Plus de 20 000 personnes l’ont déjà obtenu. Le brevet grand gibier, délivré par l’Association nationale des chasseurs de grand gibier (ANCGG), est une formation à l’écologie et à la gestion des cerfs, chevreuils, sangliers, chamois et mouflons. Les associations départementales préparent en ce moment les sessions 2027, et la formation n’est pas réservée aux chasseurs.
Le brevet grand gibier, c’est quoi ?
C’est un diplôme associatif qui valide des connaissances sur le grand gibier et sa gestion. Il ne remplace pas le permis de chasser et n’est pas obligatoire : on le passe pour approfondir, comprendre ce qu’on observe sur le territoire, ou prendre des responsabilités dans une société de chasse.
Selon le catalogue des formations 2026 de l’ANCGG, le brevet compte plus de 20 000 diplômés. La formation théorique représente 30 à 40 heures, sur l’écologie des espèces, la gestion des populations, les plans de chasse, la sécurité et l’éthique du tir, la venaison et la recherche du gibier blessé.
Comment se déroule la préparation ?
Chaque association départementale des chasseurs de grand gibier (ADCGG) organise sa propre session, en général de janvier à juin. L’exemple de la Loire montre le rythme type : en 2026, l’ADCGG de la Loire proposait des modules vidéo hebdomadaires à partir de février, une journée consacrée à la balistique et aux optiques, des séances de tir sur cible fixe et sanglier courant, puis une épreuve pratique en avril et l’examen théorique en juin, dans les locaux de la Fédération départementale des chasseurs de la Loire (FDC42).
Pour réviser, les candidats disposent d’un manuel (30 euros dans la Loire) et d’une banque de 1 200 questions de quiz mise à disposition par l’ANCGG. Le livre Grand Gibier de l’association est recommandé.
D’autres départements publient leur calendrier très tôt, comme l’association du Haut-Rhin. Les dates et le contenu varient d’un département à l’autre : renseignez-vous auprès de votre ADCGG.
Quelles options et quel niveau ?
Le brevet comporte un tronc commun et des options : tir à balle, arc, vénerie. Selon les résultats obtenus, il peut être délivré avec différents niveaux de mention. Certaines associations prolongent ensuite avec des formations plus pointues (gestion d’un plan de chasse, examen initial de la venaison, recherche au sang).
Combien ça coûte et qui peut s’inscrire ?
D’après le catalogue de l’ANCGG, l’inscription coûte 50 euros, et 10 euros pour les élèves des lycées agricoles. S’y ajoutent l’adhésion à l’association départementale et l’achat des ouvrages de révision. Les frais peuvent varier selon les départements.
La formation est ouverte aux non-chasseurs : forestiers, agriculteurs, photographes animaliers, élus ruraux ou simples curieux de la grande faune y trouvent une formation complète et accessible. C’est l’un des rares diplômes qui permettent de comprendre la gestion du grand gibier de l’intérieur.
Pourquoi passer le brevet ?
Parce que la gestion du grand gibier est devenue un sujet de société : dégâts aux cultures, collisions routières, équilibre forêt-gibier. Un chasseur formé sait lire un territoire, estimer une population, choisir l’animal à prélever et expliquer ses choix à un agriculteur ou à un forestier. Nos lecteurs d’Île-de-France se souviennent peut-être de la remise des diplômes à Grisy-les-Plâtres.
Questions fréquentes
Faut-il être chasseur ?
Non. Le permis de chasser n’est pas exigé pour suivre la formation et passer le brevet.
Quand s’inscrire ?
Les sessions démarrent en début d’année : contactez dès maintenant l’association départementale des chasseurs de grand gibier de votre département pour connaître la date limite.
Que faire en cas d’échec ?
Dans la Loire, il est possible de repasser l’examen dans un autre département, lors d’une session régionale de rattrapage ou l’année suivante.












