Les 3 et 4 octobre, plus de 800 bénévoles réunis par les fédérations départementales des chasseurs du Cantal (FDC15) et de la Haute-Loire (FDC43) ont recensé 2 462 cerfs sur le massif de l’Alagnon. Une opération d’une ampleur rare, répétée tous les six ans. Comment compte-t-on des cerfs sur 70 000 hectares, et que disent vraiment ces chiffres ?
Que donne le comptage 2026 ?
Selon les premiers résultats publiés par InfoRadar et La Commère 43, les observateurs ont dénombré 2 462 cerfs élaphes :
- 733 mâles ;
- 1 448 femelles et jeunes ;
- 281 animaux dont le sexe n’a pas pu être déterminé.
Le comptage a couvert 38 communes et environ 70 000 hectares, découpés en 389 secteurs. Ces résultats sont bruts : l’analyse détaillée, qui doit les comparer aux comptages précédents, est annoncée par les fédérations.
Comment fonctionne un comptage de ce type ?
Le principe est de faire observer tout le massif en même temps, pour éviter de compter deux fois le même animal. Chaque secteur est confié à une équipe de bénévoles (chasseurs, agents, habitants) qui le prospecte selon un itinéraire défini et note chaque cerf vu, avec son sexe et sa catégorie d’âge quand c’est possible.
Sur l’Alagnon, chaque secteur a été prospecté trois fois. Ces passages répétés permettent de limiter les oublis liés au relief, à la végétation ou aux déplacements des animaux. L’opération se tient début octobre, à la fin du brame, quand les cerfs sont actifs et plus faciles à observer.
Ce que mesure un comptage, et ce qu’il ne mesure pas
Un comptage donne un nombre minimum d’animaux vus à un moment donné. Il ne donne pas la population exacte : une partie des cerfs échappe toujours aux observateurs. Sa valeur tient surtout à la répétition : en reproduisant la même méthode tous les six ans sur le même territoire, on obtient une tendance fiable (hausse, stabilité, baisse).
Le rapport entre mâles et femelles est aussi une donnée précieuse pour orienter les plans de chasse, c’est-à-dire le nombre d’animaux que chaque territoire est autorisé à prélever.
Pourquoi ces chiffres comptent pour le territoire
Sur un massif où cohabitent forêts, estives et élevage, le cerf est à la fois une richesse et une source de tension (dégâts aux prairies, aux cultures et aux jeunes arbres). Ces comptages, organisés par les fédérations avec le concours de centaines de bénévoles, donnent une base objective pour discuter avec les agriculteurs, les forestiers et l’administration. D’autres fédérations font ce travail, comme la fédération du Doubs ou les équipes qui suivent le cerf à Challet en Eure-et-Loir.
Rendez-vous lors de la publication de l’analyse complète, que nous détaillerons ici.
Sources
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- InfoRadar, « Plus de 2 400 cerfs recensés sur le massif de l’Alagnon lors d’un comptage interdépartemental » : inforadar.fr
- La Commère 43, « Comptage de cerfs : 2 500 animaux comptabilisés entre Cantal et Haute-Loire » : lacommere43.fr












