La promotion de la chasse sur les grandes chaînes, un combat permanent

Spot-FNC

Au cours des derniers mois, la FNC a réalisé deux campagnes publicitaires, qui ont été diffusées sur TF1 ainsi que sur un certain nombre de chaines. Bien que ces spots aient eu de bons retours de la part du monde cynégétique, les avis divergent chez les autres téléspectateurs et la promotion de la chasse reste un défi de taille pour le président Willy Schraen.

Pourquoi France Télévision refuse la promotion de la chasse sur ses chaînes ?

Lors du Game Fair 2022, le président de la Fédération Nationale des chasseurs Willy Schraen s’est exprimé sur ce refus de promouvoir les actions menées par les chasseurs et tous les acteurs du monde cynégétique auprès du grand public :

« La veille du départ de la campagne, évidemment on avait signé avec d’autres chaines donc nous n’avions pas les moyens de faire avec eux. Une fois que nous avions mis une solution de repli en place, ils nous ont appelé en disant : « On a réfléchis, on est d’accord ». Ils nous l’ont fait à l’envers. 

[…] On a également fait une campagne radio, et Radio France a refusé de le passer. »

A cette déclaration, Willy Schraen a ajouté que les points de vue écologistes primaient sur les intérêts de promouvoir la chasse. Il ajoutait : « Nos spots ne sont quand même pas violents. On ne peut pas montrer d’arme, de gibier … on ne peut rien montrer. L’idéologie écolo aujourd’hui est tellement violente, que l’on ne veut même pas nous diffuser. »

La chaîne a-t-elle donné une raison à ce refus ?

« Alors ils ont donné une réponse, la première réponse ça a été très clairement, c’est un mail : « Nous ne ferons jamais l’apologie de la chasse sur nos antennes. »

Au moins c’est clair. Bon il y a quand même 25% des gens qui habitent dans ces territoires, alors ils ne sont sans doute pas tous chasseurs mais ils ont une sensibilité, que l’on méprise totalement. »

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Willy Schraen : L’Etat face aux problèmes des dégâts de grands gibiers

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Lors du congrès de la FNC une notion importante est sortie du lot et s’est imposée comme l’une des problématiques principales pour ce nouveau mandat de Willy Schraen : les dégâts de grands gibier. C’est lors de la 40ème édition du Game Fair 2022, que Le Président de la Fédération Nationale des chasseurs de la est revenu sur ce dossier important pour les chasseurs.

L’Etat va-t-il intervenir financièrement ?

Le Président de la Fédération Nationale des chasseurs s’est exprimé sur son choix de lancer une pétition contre que les personnes attaquant la chasse et les chasseurs. L’intérêt est de faire en sorte que ces personnes ne puissent plus bénéficier d’argent de certaines associations animalistes, voire antispécistes.

Willy Schraen déclarait : « De toute façon c’est simple, soit l’Etat nous aide, soit on ne paie plus. Avant la fin de l’année, soit l’Etat prend une grosse partie (au moins 50 %), soit on ne paie plus. Il est nécessaire que l’on nous aide.

Ce n’est pas normal que les chasseurs paient comme ils le font. Dans d’autres pays dans le monde, les chasseurs sont défiscalisés quand ils vont à la chasse, parce qu’ils servent l’intérêt général.

Il y a pleins d’endroits où l’on peut chasser en France. Mais il y a pleins d’endroits où l’on est à peine tolérés de chasser en France. On nous a mis un chape de plomb écologiste sur quasiment un quart du territoire et ce n’est pas fini … Aujourd’hui, je vous le dis sincèrement, je pense que l’on ne doit plus payer.

Le problème est mondial, mais nous on veut une solution rapide. Donc la réponse est simple. Soit nous trouvons un accord avec l’Etat avant la fin de l’année, et auquel cas nous pourrons continuer, soit c’est terminé. On ne paie plus. »

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« Ruraux de France : réveillez-vous ! »

Willy Schraen vient de donner son avis personnel sur le second tour des élections législatives :

À la veille du second tour des élections législatives, il est impossible pour moi de rester silencieux en attendant le résultat de dimanche prochain devant la gravité de la situation.

A titre personnel, et très clairement, j’appelle tous les défenseurs de nos valeurs rurales à s’engager pour que dimanche prochain, le Président de la République Emmanuel Macron dispose d’une véritable majorité parlementaire qui doit nous garantir une chasse durable, sauver nos traditions, et maintenir une ruralité vivante et libre, à partager avec tous les autres usagers de la nature.

L’heure est grave, car dans plus d’une circonscription sur deux, les candidats de la majorité présidentielle (Ensemble), qui, je vous le rappelle, sont les seuls à pouvoir obtenir une majorité absolue, seront opposés à des candidats de la Nupes et principalement à des candidats de la France Insoumise et des Verts qui sont tous pour l’interdiction de nos chasses, pour le contrôle strict de toutes nos activités passionnelles et agricoles, mais surtout prêts à mettre un terme à nos libertés individuelles et nos modes de vie.

Si nous voulons empêcher Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot de mettre en pratique cette longue liste d’interdictions qui se trouve dans leur programme, j’attends de chacun de vous, une réaction unie et sans aucune concession politique pour faire un barrage total à leur possible prise de pouvoir. Non seulement ils ne doivent pas gagner, mais il faut que leur nombre d’élus soit le moins important possible.

Nous disposons d’une arme redoutable, c’est notre bulletin de vote, que nombreux d’entre vous ont l’air d’avoir oublié dimanche dernier.

Votez et faites votez, vos amis, vos familles, vos proches, et pour tous ceux qui ne peuvent pas être présents, faites une procuration c’est très facile !

Bien sûr, j’appelle chacun d’entre vous à exercer son devoir de vigilance dans sa propre circonscription, car certains parlementaires de l’opposition de droite et de gauche peuvent avoir eu un comportement exemplaire à notre égard durant les cinq dernières années. Dans ce cas particulier, il est important que vous soyez pragmatiques, car personne ne doit oublier que nous avons des alliés sur presque tous les bancs de l’Assemblée nationale, à l’exclusion évidente de tous les candidats de la France Insoumise et des Verts.

EN RÉSUMÉ : Une majorité absolue au Président de la République Emmanuel Macron, d’autres députés amis de la cause à faire élire dans d’autres partis, et donc un grand front rural contre la France insoumise et les Verts. Et pour tous ceux qui trouveront à redire, je vous certifie que c’est la seule solution qu’il nous reste avant de n’avoir plus que des souvenirs à évoquer entre nous !

A vous de convaincre, à vous de voter.

Moi, je mouille le maillot tous les jours pour vous, à vous de mouiller le vôtre pour notre cause commune !

La FNC félicite les choix du nouveau gouvernement

Pour la fédération nationale des chasseurs, la composition du nouveau Gouvernement dirigé par Elisabeth Borne est une excellente nouvelle. En effet, pour la première fois depuis très longtemps, l’écologie ne sera plus sous-traitée par des pseudos écologistes. Ainsi, la politique environnementale, associera les acteurs de la nature.

Un gouvernement associant écologie et ruralité

La semaine dernière, le nouveau gouvernement a été annoncé. S’il a fait couler beaucoup d’encre du côté des anti-chasse, il en est de même pour les instances cynégétiques. Mais pas pour les mêmes raisons. Le ministère de la transition écologique tel qu’il était ne sera plus. Fini les idéaux anti-chasse, fini la radicalité écolo et surtout, place au dialogue et à l’apaisement. Amélie de Montchalin, est donc en place au ministère de Transition écologique et de la Cohésion des territoires. Ce sera elle, qui incarnera le renouveau. Marc Fesneau est lui le ministre de l’Agriculture, enfin une bonne nouvelle pour la ruralité. Au-delà de ses compétences politiques, sachez qu’il est un passionné de chasse. Ce qui est un réel avantage lorsque l’on connaît les liens entre chasse et agriculture.

Lire aussi : Marc Fesneau à l’Agriculture, Amélie de Montchalin à l’Écologie

Pour Willy Schraen

« C’est la première fois qu’un gouvernement ose associer écologie et ruralité au cœur de la cohésion des territoires. Cette orientation de bon sens est salutaire pour la protection de la nature et la sauvegarde de la biodiversité. Je salue le pragmatisme d’Emmanuel Macron qui par ces nominations a fait le choix de ne plus confier notre avenir aux écologistes. Adeptes de la décroissance et des interdictions ».

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Le CNCFS vote la mort du petit gibier 

Le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage (CNCFS) est un organisme consultatif français chargé de donner son avis sur les textes légaux relatifs à la chasse et à la faune sauvage. La semaine dernière, le CNCFS s’est prononcé favorablement pour la mort annoncée du petit gibier.

Chronique d’une mort annoncée

La semaine dernière, le CNCFS s’est prononcé sur la décision de lever temporairement l’interdiction de broyage ou de fauchage des jachères de tous terrains à usage agricole, prévue par l’arrêté du 26 mars 2004, dans le but d’accroître le potentiel de production agricole de l’Union européenne, tant pour l’alimentation humaine que pour l’alimentation animale. Ainsi, une mesure allant à l’encontre des projets environnementaux mis en place actuellement. Pouvant à terme impacter certaines espèces comme la perdrix grise. Face à telle décision, la fédération nationale des chasseurs clame son incompréhension.

  • « Incompréhension, car depuis toujours, les chasseurs se sont engagés en faveur de la biodiversité. Travaillent avec le monde agricole pour valoriser les parcelles non cultivées, que ce soit avec les jachères environnement faune sauvage, les jachères fleuries, les bandes enherbées ou Agrifaune, par exemple. Cette dérogation remet en cause ces actions communes.
  • Incompréhension, car ce n’est pas le retour en production de mauvaises terres agricoles qui va aider à répondre à la problématique de spéculation des cours des denrées générée par la potentielle perte de 161 millions de terres agricoles russes et ukrainiennes.
  • Incompréhension, car ces jachères constituent un apport essentiel pour protéger la biodiversité en zones de plaine et le broyage de ces parcelles écologiquement précieuses occasionnera une mortalité supplémentaire des populations d’espèces inféodées aux milieux agricoles. En effet, ces jachères sont des zones de refuge et d’alimentation pour la petite faune tout au long de l’année.« 

Lire aussi : L’écosystème de la FNC

La FNC vote pour la biodiversité et contre le CNCFS

Rappelons, FNC est membre du CNCFS. Ainsi, ce conseil exerce une fonction consultative auprès des ministres chargés respectivement de la chasse et de l’agriculture. De plus, il se prononce sur l’ensemble des textes relatifs à l’exercice de la chasse et la gestion de la faune sauvage, et à la protection de la nature lorsqu’ils ont une incidence directe ou indirecte sur l’exercice de la chasse. Pour Willy Schraen, « l’Europe est une adepte du « deux poids, deux mesures ». Elle renie ses grands principes et tourne le dos aux objectifs environnementaux qu’elle s’est fixée en autorisant ce type de mesure, néfaste à la biodiversité. C’est incompréhensible, alors que la Commission européenne continue à refuser tout pragmatisme avec la chasse des oies en février ou s’acharne à vouloir éradiquer les chasses traditionnelles« . La messe est dite.

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Willy Schraen dégaine pour défendre la chasse

Vendredi, Willy Schraen était l’invité de l’émission « Politiques, Tous à table », diffusée sur la chaîne TV LCP. Durant près d’une heure, le président de la fédération nationale des chasseurs a défendu et abordé de nombreux sujets. Discours rodé, arguments de qualité, notre président a encore une fois communiqué, défendu et valorisé la chasse.

Willy Schraen, du tac au tac

Il s’assume, passionné et engagé le président national des chasseurs n’hésite plus à dégainer les arguments ainsi que les prises de position. Fraîchement élu pour un deuxième mandat, Willy Schraen continue de communiquer, défendre et valoriser la chasse. Sur le plateau de l’émission, les sujets sont nombreux. Agrainage, engrillagement, sécurité. Le président des chasseurs, forgé par son premier mandat n’a aucunement eu la crainte de répondre aux questions. Ainsi, point par point le patron des chasseurs nous a encore régalé par ses réponses.

À la question de la sécurité, il rappelle et condamne l’attitude des journalistes sur l’accident dramatique qu’il y a eu il y a quelques mois. Avant d’ajouter, « on peut toujours se prendre une balle perdue, mais rassurez vous, vous avez beaucoup plus de chance d’être tué par un assassin en France que par un chasseur. Moins d’une personne par an, et c’est toujours un drame, décède à la chasse« . Pour la question d’un possible jour sans chasse le président garde son sang-froid mais promet, en cas de décision pareille « une révolution sociale », affirmant qu’il faudra « passer sur le corps des chasseurs » pour la mettre en place.

Lire aussi : Willy Schraen demande de la tolérance vis-à-vis des chasseurs

Retrouvez l’intégralité de l’émission

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’émission ci-dessous. C’est toujours un réel plaisir que de voir le président de la FNC défendre la chasse.

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Willy Schraen en politique

La récente prise de position publique de Willy Schraen fait réagir. En bien, en mal ; les chasseurs, les non chasseurs ; nos opposants et nos soutiens. Le cardinal de Richelieu disait « La politique est l’art de rendre possible le nécessaire. » Cette déclaration était-elle nécessaire ?

Politique ou politicien ?

Pourquoi la chasse et les chasseurs sont-ils entrés dans l’arène politique ? L’ont-ils fait volontairement ou y ont-ils été obligés ? Qu’ont-ils à y gagner ? Qu’ont-ils à y perdre ? Chasser aujourd’hui est politique au sens fort du terme. Lorsqu’on arpente les bois et les campagnes avec son fusil ou sa carabine, consciemment ou inconsciemment on fait de la politique. Car nous affirmons ainsi notre attachement à une forme de civilisation. Chasser, c’est prendre en compte un héritage. Défendre la chasse c’est vouloir faire vivre cet héritage, le transmettre et le valoriser. En voulant interdire la chasse, certains veulent interrompre cette chaine de transmission et détruire ce patrimoine. Il s’agit donc bien d’un combat culturel et donc de civilisation. C’est le sens fort du mot politique.

Les chasseurs ne peuvent pas se laisser faire et ne doivent pas laisser le champ libre à leurs adversaires. Il faut donc entrer en politique. Celle de la défense d’une culture, d’un patrimoine et donc d’une civilisation. C’est un combat méta-politique plus que politicien. C’est un combat qui ne peut se résumer au choix d’un candidat à la présidentielle.

La déclaration de Willy Schraen

C’est pourquoi nous pensons que la déclaration du président de la FNC est surprenante et peut-être maladroite. Dans un premier temps, on peut se demander si c’est le rôle d’un président de FNC que d’annoncer publiquement son choix pour une élection. Bien entendu, Willy Schraen déclare que c’est son choix personnel et que cela n’engage en rien la fédération. C’est un sophisme qui ne trompe personne. Le journaliste n’interviewe pas Willy Schraen, il interviewe le président de la FNC. Cela fait penser à ces candidats éliminés au premier tour, qui ne donnent pas de consigne de vote mais annoncent « qu’à titre personnel » ils voteront pour untel ou untel. Ce n’est pas une consigne mais un signe…

Dans un deuxième temps, faire part de son choix pour la prochaine élection va le couper des chasseurs qui ne partagent pas ce choix. Le monde de la chasse est divers. Les chasseurs ne sont pas d’un parti et représentent assez bien la diversité politique de notre pays (à l’exception d’EELV qui a réussi à se faire détester par tous les chasseurs quelle que soit leur couleur politique). Il sera considéré par beaucoup de chasseurs comme moins légitime à les représenter. Cette déclaration publique va diviser alors que la chasse aujourd’hui a besoin d’être forte et unie. Cela va se répercuter sur la pétition que les chasseurs opposés à l’actuel président ne voudront plus signer. Nos opposants seront ravis d’annoncer que nous ne sommes pas parvenus à rassembler 100 000 signatures.

Enfin, en prenant aussi clairement position pour un candidat, Willy Schraen va s’aliéner tous les autres. Se faire prendre en grippe par d’autres candidats et leurs partis, c’est se mettre en danger dans les régions et les départements. Aucun n’est gouverné par le parti de l’actuel président. Régions et départements dirigés par ces autres partis peuvent nous faire payer ce choix. Les présidents de FDC et de FRC risquent d’être moins bien reçus à l’avenir.

Certains diront que l’actuel président a fait beaucoup pour la chasse, d’autres que c’est le moins pire des candidats… Nous ne rentrerons pas dans ce jeu et nous contenterons de dire que le président de la FNC aurait pu se contenter de dire pour qui ne pas voter.

N’oublions pas ce que Willy Schraen a fait pour la chasse

Cette critique de la prise de position publique de Willy Schraen ne doit pas nous faire oublier ce qu’il a fait pour la chasse. Son arrivée aux commandes de la FNC coïncide avec la montée en puissance des groupes extrémistes anti-chasse, animalistes, antispécistes. Elle coïncide aussi avec la nomination de ministres de tutelle comme Nicolas Hulot ou Barbara Pompili qui ne nous aiment pas du tout. Il fallait quelqu’un de solide pour tenir le cap. Willy Schraen l’a fait et nous défendu avec vigueur. Il aime viscéralement la chasse et aime aussi les chasseurs, c’est indéniable. Nous le lui rendons bien même si nous ne sommes pas d’accord avec cette déclaration.

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Willy Schraen, « les chasseurs ont un rôle à jouer en matière de police de proximité »

Notre président, Willy Schraen effectue son tour de France des fédérations. En Auvergne-Rhône-Alpes, ce fut l’occasion d’aborder de nombreux sujets avec les représentants départementaux. Il a saisi l’occasion pour faire remonter les doléances des chasseurs auprès des candidats à la course à l’Elysée.

Willy Schraen fédère les chasseurs de France

Willy Schraen parcourt la France à la rencontre des instances cynégétiques. Le but, échanger avec les présidents des fédérations départementales à propos des dossiers en cours. Mercredi, les présidents des 12 départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes se sont retrouvés à Andrezieux-Bouthéon dans les locaux de la FRC. Durant la matinée, les principaux dossiers ont été évoqués. Sécurité à la chasse, dégâts grand gibier ou encore police rurale de proximité. Cette journée a permis de réaffirmer la ligne directrice de la FNC et d’évoquer les évolutions souhaitables.

Lire aussi : Plutôt qu’une manifestation, un dialogue constructif avec les candidats à l’élection présidentielle (FNC)

Willy Schraen et les 12 présidents AURA

La volonté d’une police rurale

Alors que la sécurité et les dégâts ont animé la journée, le président national est revenu sur une de ses propositions phare. En effet, Willy Schraen entend faire parvenir auprès des candidats à l’élection la nécessité d’une police de chasseur au nom de l’environnement. Une proposition qu’il avait déjà émis en novembre. « Les chasseurs ont un rôle à jouer en matière de police de proximité », assure le président de la FNC. Soulignant aussi la nécessité de permettre aux agents assermentés pour le contrôle des chasseurs, d’en faire une police rurale de proximité pour renforcer l’action des gardes-champêtres. Pour lui, « il manque un maillon au niveau de la petite police de proximité environnementale« .

Cette volonté est naturellement fondée. « Qui mieux que les chasseurs pour connaître les territoires. Il n’y a pas une commune où nous n’avons pas de structures. Donc à partir de là, je pense qu’il faut faire confiance aux fédérations qui ont les personnes habilitées pour cela. Je suis persuadée que c’est le bon choix pour l’État, et il va s’imposer naturellement« , clame-t-il. Sera-t-il entendu ? Le président national continue son tour de France pour faire entendre les chasseurs.

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La FNE reconnait que le chat est un problème pour la biodiversité

Rappelez-vous le déferlement de haine et d’injures qui s’est abattu sur Willy Schraen lorsqu’il a osé dire que le chat posait un problème. Et bien, aujourd’hui, une organisation écologique fait le même constat.

Les chats sont un problème pour la biodiversité

France Nature Environnement (FNE) qui ne porte pas les chasseurs dans son coeur reconnait aujourd’hui que les chat sont un vrai problème. Un article sur leur site internet le dit explicitement. Il est même écrit : « depuis toutes ces années FNE se serai-elle trompée de combat ? »

FNE fait un bilan sans équivoque. Il y aurait environ 15 millions de chats en France. Même bien nourris, les chats domestiques passent environ 3 heures par jour à chasser. Dans la majorité des cas le chat ne consomme pas les proies tuées. Le Muséum national d’histoire naturelle a rendu publique une étude à ce propos. Les résultats montrent que les chats sont la troisième cause de mortalité pour les oiseaux de jardin (derrière les captures volontaires et les collisions avec les vitrages).

Lire aussi : Chats et biodiversité (SFEPM)

Une autre étude parue dans la revue scientifique Nature nous révèle que  le chat serait responsable de la mort de 2 à 4 milliards d’oiseaux et 6,3 à 22,3 milliards de petits mammifères chaque année. L’Australie a d’ailleurs lancé une campagne d’éradication de 2 millions de chats errants. Ils tueraient 377 millions d’oiseaux et 649 millions de reptiles chaque année.

Willy Schraen mis sous protection policière

Lorsque le président de la FNC a osé dire lors d’une interview que les chats posaient un problème en France, qu’ils étaient responsables d’une baisse importante du nombre de petits mammifères et d’oiseaux, il a fallu le mettre sous protection policière ! Ses propos ont été déformés par quelques gourous anti-chasseurs comme Hugo Clément, Rigaux et le porte-parole de la fondation Brigitte Bardot. S’en est suivi une avalanche d’injures, de haine et de menaces. Le procès de quelques uns de ces « gentils » défenseurs des chats a eu lieu. Ils ont écopé de stages de citoyenneté…

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—> Willy Schraen sous protection policière

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Willy Schraen, son audition au Sénat

Cette semaine, le Sénat a auditionné le président Willy Schraen. La commission « sécurisation de la chasse » a attentivement écouté le président de la FNC. Celui-ci a été clair, factuel et parfois offensif. Nous le remercions de sa combativité.

Willy Schraen combatif et ferme

Les sénateurs présents ont attentivement écouté Willy Schraen qui s’est appliqué à démontrer que la chasse n’est pas une activité dangereuse. Chiffres et statistiques à l’appui, il a combattu la propagande de nos opposants. Celle-ci semble cependant avoir bien marqué nos sénateurs. Il a aussi insisté sur les réformes déjà entreprises à l’initiative des chasseurs et qui ont porté leurs fruits puisque le nombre d’accidents a drastiquement baissé au cours de ces 20 dernières années : – 60% d’accidents et – 82% d’accidents mortels.

Les questions des élus ont montré leur ignorance des choses de la chasse, de la balistique et parfois leur malignité. Le sénateur Salmon (EELV) s’est particulièrement distingué dans ce domaine. C’est lui qui se demandait s’il fallait autoriser la chasse après le déjeuner. Sous-entendant ainsi que les chasseurs boivent et deviennent des dangers publics. Quel mépris de la part d’un élu de la République… Il est dommage qu’une sénatrice LR (Marie Mercier) reprenne ces sous-entendus lors de sa visite d’une chasse dans l’Ain.

Dans la première partie de son audition, le président de la FNC s’est étonné que certaines personnes qui ne représentent qu’elles-même ou certains collectifs violents soient reçus dans le cadre de cette commission. Nous ne pouvons qu’être d’accord avec lui. En effet, que vient faire AVA au Sénat ? Nous seulement ce groupuscule n’a aucune existence légale (ce n’est pas une association au titre de la loi) mais surtout, AVA s’attaque (parfois violemment) à la vénerie. En quoi la vénerie est-elle concernée par les accidents de chasse ?

Dans un deuxième temps, Willy Schraen s’est appliqué à démontrer que l’immense majorité des accidents est due à un non-respect des règles déjà existantes. Il n’est donc nul besoin de légiférer d’avantage. Les règles existent, il faut que tous les chasseurs les appliquent. C’est là que se trouve la marge de progrès selon le président Schraen. Il se félicite donc de la mise en place de la formation décennale à la sécurité. De surcroit, il fait remarquer aux sénateurs que la chasse est extrêmement diverse en France. Modes de chasse, biotopes et territoires sont variés. Vouloir mettre en place une législation restrictive au niveau national serait inadapté.

Il ajoute que nos opposants, à l’origine de cette pétition et des travaux de cette commission ne cherchent pas à améliorer la sécurité mais à interdire la chasse. Ce serait, selon lui, une atteinte grave aux libertés individuelles :

« La chasse populaire incarne le concept même de la liberté individuelle à la française. »

Willy Schraen, président de la FNC

Les améliorations possibles selon le président de la FNC

Pour lui, il faut travailler dans 3 directions :

Pédagogie de la sécurité : c’est le travail de tous les chasseurs, des présidents de sociétés de chasse et des fédérations. Éduquer, former et parfois sanctionner.

Police de la chasse : le président se désole qu’il n’y ait pas assez d’agents chargés de la police de la chasse. Les agents de l’OFB ont beaucoup de missions et ne peuvent se consacrer uniquement à cela. Quant aux agents de développement assermentés des fédérations départementales, ils sont trop peu nombreux et toutes les FDC n’en n’ont pas. Il a d’ailleurs fait remarquer aux sénateurs que ce sont eux qui ont limité le pouvoir de ces agents des FDC…

Améliorer la communication : le jour sans chasse imposé au niveau national serait une mauvaise idée. Dans les forêts domaniales cela existe déjà et pour le reste ce serait une atteinte au droit de propriété. Il ajoute que la cohabitation est bonne dans l’immense majorité des cas. Il n’est donc nul besoin de légiférer dans ce domaine. Par contre, il faut améliorer notre communication. En ce qui concerne les chasses domaniales, l’information est disponible mais sur les territoires communaux, il y a des progrès à faire. Les associations de chasse doivent mieux travailler en ce sens avec les mairies afin d’indiquer les lieux et dates des chasses prévues.

Une annonce choc pour terminer

En conclusion de son intervention, le président Schraen annonce qu’il va déposer 3 pétitions sur le site du Sénat. Comment endiguer la violence sur les réseaux sociaux ? Comment se fait-il que la propagande anti-chasse se développe dans nos écoles ? Comment fonctionnent et comment se financent les groupuscules anti-chasse ? Les anti-chasse ne sont pas les seuls à pouvoir déposer des pétitions aux Sénat.

Lorsque ces pétitions seront déposées, il est IMPÉRATIF que les chasseurs soient au rendez-vous pour atteindre le seuil nécessaire pour qu’elles soient prises en compte et étudiées. Il faut 100 000 signatures. Nous sommes 1 million !

Retrouvez ici la vidéo complète de l’audition du résident Schraen : Audition président FNC

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