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Dégâts grand gibier, la facture est très lourde dans l’Oise

Si la chasse permet de limiter les populations de grand gibier, elle indemnise aussi les dégâts engendrés par ceux-ci. Dans l’Oise, les chasseurs devront payer la facture aux agriculteurs et celle-ci est lourde. En effet, 870 hectares de cultures ont été saccagés, ce qui fait s’envoler la facture à hauteur de 1,4 millions d’euros. Cela ne sera pas sans conséquences.

Une facture record pour les dégâts

Chaque année, les chasseurs assument en totalité l’indemnisation des dégâts agricoles, causés par le grand gibier. Dans l’Oise la facture a explosé cette année. En cause, la hausse du prix des matières premières, notamment les céréales. La fédération départementale des chasseurs de l’Oise doit ainsi verser pas moins de 1,4 millions d’euros aux agriculteurs locaux pour 870 hectares détruits. S’il y a moins de dégâts que l’année précédente, l’inflation des matières premières engendre une facture salée.

Dans le département, des mesures sont actuellement mises en place afin d’améliorer la régulation du sanglier. En effet l’animal est responsable d’une part importante de ces dégâts. Ainsi la prolongation de la période de chasse semble être la meilleure des mesures. Malheureusement, même si les instances cynégétiques tentent de régler le problème, certaines chasses ne jouent pas le jeu. En effet, trop de chasses interdisent encore, le tir des laies afin de ne pas engendrer un pseudo-déclin des populations. Un faux argument et une consigne absurde lorsque l’on connaît la biologie de l’espèce et les problématiques engendrées.

Lire aussi : « On est proche de la rupture » selon le président des chasseurs

Les fédérations à bout de souffle

En janvier ,Willy Schraen annonçait le système à bout de souffle. « Ce ne sera pas tenable indéfiniment. Rendez-vous compte que dans le Loiret, les indemnisations progressent, alors qu’on a réussi à réduire de 20% la surface concernée par ces dégâts agricoles ». Avant de poursuivre « on veut bien continuer à être au service de l’intérêt général, mais là, on est proche de la rupture. Arrivera un moment où on ne pourra plus financièrement, tout simplement ». Ce point de rupture se rapproche-t-il plus rapidement que prévu ? De plus, la situation géopolitique actuelle va elle aussi entraîner une augmentation des prix. Une situation à suivre de près.

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