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Un chasseur récompensé pour son action en faveur de l’environnement

Louis Dumont de Chassart, jeune agriculteur et chasseur de 26 ans, s’est vu récompensé du titre de “Jeune chasseur aménageur” par Faune et Biotope. Cette distinction récompense l’investissement d’un agriculteur et chasseur qui a adopté les bons gestes en matière d’environnement et de gestion de la biodiversité.

Chasseur et agriculteur, amoureux de l’environnement

Il n’a que 26 ans et s’engage avec succès pour la préservation de la biodiversité. Chasseur depuis son plus jeune âge, Louis nous fait partager son quotidien et sa vision qui lui ont permis d’être récompensé.

Sur la propriété familiale de 200 hectares, plusieurs parcelles sont aménagées en faveur de la biodiversité. Le travail a commencé il y a maintenant 25 ans afin d’offrir les habitats favorables à la faune et la flore. La plus récente, une bande de miscanthus, plantée il y a maintenant trois ans. “C’est une zone où le gibier peut venir se réfugier, se reproduire et passer l’hiver. Par ailleurs, cette parcelle de miscanthus peut aussi produire de la biomasse“, souligne le jeune chasseur.

Sur certaines parcelles, des haies sont plantées (retrouvez l’importance des haies ici), tout comme des bandes enherbées et fleuries, offrant à la faune une mosaïque de milieux. Sans oublier la mare creusée pour la faune aquatique. “Ce sont des zones de refuge pour la petite faune des plaines, mais sont également bénéfiques pour l’environnement, en empêchant par exemple que les ruissellements d’eau des champs arrivent jusque dans les maisons” explique Louis.

Une mare creusée pour permettre à la faune aquatique de s’y développer © S. Vandreck

Louis, 26 ans, chasseur et naturaliste

Les aménagements mis en place sont aujourd’hui bénéfiques à son territoire d’un point de vue, agricole, faunistique et floristique. “Il y a du gibier : du lapin, du faisan, ainsi que du lièvre“, explique Louis. Mais pas question pour lui de chasser ce gibier à tout prix. Sur l’exploitation, “La chasse, ne représente que cinq pour cent du temps que je consacre à la chasse. Le reste, c’est surtout de l’observation. Je me considère comme un naturaliste : j’essaie d’observer au quotidien comment le gibier vit et se comporte. J’entretiens, j’aménage. Cela me prend quand même beaucoup de temps. Ce n’est pas mon métier, c’est vraiment une passion“.

Chasse et agriculture, piliers de la ruralité

Le jeune chasseur agriculteur, estime que ses activités forment un tout inscrit dans la ruralité. “Je ne sais pas si le fait d’être agriculteur fait de moi un meilleur chasseur, mais cela me permet d’être tous les jours sur le terrain, pour observer ce qui va bien ou pas. Cela me permet certainement d’améliorer mon territoire au jour le jour, mais je ne pense pas être un meilleur chasseur pour autant. Peut-être plus responsable, peut-être plus raisonné. Mais c’est surtout la passion qui me motive admet-il. Passionné de nature, Louis a su trouver la bonne formule pour un territoire d’exception. Allier agriculture, science, chasse et passion lui ont donc permis d’être reconnu et récompensé pour le travail effectué.

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