Chasses traditionnelles, le retour ?

Depuis quelques jours, de nombreuses consultations circulent concernant des projets d’arrêtés sur des chasses traditionnelles. Retoquées par le Conseil d’État en 2021, cette décision semble être remise en question par le gouvernement.

Chasses traditionnelles, patrimoine et ruralité

Les chasses traditionnelles ont été la cible des antis et de l’Europe. Cependant, elles représentent une infime partie des prélèvements nationaux et sont pratiquées par quelques passionnés. Alors qu’elles ont été refusées par le Conseil d’État en 2021, le gouvernement semble lui remettre en question cette décision. Ainsi, depuis plusieurs jours la mise en consultation de plusieurs projets d’arrêtés portant sur des chasses traditionnelles d’oiseaux circulent sur les réseaux.

Les textes de ces arrêtés portent sur « la capture de vanneaux huppés et de pluviers dorés à l’aide de filets« , « la capture de l’alouette des champs au moyen de pantes« , ainsi que « la capture d’alouettes des champs à l’aide de matoles« . Ainsi, 100 000 individus de ces espèces citées pourraient être capturés si les projets d’arrêtés venaient à être validés par le Conseil d’État.

Emmanuel Macron favorable

Dans les projets d’arrêtés, le ministère de la transition écologique promet « le suivi d’une formation pour les pratiquants afin de les former aux règles obligatoires pour pratiquer cette chasse traditionnelle dans le respect du droit de l’Union européenne ». Par ailleurs, le texte précise également que « la décision de publication de ces projets de textes tiendra compte du jugement au fond du Conseil d’État sur le contentieux en cours concernant l’arrêté relatif aux quotas de prélèvement par ce mode de chasse pour la saison 2021/2022 ».

Aujourd’hui tout reste possible. Continuez de participer aux consultations et faisons le nécessaire. Ainsi, ces chasses traditionnelles seront de nouveau autorisées.

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Chasses traditionnelles, la FDC du Lot et Garonne entre en résistance

La décision récente du conseil d’État suspendant les arrêtés concernant les chasses traditionnelles déclenche un vent de révolte dans le Lot et Garonne. Face à ce dogmatisme et à une décision incompréhensible, le président de la fédération départementale des chasseurs appelle à la résistance. Il demande aux chasseurs de ne pas respecter les décisions du conseil d’État.

Levée de boucliers dans le monde cynégétique

Le monde de la chasse en a assez. Les attaques de la LPO et de One Voice devraient être considérées comme ce qu’elles sont, c’est à dire des gesticulations. Comment le conseil d’État peut-il prendre en compte les requêtes de ces agitateurs ? La plus haute juridiction craint que la France ne contrevienne au droit européen. Selon le Conseil d’État, il existe même « un doute sérieux quant à leur légalité« .

Quelle légalité ? Quelle légitimité accorder à un droit européen qui ignore, voire méprise nos réalités locales ? Ces chasses traditionnelles ne sont pas un problème pour la biodiversité. Rappelons les mots de Willy Schraen pour expliquer la chasse de certaines espèces, « si on prélève moins de 1 % de la mortalité naturelle d’une espèce alors on peut pratiquer la chasse ». Ces chasses traditionnelles ne capturent et prélèvent qu’un nombre minime d’oiseaux. Le président de la FDC47 explique « 3 100 oiseaux sur une estimation de 64 millions d’oiseaux, le quota est de 30 alouettes par jour par chasseur et on empêche la chasse aux engins qui ne menace en rien la pérennité des espèces. C’est une honte. ».

Aucun respect de nos traditions

Michel Auroux, président de la FDC47

Michel Auroux, président de la fédération départementale des chasseurs du Lot-et-Garonne reste ferme. « Nous continuerons à chasser, c’est le mot d’ordre que j’ai donné à tous nos chasseurs. La fédération assumera ses responsabilités » annonce-t-il. Avant de renchérir « Nous n’acceptons pas ce genre de décisions arbitraires, le conseil d’État ne tient absolument pas compte des précisions que nous avons apportées. C’est insupportable, nous sommes vraiment très, très en colère. J’ai eu mes collègues des départements aquitains concernés et nous envisageons des actions communes ».

Moi-même, je vais aller chasser

Michel Auroux, président de la FDC47

Appel à un rassemblement jeudi 28 octobre

Face à ces décisions qui attaquent des traditions, un mode de vie et un patrimoine, Michel Auroux appelle les chasseurs à participer à un rassemblement ce jeudi 28 octobre pour soutenir deux membres de la Coordination rurale jugés en appel pour la construction jugée illégale d’une retenue d’eau. Ce rassemblement permettra de mener une action contre un ennemi commun « le zozo vert ».

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« En fait nous avons les mêmes ennemis, les écolos qui ne veulent plus qu’on fasse de lacs, qui emmerdent les paysans tous les jours, les mêmes qui emmerdent les chasseurs. Il y a un ras-le-bol général, personnellement, je fais une overdose d’écolos. Je ne sais pas si les gens arriveront à se défouler suffisamment dans les urnes l’année prochaine mais s’ils n’y parviennent pas, moi, je suis très, très inquiet pour l’avenir. À force de faire ch… les gens, d’attaquer tout le monde, je suis inquiet, il va se produire des choses pas très heureuses. ». Un constat réel, montrant la colère de la ruralité. Les 55 000 manifestants du 18 septembre dernier n’ont pas suffit à faire prendre conscience que la colère gronde.

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Le conseil d’État suspend à nouveau les arrêtés des chasses traditionnelles.

Cela vient de tomber, le conseil d’État a estimé que les arrêtés du gouvernement pris mi-octobre risquaient de contrevenir au droit européen. Et qu’il existait « un doute sérieux quant à leur légalité ». A peine publiés, ces arrêtés avaient été attaqués par la LPO et One Voice.

Encore le conseil d’État, encore le droit européen, encore la LPO et One Voice.

C’est le juge des référés du conseil d’État saisi par la LPO et One Voice qui a suspendu les nouveaux arrêtés. Ces associations avaient dit haut et fort, dès la parution des nouveaux textes en octobre, qu’ils allaient les attaquer. Ils l’ont fait et semblent avoir obtenu gain de cause.

Le juge des référés estime que le gouvernement a pris ces arrêtés sur la même base et que cela risque de contrevenir au droit européen et ne particulier à la « directive oiseaux ». Cela concerne les huit textes à propos des pantes, matoles et tenderies dans les départements du Sud-Ouest et les Ardennes.

La directive européenne «oiseaux» de 2009 interdit les techniques de capture massive d’oiseaux sans distinction d’espèces. Une dérogation est possible «à condition d’être dûment motivée et dès lors “qu’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante” pour capturer certains oiseaux». Les gouvernements français prenaient donc chaque année des arrêtés autorisant ces chasses traditionnelles dans certaines régions déterminées, avec des quotas d’individus chassables. La Cour de Justice de l’Union Européenne, saisie sur des arrêtés similaires concernant la très controversée et emblématique chasse à la glu, avait jugé cette dernière non conforme au droit européen en mars 2021, suivie en juin par le Conseil d’État qui avait confirmé son illégalité.

Voici le texte de l’ordonnance en question

Ordonnance du 25 octobre 2021 par le juge des référés:Article 1er : L’intervention de la Fédération nationale des chasseurs et autres est admise.
Article 2 : L’exécution des arrêtés du 12 octobre 2021 de la ministre de la transition écologiqueest suspendue.
Article 3 : L’Etat versera une somme de 3 000 euros à l’association One Voice et une somme de 3 000 euros à la Ligue pour la protection des oiseaux.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à l’association One Voice, à la Ligue pour la protection des oiseaux, à la ministre de la transition écologique et à la Fédération nationale des chasseurs.

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Les chasseurs sont entrés en résistance.

Une réunion a eu lieu le 8 août 2021 pour organiser la riposte aux récentes décisions du conseil d’État. Étaient présents de nombreux représentants de la chasse française. (présidents d’associations, de FDC ou de FRC) et représentants du monde rural.

Une réunion de crise pour organiser la résistance.

Tous ces représentants d’un monde attaqué par les anti-tout ont organisé dans l’urgence cette réunion et décidé de créer un collectif qui aura pour but de défendre un mode de vie menacé par des extrémistes hors-sol. Des actions concrètes sont d’ores et déjà envisagées : une motion sera adressée au Président de la République et au Premier ministre et des actions seront organisées sur l’ensemble du territoire. « S’il le faut, on descendra dans la rue », dit un paloumayre landais. Les chasseurs sont entrés en résistance. Il semble que le Président de la République laisse sa ministre Pompili faire ce qu’elle veut, quitte à trahir ses promesses de campagne. Il faudra s’en rappeler en 2022…

Le communiqué de presse diffusé à l’issue de cette réunion

« S’il faut entrer en résistance on sera à leurs côtés. »

Voici les réactions d’Henri Sabarot, Jean-Roland Barrère, Michel Auroux, Philippe Etcheveste, présidents des fédérations départementales des chasseurs de la Gironde, des Landes, du Lot et Garonne et des Pyrénées Atlantiques :

« Nous sommes catégoriques. Ce qui va se passer, très simplement, c’est que las de tant d’incompréhension et de mépris pour notre ruralité, nos chasseurs vont continuer à pratiquer avec toujours autant de respect pour le gibier. S’il faut entrer en résistance on sera à leurs côtés. Nous n’en pouvons plus de devoir nous excuser de nos petites joies simples dans nos campagnes. Si elles ne valent rien aux yeux de certains, cela ne leur donne pas le droit de vouloir les effacer ! »

La mort des chasses traditionnelles c’est aussi la mort de notre civilisation !

Apres la glu, le conseil d’État vient d’annuler les autorisations de chasser les vanneaux huppés, pluviers dorés, alouettes des champs, grives et merles noirs à l’aide de filets (pantes, tenderies) ou de cages (matoles ).

Qui sont nos ennemis ?

C’est la Ligue de Protection des Oiseaux et l’association One Voice qui ont saisi le conseil d’État mais il ne faut pas considérer que ces groupuscules d’activistes dogmatiques sont les seuls responsables. En effet, le conseil d’État stipule qu’il aurait suffit au Ministère en charge de l’environnement d’intégrer à la rédaction de ses arrêtés une argumentation dûment explicite au regard de la législation européenne et répondant aux exigences que le Conseil d’État a soulevées. Le ministère de la transition écologique de mesdames Pompili et Abba ne l’a pas fait. Cela ne nous surprend pas quand on connait l’acharnement que ces deux personnes mettent à détruire la chasse en France. Mais la liste ne s’arrête pas là. Si on lit la décision du conseil d’État, on peut y lire qu’il se réfère à la fameuse directive de 2009 du parlement européen et du Conseil dite « directive oiseaux » (source 2). Cette directive si elle était appliquée à la lettre interdirait pratiquement toute chasse aux oiseaux sauvages. Le gouvernement français de l’époque avec Jean-Louis Borloo comme ministre de l’écologie ne s’y est pas opposé. S’agit-il de manque de prévoyance ou d’indifférence quant aux conclusions prévisibles de ce texte ? L’idéologie dangereuse des animalistes est maintenant ouvertement véhiculée par le parti EELV et certains, à gauche, n’hésitent pas à s’allier avec les verts. Ils ne sont, hélas, pas les seuls. Valérie Pécresse, présidente de la région île de France a intégré à sa liste des écologistes bon teint comme Yann Wehrling. Comment, dès lors, lui accorder la moindre confiance pour défendre notre mode de vie et nos traditions ?

Où sont nos défenseurs ?

Nos ennemis sont présents partout, presse écrite, audiovisuelle, terrain judiciaire, politique… Où sont nos défenseurs ? Notre président Willy Schraen semble bien seul pour mener le combat. Nous aimerions que les hommes politiques chasseurs (il y en a) se manifestent et « montent au créneau » pour défendre notre passion. Ils sont bien discrets… Il existe un groupe chasse à l’Assemblée National et un au Sénat. A-t-on lu dans la presse des articles, des interviews, des tribunes ou billets d’humeur condamnant cette décision ? A-t-on vu à la télévision des interventions de leur part ? Quand se décideront-ils à agir ? Nos instances fédérales doivent devenir des acteurs de ce combat. La FNC l’a compris. Les FDC doivent lui emboiter le pas. A force de vouloir apparaître comme raisonnables, nous perdons tous les combats. Plus d’accord de Munich ! On sait ce à quoi la lâcheté des dirigeants français et anglais a conduit lors de la signature de ces accords.

A qui le tour ?

Si certains s’imaginent que ce n’est pas grave et que cela ne concerne qu’un nombre limité de chasseurs âgés, ils se trompent ! Ces associations ne s’arrêteront pas là. Ils veulent la mort de toutes les chasses en France. Ce sera ensuite la vénerie sous terre puis la vénerie en général, puis la chasse aux appelants (le député Dombreval veut déposer une proposition de loi visant à interdire la détention d’oiseaux sauvages, voir la source 3) et enfin la chasse de tout gibier ne pouvant être justifiée par la régulation. Il ne resterait alors plus que la chasse du sanglier. Mais pour un temps limité car certaines associations vont encore plus loin et veulent que cette régulation soit effectuée par les grands prédateurs. Ils proposent pour cela un grand programme de réintroduction de loups, ours et lynx. Ce qui signifierait aussi la mort de l’élevage français, ce dont se réjouirait des gens comme Dombreval et Hugo Clément qui font la promotion de la viande de synthèse. Hasard ou coïncidence ?

C’est un combat de civilisation

Ne nous y trompons pas, ces attaques contre un mode de vie, contre nos traditions sont des attaques contre notre civilisation. La chasse n’est pas la seule visée. La pêche, l’équitation, l’élevage, la détention d’animaux de compagnie sont dans le viseur de ces dangereux extrémistes. Il fut un temps où l’on pouvait parler d’opposants à la chasse ; ces temps sont révolus, nous avons des ennemis. Ce mot est fort mais le combat pour préserver les traditions, notre mode de vie est un combat de civilisation. Quand les barbares veulent forcer nos portes il n’est plus temps de tergiverser, il faut s’unir et combattre.

Sources :
1. Décision du conseil d'État : https://www.conseil-etat.fr/actualites/actualites/le-conseil-d-etat-juge-que-plusieurs-techniques-de-chasse-traditionnelles-des-oiseaux-sont-illegales
2. Directive oiseaux : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=LEGISSUM%3Aev0024
3. Proposition de loi du député Dombreval : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/textes/l15b4351_proposition-loi.pdf

« Ce n’est pas le conseil d’État qui interdit la capture à la glu, c’est le gouvernement ! »

J’aime la Chasse a recueilli les réactions de Éric Camoin, président de l’association de défense des chasses traditionnelles de la grive (ADCTG), suite à la décision récente du conseil d’État. Vous trouverez en fin d’article le communiqué de l’ADCTG.

« C’est le gouvernement qui est responsable.« 

Éric Camoin se bat depuis des années pour sauver la capture à la glu qui est attaquée par des associations, dites de protection animale. Il connait bien le dossier, il est formel :

  • « Le conseil d’État a cassé les arrêtés de 2018 et 2019 sur les quotas mais il n’a pas cassé l’arrêté de 1989 qui encadre la pratique de la glu. »
  • « On a un gouvernement qui ne veut pas et qui va au-delà des décisions du conseil d’État. C’est le gouvernement qui veut arrêter cette pratique ce n’est pas le conseil d’État. »
  • « Il s’agit de volonté politique et la volonté politique n’y est pas, ce gouvernement ne soutient pas la chasse. »

La réaction de Barbara Pompili est d’ailleurs révélatrice de cette volonté car au lendemain de la décision du conseil d’État, elle se félicitait « d’une avancée pour la biodiversité »… Il est difficile d’être de plus mauvaise foi. Il s’agit bien d’un mensonge politique de la part d’une militante devenue ministre. Il s’agit bien aussi de la volonté d’un président et d’un premier ministre qui l’ont mise en place et qui la laissent faire.

Toutes les chasses traditionnelles sont concernées.

Si le gouvernement veut abroger l’arrêté de 1989, toutes les chasses traditionnelles sont concernées. Celles du Sud-Ouest, des Ardennes et du gibier de montagne. Les chasseurs doivent serrer les rangs et arrêter de se quereller entre eux. Si les chasses traditionnelles tombent, c’est toute la chasse qui tombera un jour prochain. Ce projet d’abroger l’arrêté de 1989 est la raison pour laquelle la FNC a décidé de boycotter le CNCFS (voir notre article à ce sujet : https://www.jaimelachasse.fr/actualites-chasse/la-ministre-veut-detruire-les-chasses-traditionnelles-la-fnc-boycotte-le-cncfs/)

Les associations en veulent encore plus.

Les associations demandent maintenant que les chasseurs provençaux relâchent leurs appelants. Comme le dit Éric Camoin : « ils ne s’arrêteront que lorsque ce que toute la chasse sera interdite ». Il est temps de se mobiliser sérieusement, d’oublier nos différents et de serrer les rangs.

C’est définitivement fini pour la capture à la glu. La France perd une de ses traditions.

Encore une de nos traditions qui disparaît. Pour être remplacée par quoi ? Par le vide intersidéral de la modernité dévoyée. Le Conseil d’État a définitivement annulé les dérogations accordées par l’État pour cette chasse, jugée « contraire au droit européen ».

Des années de bataille juridique.

Le conseil d’État saisi par de nombreuses associations avait fini par se tourner vers la cour de justice européenne (CJUE) pour savoir si les dérogations étaient conformes à la « directive oiseaux » ; celle-ci avait jugé en mars en mars que cette technique de piégeage cause un dommage grave à tous les oiseaux capturés. Elle a déclaré que « en dépit d’un nettoyage, les oiseaux capturés subissent un dommage irrémédiable, les gluaux étant par nature susceptibles d’endommager le plumage de tous les oiseaux capturés ». La justice administrative française a donc rapidement suivi en rendant une série de décisions annulant la règlementation dérogatoire française. Ceci met un terme à des années de bataille juridique entre partisans de ce mode de capture (5000 chasseurs provençaux) et les nouveaux tenants de l’ordre moral et de la bien-pensance. Attention, à partir de maintenant les réfractaires et les rebelles finiront dans les mines de sel ou en camp de rééducation !

Inaction du gouvernement

Le conseil d’État ajoute que « ni le gouvernement ni la fédération de chasseurs n’ont apporté de preuves suffisantes » permettant d’affirmer que d’autres espèces ne sont pas piégées ou que « les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés ». Que le gouvernement n’ai pas apporté ces éléments n’est pas une surprise puisque c’était au ministère de tutelle de la chasse de les apporter, c’est à dire au ministère de la transition écologique de madame Pompili. Celle-ci, en bonne militante anti-chasse s’est bien gardée de fournir les éléments scientifiques apportés par l’ADCTG de Éric Camoin. Comme elle se garde bien de fournir des éléments quand des arrêtés concernant la chasse sont attaqués par les associations anti-chasse. Comme elle se garde bien de fournir d’autres éléments du même ordre à l’Union Européenne quand celle-ci nous en demande. Il est temps que 2002 arrive et que nous soyons débarrassés de cette militante verte déguisée en ministre LREM.

Arrêtez d’emmerder les chasseurs !

Que la CJUE, le conseil dÉtat, les juridictions administratives soient pris en otage par des associations dont le seul but est de faire interdire la chasse en France est un scandale. Que la plus haute juridiction administrative française se plie à l’avis d’un « machin » européen hors sol est révélateur de la déliquescence de nos institutions. Que ce même conseil d’État ose dire sans sourciller qu’il n’est pas prouvé que « les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés » est une preuve supplémentaire du pouvoir du lobby des anti-chasse dans notre pays. La LPO est-elle en mesure de fournir des éléments suffisants prouvant que les oiseaux capturés lors de son camps de baguage de l’étang de Marcenay près de Châtillon-sur-Seine « ne subissent que des dommages légers » ? Ah, mais j’oubliais, les jardins du ministère de l’écologie sont maintenant un refuge LPO suite à l’installation de 2 malheureux nichoirs. Donc, personne ne s’interroge sur la mortalité subie par les migrateurs lors de camp de la LPO pendant lequel plus de 6000 oiseaux sont capturés à l’aide de filets puis bagués et relâchés. Evidemment, seuls ceux qui survivent sont relâchés. Des chiffres officieux parlent de 30% de mortalité. Mais cette mortalité là ne semble déranger personne. Le ministère de l’écologie est-il en mesure de nous assurer que les éoliennes si chères à Barbara Pompili ne causent pas de dommages irrémédiables aux oiseaux ?

C’est donc une de nos traditions qui disparait, une de plus. Allons-nous continuer à nous laisser faire ? Thucydide qui était un homme politique, un stratège et un historien athénien du V° siècle avant Jésus-Christ disait : « Il est dans la nature de l’homme d’opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent. »

Le conseil d’État rejette le recours de One Voice contre les chasses traditionnelles !

Ces dernières semaines ont été marquées par trois décisions défavorables aux chasseurs : les quotas zéros pour la capture à la glu, l’interdiction de la chasse de la tourterelle des bois et tout récemment le rejet du recours contre les quotas zéro pour la glu. Nos opposants, à l’origine de ces décisions, se sentaient le vent en poupe et affichaient une grande confiance à propos d’un recours qu’ils avaient déposé devant le conseil d’État demandant l’interdiction de certaines chasses traditionnelles. Et bien, une fois n’est pas coutume, nous avons de quoi nous réjouir, la plus haute juridiction administrative française vient de rejeter leur demande ! One Voice est débouté !

Le conseil d’État n’interdit pas certaines chasses traditionnelles

One Voice association de « protection de la nature » (parait-il), demandait la suspension urgente de six arrêtés autorisant les chasses traditionnelles comme la capture d’alouettes des champs, mais aussi des vanneaux huppés, pluviers et grives.

Dans Rue89 Bordeaux, One Voici a fait valoir, samedi, la baisse de 34 % des effectifs de populations de l’alouette des champs en vingt ans. Cette association qui semble plus aimer les animaux que les humains dénonçait les techniques de chasse et de capture de ces oiseaux, par le biais de filets appelés « pantes » ou de cages, dite « matoles ».

Ces chasses traditionnelles concernent un effectif réduit de passionnés, œuvrant sur leur terroir, pour la tradition et l’amour de leur mode de chasse. Quatre de ces six arrêtés concernent la chasse de l’alouette des champs. Cette chasse est principalement pratiquées en Gironde, dans les Landes, le Lot-et-Garonne ainsi que les Pyrénées-Atlantiques. Chasse parfaitement légale et reconnue, la capture des oiseaux pourra donc débuter le premier octobre prochain.

One Voice dépose plainte

Sans même attendre la décision du conseil d’État, One Voice décide de déposer plainte auprès de la Cour de Justice Européenne afin de faire interdire toutes chasses traditionnelles en France.
La ruralité, riche de son identité et de ses traditions subit le parisianisme des associations de protection environnementale, cherchant à imposer leur vision du monde. Que fera la cour de justice européenne ? Au vu de ses récentes décisions en la matière, il y a lieu de s’inquiéter. Quand nos politiques français comprendront-ils qu’une cour européenne ne devrait pas avoir à se prononcer sur des sujets aussi locaux et ancrés dans nos terroirs ? Est-ce vraiment l’Europe que nous voulons ? Cette Europe technocratique de Bruxelles a bon dos et permet à nos politiques de se défausser de certaines décisions désagréables et impopulaires. Lors du début de la crise liée au COVID, nous avons entendu les plus hautes autorités de l’État (président en tête) nous parler de reconquête de notre souveraineté alimentaire et industrielle ; pourquoi ne pas parler de reconquête de notre souveraineté politique ?