La promotion de la chasse sur les grandes chaînes, un combat permanent

Spot-FNC

Au cours des derniers mois, la FNC a réalisé deux campagnes publicitaires, qui ont été diffusées sur TF1 ainsi que sur un certain nombre de chaines. Bien que ces spots aient eu de bons retours de la part du monde cynégétique, les avis divergent chez les autres téléspectateurs et la promotion de la chasse reste un défi de taille pour le président Willy Schraen.

Pourquoi France Télévision refuse la promotion de la chasse sur ses chaînes ?

Lors du Game Fair 2022, le président de la Fédération Nationale des chasseurs Willy Schraen s’est exprimé sur ce refus de promouvoir les actions menées par les chasseurs et tous les acteurs du monde cynégétique auprès du grand public :

« La veille du départ de la campagne, évidemment on avait signé avec d’autres chaines donc nous n’avions pas les moyens de faire avec eux. Une fois que nous avions mis une solution de repli en place, ils nous ont appelé en disant : « On a réfléchis, on est d’accord ». Ils nous l’ont fait à l’envers. 

[…] On a également fait une campagne radio, et Radio France a refusé de le passer. »

A cette déclaration, Willy Schraen a ajouté que les points de vue écologistes primaient sur les intérêts de promouvoir la chasse. Il ajoutait : « Nos spots ne sont quand même pas violents. On ne peut pas montrer d’arme, de gibier … on ne peut rien montrer. L’idéologie écolo aujourd’hui est tellement violente, que l’on ne veut même pas nous diffuser. »

La chaîne a-t-elle donné une raison à ce refus ?

« Alors ils ont donné une réponse, la première réponse ça a été très clairement, c’est un mail : « Nous ne ferons jamais l’apologie de la chasse sur nos antennes. »

Au moins c’est clair. Bon il y a quand même 25% des gens qui habitent dans ces territoires, alors ils ne sont sans doute pas tous chasseurs mais ils ont une sensibilité, que l’on méprise totalement. »

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Haute-Savoie : Les chasseurs vont-ils abattre davantage de loups ?

Recomptage-des-loups-en-Haute-Savoie

Depuis longtemps, des discussions perdurent chez les chasseurs sur le comptage officiel des loups, effectué par l’Office Français de la biodiversité (OFB). Une subvention a été accordée aux chasseurs, par le département de Haute-Savoie, pour réaliser un nouveau comptage. Bien que la population est connue une période de croissance, il se pourrait qu’ils en abattent davantage.

Un recomptage des loups accordé par la FNC

Depuis plusieurs années, bon nombre de chasseurs souhaitent « prélever » plus de loups. En effet, ceux-ci revendiquent que les estimations du nombre de loups ne serait pas en accord avec la réalité. D’après eux, le nombre réel de loups présents dans les milieux forestiers diffèrerait totalement des chiffres donnés par l’OFB. Les chasseurs haut-savoyards ont obtenu l’accord du Département pour réaliser un recomptage de la population. Celui-ci sera possible grâce à une aide financière de 270.000€, accordée à la Fédération Nationale des chasseurs.

Le nouveau spot TV de la FNC pour promouvoir l’action des chasseurs

Voici la nouvelle campagne de publicité de la FNC. Vous pourrez la voir sur 17 chaînes des groupes TF1, M6, Canal + (CNews, C8, CStar) et RMC. Encore une fois les chaînes du service public ont refusé de diffuser ce clip.

Un film qui montre l’action des chasseurs au profit de l’environnement.

Le but est de faire connaître au grand public l’action des chasseurs au profit de la nature et des éco-systèmes. Souvent la chasse se résume, pour ceux qui ne la connaissent pas, à l’acte de tuer. La FNC veut montrer que les chasseurs s’investissent bénévolement dans la sauvegarde des biotopes, de la nature et de l’environnement. Le film a été tourné dans le Maine-et-Loire et en Haute-Garonne.

Willy Schraen explique le but de ce clip : « Nous nous montrons tels que nous sommes. Notre objectif est que l’image des chasseurs gagne en modernité et en sympathie. Nos fédérations sont agréées au titre de la protection de l’environnement, ce que nous mentionnons à la fin du film. Ce n’est pas un slogan publicitaire mais une réalité.

Lire aussi : Nouvelle campagne TV (FNC)

Encore une fois le service public refuse de diffuser notre clip vidéo

Willy Schraen exprime sa surprise, voire son mécontentement : « Pourtant, pour la deuxième année consécutive, France Télévision refuse de diffuser notre spot. Ce qui est inadmissible. De quoi a peur le service public ? Son rôle n’est-il pas d’assurer un minimum de pluralisme sur ses antennes ? »

Pourquoi les chaines de service public refusent cette diffusion ? Leurs dirigeants et journalistes mettent tous les jours en avant leur « mission de service public ». Il semble que la notion de service public ne soit pas comprise de la même manière par eux et nous. Pour eux, il s’agit plus de servir une idéologie que le public. C’est une trahison de la mission du service public organisé autour de 3 principes dont « l’égalité devant le service public ». Il signifie que toute personne a un droit égal à l’accès au service. Ce principe est constitutionnel.

L’inégalité de traitement que subit la FNC contrevient à la définition même du service public. Cela ne semble pas émouvoir les grands donneurs de leçons que sont les journalistes et dirigeants de ces chaînes. Ils préfèrent donner du temps d’antenne à un manipulateur comme Hugo Clément. Qu’a fait celui-ci pour l’environnement ? Rien si ce n’est, bénéficier de sa popularité pour lancer des appels aux dons pour des actions qui se sont toutes révélées être des fiasco. Le zoo de Pont-Scorff et Valfanjousse en sont des exemples flagrants. Une des sources de financement de ces chaînes est la redevance que paie tous les français dont les chasseurs.

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Bonne nouvelle, la LPO perd son procès face à la FNC.

Le tribunal a jugé que la protection de la biodiversité n’était pas le monopole de la LPO. En question, le document « Chasse, coeur de biodiversité » diffusé en janvier dernier aux élus de France par notre fédération. La LPO devra verser 7000 euros à la FNC et 7000 euros à l’agence qui a réalisé ce document.

Pourquoi ce procès ?

Lorsque la FNC diffuse « Chasse coeur de biodiversité », la LPO l’attaque immédiatement pour parasitisme. Elle considère que cela lui porte préjudice ainsi qu’à ses adhérents. La LPO demande même 960 000 euros de dommages tous préjudices confondus ! Elle reprochait à la FNC d’utiliser ds photos d’oiseaux, de parler de baguage et de suivi de migrations, sous-entendant que, elle seule, pouvait le faire.

Le tribunal de Paris a jugé que : « la LPO ne peut revendiquer un monopole sur le fait de faire figurer un cliché animalier dans une campagne de communication. » A propos des baguages et suivi de migrations : « la LPO ne peut prétendre, du fait des actions similaires qu’elle a engagées, s’arroger un monopole tant sur ce type d’activité que sur la communication y afférente et ainsi vouloir interdire à d’autres acteurs, dont elle ne partage pas la philosophie, de communiquer également sur leurs propres actions en ce domaine. »

Le président Willy Schraen se félicite de cette décision : « La LPO ne peut pas interdire à la FNC de communiquer pour valoriser l’apport des chasseurs et de leurs fédérations à la nature et à la biodiversité. Elle nous a intenté un véritable procès politique en essayant de détourner le droit de la concurrence et celui de la propriété intellectuelle mais la justice n’a pas été abusée par cette manœuvre, assortie de prétentions financières exorbitantes.« 

—> Lire : communique de presse de la FNC

Le tribunal considéré comme une arme par les associations anti-chasse.

Nous le savons tous, les associations et groupuscules anti-chasse sont des spécialistes de l’action judiciaire. Ils attaquent maintenant systématiquement les arrêtés concernant la chasse. Ils se portent aussi partie civile quand un animal protégé est retrouvé mort et demandent des dommages et intérêts. Quand ils les obtiennent, cela vient gonfler leur cagnotte. Il est extraordinaire que la LPO attaque la FNC pour parasitisme ! Cette association qui reçoit des centaines de milliers d’euros de subventions chaque année (900 000 l’année dernière) ose parler de parasitisme. Les chasseurs n’attendent pas de subventions pour agir encore et toujours pour la biodiversité.

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Ruralités vivantes : 10 propositions de la FNSEA co-signées par la FNC

Les élections présidentielles approchent et la ruralité doit se faire entendre. C’est pourquoi la FNSEA, la FNC et d’autres organisations viennent de signer un manifeste pour des ruralités vivantes. Voici les mesures phares de ce projet.

Ce n’est pas la première fois que FNSEA et FNC font cause commune pour la défense de la ruralité. Rappelez-vous la manifestation virtuelle de la FNC du 12 juin dernier. Lire notre article ici. Il s’agissait déjà de défendre et promouvoir des ruralités vivantes, actives et moteur pour notre pays. Pas une campagne mise sous cloche et transformée en parc national comme le souhaitent les verts.

  1. Faciliter l’installation et la transmission d’entreprises en milieu rural pour atteindre 100 000 entreprises reprises ou nouvellement implantées dans des communes très peu denses d’ici à 2030
    Le manifeste préconise de pérenniser le dispositif fiscal des zones de revitalisation rurale, de créer un guichet unique pour les entrepreneurs en milieu rural ou encore d’améliorer le dispositif de transmission des entreprises notamment agricoles en « privilégiant l’accompagnement des cédants vers l’installation de jeunes agriculteurs plutôt que l’agrandissement de structures existantes ».
  2. Revitaliser le tissu industriel, agricole, commercial et artisanal des zones rurales françaises avec comme objectif une augmentation annuelle de leur résultat net de 5% d’ici à 2030 et la création de 15000 emplois directs.
    Parmi les solutions pour y parvenir, la FNSEA propose d’exonérer de charges patronales pendant 3 ans tous les emplois créés en CDI pour les entreprises implantées dans des communes de moins de 3000 habitants jusqu’à 5 salariés.
  3. Consolider les groupements d’employeurs
    L’idée proposée est notamment de développer des partenariats entre les différents secteurs d’activités. « Il pourrait être proposé des contrats offrant aux salariés des missions sur la durée ou complémentaires à l’image des saisonniers qui pourraient travailler dans des stations de ski l’hiver et dans le secteur agricole l’été« , peut-on lire dans le manifeste.
  4. Renforcer le lien entre entrepreneurs et territoires
    Comment ? En déployant d’ici à 2030 un conseil économique dans chaque commune, ou à défaut, à l’échelle des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), propose la FNSEA.
  5. Offrir des ouvertures de marchés et des opportunités économiques
    Le manifeste propose de modifier des règles de marchés publics pour renforcer l’accès des PME à certains marchés, d’instaurer un dispositif dérogatoire aux communes rurales pour leur permettre de privilégier une entreprise locale dans certains cas, ou encore de sanctionner les opérateurs si une commune et 95% de ses entreprises ne peuvent être reliées à internet très haut débit d’ici à 2024.
  6. Faciliter l’installation d’un tiers-lieu par inter-communalité et maintenir un commerce multi-service dans chaque village de moins de 1500 habitants d’ici à 2030
    Pour ce faire, la FNSEA propose notamment de créer une aide forfaitaire annuelle dédiée au maintien des commerces alimentaires de première nécessité dans les communes de moins de 700 habitants.
  7. Faire des entreprises rurales des moteurs de la neutralité carbone nationale
    Le manifeste préconise notamment de cofinancer les externalités positives des secteurs qui contribuent au développement des puits de carbone, notamment les activités agricoles et forestières ou de dynamiser le développement de projets d’énergies renouvelables agricoles et sylvicoles en intégrant les parties prenantes dans les nouvelles gouvernances locales de production d’énergie prévues par la loi Climat et Résilience.
  8. Revitaliser 10 000 centres-bourgs d’ici à 2050
    Comment ? En accordant des fonds spécifiquement dédiés aux EPCI de moins de 10 000 habitants pour réinvestir le bâti vacant ou en apportant des soutiens spécifiques aux entrepreneurs ruraux.
  9. Développer des projets de territoires
    La FNSEA propose notamment de simplifier la mise en place des projets alimentaires territoriaux (PAT).
  10. Fédérer les habitants pour construire
    Le manifeste préconise par exemple de rédiger un livret d’accueil communal à destination des nouveaux habitants intégrant la présentation du territoire rural et de ses acteurs économiques et associatifs.

Lisez l’intégralité du manifeste ici. Manifeste pour des ruralités vivantes

Une bonne nouvelle pour les chasseurs de gibier d’eau !

Il est possible de bien travailler avec certains ministres. La FNC et le ministère de l’agriculture viennent de conclure un accord à propos du transport des appelants en cas de grippe aviaire.

Permettre la poursuite de la chasse tout en assurant la maîtrise du risque sanitaire.

Le ministère de l’agriculture de Julien Denormandie et la FNC viennent d’aboutir à un accord après de longs mois de travaux. Il concerne le transport des appelants en cas de risque d’influenza aviaire. Ce transport des appelants est ainsi autorisé au passage en risque modéré et le restera en cas de risque élevé d’influenza pour les chasseurs qui n’ont pas de lien avec un élevage commercial de volailles et qui détiennent au maximum 15 oiseaux d’agrément. Les détenteurs d’appelants devront par ailleurs être connus des services de contrôle afin d’identifier avec précision la localisation des oiseaux en cas de crise et de garantir la réactivité nécessaire pour maîtriser la diffusion du virus. L’arrêté du 16 mars 2016 (voir source 1 en bas d’article) a été modifié et doit être publié dans les prochains jours. La FNC se félicite de cet accord et de l’écoute attentive d’un ministre qui comprend et s’intéresse aux enjeux de la chasse. Le communiqué du ministère de l’agriculture est clair à ce sujet (voir le communiqué en source 2).

Il y a des ministres avec lesquels il est possible de travailler.

Depuis son arrivée au ministère de l’agriculture, Julien Denormandie nous a habitué à un langage clair. Nous avons tellement l’habitude d’entendre des ministres nous dénigrer que son pragmatisme, son écoute et sa claire vision des enjeux nous surprend. Il est à l’opposé de sa collègue Pompili qui, elle, est enfermée dans son dogmatisme. Elle a d’ailleurs déclaré il y a peu qu’il serait souhaitable que l’agriculture passe sous contrôle du ministère de la transition écologique (https://www.reussir.fr/le-ministere-de-la-transition-ecologique-devrait-inclure-lagriculture-selon-barbara-pompili). Cette déclaration a dû beaucoup plaire à monsieur Denormandie. Nous aimerions qu’elle se contente déjà de bien faire le travail pour lequel elle a été nommée avant de postuler à d’autres responsabilités. Transmettre au conseil d’État tous les éléments nécessaires pour garantir la légalité de ses arrêtés serait un bon début…

  1. Arrêté de 2016
  2. Communiqué de presse du ministère

Une ouverture sous le signe de l’optimisme et de la combativité.

L’ouverture générale de la chasse a eu lieu ce dimanche 12 septembre. Les fusils et le matériel ont été vérifiés, les chiens étaient excités de voir les préparatifs, les jeunes permis un peu intimidés d’attaquer leur première saison, les plus anciens ravis de retrouver le chemin des bois, des champs et des émotions liées à notre passion.

Des chiffres encourageants.

La FNC et certaines FDC se félicitent de l’engouement que suscite notre passion. En effet, le nombre d’inscriptions à l’examen du permis de chasser est en nette augmentation dans beaucoup de départements comme la Dordogne, le Pas de Calais, le Rhône, l’Ain ou la région parisienne. A tel point qu’il a fallu inscrire certains sur des listes d’attente car les services de l’OFB ne peuvent répondre à la demande. Nous le disions dans un précédent article (https://www.jaimelachasse.fr/actualites-chasse/le-nombre-de-chasseurs-augmente-en-france), il s’agit d’une croissance de 18% par rapport aux années précédentes. Il est encourageant de voir que, ni le contexte sanitaire, ni les attaques que nous subissons ne découragent ces nouveaux pratiquants. Bienvenue à eux et faisons tout pour bien les accueillir. En effet, réussir son permis n’est qu’une première étape, il faut ensuite trouver un territoire de chasse et y être intégré. Soyons ouverts et accueillants. Sachons transmettre, guider, conseiller avec bienveillance. Ces nouveaux permis sont l’avenir.

Optimisme mais combativité.

L’ouverture de la saison coïncide presque avec les manifestations de défense de notre passion et de notre mode de vie. En effet, le 18 septembre auront lieu des grands rassemblements dans différents endroits en France (voir notre article https://www.jaimelachasse.fr/actualites-chasse/le-18-septembre-tous-mobilises). La mobilisation doit être massive ! Nous ne devons pas aller chasser ce jour là. Faisons le sacrifice d’une journée de chasse pour montrer notre détermination et faire plier la ministre Pompili. L’égoïsme doit faire place au sens de l’intérêt général. Pensons à l’avenir, pensons à ce que nous allons transmettre à nos enfants. Voulons-nous leur laisser une chasse réduite à presque rien ou une chasse préservée grâce à notre combativité ?

La combativité, c’est aussi ne plus se laisser faire, ne plus courber l’échine, ne plus considérer qu’il est normal que nos cabanes brûlent, que nos miradors soient sabotés, que nous soyons insultés ou menacés et que la chasse fasse l’objet de campagnes de propagande haineuses et mensongères. Bien entendu, il n’est pas question de nous faire justice nous-mêmes, nos opposants n’attendent que cela ; il faut par contre systématiquement porter plainte à chaque agression, destruction ou menace. Je rappelle d’ailleurs qu’un observatoire des violences faites aux chasseurs a été mis en place en septembre 2020 sur le site internet de la FNC, à l’adresse suivante : (https://www.chasseurdefrance.com/pratiquer/signaler-un-acte-malveillant/). Il faut aussi combattre les mensonges avec notre vérité, nos chiffres, nos arguments et la réalité du terrain et de nos actions. Il faut aussi être irréprochable. Cela passe par la mise en oeuvre stricte des mesures de sécurité et par une attitude ouverte et bienveillante à l’égard des non chasseurs rencontrés lors de nos parties de chasse et aussi par l’explication inlassable des bienfaits de notre action pour la nature et les biotopes que nous entretenons.

Attaque à la tronçonneuse dans le Gard

A Saint-Julien-de-Peyrolas, dans le Gard, les tronçonneurs de miradors ont encore sévi. Alors que la société avait été victime d’actes malveillants en avril, celle-ci a encore fait les frais de saboteurs. Face à tels actes, le ras-le-bol général commence à se faire ressentir du côté des chasseurs de la commune gardoise.

Six miradors détruits à la tronçonneuse

Pour renforcer la sécurité les adhérents de la société de chasse La Saint-Hubert ont installé, au fil du temps des miradors. Mais avec ou sans miradors, la chasse se déroulera quand même et ça… les quelques voyous anti-chasse, ne le comprennent toujours pas.

Dans la forêt de la Boissonade, des miradors étaient en place pour la sécurité de tous. Au printemps déjà, les chasseurs avaient constaté des dégradations sur ces matériels ainsi que sur le relais de chasse. Cette fois-ci ce sont six miradors qui ont été tronçonnés dans des endroits relativement escarpés. Les faits ont été commis durant le week-end, le maire a dépêché des agents de police afin de venir constater l’ampleur des dégâts et rappeler qu’il n’est pas rare de subir de telles attaques. Face à ces actes odieux et malveillants, une ÉNIÈME plainte a été déposée par le président de la société auprès de la gendarmerie de Pont-Saint-Esprit qui nous l’espérons, servira un jour à quelque chose.

L’ensemble de l’équipe souhaite apporter son soutien à la société de chasse qui une nouvelle fois se voir subir les foudres de quelques affolés. Pour tout acte malveillant, n’oubliez pas de le déclarer sur le site de la FNC : https://www.chasseurdefrance.com/pratiquer/signaler-un-acte-malveillant/

100 000 chasseurs formés par an pour plus de sécurité

La chasse sait évoluer et s’adapter. A preuve, cette nouvelle formation décennale obligatoire à la sécurité. La première a été inaugurée par Willy Schraen, président de la FNC, dans les Hauts de France.

La chasse, un loisir dangereux ?

Si on se contente de regarder les chiffres, la réponse est clairement non. Le nombre d’accidents ne cesse de baisser (-71% d’accidents mortels en 20 ans). La comparaison avec d’autres activités de sport ou de loisir montre aussi que la chasse n’est pas une activité dangereuse. Mais il faut prendre en compte d’autres facteurs que les seules statistiques. Il y a l’insécurité et le sentiment d’insécurité. Les opposants à la chasse, disposant de relais dans la presse généraliste, ont réussi à faire croire à l’opinion publique que les accidents sont en augmentation et que les chasseurs sont dangereux. Cette impression, communément admise chez les non chasseurs, est déconnectée des chiffres et de la réalité. Les instances fédérales de la chasse ont donc décidé de frapper un grand coup et de rendre obligatoire une formation à la sécurité. Combien d’autres sports peuvent se prévaloir d’un tel investissement et d’une telle réactivité ? Les chasseurs doivent se réjouir de cette avancée qui leur permettra de s’afficher comme des acteurs responsables mais aussi de réviser les fondamentaux.

La formation décennale à la sécurité.

Elle est rendue obligatoire par un arrêté d’octobre 2020 qui impose trois nouvelles règles aux chasseurs :

  • port d’un vêtement orange fluo pour les actions de chasse collective au grand gibier ;
  • pose de panneaux d’information avant l’action de chasse et enlèvement de ces panneaux à l’issue ;
  • formation décennale à la sécurité.

La partie théorique se divise en quatre modules dont le contenu est identique pour l’ensemble des FDC. La durée de celle-ci est d’environ 3h30. Afin d’obtenir son attestation, il vous faudra assister à chacun de ces modules. Elle comporte aussi des mises en situation par le biais de vidéos. L’objectif est de former 100 000 chasseurs par an. On peut trouver dommage que la partie pratique soit, pour le moment, absente et qu’aucune épreuve de tir et de manipulation d’armes ne soit prévue.

Les FDC au coeur du dispositif.

Cette formation sera dispensée par les fédérations départementales des chasseurs mais celles-ci dispensent aussi de nombreuses autres formations dont les intitulés peuvent être trouvés sur leurs site d’information : formation chasse à l’arc, examen du permis de chasser, formation chef de ligne et de responsable de battue. Tout ceci pour responsabiliser les chasseurs et améliorer la sécurité.

Dans l’annonce de la mise en place de cette formation, Willy Schraen annonce « la sécurité à la chasse est de la responsabilité de tous mais elle est aussi individuelle. Chacun d’entre nous, par son comportement, est responsable de l’image qu’il donne de la chasse. Alors qu’un chasseur chasse une trentaine de jours annuellement, on dénombre en moyenne, le décès accidentel d’une personne « non-chasseur » par an. Bien sûr, un mort à la chasse est toujours un mort de trop. Les 94 Fédérations départementales agissent au service des chasseurs pour leur sécurité et celle des autres usagers de la nature. Elles sont le maillon essentiel de la réussite de cette ambition. Déjà, leur implication et celle des chasseurs ont permis de diminuer de 71 % les accidents mortels en 20 ans. Les commissions «Sécurité» récemment instaurées au sein des FDC, sont un levier supplémentaire dans la lutte contre les accidents ».

Dordogne, des miradors vandalisés par des voyous.

Même en Dordogne, des actes anti-chasse sont à noter. L’amicale des chasseurs de Plazac l’a constaté récemment. Des miradors, ces installations dédiées à la sécurité de tous, sont victimes de la bêtise de quelques individus intolérants et surtout peu démocrates. Faut-il y voir l’oeuvre d’un groupe local, le FAC (front anti-chasse) ?

Cinq miradors vandalisés

À Plazac, dans le Périgord Noir, cinq miradors ont été visés, marches de l’échelle démontées, structures renversées. Installées pour augmenter la sécurité, ces structures sont prises pour cible par des individus qui s’imaginent avoir tous les droits. Détruire ces miradors n’empêche pas la chasse, c’est juste mettre en danger la vie d’autrui. De plus, ces installations se trouvent sur des propriétés privées dont les propriétaires ont confié leur droit de chasse. Il y a donc triple faute dans cet acte anti-chasse : le premier, mise en danger de la vie d’autrui, le deuxième destruction de bien privé et le troisième, violation de la propriété privée.

Les chasseurs énervés

Voici la réaction de Alain Dupré, président de l’Amicale des chasseurs locaux : « En ce qui nous concerne, la chasse n’est pas un jeu, comme certains, sûrement mal informés, peuvent le penser. Elle fait partie de la vie active et des traditions de nos villages de campagne, nous ne nous laisserons pas dicter la marche à suivre par des individus qui ne connaissent rien à la nature et se laissent guider par les idées farfelues qui circulent sur les réseaux sociaux. La réglementation est définie par arrêté préfectoral, les quotas de prélèvement sont fixés par la DDT [Direction départementale des territoires] et l’ONCFS [Office national de la chasse et de la faune sauvage]. Pendant la période de Covid 19, les activités relatives à la chasse ont été classées ‘‘mission d’intérêt général’’ au niveau national. En ce qui nous concerne, nous demandons simplement que les idées des uns et des autres soient respectées, pour vivre ensemble en harmonie, pour le bien de tous et de notre nature en priorité. » Il ajoute « Si, dans le futur, de tels actes se reproduisaient, une plainte pour dommages sur le bien d’autrui sera déposée. » J’ai envie de vous dire, président, qu’il ne faut pas attendre une nouvelle déconvenue, il faut aller porter plainte tout de suite, ne rien laisser passer. Les auteurs de ces actes doivent en répondre devant la justice et au plus vite !

Si vous subissez des actes malveillants, n’oubliez pas de communiquer ceux-ci sur le site de la FNC : https://www.chasseurdefrance.com/pratiquer/signaler-un-acte-malveillant/

Les anti-chasse locaux : mensonges et insultes.

Ils sont regroupés au sein du FAC, le front anti-chasse de Dordogne. Ce collectif est installé à Montignac et dispose d’une page Facebook qui révèle leur vraie nature. Sous couvert de défense de l’environnement, ces individus se livrent à leur occupation favorite, semer la haine et les mensonges. Voici quelques exemples de leurs publications.

Publication du FAC

Nous trouvons aussi sur leur page des mensonges grossiers. Voici une photo qui montre des sacs remplis de cartouches vides. Cette photo a été utilisée par tous les anti-chasse de France et de Navarre avec la légende suivante : « voici ce que les chasseurs laissent traîner dans la nature. heureusement que nous sommes là pour ramasser leurs déchets… »

Voici la légende de la photo : « Récolte de cartouches en pleine Nature par un membre de l’association Green, lors de la dernière saison de chasse. » MENSONGE !!!

Malheureusement pour eux la manipulation a été détectée ; cette photo montre des cartouches collectées après un ball trap dans un club. Non seulement ils mentent mais en plus, ils n’ont aucune originalité, cette photo ayant été utilisée à de nombreuses reprises par ces groupes extrémistes. Ces « amoureux de la nature » qui se présentent comme des démocrates ne sont que des extrémistes violents qui ne respectent absolument pas les règles de base de la vie dans une société démocratique. On peut d’ailleurs se demander, compte tenu de la pauvreté de leurs publications, s’il s’agit d’adolescents attardés ou juste d’activistes incultes…