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Willy Schraen en politique

La récente prise de position publique de Willy Schraen fait réagir. En bien, en mal ; les chasseurs, les non chasseurs ; nos opposants et nos soutiens. Le cardinal de Richelieu disait « La politique est l’art de rendre possible le nécessaire. » Cette déclaration était-elle nécessaire ?

Politique ou politicien ?

Pourquoi la chasse et les chasseurs sont-ils entrés dans l’arène politique ? L’ont-ils fait volontairement ou y ont-ils été obligés ? Qu’ont-ils à y gagner ? Qu’ont-ils à y perdre ? Chasser aujourd’hui est politique au sens fort du terme. Lorsqu’on arpente les bois et les campagnes avec son fusil ou sa carabine, consciemment ou inconsciemment on fait de la politique. Car nous affirmons ainsi notre attachement à une forme de civilisation. Chasser, c’est prendre en compte un héritage. Défendre la chasse c’est vouloir faire vivre cet héritage, le transmettre et le valoriser. En voulant interdire la chasse, certains veulent interrompre cette chaine de transmission et détruire ce patrimoine. Il s’agit donc bien d’un combat culturel et donc de civilisation. C’est le sens fort du mot politique.

Les chasseurs ne peuvent pas se laisser faire et ne doivent pas laisser le champ libre à leurs adversaires. Il faut donc entrer en politique. Celle de la défense d’une culture, d’un patrimoine et donc d’une civilisation. C’est un combat méta-politique plus que politicien. C’est un combat qui ne peut se résumer au choix d’un candidat à la présidentielle.

La déclaration de Willy Schraen

C’est pourquoi nous pensons que la déclaration du président de la FNC est surprenante et peut-être maladroite. Dans un premier temps, on peut se demander si c’est le rôle d’un président de FNC que d’annoncer publiquement son choix pour une élection. Bien entendu, Willy Schraen déclare que c’est son choix personnel et que cela n’engage en rien la fédération. C’est un sophisme qui ne trompe personne. Le journaliste n’interviewe pas Willy Schraen, il interviewe le président de la FNC. Cela fait penser à ces candidats éliminés au premier tour, qui ne donnent pas de consigne de vote mais annoncent « qu’à titre personnel » ils voteront pour untel ou untel. Ce n’est pas une consigne mais un signe…

Dans un deuxième temps, faire part de son choix pour la prochaine élection va le couper des chasseurs qui ne partagent pas ce choix. Le monde de la chasse est divers. Les chasseurs ne sont pas d’un parti et représentent assez bien la diversité politique de notre pays (à l’exception d’EELV qui a réussi à se faire détester par tous les chasseurs quelle que soit leur couleur politique). Il sera considéré par beaucoup de chasseurs comme moins légitime à les représenter. Cette déclaration publique va diviser alors que la chasse aujourd’hui a besoin d’être forte et unie. Cela va se répercuter sur la pétition que les chasseurs opposés à l’actuel président ne voudront plus signer. Nos opposants seront ravis d’annoncer que nous ne sommes pas parvenus à rassembler 100 000 signatures.

Enfin, en prenant aussi clairement position pour un candidat, Willy Schraen va s’aliéner tous les autres. Se faire prendre en grippe par d’autres candidats et leurs partis, c’est se mettre en danger dans les régions et les départements. Aucun n’est gouverné par le parti de l’actuel président. Régions et départements dirigés par ces autres partis peuvent nous faire payer ce choix. Les présidents de FDC et de FRC risquent d’être moins bien reçus à l’avenir.

Certains diront que l’actuel président a fait beaucoup pour la chasse, d’autres que c’est le moins pire des candidats… Nous ne rentrerons pas dans ce jeu et nous contenterons de dire que le président de la FNC aurait pu se contenter de dire pour qui ne pas voter.

N’oublions pas ce que Willy Schraen a fait pour la chasse

Cette critique de la prise de position publique de Willy Schraen ne doit pas nous faire oublier ce qu’il a fait pour la chasse. Son arrivée aux commandes de la FNC coïncide avec la montée en puissance des groupes extrémistes anti-chasse, animalistes, antispécistes. Elle coïncide aussi avec la nomination de ministres de tutelle comme Nicolas Hulot ou Barbara Pompili qui ne nous aiment pas du tout. Il fallait quelqu’un de solide pour tenir le cap. Willy Schraen l’a fait et nous défendu avec vigueur. Il aime viscéralement la chasse et aime aussi les chasseurs, c’est indéniable. Nous le lui rendons bien même si nous ne sommes pas d’accord avec cette déclaration.

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