De plus en plus de loups en France

L’office français de la biodiversité a annoncé les chiffres. La population est estimée à plus de 900 individus en France. Une augmentation de 50 % par rapport au chiffre annoncé un an plus tôt. Des chiffres qui sèment le trouble. En effet, l’OFB ne fait pas de comptage, mais juste un suivi. Énorme différence. Éleveurs et chasseurs, ont-ils été entendus pour un meilleur recensement ? Le doute persiste.

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Loup, la Haute-Savoie financera son comptage des loups

Chaque année, le comptage des loups anime les passions. Si les chasseurs demandent plus de transparence, ils souhaitent aussi participer à ces comptages. En 2020-2021, le réseau loup-lynx estimait la population du prédateur autour de 620 individus. Un chiffre quelque peu absurde lorsque qu’on connaît leur moyen limité et les attaques que subissent les éleveurs. Mercredi, le président du département Martial Saddier, a annoncé qu’un comptage de loups allait être financé par la collectivité afin de connaître le nombre exact.

La Haute-Savoie subit le loup

Mercredi, à Villy-lePelloux en Haute-Savoie, Martial Saddier président du département a abordé une problématique qui anime les débats. Le loup. Perçu différemment, que l’on soit chasseur, éleveur, promeneur du dimanche ou amoureux de la nature, le loup est omniprésent chez les acteurs de l’environnement. Si le président a d’abord rappelé que la gestion de l’espèce relevait de l’État, il a également souligné que les collectivités n’avaient aucun pouvoir décisionnaire. En effet, les comptages sont effectués par l’office français de la biodiversité. Cet organisme est donc responsable du suivi de l’espèce et des données recueillies. Cependant, lorsqu’on regarde les chiffres, il est impossible de les prendre au sérieux. Martial Saddier a aussi souligné que la Haute-Savoie est l’un des deux départements en France avec la plus forte augmentation des effectifs de loups. Une situation qui dérange et engendre de nombreux problèmes entre les différents usager de la nature.

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Un comptage financé par le département

Annuellement, en France, le loup coûte 56 millions d’euros. Les attaques ne cessent d’augmenter, mais ses effectifs eux ne bougent quasiment pas selon les services de l’État. Cela révèle et souligne une certaine incompétence de la part de l’organisme gestionnaire. Lassé de ne pas connaître l’effectif exact de loups en Haute-Savoie, le Conseil Départemental a décidé, en accord avec toutes les autres parties prenantes, de lancer l’opération, de financer à hauteur de 170 000 euros le comptage des loups, grâce à des moyens techniques et humains importants. Une démarche qui permettra très probablement d’obtenir des données scientifiques justes.

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Pour l’OFB, »le loup a une mauvaise image à tort », les éleveurs ne sont pas d’accord

Dans la Drôme, déjà 51 animaux attaqués en ce début d’année contre 6 à la même époque l’année dernière. Pour le directeur régional de l’OFB, « le loup a une mauvaise image à tort »... Les éleveurs drômois ne sont pas d’accord. Le loup est-il plus protégé que les éleveurs ?

De plus en plus d’attaques

A Clérieux, 7 moutons tués, à Réauville, 11 bêtes tuées et 3 disparues, à Montclar-sur-Gervanne, c’est une jument (celle du maire) qui a été la cible des loups, à Aouste-sur-Sye un éleveur a constaté la mort de 15 moutons… La liste des attaques est impressionnante. Le nombre d’animaux tués aussi. Frédéric Gontard, le président de la fédération ovine du département est en colère. Il souligne les chiffres : 51 attaques mortelles contre 6 l’année dernière à la même époque. Les éleveurs sont désemparés et en colère. La préfecture avait laissé entendre que des tirs létaux seraient autorisés ; pour le moment aucun n’a eu lieu. Encore plus inquiétant, les attaques ont maintenant lieu à proximité immédiate des habitations. Le loup n’a pas peur de l’homme et s’enhardit de plus en plus.

Ce constat est le même en haute-Savoie où les alpagistes sont inquiets. Pour eux, la direction départementale des territoires « s’intéresse plus au suivi des meutes qu’aux problèmes causés aux professionnels du secteur. » dans ce département, le nombre de signalements d’attaques est en hausse de 40%, le nombre de victimes de 20%.

« Le loup a une mauvaise image à tort. »

En Europe, le loup est protégé par la Convention de Berne, transcrite dans le droit français en 1989. Pourquoi protéger une espèce qui n’est pas en danger ? Ses effectifs au niveau mondial sont stables et même en légère augmentation. (statut UICN : « préoccupation mineure »). Ce statut implique pour les Etats, donc pour la France, de veiller à la conservation de l’espèce et de ses habitats. Il semble que cette mission soit bien menée par les autorités françaises. L’OFB, outil gouvernemental de la politique de ré-ensauvagement est de plus en plus sur la défensive à ce sujet. Son directeur de la communication a essayé, il ya peu, de disculper l’office dans un exercice assez peu convaincant. Rappelez-vous « l’OFB ne compte pas les loups, il les suit… » Plus récemment, Éric Hansen, le dicecteur de l’OFB en région PACA a déclaré dans une interview que :

« Le loup a une mauvaise image à tort. »

Éric Hansen, directeur OFB Provence-Alpes-Côte d’azur

Le loup plus important que l’élevage ?

Les éleveurs ne sont pas d’accord du tout avec cette vision idyllique du loup. Ce prédateur met en danger toute une filière économique importante. Or l’État semble ne rien vouloir faire pour protéger les éleveurs. Quant au loup, protégé par la convention de Berne, il prospère sur notre territoire et fait des ravages. Quel est le but de cette politique ? Des journalistes ont mis en lumière il y a quelques jours les liens étroits entre certains journalistes et L214. Cette association aurait-elle aussi fait de l’entrisme au sein de l’OFB ? Quoi de mieux pour tuer l’élevage français que de protéger les grands prédateurs ?

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L’ OFB ne compte pas les loups, il les suit…

Les éleveurs et les chasseurs seront ravis d’apprendre que l’OFB ne fait pas de comptage mais juste un suivi. Énorme différence !

Ce n’est pas qu’une différence de mots, c’est une différence fondamentale

Le directeur général de l’OFB, Loïc Obled nous annonce officiellement que les chiffres de loups que l’OFB nous assène depuis des années avec le plus grand sérieux, voire avec une certaine morgue, ne sont pas des comptages mais juste le résultat d’un « suivi« …

Tous les observateurs attentifs et sérieux le savaient déjà, les calculs de l’OFB ne sont pas des calculs mais des… estimations. Le problème est que ces chiffres fantaisistes sont ceux qui servent de référence. En particulier lorsqu’il s’agit d’effectuer des tirs létaux. Ceux-ci sont autorisés dans la limite d’un pourcentage calculé à partir des chiffres de loups en France. Il ne faut donc pas s’étonner que la situation soit « légèrement » différente sur le terrain que dans les bureaux des hauts fonctionnaires et des agents de l’OFB. Comme par hasard, ces chiffres basés sur des calculs au « doigt mouillé » sous-estiment le nombre de ces prédateurs. La politique de ré-ensauvagement voulue par le ministère de la transition écologique et mise en oeuvre par l’OFB implique ces manipulations.

Les éleveurs et les chasseurs le constatent sur le terrain. La carte européenne de prédation de Bruno Lecomte le prouve ; les populations de loups sont bien plus nombreuses en France que les chiffres officiels ne le disent.

Voir : carte européenne de prédation

Une politique inconsidérée et pour laquelle nous ne sommes pas consultés

Cette politique a des conséquences humaines, économiques et environnementales extrêmement graves.

Il y a tout d’abord la mise en danger de toute une filière économique. L’élevage est la première victime. Les éleveurs ne peuvent rien contre le prédateur, contrairement à ce que disent les « spécialistes » (Marc Landry en tête). La situation n’est d’ailleurs pas meilleure à l’étranger, contrairement à ce que disent les adorateurs incompétents du loup. Italie, Suisse, Espagne, Belgique, Allemagne sont confrontées aussi à ce problème. A titre d’exemple, la carte européenne de prédation est une collaboration entre éleveurs français et suisses qui avaient assez des … (j’allais dire mensonges), des estimations de l’OFB.

Le loup, présenté par ses fans comme un ami de la biodiversité est en fait une calamité pour celle-ci. Les mouflons ont presque disparu de certains massifs alpins, les chevreuils, les cerfs paient un lourd tribut aussi. Évidemment, un prédateur qui n’a pas de prédateur ne peut que commettre des dégâts irréparables.

Sur le plan humain, il faut prendre en compte la détresse des éleveurs. Certains abandonnent, d’autres peinent à gagner leur vie car les indemnisations ne couvrent qu’une partie des pertes occasionnées. Le loup n’ayant plus peur de l’homme s’approche maintenant dangereusement des zones habitées. Certains animaux domestique (chiens et chats) sont d’ores et déjà morts au champ, d’honneur du ré-ensauvagement. En Suisse, dans le canton des Grisons, un maire conseille aux enfants de rester groupés et de faire du bruit en allant à l’école. A quand le prochain petit chaperon rouge ? Enfin, certains secteurs sont maintenant déconseillés pour les randonnées. Le tourisme aussi est atteint.

Intervention de Loïc Obled, directeur général de l’OFB

Vous remarquerez que monsieur Obled essayer de partager la responsabilité de cet échec en mettant en cause d’autres acteurs tels que les éleveurs et les chasseurs. D’ailleurs, ces derniers, excédés par les méthodes de l’OFB, ont bien souvent quitté les commissions loup départementales.

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En Aveyron, opération de contrôle pour 321 chasseurs

Les opérations menées par l’office français de la biodiversité et la gendarmerie concernant les chasseurs sont de plus en plus nombreux ces derniers temps. En Aveyron, trois opérations de contrôle ont ciblé 321 chasseurs. Durant cette journée, neuf infractions seront relevées. Peu d’infractions mais elles pourraient quand même être évitées.

OFB et gendarmerie en contrôle accru

Le service départemental de l’Aveyron de l’OFB a organisé, avec le concours de la FDC et la gendarmerie, trois opérations de contrôle. Ces opérations visent le bon respect des règles de sécurité ainsi que l’application de la réglementation générale de la chasse. Plusieurs équipes mixtes ont donc sillonné les routes du sud du département. Plusieurs chasses collectives ont été contrôlées. Un membre de l’OFB explique : « il s’agit de faire appliquer les mesures de sécurité du schéma départemental de gestion cynégétique, SDGC12, et le respect des règles d’organisation d’une battue ainsi que les modes de chasse ». En parallèle, des contrôles routiers se sont déroulés sur certaines communes.

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Neuf infractions relevées qui auraient dû être évitées

Même si le nombre d’infractions sur 321 chasseurs est peu élevé, celles qui ont été constatées auraient dû être évitées. En effet, les erreurs commises sont des infractions minimes que les chasseurs ne devraient pas commettre. Une première infraction a été relevée pour usage prohibé d’un véhicule comme moyen de chasse. Cinq autres pour le non-respect du SDGC 12, en l’occurrence l’absence de panneautage. Ces cinq erreurs, probablement liées à l’inattention ont de quoi surprendre. Il est automatique, pour les équipes de chasse, de partir avec des panneaux de signalisation. Enfin, trois infractions ont été notées concernant des chasseurs postés avec une arme chargée sur la route. Pareil pour ces infractions. Les chasseurs sont formés à la sécurité. Évitons de se placer là où c’est dangereux, le chef de ligne qui a reçu une formation se doit de placer les postés aux bons endroits.

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De manière générale, les opérations se sont très bien passées. Même si quelques petites infractions ont été relevées, l’ensemble des chasseurs est en règle. Le respect de la sécurité est primordial tout comme la prise en compte de son environnement. D’autres actions similaires seront programmées avant la fin de l’année cynégétique.

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Vaste opération de contrôle de chasseurs dans la Nièvre

Gendarmes et agents de l’OFB ont mené une opération de contrôle dimanche. Excès de zèle, prévention ? Il s’agit là, de la seconde opération d’ampleur de police de la chasse en deux semaines dans le département. Le but de ces contrôles ? La sécurité.

Sécurité et transport du gibier au « menu » des contrôles

L’activité cynégétique bat son plein. C’est dans ce contexte que l’office français de la biodiversité ainsi que la gendarmerie ont décidé de mener conjointement une opération sur réquisition de la procureure de la république de Nevers. Cette opération s’est déroulé dimanche 28 novembre, en périphérie de la forêt des Bertranges. Une vingtaine de gendarmes et d’agents de l’OFB ont contrôlé les véhicules en présence d’Axel Schneider, vice-procureur chargé de l’environnement. « Nous sommes attentifs au transport des armes, et surtout qu’elles soient transportées en sécurité, c’est-à-dire démontées, déchargées ou placées sous étui et déchargées » précise François Pohu, pour l’OFB.

La cible de cette opération est « la sécurité« . Lors du contrôle, les chasseurs ont été priés de montrer leur permis de chasser ainsi que la validation en cours. Le gibier prélevé et transporté devait aussi faire l’objet d’un examen, « qu’il s’agisse de grand gibier ou de petit gibier dont les populations sont plus fragiles, notamment la bécasse des bois, soumise à des dispositifs de marquage ».

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Des contrôles de plus en plus fréquents

Cette opération s’inscrit dans le cadre des missions de l’OFB dont les pouvoirs de police judiciaire se sont considérablement élargis suite à la fusion avec l’ONCFS. Le procureur Schneider a tenu à rappeler que cette opération est « habituelle à ce moment de la saison de chasse ». Habituelle oui, cependant, on peut constater une augmentation réelle de ces opérations de contrôle largement médiatisés. Les résultats sont-ils à la hauteur des moyens humains déployés ? La gendarmerie de Seine et Marne le faisait remarquer dans un post Facebook le 20 novembre : 40 chasseurs contrôlés, aucune infraction relevée. Ce qui est à noter, c’est l’introduction de ce post : « devant la recrudescence des accidents de chasse… ». Il ne faudrait pas confondre médiatisation des quelques accidents et nombre d’accidents.

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Nouvelles méthodes de comptage des loups. Un désaveu pour l’OFB ?

La réunion du 3 novembre entre les acteurs de terrain et Jean-Paul CELET, préfet référent du Plan national loup a été riche d’enseignements. En particulier sur un point important, le nombre de loups présents en France. L’OFB est accusé de sous-estimer les chiffres. Le préfet annonce que de nouvelles méthodes de comptage seront mises en oeuvre.

Un désaveu pour l’OFB ?

Pour l’OFB, il y aurait 624 loups en France. Pour les éleveurs, le compte n’y est pas, ils demandent des comptages plus rigoureux. Éleveurs, élus locaux insistent tous pour utiliser des moyens modernes et efficaces. Le simple relevé d’indices de présence n’est plus considéré comme fiable. D’autant plus qu’il est souvent réalisé par des personnes dont l’intérêt premier est de protéger les loups. Le préfet référent du plan national loup a annoncé que de nouvelles méthodes de comptage seraient mises en oeuvre. Elles utiliseront tous les moyens modernes (drones y compris) pour aboutir à des résultats certifiés et fiables. Cela veut-il dire que les anciennes méthodes ne donnent pas satisfaction ? Cela veut-il dire que l’OFB a mal fait les comptes ? Cette annonce ressemble fort à un désaveu pour cet organisme qui a depuis longtemps perdu toute crédibilité chez les éleveurs.

Ceci devrait permettre d’obtenir une nouvelle estimation dès le mois de juin 2022. Cette estimation donnera alors lieu à de nouveaux chiffres de prélèvements. Pour les représentants de la coordination rurale présents à cette réunion, les chiffres plus probables seraient de 1200 à 1500 individus. Il faut rappeler que les prélèvements sont un pourcentage du nombre estimé de loups sur le territoire national. Plus le chiffre officiel est bas, moins les prélèvements sont importants. Certains éleveurs et observateurs accusent l’OFB de sciemment minimiser ces chiffres. Ils ajoutent que cet organisme est considéré comme celui qui met en oeuvre le ré-ensauvagement en France sous la houlette de la ministre Pompili.

Cohabitation impossible entre loup et élevage

Le préfet et ses interlocuteurs ont ensuite abordé les points suivants :

  • cohabitation impossible entre les loups et l’activité humaine ;
  • nécessité de faciliter les démarches de reconnaissance et d’indemnisation en cas d’attaques ;
  • prise en charge à 100 % des coûts d’installation et d’entretien des mesures de protection. Sur les crédits du ministère de la Transition écologique ;
  • importance de déconstruire l’image idyllique du loup véhiculée dès l’école dans l’esprit des individus.

Ce dernier point est crucial. En effet, parallèlement à la réintroduction (appelé par certains retour naturel), on assiste à une véritable propagande pour donner une bonne image du loup. Cela commence par le jeune public qui doit subir dans les écoles des séances animées par des amis du loup qui distillent leur idéologie à nos chères têtes blondes. Imaginez le fils ou la fille d’un éleveur touché par la prédation à qui on vient dire que le loup est une gentille bestiole… Fabrice PANNEKOUCKE, conseiller régional délégué aux vallées de montagne insiste pour lancer des campagnes choc. Afin de « déconstruire l’image idéalisée que certains défenseurs du loup peuvent véhiculer ».

Lire : Plan national loup et activités d’élevage 2018-2023 (ministère transition écologique)

Des témoignages poignants.

Plusieurs éleveurs du massif des Aravis sont venus témoigner de leur quotidien depuis l’arrivée du loup. Prédation, pertes économiques, découragement, désespoir. Il faut noter que deux éleveuses ont tenu à rester anonymes car elles sont soumises à des menaces de la part de défenseurs du loup. L’une d’elle a interpelé le préfet en ces termes :

« Vous qui organisez des réunions de concertation et des groupes de travail réguliers pour assurer la préservation du loup, que comptez-vous mettre en place pour que nous, éleveurs, ne soyons pas très prochainement une espèce en voie d’extinction ?

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La présence du loup est enfin confirmée par l’OFB en Ardèche.

C’est aujourd’hui certifié, le loup est bel et bien présent sur le plateau de Coiron dans le département de l’Ardèche. L’office français pour la biodiversité a pu confirmer cette présence par la photo prise sur le plateau de Coiron par un piège photographique. Cette présence permet de mettre en corrélation les nombreuses attaques de troupeaux qu’il y a eu sur ce secteur.

Des attaques et une présence enfin confirmée

Après l’analyse d’une photo datant du 28 septembre, les spécialistes confirment que le loup est bien présent dans le département de l’Ardèche. En fallait-il autant, sachant que de nombreux éleveurs ont pu témoigner d’attaques sur leurs troupeaux dans ce même secteur ? Après ces attaques, le préfet de l’Ardèche, Thierru Devimeux, avait réuni un comité « Grands Prédateurs ». Agir au plus vite pour les éleveurs était important. La présence du loup, si elle avait été confirmée aurait était une problématique de taille.

Photographie du loup prise le 28 septembre sur le plateau du Coiron. – Préfecture 07

Aujourd’hui, suite au rassemblement de ce comité, la préfecture a expliqué dans un communiqué « les dispositions souhaitées par le préfet seront immédiatement mises en place selon les gradations prévues par le plan national d’actions loup et activités d’élevage ». Ainsi, le préfet autorise les éleveurs, ayant des moyens de protection en place et fait la demande préalable, de procéder à des tirs de défense sur le canidé afin de protéger les troupeaux.

Le communiqué précise qu’une « réunion technique pour expliquer l’ensemble du dispositif et acter la mise en place des mesures se tiendra le vendredi 8 octobre sur le plateau du Coiron avec les professionnels les plus directement concernés ». Un département en plus, sous pression à cause du prédateur, qui n’en finit plus d’exaspérer éleveurs et agriculteurs.

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