveillance des maladies de la faune sauvage. Selon l’OFB, il associe les fédérations départementales des chasseurs et les laboratoires vétérinaires départementaux, avec l’appui de laboratoires de référence (Anses, Institut Pasteur) et d’associations naturalistes. Dans chaque département, deux interlocuteurs coordonnent les signalements : l’un à la fédération des chasseurs, l’autre au service départemental de l’OFB.

Hors crise sanitaire, le réseau investigue environ 2 300 événements par an. En 2024, il a enregistré 2 366 collectes et 2 760 cadavres, dont 827 dans le cadre d’une surveillance renforcée. Plus de 350 espèces ont déjà fait l’objet d’analyses.

Que surveille-t-il ?

Le réseau fonctionne à deux niveaux. La surveillance générale repère toute mortalité anormale, sans présumer de sa cause : maladie, intoxication, parasite. Vingt-cinq composés toxiques sont ainsi recherchés régulièrement.

La surveillance renforcée cible des maladies précises, avec des protocoles adaptés aux espèces et aux périodes à risque : influenza aviaire hautement pathogène, tuberculose, pestes porcines (dont la peste porcine africaine), virus du Nil occidental et brucellose. Notre article sur les chasseurs, sentinelles de l’épizootie aviaire montre ce rôle en pratique.

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Que faire si l’on trouve un animal mort ?

Le bon réflexe est de prévenir sans manipuler.

  • Ne pas toucher l’animal à mains nues et tenir les chiens à distance.
  • Noter le lieu exact (coordonnées GPS si possible), la date, l’espèce et le nombre d’animaux.
  • Prendre une ou deux photos.
  • Contacter le service technique de sa fédération des chasseurs ou le service départemental de l’OFB, qui décideront d’un éventuel prélèvement.

Les techniciens des fédérations, formés au réseau, assurent ensuite la collecte et l’envoi au laboratoire dans de bonnes conditions. Le réseau peut aussi travailler à partir de photos ou de vidéos quand l’animal ne peut pas être transporté.

Des données utiles, avec leurs limites

Les données de SAGIR alertent tôt, mais elles ne mesurent pas tout. L’OFB le reconnaît sur la page de données publiée sur data.gouv.fr : la base n’est pas complète, et l’échantillonnage dépend des cadavres trouvés et signalés, ce qui varie selon les départements et les années. C’est justement pour cela que chaque signalement compte : plus il y a d’yeux sur le terrain, plus le réseau est réactif.

Les chasseurs, présents toute la saison sur les territoires, sont les premiers observateurs de ce réseau. Pour remonter le temps, relisez notre présentation du réseau SAGIR et notre point sur la peste porcine africaine.

Sources

  • OFB, « Sagir, le réseau de surveillance des maladies de la faune sauvage » : ofb.gouv.fr
  • OFB, « Sagir infos », lettre n° 194 : ofb.gouv.fr
  • OFB, « Les données du réseau SAGIR », data.gouv.fr (mise à jour du 2 octobre 2026) : data.gouv.fr

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