Découvrez la formation responsable de battue

Connaissons-nous toutes les formations proposées par nos FDC ? Elles sont nombreuses. Sécurité, venaison, législation… Partons à la découverte de la formation responsable de battue.

Contenu de la formation

Cette formation a pour objectif de fournir les outils pratiques aux responsables de chasse afin d’organiser au mieux les battues et de disposer les postes de tir en sécurité. Cette formation s’adresse donc à tous les chasseurs ou responsables de territoire qui souhaitent organiser des chasses avec le plus haut niveau de sécurité. Se former, c’est se tenir au courant des changements, c’est emmagasiner de nouvelles connaissances, tout en actualisant celle que le chasseur possède déjà.

De manière générale, cette formation est proposée sur deux demi-journées ou une journée continue. La première partie est plutôt théorique. Elle aborde généralement les statistiques concernant les accidents de chasse en France, la prévention et la sécurité à la chasse en battue. Elle parle de la responsabilité civile et pénale du chasseur en cas d’accident. La deuxième demi-journée est consacrée à la pratique. En effet, les chasseurs vont sur le terrain avec l’organisation d’une battue réelle ou « virtuelle » au grand gibier. Cela permet de traiter de sujets plus techniques comme le maniement des armes, la balistique élémentaire etc… Souvent, cette partie, s’accompagne une formation sur la venaison.

Lire aussi : Les chasseurs se forment à la sécurité

Comment suivre cette formation ?

Si cette formation vous intéresse, prenez contact avec votre fédération départementale de chasse. Rapprochez-vous aussi de votre président de chasse. En effet, la formation peut être payante selon les départements ; cependant l’association de chasse dans laquelle vous êtes adhérent peut prendre en charge le coût de cette formation. Généralement, le coût de la journée tourne aux alentours de 30 €. Nous ne pouvons que vous inciter à vous former. Vous serez mieux formé et plus sûr de vous.

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Grand tétras, le tribunal de Pau donne une nouvelle fois raison aux chasseurs

Le grand tétras, oiseau emblématique de nos massifs montagneux est une espèce chassable sous conditions. Les chasseurs et leurs fédérations tentent de préserver et de sauvegarder l’espèce. Cette gestion adaptative déplaît aux associations anti-chasse, qui attaquent les arrêtés chaque année. Cette année encore, le tribunal administratif de Pau donne raison aux chasseurs.

Le tribunal administratif donne raison aux chasseurs

La bonne nouvelle vient de tomber. La FDC des Hautes-Pyérénées annonce sur son compte Facebook que le tribunal administratif de Pau donne une nouvelle fois raison aux chasseurs. Cette nouvelle décision valorise le travail effectué par le monde de la chasse et ses partenaires. Techniciens de la fédération, sociétés de chasse, services de l’OFB et de l’ONF ou encore agents du Parc National voient leur travail reconnu. Les données scientifiques récoltées ainsi que les opérations techniques concernant l’espèce servent ainsi de référence.

Des associations qui attaquent les chasseurs au tribunal

Cette décision est importante car trois associations dites de protection de la nature (FNE Midi-Pyrénées, FNE 65 et Nature en Occitanie) attaquaient un arrêté préfectoral qui autorisait la gestion adaptative de ces oiseaux. Il est important de souligner cette victoire au détriment de groupuscules plus adeptes des tribunaux que des espaces naturels. On ne voit jamais les membres de ces associations lors des comptages ou des opérations de protection de l’habitat du grand tétras. Ce doit être trop fatigant. Il est plus facile de critiquer assis dans son canapé que de se lever tôt et d’aller faire du dénivelé en montagne.

Le grand tétras chassable sous conditions

Les comptages effectués par les chasseurs et les agents de l’ONF et de l’OFB ont permis de constater que la reproduction de cet oiseau a été très mauvaise sur le secteur en raison de mauvaises conditions météorologiques. Ainsi, l’ensemble des fédérations départementales des chasseurs du massif pyrénéen a décidé, à l’unanimité, de ne pas prélever cette espèce cette année. Cette mesure prouve l’intelligence de la gestion cynégétique. « Avoir le droit de chasser signifie surtout avoir des devoirs pour conserver cet oiseau, symbole de nos montagnes sauvages ». Aujourd’hui, l’objectif premier est d’enrayer le déclin de l’espèce. Il faut aussi noter que c’est dans les Pyrénées, là où le grand tétras est chassé dans des conditions strictes, avec des quotas et selon l’indice de reproduction, que l’espèce se porte bien. Oui, les chasseurs sont les premiers écologistes de France !

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Willy Schraen, « les chasseurs ont un rôle à jouer en matière de police de proximité »

Notre président, Willy Schraen effectue son tour de France des fédérations. En Auvergne-Rhône-Alpes, ce fut l’occasion d’aborder de nombreux sujets avec les représentants départementaux. Il a saisi l’occasion pour faire remonter les doléances des chasseurs auprès des candidats à la course à l’Elysée.

Willy Schraen fédère les chasseurs de France

Willy Schraen parcourt la France à la rencontre des instances cynégétiques. Le but, échanger avec les présidents des fédérations départementales à propos des dossiers en cours. Mercredi, les présidents des 12 départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes se sont retrouvés à Andrezieux-Bouthéon dans les locaux de la FRC. Durant la matinée, les principaux dossiers ont été évoqués. Sécurité à la chasse, dégâts grand gibier ou encore police rurale de proximité. Cette journée a permis de réaffirmer la ligne directrice de la FNC et d’évoquer les évolutions souhaitables.

Lire aussi : Plutôt qu’une manifestation, un dialogue constructif avec les candidats à l’élection présidentielle (FNC)

Willy Schraen et les 12 présidents AURA

La volonté d’une police rurale

Alors que la sécurité et les dégâts ont animé la journée, le président national est revenu sur une de ses propositions phare. En effet, Willy Schraen entend faire parvenir auprès des candidats à l’élection la nécessité d’une police de chasseur au nom de l’environnement. Une proposition qu’il avait déjà émis en novembre. « Les chasseurs ont un rôle à jouer en matière de police de proximité », assure le président de la FNC. Soulignant aussi la nécessité de permettre aux agents assermentés pour le contrôle des chasseurs, d’en faire une police rurale de proximité pour renforcer l’action des gardes-champêtres. Pour lui, « il manque un maillon au niveau de la petite police de proximité environnementale« .

Cette volonté est naturellement fondée. « Qui mieux que les chasseurs pour connaître les territoires. Il n’y a pas une commune où nous n’avons pas de structures. Donc à partir de là, je pense qu’il faut faire confiance aux fédérations qui ont les personnes habilitées pour cela. Je suis persuadée que c’est le bon choix pour l’État, et il va s’imposer naturellement« , clame-t-il. Sera-t-il entendu ? Le président national continue son tour de France pour faire entendre les chasseurs.

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Les agriculteurs à bout à cause des choucas.

Les dégâts liés à la faune sont fréquents. Sangliers, corbeaux, étourneaux, bon nombre d’entre eux profitent de l’activité humaine pour se nourrir. Face à cette faune qui détruit leurs cultures, les agriculteurs n’en peuvent plus. Dans la Manche, après les étourneaux l’hiver, ce sont les choucas qui s’attaquent aux semis. Il est cependant impossible d’agir puisqu’il s’agit d’une espèce protégée.

Les agriculteurs de la Manche sur les nerfs

Soumis à un travail difficile, à une économie bancale et insuffisante, les agriculteurs subissent les dégâts de la faune sauvage de plus en plus souvent. Après les étourneaux qui attaquent les silos l’hiver, les choucas, espèce protégée, attaquent semis et autres cultures fraîchement semées.

Dans les zones de montagne ce sont les loups, les ours. Nous ce sont les sangliers, les chevreuils, les corbeaux, les étourneaux. Ils ne nous tuent pas des bêtes mais ils tuent des cultures.

Jérôme Gibault, salarié agricole et secrétaire général adjoint des Jeunes Agriculteurs de la Manche.

La fédération départementale des chasseurs de la Manche le reconnaît, « on a énormément de problèmes à l’époque des semis. Tous les ans, il y a des dégâts » témoigne Christophe Gouache.

Quels moyens pour limiter la casse ?

Les corbeaux freux ainsi que les corneilles noires sont des espèces classées ESOD, « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts ». Par ce statut, ces espèces peuvent faire l’objet de piégeage toute l’année par un piégeur agréé. Elles peuvent aussi être soumises à des tirs au printemps sur autorisation préfectorale individuelle. Ce qui permet une limitation des dégâts en cette période.

Cependant, ce n’est pas le cas des choucas des tours, espèce protégée en France. Cette espèce en pleine expansion et avec des populations toujours plus nombreuses engendre de vrais problèmes. Ces problématiques dues à cette espèce ne sont pas qu’agricole, la preuve en est, « il y a même des incendies dus aux nids de choucas des tours dans des cheminées. ». Afin de pouvoir agir sur cette espèce, il est important de faire remonter les dégâts qu’elle cause à la DDTM. Si les dégâts ne sont pas déclarés, la DDTM ne pourra pas demander le changement de statut des ces oiseaux et rien ne pourra être fait.

Pour limiter la casse, les agriculteurs devraient s’inspirer de la Meurthe-et-Moselle qui a créé un drone en rapace afin d’effaroucher les corvidés. Bazooka, cerf-volant, répulsif sur cultures, voici tant de solutions qui peuvent limiter les dégâts, mais pas les empêcher. Le directeur de la FDCGDON (Fédération Départementale des Groupement de Défense contre les Organismes Nuisibles), explique « de façon générale, l’effarouchement est étroitement lié à la pression des oiseaux sur le secteur (corvidés et idem pour les étourneaux). Plus la pression est forte, plus le risque d’accoutumance ou d’habituation est important : la durée d’efficacité est de ce fait réduite ».

En Haute-Savoie, la ruralité claque la porte du comité Loup

Dans un communiqué de presse en date du 5 juillet, la profession agricole ainsi que les représentants des chasseurs ont décidé de ne plus prendre part au Comité loup. Cette décision est un véritable coup de tonnerre et met en avant l’exaspération de la ruralité face à la gestion du prédateur.

Gestion de l’espèce de manière locale en fonction des effectifs

Après des semaines à réclamer des moyens adaptés et efficaces pour protéger leurs troupeaux, les éleveurs ont décidé de claquer la porte du comité Loup de Haute-Savoie. Cette protestation, portée par l’ensemble de la ruralité, a comme objectif de faire bouger les lignes et de se faire entendre. Agriculteurs et chasseurs de Savoie souhaitent que les effectifs de loups soient gérés localement en fonction des contextes agricole, touristique et cynégétique.

Le loup est au cœur de beaucoup de polémiques. En effet, ses effectifs sont sous-estimés par les instances scientifiques de l’État ; la préfecture ainsi que l’État ne veulent pas écouter les cris de détresse du monde pastoral ; les moyens pour lutter contre les attaques sont minimes et ne servent que de rustines. Malgré ce constat, rien ne bouge. Les éleveurs sont aujourd’hui confrontés à une usure psychologique. Un agent de l’OFB témoigne « dans mon secteur un éleveur passait ses nuits à protéger son troupeau. Jusque là rien d’anormal, cependant, l’animal est rusé, chaque matin, l’éleveur, malgré sa présence sur site retrouvait des animaux attaqués ». Face à une telle situation l’éleveur a subit un traumatisme important à tel point que la « folie » a pris le dessus. « Rester éveiller la nuit et le jour c’est inhumain, poursuit l’agent, après plusieurs jours l’éleveur a subit des répercussions psychologiques, hallucinations, délires, l’homme a finit par être hospitalisé » conclut-il. Il y a donc une vraie problématique que personne ne veut saisir et qui va finir pas engendre un ras-le-bol général qui commence à se manifester.

Ce qui est dit dans le communiqué

« La profession agricole et le monde de la chasse ne supportent plus le comportement de l’administration », déclarent huit organisations agricoles et du monde de la chasse dans le communiqué de presse du 5 juillet 2021. Ces derniers la jugent « inefficace », et « militante ».

Au-delà du sentiment de mépris, les huit signataires mettent en cause comme expliqué plus haut, les comptages concernant l’espèce, le comportement des fonctionnaires qui parfois s’assument pro-loup. De plus, ce collectif d’acteurs ruraux se pose la question de pourquoi, éleveurs et chasseurs ne possèdent pas plus d’outils efficaces pour se protéger du prédateur. Éleveurs et chasseurs estiment donc, qu’aujourd’hui, le dialogue au sein de ce Comité Loup n’a pas été utile et n’a pas porté ses fruits. Ainsi ils ont décidé de le quitter avec un fort sentiment de mépris et d’inconsidération. « L’État et ses alliés environnementalistes sont les fossoyeurs de la biodiversité et du cadre de vie des Haut-Savoyards créés par des générations de paysans« , concluent-ils.

Ci-dessous le communiqué :

Chasseurs et randonneurs font l’inventaire des chemins ruraux.

Chasseurs, randonneurs et office français de la biodiversité (OFB) lancent un inventaire des chemins ruraux pour y préserver la biodiversité.

Saint-Calais est la première commune à mettre ce projet en oeuvre.

C’est dans cette commune de la Sarthe que, le 15 juin, le maire, Marc Mercier, Dominique Clément, président de la Fédération départementale des randonneurs, et par Philippe Justeau, président de la Fédération régionale des chasseurs ont signé la convention destinée à lancer ce projet.

Contrairement aux voies communales, l’entretien des chemins ruraux n’est pas obligatoire pour les communes qui comptent beaucoup sur les associations et les bénévoles pour maintenir ce réseau en état. A Saint-Calais, on compte une vingtaine des ces chemins pour un total de 15 km.

Réservoirs de biodiversité.

Nicolas Morchipont, chargé de mission agriculture et biodiversité au sein de la fédération régionale des chasseurs lance un appel : « Tous ceux qui aiment la nature, les chasseurs, les pêcheurs, les randonneurs, les vététistes, sont invités à nous rejoindre. » Le but est de recenser haies, mares et fossés qui offrent des habitats à toute une faune variée puis de lancer des travaux pour préserver la praticabilité des ces chemins. Encore une fois les chasseurs sont à la manoeuvre pour préserver notre environnement.

Dans le département de la Sarthe, les chemins ruraux sont souvent des chemins creux qui étaient les voies traditionnelles de circulation dans ces paysages de bocage. Ils relient les parcelles agricoles aux villages, hameaux et fermes. Ce sont sont de véritables corridors biologiques qui maintiennent des écosystèmes affaiblis par les cultures intensives. Ils sont un rempart contre le vent et l’érosion et permettent le contrôle des nappes phréatiques et des eaux de ruissellement. Ils ont aussi eu un rôle important dans l’histoire de cette région car ils ont été les voies discrètes des chouans.

Confinement, l’exaspération des chasseurs.

Cet article pourrait aussi s’appeler : « chasseurs au bord de la crise de nerf » tellement ces derniers jours ont été riches en rebondissements.

Le confinement, acte 2.

L’annonce du re-confinement par le Président de la République a fait l’effet d’un coup de tonnerre chez tous les chasseurs. Confinés au meilleur moment de la saison ! Premier mouvement de mauvaise humeur, beaucoup ont demandé à être remboursés de leur validation annuelle. Ce remboursement n’est évidemment pas possible et, s’il l’était, il ne pénaliserait que les fédérations et personne d’autre. Le sacrifice financier est important pour beaucoup d’entres nous, il est compréhensible de se sentir floué mais l’intérêt général doit primer et chaque président de société de chasse fera, j’en suis certain, ce qu’il faut pour que ce sacrifice soit le plus léger possible. Être président en ce moment n’est pas simple, soyons patients.

La circulaire.

Puis ce fut la circulaire de la secrétaire d’État, Bérangère Abba qui nous enjoignait de pratiquer des actions de régulation principalement sur le grand gibier et sur quelques autres espèces pouvant occasionner des dégâts mais en laissant liberté d’appréciation aux préfets départementaux. Cette circulaire nous enjoignait aussi de tirer un minimum de 500 000 sangliers avant la fin de l’année… Et si nous n’y arrivons pas, que se passera-t-il madame la ministre ?

Cette circulaire nous rabaisse donc au rang de régulateurs… Non, merci madame la ministre, nous ne sommes pas des régulateurs mais des chasseurs. Ce qui nous plait dans la chasse, ce n’est pas de tuer des milliers de sangliers. Il serait trop long de vous expliquer la différence et je ne sais pas si vous seriez disposée à l’entendre. Est-ce le futur que vous réservez à la chasse française ? Si c’est le cas, nous nous en souviendrons au moment des élections, soyez-en sûre. Il faut d’ailleurs s’en souvenir avant toutes les élections. Les régionales approchent et tous les partis qui font alliance avec les verts doivent être considérés comme des partis anti-chasse. L’ami de mon adversaire devient mon adversaire. Les verts n’ont conquis certaines municipalités que grâce à des accords ressuscitant la « gauche plurielle ».  Ils entendent bien faire de même aux régionales.

Les conséquences.

La circulaire a conduit à de grandes disparités et à des incohérences. Que penser du préfet de Corse du Sud qui interdit cette régulation alors que celui de Haute Corse l’autorise ? Y a-t-il de telles différences entre les deux parties de l’île qui puissent justifier ceci ?

Que penser de la préfète de l’Aveyron qui autorise les battues de régulation les mardis, jeudis et samedis mais les interdit les dimanches alors que ce sont justement les dimanches qui  rassemblent le plus de chasseurs et permettent donc de pratiquer une régulation efficace ? Cette décision préfectorale est en opposition flagrante avec la circulaire du ministre qui nous enjoint de prélever 500 000 sangliers d’ici à la fin de l’année. C’est surprenant de la part d’un préfet… Est-ce une erreur ou un acte de militante anti-chasse déguisé sous les habits d’un arrêté préfectoral ? Une réaction madame la préfète Michel-Moreaux ?

Que penser de l’interdiction de la « chasse loisir » qui contraint les chasseurs de petit gibier à rester chez eux et crée des dissensions dans le monde de la chasse. Est-ce voulu ? Compte  tenu de la ministre en charge des dossiers, on peut penser que oui. J’aimerais dire aux chasseurs fort justement exaspérés par cette décision qu’il ne faut pas rentrer dans ce jeu pervers et se diviser. Il n’y a pas de chasseurs de grand gibier et de chasseurs de petit gibier. Il y a des chasseurs. Point. D’ailleurs nous pratiquons pour beaucoup les deux types de chasse.

Deux fédérations départementales ont adopté une attitude qui mérite d’être notée, les Landes et le Gers, qui, par la voix de leurs présidents de fédération, ont déclaré ne pas vouloir mettre en oeuvre cette régulation. Qu’en penser ? Pour certains c’est un geste de solidarité avec les chasseurs de petit gibier, principalement de gibier d’eau et de palombes dont on sait l’importance dans cette région. Mais quid des dégâts agricoles qui vont augmenter maintenant et ensuite puisque les sangliers, chevreuils et cerfs ne sont pas tirés ? Cela contraindra-t-il ces fédérations à faire comme celle de Meurthe et Moselle qui a annoncé ne plus traiter les demandes d’indemnisation pendant la durée du confinement ?

Nous n’avons pas toutes les réponse et, contrairement à certains qui ajoutent de l’huile sur le feu, nous garderons bien de juger et de condamner.

Il faut impérativement dépasser les mouvements de mauvaise humeur, penser à l’intérêt général et au futur. Si nous voulons que nos enfants et nos petits-enfants chassent, il ne faut pas faire le jeu des anti-chasse.

 

 

La grippe aviaire à nos portes. Point de situation.

Identifiée pour la première fois en Italie en 1878, l’influenza aviaire, virus hautement pathogène, se caractérise par l’apparition brutale d’une maladie, une contagion rapide et un taux de mortalité qui, dans le secteur de l’élevage peut avoisiner les 100% en 48h. En France, durant le mois d’octobre, des mesures ont été prises suite à la découverte de deux cas d’influenza aviaire hautement pathogène (H5N8) aux Pays-Bas.

Grippe aviaire, explication.

La grippe aviaire est provoquée par des souches A du virus grippal. Cette maladie infectieuse affecte les oiseaux. L’infection peut causer toutes sortes de symptômes, depuis une maladie bénigne, passant inaperçue, jusqu’à une maladie extrêmement létale, provoquant de graves épidémies. La grippe aviaire de manière générale ne touche pas l’homme, cependant, des souches hautement pathogènes peuvent provoquer chez l’humain une grave détresse respiratoire. Dans le contexte actuel, les organisations sanitaires craignent une mutation du virus, ce qui faciliterait la transmission interhumaine et présenterait un risque de pandémie de grippe.

Transmission et hôtes principaux

Il est important de rappeler que les oiseaux sauvages, notamment les espèces migratrices, constituent un important réservoir des virus influenza A. Chez les oiseaux aquatiques migrateurs, que le chasseur a pour habitude de fréquenter lorsqu’il pratique la chasse du gibier d’eau, les canards, oies, sarcelles sont des espèces susceptible de contracter le virus ou de le transmettre.

Le virus se multiplie dans les cellules de l’intestin, causant chez l’hôte une infection asymptomatique. Il peut y avoir une « élimination » du virus par le biais des matières fécales contaminant ainsi les différents points d’eau rencontrés au cours des migrations par les individus porteurs. Dans des conditions de salinité et de pH optimales, ces virus peuvent demeurer infectieux au-delà de 200 jours dans une eau à 17 °C. Ainsi, l’hypothèse actuelle veut que les oiseaux sauvages s’infectent par voie orale à partir de ces eaux contaminées, multipliant les virus dans leur tractus intestinal et les excrétant par voie fécale, ce qui contribue à contaminer leur environnement et entretenir le cycle de l’infection. Les plumes et les poussières souillées ou contaminées par les fientes constituent elles aussi une source potentielle de virus.

Les mesures prises en France

Comme expliqué précédemment, deux cas d’influenza aviaire H5N8 découverts à la frontière avec les Pays-Bas ont contraint à renforcer les mesures de prévention en France. Le ministre, Julien Denormandie appelle « à la vigilance les acteurs du monde de la chasse et de l’ensemble des détenteurs de volailles ». 

Foyers et cas d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en Europe à la date du 4 novembre 2020

En effet, la France, est un pays où les couloirs migratoires sont importants, c’est d’ailleurs ce qui fait une de nos richesses cynégétiques et la réputation de certains départements. Cet appel à la vigilance est illustré par la carte ci-dessous, montrant les zones à risques. Ces zones sont les grands points où l’élevage représente un enjeu économique et sanitaire important. A la veille des fêtes de fin d’année, la prévention est de mise, notamment.

Carte des zones concernées par les mesures de prévention (ZRP en bleu, départements en rouge)

Conséquences et incidences

Suite à cet évènement, un arrêté ministériel est paru aux alentours du 25 octobre. Cet arrêté, malgré la suspension de la chasse par le confinement existant aura un impact sur l’utilisation et le transport des appelants pour la chasse au gibier d’eau ainsi que sur les lâchers de gibier. Afin de comprendre ces conséquences il faut se référer à l’arrêté paru en 2016, il définit les ZRP « zones à risque particulier » (qui sont les zones humides). À compter de ce vendredi 6 novembre, les mesures de prévention suivantes sont rendues obligatoires dans l’ensemble des départements classés en niveau « élevé » et dans les zones à risque particulier (ZRP) :

  • claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux ;
  • interdiction de rassemblement d’oiseaux (exemples : concours, foires ou expositions) ;
  • interdiction de faire participer des oiseaux originaires de ces départements à des rassemblements organisés dans le reste du territoire ; « la consommation de viande, foie gras et œufs ne présente aucun risque pour l’homme. »
  • le transport et l’utilisation des appelants pour la chasse au gibier d’eau sont interdits (article 8 de l’arrêté de 2016)
  • pour le transport et le lâcher de gibiers à plumes. « Lorsque le niveau de risque est « modéré » dans une ou des zones à risque particulier correspondant soit au lieu d’origine du gibier soit au lieu du lâcher, le transport et le lâcher du gibier à plumes sont interdits dans ces zones. Toutefois le transit par les grands axes routiers et sans rupture de charge est autorisé lorsque des mesures de biosécurité sont mises en œuvre » (article 10).

Voici donc le lien concernant l’arrêté de 2016 sur lequel il faut se référer concernant les interdictions : https://www.chasseurdefrance.com/wp-content/uploads/2020/10/Arre%CC%82te%CC%81-du-16-mars-2016-relatif-aux-niveaux-du-risque-e%CC%81pizootique.pdf

Ainsi que le lien de l’arrêté paru le 23 octobre : https://www.chasseurdefrance.com/wp-content/uploads/2020/10/Arrete%CC%81-du-23-octobre-2020.pdf

Tout ceci aura des conséquences, notamment pour la filière gibier qui souffre déjà des confinements mis en place. Il est important de souligner qu’il s’agit de prévention face à un virus hautement pathogène, aucun cas de H5N8 n’est à déclarer aujourd’hui sur le territoire national. Ces mesures servent à prévenir le monde agricole pouvant être victime de ce virus.

Comment éviter les collisions avec la faune sauvage.

Dans le département du Tarn lundi matin, une conductrice a été blessée lors d’une collision avec des sangliers. Nous le savons, les populations de sangliers sont croissantes ce qui augmente, d’année en année, les accidents de la route avec la faune sauvage. Le conseil si vous en croisez un ?

Freiner et ne pas dévier de trajectoire

Une collision peut donc arriver à tous. Et cela est plus fréquent qu’on ne le croit. Comment faut-il réagir si l’on croise un animal sur notre route ? Grégor Raymondis directeur du circuit d’Albi explique la ligne de conduite à avoir en plus de garder son calme  » La meilleure attitude est de garder le volant droit et de freiner le plus fort possible. Il faut baisser la vitesse au plus vite. Et faire confiance au véhicule. Et tant pis, quitte à rencontrer un obstacle, le faire avec le volant droit pour ne pas partir dans le décor. « 

Les collisions de plus en plus nombreuses

Ces accidents sont récurrents. Sur l’A68, selon les chiffres de la fédération départementale des chasseurs du Tarn, l’année dernière il y aurait eu une dizaine de collision avec les sangliers. Pourtant, chaque année, pas moins de 300 000 euros sont investis dans la sécurisation de ce tronçon de route afin de limiter et même empêcher le passage des animaux sauvages. Ce programme de sécurisation a vu le jour il y a 6 ans, aujourd’hui il reste seulement quelques zones encore non sécurisées.

Le sanglier, une croissance des populations exceptionnelle

L’espèce voit sa population augmenter partout en France. La raison ? Le changement climatique, le dérèglement de la reproduction et une alimentation omniprésente. Dans la zone Midi-Pyrénées, l’augmentation la plus forte a été notée dans le Gers, ou encore les Hautes-Pyrénées. Mais le président de la fédération de la chasse du Tarn, David Eymard, prévient sur France Bleu   » Il y a des zones plus larges qui sont en broussailles autour des infrastructures routières où les sangliers se développent. Mais c’est aussi le cas dans les zones périurbaines. Là où l’habitat est un peu lâche.  Cela a été le cas autour de Castres, notamment autour du golf. Mais on se rend compte que partout où il y a des zones qui s’enffrichent, elles deviennent des zones potentiellement favorables pour les animaux sauvages. » 

Un mystérieux charnier de sangliers découvert en forêt d’Eu

En forêt d’Eu, en Seine-Maritime, un véritable charnier de sangliers a été découvert début septembre . Marcassins et sangliers ont été retrouvés entassés les uns sur les autres sur la commune de Bazinval. Les déclarations officielles parlent d’une quinzaine d’animaux contrairement à certaines rumeurs fantaisistes qui évoquent plus de 200.

Analyses toxicologiques

Vendredi, des photos du charnier ont été partagées sur les réseaux sociaux par un habitant de la région. L’éclaireur du Vimeu rapporte que selon lui, 283 cadavres de sangliers auraient été retrouvés en forêt d’Eu ces derniers temps.

A ce jour, on ignore totalement ce qui a tué ces animaux. Sur les réseaux, les rumeurs vont bon train et tous les « scientifiques chevronnés » diplômés Facebook émettent des hypothèses qui vont de la peste porcine à des animaux « balancés » par les chasseurs après une partie de chasse. Le fait de retrouver ces animaux entassés les uns sur les autres en un seul endroit laisse à penser qu’il ne s’agit pas de mort naturelle…

Des analyses toxicologiques ont été réalisées sur les cadavres des sangliers. Ces résultats sont attendus pour la fin de semaine. Le directeur de la fédération départementale des chasseurs de Seine-Maritime, interrogé lundi par le quotidien local s’est exprimé « Nous attendons les résultats […] avant de réagir » et d’ajouter « En quarante ans de carrière, de tels faits ne sont jamais arrivés ».

Il sera intéressant de connaître la cause de la mort de ces animaux, maladie, comportement condamnable et irresponsable ?