Willy Schraen appelle à défendre les chasses traditionnelles

Dans un communiqué, adressé aux chasseurs de France, Willy Schraen, président de la fédération nationale des chasseurs, appelle à s’unir et défendre les chasses traditionnelles. La disparition de ces chasses serait une catastrophe pour le patrimoine français, cynégétique et rural.

Les chasses traditionnelles, un patrimoine exceptionnel

La France possède un patrimoine riche et exceptionnel. Les chasses traditionnelles en font partie. Ainsi, Willy Schraen appelle les chasseurs de France à se mobiliser pour les consultations d’arrêtés concernant ces modes de chasse. Comme expliqué, « leur disparition serait une catastrophe pour notre patrimoine et notre histoire rurale, et ce serait surtout le début de la fin pour bien d’autres traditions ». Rappelons aussi, les chasses traditionnelles sont la cible des antis et de l’Europe. Cependant, elles représentent une infime partie des prélèvements nationaux et sont pratiquées par quelques passionnés. Elles ont été retoqué en 2021 par le Conseil d’État. Aujourd’hui, les consultations peuvent changer la donne.

S’engager pour la chasse c’est se mobiliser. Se mobiliser sur le terrain, mais aussi sur les réseaux. Ainsi, nous ne pouvons que vous dire de répondre aux consultations publiques. « Mettons un terme, ensemble, à cette obsession de l’interdiction qui envahit chaque jour un peu plus notre quotidien ».

Lire aussi : Les chasses d’oiseaux traditionnels de nouveau autorisées ?

Découvrez le discours de Willy Schraen

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Chasses traditionnelles, le retour ?

Depuis quelques jours, de nombreuses consultations circulent concernant des projets d’arrêtés sur des chasses traditionnelles. Retoquées par le Conseil d’État en 2021, cette décision semble être remise en question par le gouvernement.

Chasses traditionnelles, patrimoine et ruralité

Les chasses traditionnelles ont été la cible des antis et de l’Europe. Cependant, elles représentent une infime partie des prélèvements nationaux et sont pratiquées par quelques passionnés. Alors qu’elles ont été refusées par le Conseil d’État en 2021, le gouvernement semble lui remettre en question cette décision. Ainsi, depuis plusieurs jours la mise en consultation de plusieurs projets d’arrêtés portant sur des chasses traditionnelles d’oiseaux circulent sur les réseaux.

Les textes de ces arrêtés portent sur « la capture de vanneaux huppés et de pluviers dorés à l’aide de filets« , « la capture de l’alouette des champs au moyen de pantes« , ainsi que « la capture d’alouettes des champs à l’aide de matoles« . Ainsi, 100 000 individus de ces espèces citées pourraient être capturés si les projets d’arrêtés venaient à être validés par le Conseil d’État.

Emmanuel Macron favorable

Dans les projets d’arrêtés, le ministère de la transition écologique promet « le suivi d’une formation pour les pratiquants afin de les former aux règles obligatoires pour pratiquer cette chasse traditionnelle dans le respect du droit de l’Union européenne ». Par ailleurs, le texte précise également que « la décision de publication de ces projets de textes tiendra compte du jugement au fond du Conseil d’État sur le contentieux en cours concernant l’arrêté relatif aux quotas de prélèvement par ce mode de chasse pour la saison 2021/2022 ».

Aujourd’hui tout reste possible. Continuez de participer aux consultations et faisons le nécessaire. Ainsi, ces chasses traditionnelles seront de nouveau autorisées.

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Les chasseurs landais animent la visite de Barbara Pompili

La ministre-militante était en visite à Capbreton ce 18 février. Une délégation de chasseurs landais l’attendait de pied ferme pour manifester leur mécontentement.

Les landais «  blessés dans leur âme »

Barbara Pompili était en visite dans le département des Landes ce 18 février. Il n’en fallait pas plus pour que les chasseurs landais, dont on connait l’attachement aux traditions, décident d’animer la liste ministérielle. C’est ce qu’ils ont fait en déployant des banderoles sur le parcours de la ministre. Un conseiller du ministère a reçu une délégation dirigée par Régis Hargues, le directeur de la fédération et par le vice-président Sébastien Menault.

Que va dire ce conseiller à ces chasseurs ? Il écoutera probablement poliment et prendra des notes qui seront ensuite classées dans un dossier destiné aux archives. Il ne faut plus rien attendre de cette ministre et de sa secrétaire d’État. Nous l’avons compris depuis longtemps. Leur départ sera un soulagement pour les chasseurs et le monde rural. Les manifestations du 18 septembre 2021 n’ont pas permis de faire bouger les lignes et d’infléchir la politique de ce ministère.

La chasse à l’alouette supprimée par le dogmatisme de l’écologie politique

« La ministre doit comprendre qu’elle arrive chez des gens qui ont été blessés dans leurs âmes. Les Landais n’ont pas pu chasser l’alouette cette année. Cette chasse fait partie de notre identité culturelle. » La directive oiseau de l’Union européenne prévoit théoriquement des exceptions. Notre ministre de la transition écologique n’a pas voulu les transcrire dans le droit français. Elle a décidé de n’apporter aucun argument pour soutenir ce mode de chasse auprès des instances européenne et du Conseil d’état. Ces arguments existent, la FNC et les FDC les ont fournis mais le dogme l’a emporté sur la science et le respect de la ruralité.

Au-delà d’un mode de chasse, il s’agit d’un patrimoine culturel régional qui est ainsi menacé par l’écologie politique et son dogmatisme. Il faudra s’en souvenir. Les élections approchent. Il faut maintenant que les chasseurs se mobilisent intelligemment pour défendre notre passion et le mode de vie qui y est attaché.

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Non, les chasses traditionnelles ne menacent pas les oiseaux

Selon Guillaume Gontard, sénateur EELV, il est normal d’interdire les chasses traditionnelles car elles sont un danger pour les espèces d’oiseaux concernés. Mais que c’est c… un vert ! Faut-il être naturellement menteur, manipulateur et incompétent pour être un élu chez les verts ou organisent-ils des stages internes au parti pour se former ? On peut se poser la question tant chaque jour nous réserve son lot de déclarations plus ubuesques les unes que les autres. Sandrine Rousseau se fait plus discrète, c’est dommage, nous avions une championne du monde avec elle…

Un postulant pour le titre avec Guillaume Gontard, sénateur vert de l’Isère.

Lors d’une interview sur Public Sénat, ce sénateur EELV a déclaré qu’il se félicitait de la suspension des arrêtés à propos des chasses traditionnelles. Jusque-là, pas de surprise, il est dans son rôle d’élu EELV. Dénigrer la chasse, les chasseurs est un sport très pratiqué dans ce parti. Par contre, les arguments utilisés pour justifier sa satisfaction sont du plus grand ridicule. « Ces chasses sont non sélectives. » « On a perdu 1/3 dépopulations d’oiseaux d’oiseaux dans notre pays. »

Non sélectives : FAUX ! Pantes, matoles, glu et tenderies sont sélectives. Ce sont des modes de chasse qui imposent au chasseur de rester à proximité de ses appareils pour, justement, vérifier que d’autres oiseaux ne sont pas attrapés. Et si c’est le cas, de les relâcher.

Il faut interdire car on a perdu 1/3 d’oiseaux dans notre pays. FAUX ! Il y a, en effet, une baisse de certaines populations d’oiseaux communs en France. Mais les espèces qui se portent le mieux sont souvent des espèces chassées ! Par exemple le pigeon ramier dont les effectifs sont en augmentation de presque 100%. Mais puisque ce monsieur semble avoir besoin de quelques leçons, voici des données plus précises.

LIRE AUSSI : étude oiseaux communs du Museum d’histoire naturelle.

Le statut UICN des oiseaux concernés par les chasses traditionnelles

Il faut savoir que l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN) a dressé un inventaire de toutes les espèces animales. Cet inventaire classe les espèces en fonction de leur état de conservation. Cela va de « Non évalué » à « Éteinte au niveau mondial ».

Passons en revue l’état des populations d’oiseaux concernés par les chasses traditionnelles :

  1. Pluvier doré concerné par la tenderie dans les Ardennes : statut UICN : statut LC, c’est dire préoccupation mineure, non menacé. Quota prévu par les arrêtés : 30
  2. Vanneau huppé concerné par la tenderie dans les Ardennes : statut UICN NT, non menacé. Quota accordé : 1200
  3. Alouette des champs concernée par les pantes et matoles : statut UICN LC, c’est dire préoccupation mineure, non menacée. Il faut néanmoins noter une baisse numérique du fait de l’agriculture moderne. Quota accordé : 106 500
  4. Turdidés (grives et merles) concernés par la tenderie dans les Ardennes. Quota accordé : 5800. Population européenne estimée à 700 millions.
  • Grive draine : statut UICN LC, c’est dire préoccupation mineure, non menacée
  • Grive litorne : statut UICN LC, c’est dire préoccupation mineure, non menacée
  • Grive mauvis : statut UICN : NT non menacée
  • Grive musicienne : statut UICN LC, c’est dire préoccupation mineure, non menacée

Oser dire que ces chasses représentent une menace pour les espèces concernées est une énormité. Soit ce petit bonhomme vert ment sciemment, soit il est totalement incompétent. Ou les deux en même temps.

LIRE AUSSI : Pantes, matoles et tenderies à nouveau autorisées. Voici les arrêtés.

Manifestation le 27 novembre. Les chasseurs du Sud-Ouest en ont assez !

Le Sud-Ouest de la France est durement touché par la suspension de certaines chasses traditionnelles. Ces interdictions attisent la colère des chasseurs. L’incompréhension face à cette décision a poussé certaines associations à lancer un appel à manifester à Bordeaux le 27 novembre. Il semble que la manifestation du 18 septembre n’a pas suffi.

La ville choisi est parfaite ; elle est dirigée par une équipe de khmers verts de la pire espèce. Rappelez-vous les délires du maire Pierre Hurmic qui ne veut pas de sapin de Noël car c’est « un arbre mort » oui qui décrète vouloir interdire toutes les voitures dans sa ville. Les associations appelant à manifester sont : Les chasseurs de France en colère ; l’association des Sauvaginiers des étangs, lacs et marais médocains ; l’association Chasser pour nos générations Avenir.

Le Sud-Ouest n’a pas l’intention de se laisser faire. N’oublions pas la déclaration du président de la FDC du Lot et Garonne qui dit vouloir continuer à chasser malgré ces interdictions. La révolte gronde…

LIRE AUSSI : Chasses traditionnelles, la FDC du Lot et Garonne entre en résistance

Communiqué de presse. Manifestation le 27 novembre à Bordeaux

Les chasseurs en colère s’expriment

Face aux récentes mesures prises par le gouvernement à l’encontre des chasses traditionnelles, le collectif « Les chasseurs de France en colère », avec l’aide des associations CPNGA, ASELMM33 et ASNA, organisent une manifestation revendicative dans les rues de Bordeaux ce 27 novembre 2021. L’objectif est de montrer l’incompréhension, mais aussi le mécontentement face à ces mesures injustifiées. Incompréhension des chasseurs face à un gouvernement qui cède aux pressions d’associations soi-disant protectrices des animaux.

D’une part, sur la limitation de la chasse des oies dans le temps. En effet, la limitation de la chasse des oies en France pourrait se solder par une augmentation du nombre d’oies gazées en Hollande. Responsables de nombreux dégâts en 2019, les oiseaux ont été tués dans la région de Rotterdam aux Pays-Bas, par gazage au gaz carbonique (CO2). Or le gazage au CO2 provoque une dépression et une détresse due à l’hypercapnie, avant la perte de conscience et l’induction de la mort par hypoxie. Autrement dit, ils souffrent systématiquement avant de mourir. La Hollande avait autorisé ce dispositif afin de diminuer le nombre d’oies. Les associations qui souhaitent protéger les animaux en France sont-elles prêtes à courir le risque de voir de telles autorisations remises en place ? Rappelons que tuer un animal au fusil génère une telle puissance de choc que cela provoque une paralysie du système nerveux, donc une mort instantanée et indolore dans la majorité des cas. Pour ces raisons invoquées, les chasseurs réclament le droit de chasser l’oie également au mois de février.

D’autre part, en ce qui concerne les chasses traditionnelles. Que dit la loi ? Voici les termes du paragraphe 1 de l’article 8 de la directive du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages, dite directive oiseaux : « 1. En ce qui concerne la chasse, la capture ou la mise à mort d’oiseaux dans le cadre de la présente directive, les États membres interdisent le recours à tous moyens, installations ou méthodes de capture ou de mise à mort massive ou non sélective ou pouvant entraîner localement la disparition d’une espèce, et en particulier à ceux énumérés à l’annexe IV, point a). / (…) ». Parmi les moyens, installations ou méthode de capture ou de mise à mort prohibés par le a) de l’annexe IV de la directive figure notamment les « collets (…), gluaux, hameçons, oiseaux vivants utilisés comme appelants aveuglés ou mutilés, enregistreurs, appareils électrocutants » ou encore les « filets, pièges-trappes, appâts empoisonnés ou tranquillisants (…) ». Toutefois, l’article 9 de la directive prévoit en son paragraphe 1 que « Les États membres peuvent déroger aux articles 5 à 8 s’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante, pour les motifs ci-après : / (…) c) pour permettre, dans des conditionsstrictement contrôlées et de manière sélective, la capture, la détention ou toute autre exploitation judicieuse de certains oiseaux en petites quantités. »

En clair, les chasses traditionnelles, comme la chasse à la glu, ont été jugées hâtivement illégales par le conseil de l’État. Cependant, aucune des espèces chassées de manière traditionnelle n’est en danger d’extinction localement. Les méthodes de capture à la glu sont sélectives puisque les oiseaux non visés par la pratique sont nettoyés et relâchés. Il en va de même pour la matole, qui est un piège prenant les animaux vivants sans les blesser (ou dans de très rares cas). Les appelants ne sont ni aveuglés, ni mutilés.

Si par le passé, des excès de la chasse ont pu être commis, rappelons que ce sont des chasseurs passionnés qui ont jeté les premiers les bases de protection des animaux. Pour exemple, Louis Magaud d’Aubusson fut le premier président de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) en 1912, mais c’était surtout un grand chasseur et un fauconnier. Aujourd’hui, la chasse est très encadrée et son but n’est ni la mise à mort massive ou non sélective, ni la disparition locale d’une espèce, conformément à ce que demande la loi européenne. Lorsque le besoin s’en fait ressentir, les chasseurs d’eux-mêmes arrêtent de chasser une espèce. Par exemple, ce sont les fédérations de chasse qui ont décidé, pour cette année, un plan de chasse nul pour le tétras-lyre, le lagopède et la perdrix bartavelle sur l’ensemble des Alpes du Nord, car la reproduction de ces espèces a été jugée insatisfaisante par les chasseurs. Ces espèces ne seront donc pas chassées sur cette zone.

En bref, les chasseurs mènent des actions concrètes sur le terrain dans la gestion et la protection des espèces et se désolent de voir leur travail régulièrement remis en cause par des associations qui auraient beaucoup à apprendre d’eux. Les chasseurs en ont marre de voir leurs actions décrédibilisées par des mensonges ou des approximations arrangeantes. Marre de voir l’État céder au dogmatisme d’associations qui briguent plus souvent la reconnaissance que la connaissance. Aujourd’hui, les chasseurs sont dans la rue et réclament que justice leur soit rendue.

Philippe SEBIE, Cédric SOUBABERE, Emily LE ROY, Odile GITTON, Ludivine BRUNETEAU, Jr MASSALY, Jérome LEBECQ, Christophe SIMONOT, Frédéric SEIGNEUR, Thierry HENIN, Fabrice MERCIER, Serge FAUT, Rémi DORET, Fabien REIGNIER Sébastien AUDUBERTEAU

Pantes, matoles et tenderies à nouveau autorisées. Voici les arrêtés.

Les arrêtés ministériels d’autorisation de certaines chasses « traditionnelles » ont été publiés dans la nuit de jeudi à vendredi. Vous les trouverez ci-dessous.

Nous avions raison d’être optimiste, les chasses traditionnelles du Sud-Ouest et des Ardennes sont ré-autorisées. Au total, ce sont huit arrêtés qui sont parus vendredi 15 octobre au Journal officiel, autorisant les chasses traditionnelles d’oiseaux. Outre la capture des alouettes des champs dans les départements du Sud-Ouest, ils autorisent aussi la capture des vanneaux huppés et des pluviers dorés au moyen de tenderies aux filets dans les Ardennes et la tenderie aux grives et aux merles noirs dans les Ardennes. Chaque arrêté précise le nombre maximal d’oiseaux à prélever par département. Ces chiffres devraient suffire à convaincre que des prélèvements aussi minimes ne peuvent porter préjudice à ces espèces. Mais est-ce vraiment ce qui motive nos opposants ?

Est-ce une victoire ? Pas vraiment et pour deux raisons :

  • la capture à la glu est oubliée. Elle fait aussi partie de notre patrimoine et ne doit pas être sacrifiée. Elle ne doit pas devenir le trophée que Barbara Pompili accroche à son mur. Il faut continuer la mobilisation jusqu’à ce que nous ayons aussi récupéré ce mode traditionnel de chasse.
  • notre mobilisation a peut-être fait réfléchir l’Élysée mais nous sommes à 6 mois des présidentielles. Qu’en aurait-il été à 2 ou 3 anis de cette échéance ? Récupérer ces chasse n’est qu’un cadeau pré-électoral. Rien de plus.

—> Lire aussi : La mort des chasses traditionnelles c’est aussi la mort de notre civilisation !

Liste des arrêtés.

Certaines chasses traditionnelles à nouveau autorisées ?

Selon Le Parisien, il semble que les chasses traditionnelles, pantes, matoles et tenderies pourraient être à nouveau autorisées par le conseil d’État après le « psychodrame » de cet été.

Une bonne nouvelle pour la chasse.

Ces chasses traditionnelles qui font partie du patrimoine culturel de nos régions ont été jugées contraire au droit européen par le conseil d’État le 6 aout dernier. La réaction du monde de la chasse a été spectaculaire, plus de 55 000 chasseurs sont descendus dans les rues de cinq villes de France le 18 septembre. Comme par miracle, de nouveaux arrêtés ont été présentés au même moment en consultation publique et au conseil d’État. Cette fois-ci, ils sont correctement motivés ; ce qui manquait aux précédents. Ils devraient donc pouvoir passer le cap de cette juridiction puisqu’ils entrent dans le cadre dérogatoire de la « directive oiseaux ». Ils devraient être publiés au journal officiel sous peu.

La responsabilité de Barbara Pompili.

La responsabilité de Madame Pompili est entière dans cette affaire. Les arrêtés concernant ces chasses sont annuels et, chaque année depuis 2018, ils sont attaqués par des organisations anti-chasse. S’ils sont correctement motivés, ils sont jugés conformes au droit européen et alors autorisés.

Cette année Barbara Pompili a décidé de ne pas fournir les éléments nécessaires au conseil d’État. Forte de ce qu’elle considère comme une victoire et « une avancée pour la biodiversité » – l’arrêt de la capture à la glu – elle pensait pouvoir réitérer avec pantes, matoles et tenderies. Cela n’a pas fonctionné comme elle le souhaitait. Son dogmatisme et sa détestation viscérale pour tout ce qui touche à la chasse lui a fait oublier que nous entrions en période électorale et que son président ne pouvait se permettre de perdre les voix des chasseurs, de leurs familles et de tous les français attachés à leurs racines.

Depuis la ministre est silencieuse. C’est sa secrétaire d’État, Bérangère Abba, qui a eu la lourde tache d’expliquer ces atermoiements :« Le gouvernement est sur une ligne d’équilibre. Il n’est pas question de faire de ces sujets des totems. Nous apportons des précisions à la suite d’une décision du Conseil d’État. » Il est savoureux d’entendre que le ministère « apporte des précisions ». Pourquoi les apporter seulement maintenant ? Il suffisait des intégrer aux arrêtés initiaux. La détermination des chasseurs et probablement un petit « recadrage » présidentiel ont contraint le ministère a faire son travail.

Les réactions des anti-chasse

Elles ne se sont pas faites attendre, Bougrain-Dubourg et One Voice ont immédiatement déclaré qu’ils allaient attaquer les arrêtés.

« Nous déposerons un recours en référé contre ces arrêtés » a réagi Allain Bougrain-Dubourg. Quant à One Voice, c’est, comme d’habitude, avec leur phraséologie pompeuse qu’ils annoncent leurs intentions.

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Le gouvernement a-t-il reculé à propos des chasses traditionnelles ?

Que se passe-t-il au sein du gouvernement ? Pourquoi a-t-on mis huit arrêtés concernant les chasses traditionnelles en consultation publique ? A quelques jours de la grande mobilisation du 18 septembre, il est utile de se poser quelques questions. Réelle prise en compte de notre colère ou petite manoeuvre politicienne ?

Le gouvernement met en consultation plusieurs arrêtés concernant les chasses traditionnelles.

Le Figaro titrait hier « Le gouvernement veut ré-autoriser des chasse traditionnelles d’oiseaux » (voir l’article en cliquant). En août dernier, le conseil d’État avait jugé que les arrêtés de plusieurs techniques de chasse (matoles, tenderies, pantes) n’étaient pas assez motivés et les avaient donc cassé. Complet changement hier, huit arrêtés concernant ces chasses sont mis en consultation publique et, cette fois-ci, ils sont motivés. Ces textes montrent clairement : l’absence de solutions alternatives, la sélectivité, le caractère contrôlé de ces chasses, le nombre réduit d’oiseaux prélevés. Il est donc indispensable que nous nous allions en masse répondre à ces consultations dont les liens sont donnés en bas de cet article. Il faut indiquer que nous sommes favorables à ces arrêtés et au maintien de ces chasses traditionnelles qui ne menacent en rien la survie des espèces et la biodiversité.

Devons-nous nous réjouir ?

Oui et non. Oui, car notre mobilisation, notre colère sont audibles et ont montré notre colère. Non, car ce gouvernement a déjà montré qu’il ne respectait pas le patrimoine rural et ses acteurs. Rappelez-vous la glu et la tourterelle des bois… Rappelons-nous aussi que nous sommes presque en période électorale… De plus, si ces arrêtés sont pris, ils seront immédiatement attaqués devant le conseil d’État par la LPO et One Voice. Ils ne seront pas plus défendus qu’avant par le ministère de Barbara Pompili. Rappelons-nous aussi une déclaration du candidat Macron qui n’a jamais été suivie d’effet : « On a beaucoup mieux à faire que d’aller chercher les gens sur toutes les chasses traditionnelles qui existent … cela fait partie du patrimoine français. » Être capable de prononcer cette phrase lors de l’assemblée générales des chasseurs en 2017 et nommer Barbara Pompili au ministère de tutelle de la chasse nous prouve que nous devons être méfiants !

Notre mobilisation est plus que jamais nécessaire.

Il faut donc continuer à mettre la pression sur ce gouvernement et exiger le départ de la ministre et de sa secrétaire d’État. Il faut aussi que ces chasses ne soient plus soumises à ces arrêtés qui ouvrent la porte à toutes sortes d’attaques par nos opposants. Rendez-vous compte que tout ceci ne concerne que quelques milliers de chasseurs qui ne capturent que quelques milliers d’oiseaux avec des techniques qui ne sont plus pratiquées que par des chasseurs âgés. Ces modes de chasse sont donc appelés à s’éteindre naturellement. Imaginez alors ce qu’ils vont déployer comme moyens et énergie pour attaquer le reste de la chasse ! Soyons nombreux aux manifestations du 18 septembre dont voici les lieux et heures : https://www.jaimelachasse.fr/actualites-chasse/le-18-septembre-tous-mobilises

Liste des arrêtés soumis à consultation :

Un tour de chauffe dans les Ardennes.

Samedi dernier, les chasseurs du nord-est d’étaient donnés rendez-vous dans les Ardennes pour soutenir les chasses traditionnelles et la chasse en général. Un peu plus de 2000 d’entre eux étaient présents et se sont rassemblés devant le sanglier géant de Woinic.

Venus pour défendre les chasses traditionnelles, emblèmes de nos libertés.

Après la glu, la décision du conseil d’État mettant fin aux chasses traditionnelles comme les pantes, les tenderies et les matoles a mis le feu aux poudres. Les chasseurs se sont mobilisés dans les Ardennes. Certains agriculteurs ont décidé de se joindre au mouvement. Des pêcheurs étaient aussi dans ce cortège, montrant que la frilosité de la FNPF n’est plus comprise ni admise. On pouvait voir quelques écharpes tricolores de maires et certains députés et sénateurs ont tenu à apporter leur soutien aux manifestants. Le président de la FNC, Willy Schraen avait fait le déplacement depuis ses terres du Nord et a pris la parole pour exprimer le ras-le-bol des ruraux qui s’estiment injustement attaqués. Ce sont donc environ 2000 personnes qui se sont réunies pour défendre une certaine conception de la ruralité attaquée par des groupuscules extrémistes qui sont bien écoutés dans un certain ministère et qui ont réussi à influencer les décisions du conseil d’État.

Plus que les chasses traditionnelles, c’est un mode de vie qui est attaqué.

Le président Schraen a bien résumé le sentiment des manifestants : « Il ne faut pas aller trop loin vis-à-vis du monde rural, sinon ça va exploser ». Cet avis semble partagé par le président de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles) des Ardennes, Thierry Huet qui déclare vouloir défendre le « respect de la diversité face à une volonté d’uniformisation. » Le président de la FNC a aussi souligné le ridicule de ces décisions et des arguments des associations comme la LPO ou One Voice qui prétendent agir pour la biodiversité : « Pour les grives, aujourd’hui on parle de 52 personnes pour un prélèvement maximum de 2 000 oiseaux, qu’on n’atteint jamais, dans une quinzaine de communes, c’est tellement dérisoire qu’on pourrait en sourire ! » Il faut se rappeler de la phrase de la ministre Pompili après la décision du conseil d’État à propos de la glu : « une avancée pour la biodiversité ». Comme si les prélèvements de ces minimes quantités d’oiseaux étaient un danger pour les espèces ! Tous les scientifiques savent qu’il n’en est rien. Il faut donc chercher ailleurs les motivations des ces attaques. C’est en fait un projet politique qui vise bien plus que la mort des chasses traditionnelles et de la chasse en général. C’est une attaque contre tout ce qui peut nous relier au terroir, à nos racines, à notre ADN. C’est une attaque contre notre culture et de ce fait contre notre civilisation. N’en déplaise au député Dombreval qui estime qu’il est excessif de dire cela. Lui qui n’a de cesse de vouloir détruire la chasse en France n’a aucune légitimité à parler de ces chasses traditionnelles et des modes de vie qui leur sont associés.

La vénerie soutient les chasses traditionnelles.

La société de vénerie, par la voix de son président, appelle à soutenir et défendre les chasse traditionnelles si honteusement attaquées par les khmers verts et le conseil d’État. La vénerie a l’habitude des attaques de nos opposants et les veneurs ont été touchés par les marques de soutien qui leur ont été manifestées l’année dernière. Les chasseurs de la baie de Somme qui viennent défendre un équipage en forêt de Compiègne, ce n’est pas banal et cela montre bien que, face à nos opposants, certains ont compris que seule l’union fait la force. Merci aux veneurs de défendre ce patrimoine vivant de nos terroirs !