Skip to content

Les agriculteurs à bout à cause des choucas.

Les dégâts liés à la faune sont fréquents. Sangliers, corbeaux, étourneaux, bon nombre d’entre eux profitent de l’activité humaine pour se nourrir. Face à cette faune qui détruit leurs cultures, les agriculteurs n’en peuvent plus. Dans la Manche, après les étourneaux l’hiver, ce sont les choucas qui s’attaquent aux semis. Il est cependant impossible d’agir puisqu’il s’agit d’une espèce protégée.

Les agriculteurs de la Manche sur les nerfs

Soumis à un travail difficile, à une économie bancale et insuffisante, les agriculteurs subissent les dégâts de la faune sauvage de plus en plus souvent. Après les étourneaux qui attaquent les silos l’hiver, les choucas, espèce protégée, attaquent semis et autres cultures fraîchement semées.

Dans les zones de montagne ce sont les loups, les ours. Nous ce sont les sangliers, les chevreuils, les corbeaux, les étourneaux. Ils ne nous tuent pas des bêtes mais ils tuent des cultures.

Jérôme Gibault, salarié agricole et secrétaire général adjoint des Jeunes Agriculteurs de la Manche.

La fédération départementale des chasseurs de la Manche le reconnaît, “on a énormément de problèmes à l’époque des semis. Tous les ans, il y a des dégâts” témoigne Christophe Gouache.

Quels moyens pour limiter la casse ?

Les corbeaux freux ainsi que les corneilles noires sont des espèces classées ESOD, “espèces susceptibles d’occasionner des dégâts”. Par ce statut, ces espèces peuvent faire l’objet de piégeage toute l’année par un piégeur agréé. Elles peuvent aussi être soumises à des tirs au printemps sur autorisation préfectorale individuelle. Ce qui permet une limitation des dégâts en cette période.

Cependant, ce n’est pas le cas des choucas des tours, espèce protégée en France. Cette espèce en pleine expansion et avec des populations toujours plus nombreuses engendre de vrais problèmes. Ces problématiques dues à cette espèce ne sont pas qu’agricole, la preuve en est, “il y a même des incendies dus aux nids de choucas des tours dans des cheminées.”. Afin de pouvoir agir sur cette espèce, il est important de faire remonter les dégâts qu’elle cause à la DDTM. Si les dégâts ne sont pas déclarés, la DDTM ne pourra pas demander le changement de statut des ces oiseaux et rien ne pourra être fait.

Pour limiter la casse, les agriculteurs devraient s’inspirer de la Meurthe-et-Moselle qui a créé un drone en rapace afin d’effaroucher les corvidés. Bazooka, cerf-volant, répulsif sur cultures, voici tant de solutions qui peuvent limiter les dégâts, mais pas les empêcher. Le directeur de la FDCGDON (Fédération Départementale des Groupement de Défense contre les Organismes Nuisibles), explique “de façon générale, l’effarouchement est étroitement lié à la pression des oiseaux sur le secteur (corvidés et idem pour les étourneaux). Plus la pression est forte, plus le risque d’accoutumance ou d’habituation est important : la durée d’efficacité est de ce fait réduite”.

ANNONCES

Les dernières actualités

S’abonner
Notifier de
1 Commentaire
Inline Feedbacks
View all comments
Fifi
Fifi
1 mois il y a

On a les mêmes problèmes en Vendée. Puisque les chasseurs paye les dégâts de sangliers et autres gibiers pourquoi les dégâts des espèces protégés ne seraient pas régler par les écolos ? Pour eux c est l ensemble de la société pour des espèces établis. (Loup linx )