Alcoolémie, demi-journée sans chasse, Willy Schraen ouvert aux discussions

Willy-schraen-ouverture-grippe-aviaire

Le débat est animé et les acteurs sont tendus. En effet, il est évident de dire que la chasse vit des heures sombres. Attaques multiples, jour sans chasse, accidents et inconscience poussent les politiques à agir dans l’urgence. Si Willy Schraen tente de défendre la chasse au travers de nombreux médias. Ceux-ci jouissent du sujet et du putaclic que cela engendre. Enfin, soyons conscient d’une chose. La chasse va subir de nombreux changements pour répondre au dictat de l’écologie punitive qui pourrit notre société.

Il faut sortir de l’hystérie cynégétique et politique

Le gouvernement semble clair ces dernières heures. Instaurer un délit d’alcoolémie, mais aussi instauration d’une demi-journée sans chasse le dimanche. Ainsi, pour l’alcoolémie, Willy Schraen, déclare chez nos confrères de FranceInfo être favorable « aux contrôles quand on sera en pratique de chasse ». Il assure en parallèle que les chasseurs « s’autorégulent » et qu’il « y a bien longtemps qu’il n’y a plus d’alcool chez nous, ou très peu, ou de façon exceptionnelle« . Encore aujourd’hui les chasseurs possèdent cette réputation issue du célèbre sketch des Inconnus. Le président de la FNC ajoute. « Maintenant, pour sortir de l’hystérie de certains ténors de l’extrême gauche qui veulent nous faire la peau en permanence. Il faut mettre un test d’alcoolémie, aucun problème« . Willy Schraen y est favorable et souhaite justifier à la société notre autorégulation en termes d’alcool. Ainsi, si cela peut être considéré comme une belle avancée, je doute que cette autorisation soit judicieuse. Devoir se justifier n’est jamais une bonne chose. Enfin, les chiffres sont clairs, en 20 ans, 9 % des accidents sont liés à l’alcool ou aux stupéfiants.

Source OFB

Demie-journée sans chasse, pas impossible selon Willy Schraen

Dans l’interview de FranceInfo, Willy Schraen se dit ouvert à la discussion d’une limitation des jours de chasse. Précisant en parallèle que « quand on est chez soi ou quand on loue le droit de chasse, on a quand même le droit de faire ce qu’on veut dans le domaine privé ». Dans cette interview, le président de la FNC tente de créer une différenciation entre le privé et le domaine public. Cependant, nos politiques seront-ils à l’écoute de cette différenciation ? Pas sûr. Est-ce le début de la fin ? Possible. Willy Schraen lâche durant l’interview, « il est hors de question qu’on lâche le dimanche après-midi, on n’est pas des sous-hommes ». Répondant ainsi à la demande de France Nature environnement d’interdire la chasse le dimanche après-midi. Attendons la suite des hostilités, mais c’est certain, la chasse va subir de nombreux bouleversements.

Lire aussi : La chasse, un loisir encadré

Sur le même sujet :

Chasse : Willy Schraen se fait entendre à l’Élysée

Lundi, Willy Schraen président de la fédération nationale des chasseurs, accompagné de Thierry Cabanes, ont rencontré Emmanuel Macron au palais de l’Élysée. Durant presque deux heures, le sujet de la chasse et son avenir ont pu être abordés. Durant cet entretien, le président de la République a annoncé un nouveau système d’indemnisation des dégâts, mais pas avant la fin de son quinquennat.

Coût des dégâts, les FDC seront aidées

Lundi, durant presque deux heures, la chasse était accueilli au sein du palais de l’Élysée. L’occasion, pour Willy Schraen d’aborder de nombreux sujets urgents pour la chasse française. Le plus chaud, la facture des dégâts gibier. Rappelons, que ce sont les fédérations départementales de chasse qui indemnisent les agriculteurs. À l’échelle nationale, la facture tourne entre 70 et 80 millions d’euros annuellement. Avec l’inflation et les facteurs politiques, la facture risque d’être salée pour cette année.

« Avec l’explosion du prix des céréales, notre crainte était que le montant de ces dégâts explose. Des fédérations et des associations de chasse n’auraient pas pu faire face. Le président nous a confirmé la mise en œuvre du plan de résilience. La contribution payée par les chasseurs aux agriculteurs n’augmentera pas par rapport à 2021. C’est l’Etat qui prendra en charge la différence, liée à l’inflation sur les prix des céréales, en versant une compensation aux agriculteurs. On parle quand même d’une somme comprise entre 20 et 25 millions d’euros, alors vous comprenez que ce sujet nous inquiétait », confie Thierry Cabanes à nos confrères de La Dépêche. Face à cette situation, Emmanuel Macron réfléchit à un nouveau système d’indemnisation. Il a d’ailleurs confirmé aux deux responsables de la FNC que l’État apporterait bien une aide financière aux fédérations pour les trois prochaines années.

Lire aussi : « Il faut réguler les sangliers »

Cartouches au plomb et chasse-bashing au rendez-vous

Il a aussi été question des munitions au plomb. Rappelons qu’à compter de février 2023, l’utilisation du plomb sera interdite dans un périmètre de 100 mètres autour des zones humides. Une mesure regrettable par les instances cynégétiques. Ainsi, le président de la République a pu entendre les conséquences que cette mesure aura sur les chasseurs. Le souhait de bénéficier d’une prime à la casse pour tous les vieux fusils a été rappelé. Le chemin est encore long, mais la demande est faite.

Enfin, les attaques subies par la chasse ont été abordées. Ce chasse-bashing, dont est victime cette activité parfaitement légale et encadrée devient lourd. Thierry Cabanes explique que « le président est très sensible à ces sujets qu’il maîtrise parfaitement. C’était vraiment un échange fructueux ». Ainsi, espérons que cet entretien au sommet porte ses fruits et que la chasse française puisse bénéficier de beaux jours.

Sur le même sujet :

Exclusivité : La chasse en France, définitivement suspendue en 2024

Selon nos informations, la chasse sera définitivement interdite en 2024. En effet, l’Europe par sa politique, suspendra petit à petit l’activité cynégétique sur le territoire national. Face à la disparition de la faune et des habitats Bruxelles décide de suspendre la chasse en France. Choqué ? Ceci n’est pas vrai, mais pourrait le devenir si vous ne signez pas la pétition européenne. Mobilisez-vous, unissez-vous et faites entendre votre voix.

SignForHunting : donnez un avenir à la chasse

Le temps est grave. Nos traditions, nos chasses, subissent le dictat de Bruxelles depuis de nombreuses années. Face à l’Europe ? Personne. Les chasseurs subissent et encaissent les politiques punitives et écologiques. Si nous souhaitant un avenir pour notre passion, il serait temps de se mobiliser. Sans ça, nous risquons de voir la chasse disparaître.

Pour Willy Schraen : « sauvons la chasse et les traditions françaises du diktat de Bruxelles. L’Europe joue à un jeu dangereux en sacrifiant de manière délibérée l’avenir des 7 millions de chasseurs européens. Ses décisions dogmatiques, hors-sol et infondées mettent en péril des territoires ruraux déjà fracturés, nos traditions et notre art de vivre. Signer cette pétition, c’est dire aux instances européennes que la coupe est pleine afin qu’elles retrouvent la raison et laisse enfin respirer les ruraux. Face à l’urgence, mobilisons-nous! L’Europe a la main mise sur de nombreuses décisions qui impactent directement les pratiques de la chasse, nos traditions et leurs déclinaisons au sein de nos territoires ruraux. Face au dogmatisme de Bruxelles:

  • Imposons une vraie gestion adaptative non dogmatique, seul outil de bon sens pour la conservation des espèces en déséquilibre ou en surnombre qui assurera à chaque citoyen européen une Europe riche en biodiversité grâce au suivi de toutes les espèces chassables ou non. Halte au dogmatisme en la matière, les espèces surabondantes, comme les oies par exemple, doivent pouvoir être chassées plus largement.
  • Utilisons l’argent de l’Europe pour agir concrètement en faveur du petit gibier et son habitat dans le cadre d’une législation européenne efficace et adaptée.
  • Osons une approche humaniste de la chasse qui intègre nos spécificités régionales, nos traditions et modes de vie.
  • Utilisons les technologies les plus récentes pour obtenir des données crédibles (comptage des grands carnivores) tout en faisant preuve de souplesse dans les procédures d’inscription de la directive habitat Faune-Flore.
  • Réclamons des lois, règlements et directives qui laissent des marges de manœuvre à chaque pays et tiennent compte de l’impact de ces décisions sur les territoires.
  • Faisons confiance aux chasseurs et aux ruraux, acteurs de terrain, dans le cadre des politiques environnementales y compris dans les zones protégées et de protection renforcée. Luttons contre cette nature sous cloche qui détruit les écosystèmes qui ont besoin de la main de l’homme pour leur équilibre ! Nous ne voulons pas 10 % d’aires protégées renforcées sans pêche, ni chasse, sans activité sylvicoles et agricoles, ou de façon plus générale sans aucune activité humaine.
  • Stoppons le harcèlement des ruraux ! Arrêtons les passages en force de la Commission européenne, comme sur l’interdiction du plomb, qui ne tiennent pas compte des conséquences pour les activités humaines qu’elles soient passionnelles ou économiques.
  • Demandons l’inscription de nos pratiques et nos modes de vie rurale au patrimoine mondial de l’UNESCO avec le soutien clairement affiché de la Commission Européenne.
  • Exigeons le maintien de nos chasses traditionnelles et patrimoniales car le respect de notre patrimoine rural et culturel est essentiel au maintien de la diversité des modes de vie des citoyens européens.« 

Pour agir et pour sauver la chasse, signez la pétition : #SignForHunting

Sur le même sujet :

Pour Willy Schraen : « Ils ont oublié d’interdire tout bonnement la chasse ! »

La fédération nationale des chasseurs dénonce le catalogue de propositions et tire à boulets rouges sur la mission sénatoriale. Ainsi, Willy Schraen et la FNC dénoncent ce rapport sur la sécurité à la chasse ainsi que ses 30 propositions « liberticides » expliquant qu’ils ont oublié d’en mentionner une 31ème : « interdire tout bonnement la chasse ».

Willy Schraen dénonce ces mesures

« Après 11 mois de travail, la mission sénatoriale sur la sécurité à la chasse vient de rendre son rapport et formule 30 propositions. La FNC dénonce un catalogue de mesures totalement à charge contre la pratique de la chasse populaire, avec des mesures franchement inutiles car déjà mises en œuvre par les Fédérations des chasseurs, une série de mesures démagogiques et volontairement anti-chasse destinée à l’opinion publique et enfin des mesures particulièrement contraignantes mais peu efficientes.

Rien ne manque dans ce parfait manuel à usage des anti-chasse. Même si « le jour sans chasse au niveau national », n’est pas retenu en tant que tel, la proposition 21, « permet aux préfets de limiter les jours et horaires de chasse pour assurer la sécurité des personnes » ! Autant dire que ce nouveau rôle d’arbitre du préfet pour des motifs de sécurité des personnes risque d’être particulièrement exposé. Et, pour satisfaire les plus ultra, la tentation sera grande d’interdire la chasse !

Pour la FNC ce rapport est profondément choquant car il fait le grand écart entre le constat très pragmatique et positif énoncé par les sénateurs et les mesures à charge. Pour rester dans le médiatiquement correct, les rédacteurs ont cédé aux élucubrations anti chasse des élus Verts et de la France Insoumise, en oubliant leur bon sens d’élus représentant les territoires ruraux.
Dans ce rapport il est affiché clairement que la chasse « représente une part marginale de l’accidentologie de la vie courante ou de pratique sportive avec 4 % des accidents ». Les sénateurs reconnaissent que la chasse est « 10 fois moins meurtrière que la montagne », qu’il y a 20 000 morts par an, par suite d’accidents domestiques de la vie courante dont plus de 400 noyades et que même le vélo et la trottinette provoquent beaucoup plus de morts par an.

Malgré ce constat et cette comparaison réaliste, les auteurs de ce rapport, par méconnaissance ou dogmatisme, font des préconisations disproportionnées et irréalistes. Ce catalogue de mesures est d’autant plus choquant, qu’il s’appuie sur un constat qui fait l’éloge de l’efficacité des Fédérations des chasseurs en matière de sécurité. Les sénateurs rappellent même que notre activité est « l’un des principaux loisirs des Français » et confirment la très forte baisse des accidents à la chasse depuis 20 ans, avec 74% de baisse des accidents mortels (8 l’an dernier). Ils ajoutent que les collisions avec les animaux sauvages causent plus de victimes que la chasse, que l’alcool n’est que très rarement en cause dans les accidents de chasse et que les poursuites judiciaires sont systématiques dès lors qu’il y a un accident.
Les sénateurs font aussi le constat que depuis 2014, le permis de chasser totalise 30 % d’échecs parmi les candidats, ce qui montre l’exigence de ce volet pratique à la sécurité qui est, en plus, éliminatoire. Pour conclure, ils considèrent que la législation à fortement été renforcée en matière d’armes et de sécurité publique avec un service d’information sur les armes (SIA) et le fichier des interdits d’armes (FINIADA).
Jamais, dans les recommandations des sénateurs, ne sont abordés les enjeux financiers et organisationnels pour les chasseurs et le monde de la chasse. La FNC défend une chasse populaire. Ces recommandations vont à l’encontre de ce principe. Toutes ces mesures, si elles étaient appliquées, engendreraient une diminution significative du nombre de chasseurs dans nos territoires ruraux et coûteraient des dizaines de millions d’euros aux chasseurs. Cela ne serait pas sans conséquence sur les missions de service public et d’intérêt général qui sont de leur responsabilité.

La FNC dénonce ce « mille-feuille » d’obligations qui viennent souvent en doublon de celles déjà existantes. On peut s’interroger sur le fait qu’il n’y ait pas, dans ce rapport, la moindre évaluation des actions nouvelles de sécurité à la chasse demandées par la FNC et qui ont été votées dans la loi de 2019. Rappelons que c’est la FNC qui a souhaité inscrire l’obligation faite à tous les chasseurs, tous les 10 ans, de suivre une formation. Elle consiste en une remise à niveau de leurs connaissances sur la sécurité. Depuis son lancement, 105 000 chasseurs ont été formés. Peu de pratiques dites de loisir peuvent se prévaloir d’un tel dispositif qui témoigne du sens des responsabilités des chasseurs.

De la même façon, la signature de chartes d’engagements avec les autres utilisateurs de nature est juste citée comme si rien n’était fait alors que le dialogue est intense et constructif entre la FNC, l’Alliance des Sports et Loisirs de Nature et d’autres Fédérations, et aboutira prochainement à des propositions concrètes.
La FNC n’a pas attendu le lancement de cette mission sénatoriale pour agir.« 

Pour Willy Schraen, président de la FNC : « Les opposants à la chasse en rêvaient, les sénateurs de la mission parlementaire l’ont fait ! Ce rapport sur la sécurité à la chasse avec ses 30 propositions liberticides a oublié d’en mentionner une 31ème : interdire tout bonnement la chasse ! Ce qui reviendrait au même et serait plus sincère de la part de ces sénateurs, sous influence des anti-chasse. Ce rapport est un parfait manuel pour nos opposants qui font de leurs propositions d’interdiction des activités rurales un fonds de commerce électoral. Pourtant nous n’avons pas attendu les sénateurs pour agir pour une meilleure sécurité pour les chasseurs et les non-chasseurs, ni pour améliorer de nombreux points sécuritaires de notre pratique. Les chiffres parlent d’eux même et chacun sait que la FNC a été à l’initiative de la mise en place de la formation décennale de tous les chasseurs sur ces enjeux de sécurité. Cet acharnement du politiquement correct, sous couvert de sécurité à la chasse, augure des heures sombres pour toutes les activités rurales notamment si les contraintes imposées aux chasseurs sont aussi imposées à toutes les activités sportives et de loisirs qui engendrent plus de morts que notre activité. Contrairement à ce qu’affirment les sénateurs dans leur catalogue de contraintes, il est tout à fait possible de promouvoir la notion de respect de la propriété privée, le concept de libertés individuelles et la sécurité dans la nature pour tous ».

Lire aussi : Découvrez le communiqué

Sur le même sujet :

Mission sénatoriale sur la sécurité, découvrez les 30 propositions

Chasseresses en forêt

Après 11 mois de travail, la mission sénatoriale sur la sécurité à la chasse vient de rendre son rapport ainsi que 30 propositions. Si certaines s’avèrent être positifs, d’autres sont pour le moins plus surprenantes. Une chose est certaine, chasseurs comme non-chasseurs sont aujourd’hui d’accord après la parution de ce rapport. En effet, les deux parties semblent cela insuffisant et scandaleux.

30 propositions à découvrir :

  1. Promouvoir une culture de la sécurité. Retenir l’objectif de tendre vers le zéro accident comme un processus permanent.
  2. Promouvoir une culture de la sécurité. Retenir l’objectif de tendre vers le zéro accident comme un processus permanent.
  3. Développer les audits de sécurité des territoires de chasse au niveau départemental et local.
  4. Renforcer l’examen du permis de chasser en rendant obligatoire la maîtrise des armes semi-automatiques et une épreuve de performance au tir.
  5. Généraliser le tutorat des jeunes permis lors de la première année de chasse et des chasseurs mineurs jusqu’à leur majorité.
  6. Développer la formation des chasseurs aux premiers secours : PSC1 obligatoire pour passer le permis de chasser, présence d’un chasseur formé et d’une trousse de premiers secours lors des chasses collectives.
  7. Conditionner la possession des carabines à une journée de formation théorique et pratique (si elle n’est pas incluse lors du permis de chasser).
  8. Rendre obligatoire la formation d’organisateur de battues. L’assortir d’une obligation d’assurance.
  9. Compléter la formation décennale sur la sécurité par un volet pratique. La rendre obligatoire avant toute validation après dix ans sans chasser.
  10. Développer les formations pour corriger des comportements dangereux sur décision des FDC, des ACCA, de l’OFB ou des parquets notamment via des stages alternatifs aux poursuites.
  11. Rendre le certificat médical annuel obligatoire. Aligner la chasse sur les sports avec arme.
  12. Interdire l’alcool lors de la chasse. Aligner le taux l’alcoolémie retenu et les sanctions sur les règles en vigueur en matière de code de la route.
  13. Développer une culture du tir : formation au tir, réglage des armes, installation de stands…
  14. Améliorer le suivi de la détention des armes et le contrôle de l’inscription au Finiada en cas de chasse accompagnée et de procédure judiciaire notamment en cas de violences.
  15. Poursuivre l’harmonisation dans la loi des principales règles de sécurité à la chasse et donner au préfet la possibilité de provoquer la révision du SDGC pour des raisons de sécurité.
  16. Soutenir l’action des fédérations de chasseurs en faveur des postes de tir surélevés. Renforcer les sanctions à l’encontre des actes de vol, de destruction et de sabotage des équipements de sécurité.
  17. Rendre obligatoire l’utilisation d’un témoin de chambre vide pour garantir la neutralisation des armes et la rendre visible de tous.
  18. Populariser les méthodes de chasse plus sûres, dont la traque-affût, et lever les obstacles réglementaires lorsqu’ils existent.
  19. Déclaration préalable obligatoire des battues au grand gibier et favoriser la prise d’arrêtés interdisant l’accès aux zones de chasse lorsque les conditions de sécurité le justifient. Rendre ces données disponibles en open data.
  20. Introduire dans le code pénal un délit d’entrave au déroulement d’activités sportives ou de loisir légales.
  21. Permettre aux préfets de limiter les jours et horaires de chasse pour assurer la sécurité des personnes.
  22. Préserver les effectifs de l’OFB en matière de la police de la chasse. Prendre l’arrêté des ministres de la justice et de l’environnement permettant aux inspecteurs de l’OFB de bénéficier de prérogatives de police judiciaire accrues.
  23. Rendre les policiers municipaux compétents en matière de police de la chasse.
  24. Clarifier les prérogatives des agents de développement et des gardes chasse particuliers afin d’accroître les contrôles en matière de police de la chasse.
  25. Permettre la déduction fiscale des frais engagés par les lieutenants de louveterie dans l’exercice de leurs missions de service public.
  26. Clarifier les missions des commissions départementales de sécurité des FDC pour prévenir et sanctionner les comportements dangereux.
  27. Mieux graduer la suspension ou le retrait du permis de chasser en fonction de la gravité de l’infraction. En cas d’homicide par tir direct, le retrait du permis pourrait être systématique et l’interdiction de le repasser portée à dix ans.
  28. Ne pas retenir de jour sans chasse au niveau national. Mais mettre en place le cadre de dialogue qui permettra des adaptations locales concertées entre les acteurs du territoire.
  29. Créer une plateforme de recueil des incidents et conflits d’usage liés à la chasse sous la responsabilité de l’OFB.
  30. Développer les outils de dialogue entre les chasseurs et les autres acteurs de la nature. S’assurer que les FDC soient membres des PNR, des CDESI et du réseau Suricate. Généraliser les chartes avec les fédérations des sports de nature.

Lire aussi : Sécurité à la chasse : un rapport sénatorial sous la forme d’un « mille feuille » de contraintes inadaptées et irréalistes

Sur le même sujet :

[Vidéo] : Willy Schraen s’adresse aux chasseurs et ruraux

A l’occasion de la nouvelle saison cynégétique, Willy Schraen, président de la fédération nationale des chasseurs, s’est exprimé dans une vidéo. Toujours aussi franc, le président de la FNC aborde, durant six minutes de nombreux sujets d’actualité. Ouverture de la chasse, dégâts, Sandrine Rousseau, ruralité, chasses traditionnelles et politique sont au rendez-vous. Une chose est certaine, notre président continuera de se battre pour la chasse, les traditions et la ruralité.

Willy Schraen, la chasse et la ruralité

Elu pour un second mandat, Willy Schraen continue sa bataille pour protéger la chasse et la ruralité. Fer de lance de la politique cynégétique national, il n’hésite pas à aborder les sujets les plus chauds et les plus sensibles. Ainsi, dans une vidéo, le président des chasseurs de France s’exprime et aborde de nombreux enjeux. S’il rappelle combien la chasse à sa place dans l’écosystème rural de notre pays, il souligne aussi l’investissement de chacun pour la faune et la flore qui ont, durant l’été, subit les conditions météorologiques. Il revient également sur les affaires en cours, comme les attaques incessantes de certains politiques, qui osent faire l’amalgame entre féminicides et chasseurs. Une vidéo cash, où le président de la FNC partage son profond engagement et sa ligne de conduite. Enfin il souhaite à tous une excellente saison rappelant qu’il est primordial d’être intransigeant sur la sécurité.

Lire aussi : Ouverture de la chasse dans le Rhône

Sur le même sujet :

La FNC s’attaque à Sandrine Rousseau pour ses propos

Alors que la députée écologiste a tenu lors d’une interview des propos plus que déplacés à l’encontre des chasseurs. Alors qu’elle déclarait « un féminicide sur quatre est lié à des armes de chasse », la fédération nationale des chasseurs a décidé d’attaquer la députée en justice.

La FNC porte plainte contre Sandrine Rousseau

C’est une nouvelle bataille pour la fédération nationale des chasseurs. En effet, la FNC a décidé de porter plainte contre la députée EELV pour dénigrement et propos stigmatisant. Lors d’une émission sur France 2 en février Sandrine Rousseau avait déclaré sans retenue, « je pense qu’il faut arrêter la chasse complètement. Ce n’est pas un loisir que d’aller tuer des animaux le week-end avec des fusils. Et par ailleurs […], le reste de la semaine, on peut aussi le braquer contre sa femme. On a vu qu’un féminicide sur quatre est lié à une arme de chasse, un féminicide sur quatre« . 

Lire aussi : Connaître le réseau associatif des chasseurs

Surpris par les propos de la députée, le journaliste lui rétorque, « tous les chasseurs ne tuent pas leur femme ». « Non heureusement (…) mais ça fait partie de cette violence intrinsèque de cette catégorie de la population qui pense que, dans ses loisirs, on peut aller toutes les semaines tuer des animaux dans la forêt au détriment des promeneurs », argumenta la députée EELV.

100 000 euros de dommages et intérêts

Pour la haute sphère cynégétique, ces propos sont condamnables et préjudiciables. Constituant une stigmatisation des chasseurs, l’avocat de la FNC annonce que ces propos doivent être qualifiés de « faute intentionnelle grave ayant occasionné un préjudice moral ». Pour Willy Schraen, « ces propos sont scandaleux : elle n’aime pas la chasse, c’est son droit, mais de là à faire des raccourcis dans les médias entre les féminicides et la chasse, c’est extrêmement insultant ». Ainsi, et à juste titre, la FNC réclame 98 879 euros de dommages et intérêts. Cela représente 10 centimes de réparation par chasseurs. 988 794 personnes avaient validé leur permis au 30 juin.

La première audience se tiendra le 21 septembre. Sandrine Rousseau, interrogée sur le sujet, assure qu’elle sera présente au procès. Autant que l’ambiance sera au rendez-vous.

Sur le même sujet :

La chasse en chiffres

Chasseurs

Depuis quelques jours, la chasse est de nouveau attaquée par ses opposants, mais aussi par quelques politiques. Cependant, cela se passe sur un nouveau terrain, l’économie. Médias, opposants et non informés affirment à tort que les subventions aux chasseurs, sont passées de 27 000 à plusieurs millions d’euros. Cela est faux. Rappelons aussi que les chasseurs, avec les pêcheurs, sont aujourd’hui les seuls usagers de la nature à être taxés.

La filière chasse rapporte gros

Si certains veulent aujourd’hui attaquer la chasse par le biais des chiffres, il est important qu’ils les connaissent et qu’ils puissent s’en servir réellement. Annoncer des chiffres sans en connaître la provenance est tout simplement une faute professionnelle. La filière chasse est importante et engendre chaque année énormément d’argent. En effet, elle génère chaque année près de 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Contribuant ainsi à un apport de 2,3 milliards d’euros de valeur ajoutée à l’économie nationale (PIB). Le monde cynégétique emploie. Ainsi, la chasse représente en France près de 28 000 emplois permanents. En quelques mots, la chasse est une réelle économie et fait vivre de nombreuses personnes. Chaque saison, le chasseur contribue directement à la richesse nationale en déboursant en moyenne 1 118 euros.

Lire aussi : La grande étude de la chasse

Dans une interview de 2020, Willy Schraen déclarait. « L’impact de la chasse sur la nature, lorsqu’on a posé le fusil, c’est quoi ? Il n’y a pas 1 écologiste qui peut le revendiquer : ce sont 3 milliards d’euros écosystémiques, c’est-à-dire que la main du chasseur en dehors du moment où il est à la chasse est primordiale, notamment pour la biodiversité. Qui s’occupe des zones humides ? Qui plante les arbres et les haies ? Qui comptent les insectes ? Qui est-ce qui fait tout ça ? Ce sont nous, les chasseurs. On a des missions de services publics confiées par l’Etat pour faire tout ça et c’était le cas bien avant le Président Emmanuel Macron alors NON, on ne peut pas dire que les chasseurs n’ont pas leur place dans la ruralité et dans le biodiversité ». Ainsi, on le constate facilement, l’impact économique, social et environnemental de la filière cynégétique française est très fort.

Pas de cadeau pour les chasseurs

Rappelons aussi qu’Emmanuel Macron n’a pas fait de cadeau aux chasseurs durant ses années de mandat. En effet, depuis la réforme, 50 % des chasseurs optent pour une validation nationale contre 10 % auparavant. Comme plus de chasseurs valident leur permis national, plus d’argent va à la FNC, c’est aussi simple. Sur ce permis national, la FNC encaisse 50 euros, si on fait le calcul cela rapporte 20 millions d’euros par an supplémentaire. C’est donc évident, les finances de la fédération nationale des chasseurs, augmentent.

Sur ce permis de chasse que chaque passionné valide, l’État prélève 9 euros, au titre d’une taxe d’État et récupère 46 euros en plus, au nom de la redevance cynégétique. Concrètement, nous sommes taxés 55 euros pour être dans la nature. Enfin, rappelons que les subventions ne sont pas nouvelles. Il s’agit en effet de transferts de compétences des services de l’État vers les fédérations de chasse. Nous accuser de profiteur est donc mensonger. Nous sommes aujourd’hui les seuls usagers de la nature à être taxés. Notre apport économique, social et environnemental est incomparable. A bon entendeur.

Sur le même sujet :

Sécheresse, vers une interdiction de la chasse ?

Cette année, les mois de juillet et août auront été particulièrement chauds et secs. Ces conditions auront entraîné de nombreux incendies, détruisant des dizaines de milliers d’hectares de nature sauvage. Pour les écolos, la chasse est dans le viseur. « Interdisons l’ouverture de la chasse« , clament-ils dans les journaux et sur les plateaux. Dans une interview, Willy Schraen répond à l’interdiction de la chasse à cause de la sécheresse.

Willy Schraen répond à la question sur l’interdiction de la chasse

Alors que les incendies ont ravagé certains départements, les écolos appellent à l’interdiction d’ouvrir la chasse. Rappelons par ailleurs que, durant des semaines, face à ces drames, les chasseurs se sont mobilisés pour aider les pompiers et apporter des milliers de litres d’eau à une faune en détresse. Dans une interview sur BFM.TV, Willy Schraen répond aux journalistes concernant cette demande tout simplement absurde. Le président de la fédération nationale des chasseurs assume ses arguments et sa position concernant l’ouverture de la chasse. Il rappelle que les chasseurs sont les premiers à être sur le terrain et à connaître la faune et l’état des milieux naturels. Soulignant aussi l’absurdité des gens qui croient que les chasseurs veulent tout tuer notamment là où la faune a été le plus impacté.

Lire aussi : Sécheresse : « inutile » de reporter l’ouverture de la chasse

Une interview forte et juste, à découvrir sans plus attendre en cliquant ici. Une nouvelle une fois Willy Schraen défend la chasse, les chasseurs et leurs valeurs.

Sur le même sujet :