Les locaux de France Nature Environnement recouvert de fumier

Durant la nuit, le site de l’association anti-chasse France Nature Environnement a été recouvert de fumier par un agriculteur en colère. Cet acte intervient après les dernières évolutions du dossiers des bouquetins du Bargy.

FNE contre l’abattage des bouquetins du Bargy

170 bouquetins du Bargy devaient être abattus pour des raisons sanitaires. En effet, pour lutter contre la brucellose, la préfecture avait ordonné l’abattage de certains individus pour limiter la propagation. Cependant, les associations environnementales comme FNE se sont positionnées contre cette décision et ont attaqué l’arrêté. Ainsi, le 17 mai, le tribunal administratif de Grenoble a suspendu l’article 1 de l’arrêté préfectoral autorisant le prélèvement de ces ongulés. Cependant, seuls les tirs de prélèvement ont été suspendus par le tribunal administratif de Grenoble. Les captures elles restent autorisée. Ce qui permet ainsi de tester les animaux.

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Les locaux couverts de fumier par un agriculteur

Les agriculteurs sont en colère. En effet, la brucellose est une maladie transmissible aux vaches. Dans ce secteur de la France, les bouquetins peuvent être en contact avec les vaches. Ce qui peut engendrer de réels problèmes de santé publique. Pour rappel, la brucellose est l’une des zojonoses les plus répandues transmises par les animaux. Transmise à l’Homme, elle peut avoir de graves conséquences pour la santé. Ainsi, cette nuit, les locaux de FNE ont été recouverts de fumier par un agriculteur en colère. L’auteur aurait été arrêté par la gendarmerie. Affaire à suivre.

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La solution miracle contre les dégâts de sanglier ?

Le sanglier ne cesse de commettre des dégâts sur les parcelles cultivées. Chaque année, ce sont 80 millions d’euros d’indemnisations que les chasseurs paient. Malgré les répulsives, les clôtures électriques, les tirs d’affût, le suidé continue de ravager les champs. En Normandie, un agriculteur a peut-être trouvé la solution miracle pour faire fuir les sangliers.

Les poils de chien, solution miracle contre le sanglier ?

Chaque année, les sangliers causent énormément de dégâts agricoles. Exaspéré par les suidés qui ravagent ses parcelles de maïs, un agriculteur a tenté de trouver la solution face à cette problématique. En effet, après avoir essayé de nombreuses « solutions », l’agriculteur aurait trouvé LA solution miracle. Le suidé étant chassé de manière régulière en battue et avec des chiens, l’agriculteur a eu l’idée ingénieuse de disperser de poils canins sur son exploitation. Une solution qui aujourd’hui porte ses fruits. « Comme les sangliers ont un odorat prononcé, le fait de sentir les poils des chiens leur indique qu’il y a éventuellement la présence d’un ou plusieurs animaux dans le coin et ça les repousse. Ils ne viennent plus dans les champs pour manger les grains de maïs. On voit des traces de sangliers à proximité des champs, mais ils ne pénètrent plus à l’intérieur », explique-t-il. Aurait-il la solution miracle ? Il serait peut-être judicieux de démocratiser cette expérience et d’évaluer les résultats par le biais d’une étude sanglier-dégâts. En plus de cela, cette opération est peu coûteuse et de surcroît écologique. De quoi donner des idées aux agriculteurs et/ou chasseurs.

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Reportage

Découvrez le reportage de France TV parlant de cette solution miracle qui satisfait de plus en plus d’agriculteurs, ci-dessous.

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Dégâts grand gibier, la facture est très lourde dans l’Oise

Si la chasse permet de limiter les populations de grand gibier, elle indemnise aussi les dégâts engendrés par ceux-ci. Dans l’Oise, les chasseurs devront payer la facture aux agriculteurs et celle-ci est lourde. En effet, 870 hectares de cultures ont été saccagés, ce qui fait s’envoler la facture à hauteur de 1,4 millions d’euros. Cela ne sera pas sans conséquences.

Une facture record pour les dégâts

Chaque année, les chasseurs assument en totalité l’indemnisation des dégâts agricoles, causés par le grand gibier. Dans l’Oise la facture a explosé cette année. En cause, la hausse du prix des matières premières, notamment les céréales. La fédération départementale des chasseurs de l’Oise doit ainsi verser pas moins de 1,4 millions d’euros aux agriculteurs locaux pour 870 hectares détruits. S’il y a moins de dégâts que l’année précédente, l’inflation des matières premières engendre une facture salée.

Dans le département, des mesures sont actuellement mises en place afin d’améliorer la régulation du sanglier. En effet l’animal est responsable d’une part importante de ces dégâts. Ainsi la prolongation de la période de chasse semble être la meilleure des mesures. Malheureusement, même si les instances cynégétiques tentent de régler le problème, certaines chasses ne jouent pas le jeu. En effet, trop de chasses interdisent encore, le tir des laies afin de ne pas engendrer un pseudo-déclin des populations. Un faux argument et une consigne absurde lorsque l’on connaît la biologie de l’espèce et les problématiques engendrées.

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Les fédérations à bout de souffle

En janvier ,Willy Schraen annonçait le système à bout de souffle. « Ce ne sera pas tenable indéfiniment. Rendez-vous compte que dans le Loiret, les indemnisations progressent, alors qu’on a réussi à réduire de 20% la surface concernée par ces dégâts agricoles ». Avant de poursuivre « on veut bien continuer à être au service de l’intérêt général, mais là, on est proche de la rupture. Arrivera un moment où on ne pourra plus financièrement, tout simplement ». Ce point de rupture se rapproche-t-il plus rapidement que prévu ? De plus, la situation géopolitique actuelle va elle aussi entraîner une augmentation des prix. Une situation à suivre de près.

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Gênés par la poussière, ils caillassent la moissonneuse

Certains sont en vacances, profitent du soleil et de l’été, pour d’autres, les agriculteurs, c’est la saison des moissons. Dimanche, dans l’Essonne, un agriculteur qui moissonnait s’est fait attaquer par des voisins qui faisaient un barbecue. Dérangées par la poussière engendrée par l’activité de la moissonneuse, ces personnes ont jeté des pierres sur l’engin agricole. Pour calmer les esprits, la police est intervenue.

La ruralité encore une fois attaquée

C’est une nouvelle qui vient renforcer les confrontations qui existent entre agriculteurs et néoruraux. Après des semaines de pluie, Gérard Praudel, agriculteur, décide de moissonner son champ. Situés en face, des voisins ont eux organisés une fête d’anniversaire ainsi qu’un barbecue. Alors que Gérard commence son travail, les voisins ont commencé à râler. Insatisfait de voir un agriculteur travailler un dimanche, ces personnes se sont interposées sur sa parcelle et ont tenté de rentrer dans sa moissonneuse. « Ils ont voulu m’interdire de récolter. Ils sont rentrés sur mon champ et sont montés sur le marchepied de ma moissonneuse. Un des deux a même ouvert la porte de la cabine et est entré en me disant de stopper. J’ai voulu les prendre en photo, mais ils ont jeté mon téléphone à terre. »

Ils ont jeté des pierres sur ma moissonneuse

Gérard Praudel, agriculteur.

Alors qu’il tentait de travailler et de calmer les esprits, Gérard s’est vu caillasser son engin agricole par des personnes présentes à l’événement. « D’autres ont même jeté des pierres sur ma moissonneuse ! Une des personnes m’a dit qu’il était adjoint au maire, qu’il y avait un arrêté et que je ne pouvais pas moissonner le dimanche, ce qui est faux. Et si je viens, c’est que je n’ai pas le choix. Ils ont fini par appeler la police, qui est venue et m’a donné raison », témoigne-t-il.

L’élu ne peut pas faire cuire sa viande

Le conseiller municipal qui est intervenu, c’est Mathieu Ceballo, issu de la liste divers gauche. Il explique « ce qui s’est passé est regrettable. Je l’ai appelé le lendemain pour présenter mes excuses au nom du voisinage ». En effet, brandir le fait qu’un arrêté existe pour ne pas travailler le dimanche est une belle absurdité. En effet, l’arrêté municipal en vigueur « interdit les travaux et nuisances sonores, mais ne s’applique pas aux agriculteurs ». Lorsque l’on est cadre de la fonction publique, il est évident que la notion de « travailler le dimanche » n’est pas ancrée.

Cet élu continue quand même de défendre ses amis, responsables de l’agression en expliquant « ils ne pouvaient pas cuire leur viande. L’idée, c’était d’aller le voir pour lui demander s’il pouvait commencer par labourer à l’autre extrémité, le temps de faire le barbecue« . Encore une fois, la marche est très haute entre les dires et la réalité. Lorsque l’on représente la République, peut-on agir ainsi ? Sommes nous au-dessus ? Cette personne se dit prête à échanger et discuter avec l’agriculteur agressé, mais cela n’est-il pas trop tard ? Taper sur la ruralité sans en prendre connaissance et conscience entraînera sa disparition. Il sera temps de réagir, par les urnes.

Les agriculteurs à bout à cause des choucas.

Les dégâts liés à la faune sont fréquents. Sangliers, corbeaux, étourneaux, bon nombre d’entre eux profitent de l’activité humaine pour se nourrir. Face à cette faune qui détruit leurs cultures, les agriculteurs n’en peuvent plus. Dans la Manche, après les étourneaux l’hiver, ce sont les choucas qui s’attaquent aux semis. Il est cependant impossible d’agir puisqu’il s’agit d’une espèce protégée.

Les agriculteurs de la Manche sur les nerfs

Soumis à un travail difficile, à une économie bancale et insuffisante, les agriculteurs subissent les dégâts de la faune sauvage de plus en plus souvent. Après les étourneaux qui attaquent les silos l’hiver, les choucas, espèce protégée, attaquent semis et autres cultures fraîchement semées.

Dans les zones de montagne ce sont les loups, les ours. Nous ce sont les sangliers, les chevreuils, les corbeaux, les étourneaux. Ils ne nous tuent pas des bêtes mais ils tuent des cultures.

Jérôme Gibault, salarié agricole et secrétaire général adjoint des Jeunes Agriculteurs de la Manche.

La fédération départementale des chasseurs de la Manche le reconnaît, « on a énormément de problèmes à l’époque des semis. Tous les ans, il y a des dégâts » témoigne Christophe Gouache.

Quels moyens pour limiter la casse ?

Les corbeaux freux ainsi que les corneilles noires sont des espèces classées ESOD, « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts ». Par ce statut, ces espèces peuvent faire l’objet de piégeage toute l’année par un piégeur agréé. Elles peuvent aussi être soumises à des tirs au printemps sur autorisation préfectorale individuelle. Ce qui permet une limitation des dégâts en cette période.

Cependant, ce n’est pas le cas des choucas des tours, espèce protégée en France. Cette espèce en pleine expansion et avec des populations toujours plus nombreuses engendre de vrais problèmes. Ces problématiques dues à cette espèce ne sont pas qu’agricole, la preuve en est, « il y a même des incendies dus aux nids de choucas des tours dans des cheminées. ». Afin de pouvoir agir sur cette espèce, il est important de faire remonter les dégâts qu’elle cause à la DDTM. Si les dégâts ne sont pas déclarés, la DDTM ne pourra pas demander le changement de statut des ces oiseaux et rien ne pourra être fait.

Pour limiter la casse, les agriculteurs devraient s’inspirer de la Meurthe-et-Moselle qui a créé un drone en rapace afin d’effaroucher les corvidés. Bazooka, cerf-volant, répulsif sur cultures, voici tant de solutions qui peuvent limiter les dégâts, mais pas les empêcher. Le directeur de la FDCGDON (Fédération Départementale des Groupement de Défense contre les Organismes Nuisibles), explique « de façon générale, l’effarouchement est étroitement lié à la pression des oiseaux sur le secteur (corvidés et idem pour les étourneaux). Plus la pression est forte, plus le risque d’accoutumance ou d’habituation est important : la durée d’efficacité est de ce fait réduite ».

Au Luxembourg aussi cerfs et sangliers causent des dégâts.

Pour l’année 2020, le Luxembourg a connu un record de dégâts sur les cultures. Cerfs et sangliers ont causé plus de 563 000 euros de dommages dans les champs luxembourgeois. Une situation qui remet en question la politique de gestion de la faune sauvage dans le Grand Duché.

Le gouvernement écologiste à la peine

La somme est à mettre en rapport avec la superficie du Grand Duché qui ne fait que 2580 km2 dont 34 % sont boisés, et 50 % sont utilisés à des fins agricoles (France 672 000 km2). Il n’y a que 2000 exploitations agricoles au Luxembourg (436 000 en France) pour une surface agricole de 130 000 hectares (28 millions pour la France).

Alors que les agriculteurs connaissent une hausse des dégâts, la tension monte entre le gouvernement et le monde rural et les chasseurs. Avec la situation sanitaire, l’activité cynégétique a été limitée durant cette année. De plus, les chasseurs sont les premiers à devoir dédommager les agriculteurs dont les exploitations ont été touchées. Comme en France, les factures peuvent parfois avoir du mal à passer.

Pour tenter de limiter les dégâts sur les culture (maïs à 30 % et prairies à 60 %) l’idée de chasser la nuit a été proposée. Cependant, pour Carole Dieschbourg, actuelle ministre de l’environnement et membre du parti Les Verts (Dei Gréng), hors de question d’autoriser la chasse de nuit. Idem pour l’utilisation d’appareils de visée nocturne. Au mieux, ces systèmes pourraient être employés au crépuscule, pas plus tard.

La ministre doute des dégâts causés par la faune

Il semblerait que la totalité des dégâts ne serait pas déclaré au service compétent. Ainsi, il serait difficile de mettre en corrélation la faune par rapport au montant des dégâts à rembourser, rapporte Carole Dieschbourg. Cependant, rassembler des données correctes et complètes pourraient s’avérer d’une extrême importance pour la gestion des populations animales. Encore une fois le dogmatisme aveugle les verts. Encore une fois, les verts refusent une réalité qui ne soit pas conforme à leur vision du monde.

Les corbeaux de la discorde.

Aux herbiers (commune de Vendée) les corbeaux freux causent d’importants dégâts aux cultures. Agriculteurs et « amis des animaux » ne sont pas d’accord quant aux méthodes à utiliser pour résoudre ce problème.

Les agriculteurs ont excédés.

Les agriculteurs le savent bien, lorsque les corbeaux s’abattent sur un champ fraichement semé, tout est à refaire. Il s’agit pour eux d’une perte de temps et d’argent. En effet, contrairement aux dégâts causés par la grande faune (sangliers…), les dégâts causés par les oiseaux ne sont pas indemnisés. Les corbeaux s’attaquent principalement aux champs de maïs, menaçant ainsi les rendements de cette culture indispensable à l’alimentation des bovins. De surcroit, c’est une culture onéreuse (environ 300 euros par hectare). Certains agriculteurs vont jusqu’à semer de nuit pour éviter d’avoir des nuées de corbeaux derrière eux. Les solutions comme l’effaroucheur ne fonctionnent pas et agacent le voisinage à cause du bruit. Les agriculteurs demandent donc des tirs de régulation et du piégeage. Cela se fait en lien avec les sociétés de chasse locales. Les tirs sont encore possibles après le 31 mars (et jusqu’au 31 juillet) sur autorisation préfectorale. Il est donc indispensable que les agriculteurs déclarent ces dégâts, c’est la condition sine qua none pour que ces prédateurs soient inscrits sur la liste des ESOD.

Les doux rêveurs à la rescousse…

Bien entendu, des associations de « protection animale » s’insurgent contre ces méthodes et préconisent les leurs. Elles méritent le détour :

  • Étendre des filets au-dessus des cultures. Oui, vous avez bien lu. Il faut, selon eux, que les agriculteurs étendent des filets de plusieurs hectares au-dessus de leurs champs. Outre l’impossibilité technique, les coûts de production seraient multipliés par 2 ou 3 ce qui rendrait cette production invendable.
  • Arrêter ce type de culture. Les zamis des zanimaux sont donc prêts sacrifier toute une filière pour protéger des oiseaux qui ne sont pas en danger, bien au contraire.

Nous avons vraiment à faire à de doux rêveurs. Le problème est qu’ils sont parfois écoutés et que certains soi-disants journalistes les présentent comme « acteurs de la biodiversité » (Ouest France Simon Saidi, le 08/06/2021)… Ils sont surtout acteurs de la mort de l’agriculture française et responsables de ce qui s’en suivra, c’est à dire l’obligation d’importer nos aliments de pays bien moins regardants que nous quant à l’environnement. Mais cela est sans doute trop complexe pour leurs cerveaux habitués aux raisonnements simplistes.

Dans la Vienne, le prix du bracelet sanglier baisse.

Les sangliers sont de plus en plus nombreux, les dégâts aussi. Certaines fédérations de chasse tentent de trouver des solutions. Dans la Vienne, chasseurs et agriculteurs travaillent ensemble. Les efforts fournis la saison dernière pour limiter les dégâts sont une réussite, ainsi la FDC de la Vienne met au vote, une baisse de 5 euros pour le bracelet sanglier.

Prix du bracelet et fluctuation des dégâts sont liés.

Dans la Vienne de nombreux efforts ont été fournis afin de limiter les dégâts durant la saison. Les chasseurs se sont donc mobilisés sur le terrain afin de prendre les mesures de prévention (clôtures, répulsifs…) et de régulation, en lien avec les agriculteurs. Ces actions se sont avérées être une réussite. « Les gros efforts faits la saison dernière pour limiter les dégâts ont payé« , résume Michel Cuau, président de la FDC de la Vienne.

Ainsi, face à la baisse réelle des dégâts agricoles causés par les sangliers, le coût du bracelet devrait subir une baisse de 20 % la saison prochaine dans le département. Cette proposition va être soumise aux 12 000 chasseurs du département lors de l’Assemblée Générale.

Le sanglier représente 70 % des dégâts agricoles

La responsabilisation des chasseurs à la gestion du sanglier doit être valorisée en se traduisant par des conséquences concrètes à leur profit. « Les chasseurs ont fait le job« , estime le président, « Certes, tout n’est pas parfait. Il y a encore des efforts à faire, mais on est sur la bonne voie. Le monde agricole et le monde cynégétique sont étroitement liés. »

Si les chasseurs sont amenés à réguler certains espèces de gibier, ils sont aussi comptables des dégâts que peuvent provoquer certaines espèces sur les parcelles agricoles. Ces dernière années, la facture dégâts avait quelque peu augmenté. Ainsi, pour faire face aux dépenses, les chasseurs avaient décidé d’augmenter de 5 euros le prix du bracelet sanglier. Cette saison c’est l’inverse, les efforts fournis ayant porté leurs fruits, une baisse du prix du bracelet sera votée en assemblée générale. Cette année, hors battues administratives, ce sont 6 650 suidés prélevés pour 5 800 lors de la saison 2019-2020. Il faut croire que l’augmentation des prélèvements a eu des conséquences directes puisque la superficie des cultures détruites est quant à elle passée de 900 ha à 600 ha.

Un bel réussite et une belle preuve de confiance dans la politique mise en place dans ce département. Responsabiliser les chasseurs permet ainsi de limiter les dégâts causés par certaines espèces.

L’équilibre agro-sylvo-cynégétique.

L’article L425-4 du code de l’environnement définit l’équilibre agro-sylvo-cynégétique comme consistant « à rendre compatibles, d’une part, la présence durable d’une faune sauvage riche et variée et, d’autre part, la pérennité et la rentabilité économique des activités agricoles et sylvicoles ». L’équilibre agro-sylvo-cynégétique est recherché par la combinaison des moyens suivants : la chasse, la régulation, la prévention des dégâts de gibier par la mise en place de dispositifs de protection et de dispositifs de dissuasion ainsi que, le cas échéant, par des procédés de destruction autorisés. La recherche de pratiques et de systèmes de gestion prenant en compte à la fois les objectifs de production des gestionnaires des habitats agricoles et forestiers et la présence de la faune sauvage y contribue. L’indemnisation mentionnée à l’article L. 426-1 peut contribuer à cet équilibre.

Le sanglier, bientôt piégé

Les agriculteurs situés en Dordogne en ont assez. Ainsi, face à la prolifération et l’augmentation des populations de sanglier des agriculteurs vont installer des cages. Ces cages, au nombre de trois, auront pour objectif de piéger/capturer des suidés.

Le sanglier, espèce piégeable ?

Le sanglier est un vrai fléau. Coupable de dégâts importants sur les parcelles agricoles, l’animal ne s’attire pas de la sympathie des agriculteurs. Face à la recrudescence des populations, les agriculteurs ont décidé de passer à l’action en essayant de piéger le fameux suidés. Ainsi, sur le département de la Dordogne, trois cages seront installées en zone rurale le mois prochain. Jean Philippe Granger, le président de la chambre d’agriculture de Dordogne explique « Le sanglier est une espèce qui se développe trop rapidement. Elle pose des problèmes au monde agricole, mais ça va au-delà. On a des difficultés aussi en milieu urbain. Il faut donc réduire les populations ».

En Périgord, les chasseurs ont pu prélever 20 000 sangliers cette saison, il y a trois ans, le tableau était de 12 000 animaux. Malgré les efforts des chasseurs, les dégâts augmentent ; « il y a des efforts faits par les sociétés de chasse pour diminuer la population, ajoute Alexis Cornuez, animateur à la chambre d’agriculture de la Dordogne. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut donc trouver des moyens complémentaires. »

Capturer les sanglier ça s’est déjà fait

L’opération de piégeage de sanglier a déjà été menée aux abords de certaines villes, le résultat a été concluant. Les cages seront installées de manière stratégique en fonction des besoins et des secteurs. Soulignons que cette campagne de piégeage vient en complément du travail fourni et réalisé par les chasseurs.

Territoire de Belfort, un drone pour sauver les faons

En ce mois de mars, la fédération départementale des chasseurs du territoire de Belfort s’est équipée d’un drone afin de sauver les faons. Chaque année, en période de fauche, de nombreux jeunes cervidés meurent lors des fauches de printemps. Le drone permet de repérer les animaux dans l’herbe haute et ainsi d’intervenir avant l’arrivée de l’engin agricole.

Au secours des faons

Chaque année, de nombreux faons sont victimes de l’activité agricole dans les champs. Pour limiter cette mortalité, la fédération de chasse du territoire de Belfort a fait l’acquisition d’un drone ultramoderne de 6kg et un mètre d’envergure, équipé d’une caméra thermique. Jérôme Demeulemeester, technicien de la FDC 90 souligne « A 70 mètres de hauteur, on peut voir la pupille d’un lièvre » avant d’ajouter que « l’objectif est de repérer les faons couchés dans l’herbe pour ensuite le faire s’en aller ou bien le mettre dans une cage une heure ou deux le temps que l’agriculteur fauche son pré. On le libère ensuite et il est ainsi sain et sauf ».

20 000 euros d’investissement pour une chasse durable

A la saison des foins, l’herbe fait près d’un mètre de haut. Les faons, eux, sont blottis dans l’herbe avec pour instinct de ne pas bouger en cas de danger. Lorsque le tracteur arrive, il est déjà trop tard, les faons se font faucher. Dans le Doubs, en trois interventions « nous avons sauvé une vingtaine d’animaux » témoigne Alexandre Landry. Grâce à cet investissement, une quinzaine d’agriculteurs bénéficieront de l’aide de la FDC et de son drone. Les prestations / interventions, seront quand à elles, totalement gratuites.

Dans un futur proche, l’usage du drone se généralisera et s’élargira à d’autres pratiques pense Jérôme Demeulemeester. En effet pour lui « dans les années à venir, il y a de fortes chances qu’on puisse s’appuyer sur le drone pour faire des opérations de comptage de gibier« . Les premiers essais auront lieu début mai dans le Territoire de Belfort, les bénévoles sont d’ailleurs acceptés avec plaisir afin de venir en aide aux faons.