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Manifestation le 27 novembre. Les chasseurs du Sud-Ouest en ont assez !

Le Sud-Ouest de la France est durement touché par la suspension de certaines chasses traditionnelles. Ces interdictions attisent la colère des chasseurs. L’incompréhension face à cette décision a poussé certaines associations à lancer un appel à manifester à Bordeaux le 27 novembre. Il semble que la manifestation du 18 septembre n’a pas suffi.

La ville choisi est parfaite ; elle est dirigée par une équipe de khmers verts de la pire espèce. Rappelez-vous les délires du maire Pierre Hurmic qui ne veut pas de sapin de Noël car c’est “un arbre mort” oui qui décrète vouloir interdire toutes les voitures dans sa ville. Les associations appelant à manifester sont : Les chasseurs de France en colère ; l’association des Sauvaginiers des étangs, lacs et marais médocains ; l’association Chasser pour nos générations Avenir.

Le Sud-Ouest n’a pas l’intention de se laisser faire. N’oublions pas la déclaration du président de la FDC du Lot et Garonne qui dit vouloir continuer à chasser malgré ces interdictions. La révolte gronde…

LIRE AUSSI : Chasses traditionnelles, la FDC du Lot et Garonne entre en résistance

Communiqué de presse. Manifestation le 27 novembre à Bordeaux

Les chasseurs en colère s’expriment

Face aux récentes mesures prises par le gouvernement à l’encontre des chasses traditionnelles, le collectif « Les chasseurs de France en colère », avec l’aide des associations CPNGA, ASELMM33 et ASNA, organisent une manifestation revendicative dans les rues de Bordeaux ce 27 novembre 2021. L’objectif est de montrer l’incompréhension, mais aussi le mécontentement face à ces mesures injustifiées. Incompréhension des chasseurs face à un gouvernement qui cède aux pressions d’associations soi-disant protectrices des animaux.

D’une part, sur la limitation de la chasse des oies dans le temps. En effet, la limitation de la chasse des oies en France pourrait se solder par une augmentation du nombre d’oies gazées en Hollande. Responsables de nombreux dégâts en 2019, les oiseaux ont été tués dans la région de Rotterdam aux Pays-Bas, par gazage au gaz carbonique (CO2). Or le gazage au CO2 provoque une dépression et une détresse due à l’hypercapnie, avant la perte de conscience et l’induction de la mort par hypoxie. Autrement dit, ils souffrent systématiquement avant de mourir. La Hollande avait autorisé ce dispositif afin de diminuer le nombre d’oies. Les associations qui souhaitent protéger les animaux en France sont-elles prêtes à courir le risque de voir de telles autorisations remises en place ? Rappelons que tuer un animal au fusil génère une telle puissance de choc que cela provoque une paralysie du système nerveux, donc une mort instantanée et indolore dans la majorité des cas. Pour ces raisons invoquées, les chasseurs réclament le droit de chasser l’oie également au mois de février.

D’autre part, en ce qui concerne les chasses traditionnelles. Que dit la loi ? Voici les termes du paragraphe 1 de l’article 8 de la directive du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages, dite directive oiseaux : « 1. En ce qui concerne la chasse, la capture ou la mise à mort d’oiseaux dans le cadre de la présente directive, les États membres interdisent le recours à tous moyens, installations ou méthodes de capture ou de mise à mort massive ou non sélective ou pouvant entraîner localement la disparition d’une espèce, et en particulier à ceux énumérés à l’annexe IV, point a). / (…) ». Parmi les moyens, installations ou méthode de capture ou de mise à mort prohibés par le a) de l’annexe IV de la directive figure notamment les « collets (…), gluaux, hameçons, oiseaux vivants utilisés comme appelants aveuglés ou mutilés, enregistreurs, appareils électrocutants » ou encore les « filets, pièges-trappes, appâts empoisonnés ou tranquillisants (…) ». Toutefois, l’article 9 de la directive prévoit en son paragraphe 1 que « Les États membres peuvent déroger aux articles 5 à 8 s’il n’existe pas d’autre solution satisfaisante, pour les motifs ci-après : / (…) c) pour permettre, dans des conditionsstrictement contrôlées et de manière sélective, la capture, la détention ou toute autre exploitation judicieuse de certains oiseaux en petites quantités. »

En clair, les chasses traditionnelles, comme la chasse à la glu, ont été jugées hâtivement illégales par le conseil de l’État. Cependant, aucune des espèces chassées de manière traditionnelle n’est en danger d’extinction localement. Les méthodes de capture à la glu sont sélectives puisque les oiseaux non visés par la pratique sont nettoyés et relâchés. Il en va de même pour la matole, qui est un piège prenant les animaux vivants sans les blesser (ou dans de très rares cas). Les appelants ne sont ni aveuglés, ni mutilés.

Si par le passé, des excès de la chasse ont pu être commis, rappelons que ce sont des chasseurs passionnés qui ont jeté les premiers les bases de protection des animaux. Pour exemple, Louis Magaud d’Aubusson fut le premier président de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) en 1912, mais c’était surtout un grand chasseur et un fauconnier. Aujourd’hui, la chasse est très encadrée et son but n’est ni la mise à mort massive ou non sélective, ni la disparition locale d’une espèce, conformément à ce que demande la loi européenne. Lorsque le besoin s’en fait ressentir, les chasseurs d’eux-mêmes arrêtent de chasser une espèce. Par exemple, ce sont les fédérations de chasse qui ont décidé, pour cette année, un plan de chasse nul pour le tétras-lyre, le lagopède et la perdrix bartavelle sur l’ensemble des Alpes du Nord, car la reproduction de ces espèces a été jugée insatisfaisante par les chasseurs. Ces espèces ne seront donc pas chassées sur cette zone.

En bref, les chasseurs mènent des actions concrètes sur le terrain dans la gestion et la protection des espèces et se désolent de voir leur travail régulièrement remis en cause par des associations qui auraient beaucoup à apprendre d’eux. Les chasseurs en ont marre de voir leurs actions décrédibilisées par des mensonges ou des approximations arrangeantes. Marre de voir l’État céder au dogmatisme d’associations qui briguent plus souvent la reconnaissance que la connaissance. Aujourd’hui, les chasseurs sont dans la rue et réclament que justice leur soit rendue.

Philippe SEBIE, Cédric SOUBABERE, Emily LE ROY, Odile GITTON, Ludivine BRUNETEAU, Jr MASSALY, Jérome LEBECQ, Christophe SIMONOT, Frédéric SEIGNEUR, Thierry HENIN, Fabrice MERCIER, Serge FAUT, Rémi DORET, Fabien REIGNIER Sébastien AUDUBERTEAU

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