La FDC44 souhaite acheter un étang pour le protéger

A Guérande, une commune de Loire-Atlantique, l’État a mis en vente l’étang de Bouzaire, connu pour sa faune et sa flore. La fédération départementale des chasseurs a fait une offre d’achat. L’objectif de cette acquisition est de protéger la biodiversité qui s’y trouve. Rappelons que les FDC possèdent de nombreux espaces naturels qu’elles gèrent, entretiennent et préservent afin de protéger la faune et la flore qu’ils abritent.

Le poumon vert de la commune

Les services de l’État, propriétaires de l’étang de Bouzaire depuis les années 1980, l’ont mis en vente sur le site Leboncoin. Cet étang, d’une superficie de 4 300 m2 regorge de vie. Ce site fait partie d’un ensemble remarquable d’étangs et de zones humides riche de biodiversité. On a même pu y observer des loutres. Cette mise en vente a suscité l’émoi et la colère des habitants du village de Guérande, très attachés à ce lieu public.

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La FDC 44 souhaite racheter l’étang

Association agrée au titre de protection de la nature, la FDC 44 souhaite racheter le site. En effet, cela permettrait dans un premier temps de protéger la biodiversité que cette zone humide abrite. De plus, cela permettrait aux habitants de continuer à accéder au site. Denis Dabos, directeur de la FDC44 explique, « notre objectif est de garantir un accès des lieux ouverts au public et de protéger la biodiversité de ce site qui joue un rôle de corridor écologique incontestable. Notre structure est déjà gestionnaire de plusieurs réserves en zones humides dont la Réserve Naturelle Régionale du Lac de Grand-Lieu ».

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Bien évidemment, acquérir cet étang est un enjeu environnemental et non cynégétique. La preuve en est « il n’y aura pas de chasse sur l’étang. Nous voulons préserver la pêche et l’accès à tous », souligne le directeur. Si les chasseurs remportent l’offre, ils feront un inventaire naturaliste complet du site. De plus, une étude liée à la loi sur l’eau sera menée pour engager la restauration du site.

En effet, les services de l’État, gestionnaires de l’étang, l’ont laissé sans entretien, ce qui a entraîné une dégradation et une perte de biodiversité. En France, les fédérations de chasse possèdent 220 sites naturels repartis dans 64 départements. Ce qui représente une superficie de 6 000 hectares au total. Chaque jour, des espaces naturels se dégradent et/ou disparaissent. Les chasseurs, premiers écologistes de France en sont conscients et tentent de préserver cette nature. Acquérir, réhabiliter, gérer et préserver sont des enjeux cruciaux pour le monde cynégétique français.

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Un chasseur récompensé pour son action en faveur de l’environnement

Louis Dumont de Chassart, jeune agriculteur et chasseur de 26 ans, s’est vu récompensé du titre de « Jeune chasseur aménageur » par Faune et Biotope. Cette distinction récompense l’investissement d’un agriculteur et chasseur qui a adopté les bons gestes en matière d’environnement et de gestion de la biodiversité.

Chasseur et agriculteur, amoureux de l’environnement

Il n’a que 26 ans et s’engage avec succès pour la préservation de la biodiversité. Chasseur depuis son plus jeune âge, Louis nous fait partager son quotidien et sa vision qui lui ont permis d’être récompensé.

Sur la propriété familiale de 200 hectares, plusieurs parcelles sont aménagées en faveur de la biodiversité. Le travail a commencé il y a maintenant 25 ans afin d’offrir les habitats favorables à la faune et la flore. La plus récente, une bande de miscanthus, plantée il y a maintenant trois ans. « C’est une zone où le gibier peut venir se réfugier, se reproduire et passer l’hiver. Par ailleurs, cette parcelle de miscanthus peut aussi produire de la biomasse« , souligne le jeune chasseur.

Sur certaines parcelles, des haies sont plantées (retrouvez l’importance des haies ici), tout comme des bandes enherbées et fleuries, offrant à la faune une mosaïque de milieux. Sans oublier la mare creusée pour la faune aquatique. « Ce sont des zones de refuge pour la petite faune des plaines, mais sont également bénéfiques pour l’environnement, en empêchant par exemple que les ruissellements d’eau des champs arrivent jusque dans les maisons » explique Louis.

Une mare creusée pour permettre à la faune aquatique de s’y développer © S. Vandreck

Louis, 26 ans, chasseur et naturaliste

Les aménagements mis en place sont aujourd’hui bénéfiques à son territoire d’un point de vue, agricole, faunistique et floristique. « Il y a du gibier : du lapin, du faisan, ainsi que du lièvre« , explique Louis. Mais pas question pour lui de chasser ce gibier à tout prix. Sur l’exploitation, « La chasse, ne représente que cinq pour cent du temps que je consacre à la chasse. Le reste, c’est surtout de l’observation. Je me considère comme un naturaliste : j’essaie d’observer au quotidien comment le gibier vit et se comporte. J’entretiens, j’aménage. Cela me prend quand même beaucoup de temps. Ce n’est pas mon métier, c’est vraiment une passion« .

Chasse et agriculture, piliers de la ruralité

Le jeune chasseur agriculteur, estime que ses activités forment un tout inscrit dans la ruralité. « Je ne sais pas si le fait d’être agriculteur fait de moi un meilleur chasseur, mais cela me permet d’être tous les jours sur le terrain, pour observer ce qui va bien ou pas. Cela me permet certainement d’améliorer mon territoire au jour le jour, mais je ne pense pas être un meilleur chasseur pour autant. Peut-être plus responsable, peut-être plus raisonné. Mais c’est surtout la passion qui me motive«  admet-il. Passionné de nature, Louis a su trouver la bonne formule pour un territoire d’exception. Allier agriculture, science, chasse et passion lui ont donc permis d’être reconnu et récompensé pour le travail effectué.

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—> Faune et Biotope

Les chasseurs de Lasclaveries plantent des haies.

Les chasseurs premiers écologistes de France. Cette phrase a beaucoup fait rire nos opposants qui considèrent qu’il est impossible d’être chasseur et d’agir pour la nature. Et pourtant, partout en France, les actions des FDC et des sociétés de chasse prouvent le contraire. A Lasclaveries, dans les Pyrénées-Atlantiques, les chasseurs viennent de planter des haies afin de favoriser de favoriser le retour de la petite faune. Le chasseur serait-il vraiment le premier écologiste de France ? Un sujet à travailler pour certains de nos adversaires. Prenez un papier, un stylo, vous avez deux heures.

12 hectares pour la petite faune

La chasse est aujourd’hui ouverte mais les chasseurs continuent de proposer projets et solutions pour la sauvegarde des espaces et des espèces. Vendredi dans les Pyrénées-Atlantiques, les chasseurs ont présenté leur projet d’aménagement agro-écologique en faveur de la biodiversité. Il s’agit de 300 plants de plusieurs essences botaniques, chênes, érables, châtaigniers mais aussi sureau et alisier qui viendront apporter abri et nourriture diversifiée pour toute une petite faune qui souffre de l’artificialisation des sols et de la disparition de son habitat. D’une manière générale, le mélange d’essences favorise la biodiversité et permet le plus souvent le développement de cortèges d’organismes plus diversifiés que dans les peuplements mono-essence. Les peuplements mélangés présentent de ce point de vue un intérêt incontestable. Les chasseurs de Lasclaveries l’ont bien compris et agissent. Eux…

Ainsi, cailles, perdrix, fauvettes grisettes, pinsons des arbres et autres gourmands profiteront de ce corridor écologique qui s’étend sur 12 hectares. Pour le propriétaire de la parcelle, cette initiative est parfaite. Jean-Luc Grille souligne qu’il s’agira d’un « bel héritage pour la génération future« . Les chasseurs financeront ce programme à hauteur de 70 000 €. Un beau projet qui permet, encore une fois de prouver l’apport écologique et scientifique du monde de la chasse. Il est intéressant de noter que les espèces qui vont y trouver refuge ne sont pas toutes des espèces chassables. Il est plus facile de faire des vidéos bidons et de pleurnicher sur les réseaux sociaux que d’agir réellement pour la nature. N’est-ce pas mon petite Pierre ?

Territoire de Belfort, un drone pour sauver les faons

En ce mois de mars, la fédération départementale des chasseurs du territoire de Belfort s’est équipée d’un drone afin de sauver les faons. Chaque année, en période de fauche, de nombreux jeunes cervidés meurent lors des fauches de printemps. Le drone permet de repérer les animaux dans l’herbe haute et ainsi d’intervenir avant l’arrivée de l’engin agricole.

Au secours des faons

Chaque année, de nombreux faons sont victimes de l’activité agricole dans les champs. Pour limiter cette mortalité, la fédération de chasse du territoire de Belfort a fait l’acquisition d’un drone ultramoderne de 6kg et un mètre d’envergure, équipé d’une caméra thermique. Jérôme Demeulemeester, technicien de la FDC 90 souligne « A 70 mètres de hauteur, on peut voir la pupille d’un lièvre » avant d’ajouter que « l’objectif est de repérer les faons couchés dans l’herbe pour ensuite le faire s’en aller ou bien le mettre dans une cage une heure ou deux le temps que l’agriculteur fauche son pré. On le libère ensuite et il est ainsi sain et sauf ».

20 000 euros d’investissement pour une chasse durable

A la saison des foins, l’herbe fait près d’un mètre de haut. Les faons, eux, sont blottis dans l’herbe avec pour instinct de ne pas bouger en cas de danger. Lorsque le tracteur arrive, il est déjà trop tard, les faons se font faucher. Dans le Doubs, en trois interventions « nous avons sauvé une vingtaine d’animaux » témoigne Alexandre Landry. Grâce à cet investissement, une quinzaine d’agriculteurs bénéficieront de l’aide de la FDC et de son drone. Les prestations / interventions, seront quand à elles, totalement gratuites.

Dans un futur proche, l’usage du drone se généralisera et s’élargira à d’autres pratiques pense Jérôme Demeulemeester. En effet pour lui « dans les années à venir, il y a de fortes chances qu’on puisse s’appuyer sur le drone pour faire des opérations de comptage de gibier« . Les premiers essais auront lieu début mai dans le Territoire de Belfort, les bénévoles sont d’ailleurs acceptés avec plaisir afin de venir en aide aux faons.

26 kilomètres de haies plantées en Indre-et-Loire.

Cette année, en Indre-et-Loire, ce sont 26 000 mètres de haies qui ont été plantées durant l’hiver. Ces opérations de plantation de haies sont encadrées par la fédération départementale des chasseurs. Il s’agit cette année d’un record. Jamais, depuis que l’opération existe, autant de mètres de haie ont été plantés.

La FDC37 fer de lance de l’opération « haie »

C’est tout simplement une très belle opération qu’a eu lieu cet hiver. En effet 26 000 mètres de haies ont pu être plantés sous l’impulsion des chasseurs d’Indre-et-Loire. Depuis une vingtaine d’années, le conseil départemental, en partenariat avec les chasseurs, s’emploie à favoriser la biodiversité en redynamisant les espaces naturels par la plantation de haies.

Cet hiver, ce sont pas moins de vingt communes qui ont été concernées par l’opération. Celle-ci s’est déroulée entre la fin novembre et la mi-février. L’opération a sollicité de nombreux bénévoles. Valentin Gourbeau, technicien de la FDC37 explique que « Pour planter mille mètres de haies, il faut une vingtaine de personnes. Les particuliers, les exploitants agricoles mais aussi les entreprises peuvent postuler.« 

Les haies plantées doivent apporter à la biodiversité ainsi qu’à l’environnement, un impact significatif (corridors écologiques, réduire les parcelles, zone de gagnage, etc…). Cette opération rencontre un vrai succès, le grand nombre de demandes dont le département est saisi prouve que cette initiative est comprise par le grand public, sensible, comme les chasseurs, au bien-être de notre si belle nature.

La FNC envoie un manifeste à 600 000 élus

La fédération nationale des chasseurs vient d’envoyer un manifeste à 600 000 élus. Il s’appelle  » La chasse, coeur de biodiversité.

Que dit-il ?

Il montre que les chasseurs sont au service d’une biodiversité durable et d’une ruralité vivante.

Il vise à mettre en lumière l’action des chasseurs dans deux domaines : leur contribution au service de la nature et leur action pour aider à tisser du lien social dans nos campagnes.

Il souligne aussi que les chasseurs contribuent chaque année pour près de 2,9 milliards d’euros à la nature.

Voici le lien vers le communiqué de presse annonçant la parution de ce manifeste. https://www.chasseurdefrance.com/wp-content/uploads/2021/01/20200104-CP-manifeste-biodiversite.pdf

 

Un acte politique.

Je le dis depuis longtemps, chasser aujourd’hui est une passion, un mode de vie mais c’est aussi affirmer un attachement à une certaine forme de société, voire de civilisation. Chasser aujourd’hui est donc, consciemment ou non, un acte politique au sens noble du terme.

Nos opposants ne s’y sont d’ailleurs pas trompés et mènent contre nous un combat sur tous les fronts, dont le front politique.

En envoyant ce manifeste, destiné à expliquer la chasse aux élus du pays, la FNC montre qu’elle a bien appréhendé les enjeux actuels.

« N’admettez rien a priori si vous pouvez le vérifier. » (Rudyard Kipling)

La phrase citée en page de garde du manifeste invite nos élus à réfléchir et se renseigner avant de juger. Espérons que ce ne soit pas trop difficile pour certains…

Manifeste FNC

Les chasseurs aveyronnais agissent pour la restauration des mares.

Plus de 40% des écosystèmes humides, se sont dégradés en France en dix ans selon une récente étude du ministère de la transition écologique. Dans le cadre de leur rôle pour la biodiversité et l’environnement, les chasseurs de l’Aveyron s’attèlent, sur leur département, à la restauration des mares. Véritable réservoir de biodiversité, les mares sont d’une grande importance pour les milieux dans lesquels elles se trouvent. Source d’alimentation en eau, rôle de filtre, éponge lors de crue, limitation de l’érosion, réservoir de biodiversité, les mares améliorent le cadre de vie général.

MiLeOc, le programme de restauration des mares

Animé et conduit par les fédérations de chasseurs de la région Occitanie, MiLeOc est un projet régional pour mieux connaître et restaurer les milieux humides.

« Nous profitons également des travaux pour adoucir les berges afin que la végétation rivulaire puisse s’implanter et pour curer les mares les plus envasées. »

Ce projet, appartenant aux chasseurs, est reconnu et soutenu par l’Europe. D’après le site de la FRC Occitanie  » Le projet MiLeOc vise la connaissance et la remise en état des Milieux Lentiques en Occitanie, c’est-à-dire des écosystèmes d’eaux calmes à renouvellement lent (mares, lacs, étangs, marais, etc.) et autres milieux dits humides tel que les tourbières ou les prairies humides.  » Aujourd’hui ce projet rassemble 6 fédérations de chasseurs : Aveyron, Gers, Haute-Garonne, Lot, Tarn, et Tarn-et-Garonne.

Restaurer les mares pour le bien-être de la biodiversité

Ainsi, grâce à l’action commune des chasseurs aveyronnais, du syndicat mixte Lot Dourdou et de l’Adasea d’Oc, plusieurs mares ont ainsi pu être restaurées et préservées. Il faut souligner que sans les agriculteurs, ou les propriétaires, ces actions seraient totalement impossibles.

Maxime Gaubert de la FDC 12 témoigne dans La Dépêche  » il importe d’être pragmatique. Certes, les mares jouent un rôle majeur du point de vue de la biodiversité. Cependant, en l’absence d’une vision concrète de l’intérêt de ces milieux, souvent des propriétaires les ont laissées à l’abandon, voire pire, les ont remblayées. Aussi, en créant des descentes aménagées pour que le bétail puisse s’y abreuver on redonne de l’intérêt fonctionnel et économique aux mares et cela facilite grandement leur conservation sur le long terme ». Priorité donc à la biodiversité et à la préservation des habitats pour le monde cynégétique, qui est aujourd’hui acteur majeur de environnement.

Écologie de terrain contre écologie de l’incantation.

Il y a ceux qui font et ceux qui parlent.

Dans le domaine de l’écologie, ce dicton est particulièrement vrai. Les donneurs de leçons, les « je sais tout », les lanceurs d’anathèmes, les stars du petit écran, les vedettes en mal de notoriété, les faux naturalistes mais vrais haineux, les adolescents attardés avec leur scies… la ministre Pompili qui ose parler d’écologie alors qu’elle implante des éoliennes dans des sites Natura 2000 et sur des couloirs de migration… tout ceux-ci ne font rien mais parlent beaucoup et nous accusent de tous les maux alors qu’ils feraient mieux de se demander pourquoi ils nous détestent tant. Je vais leur conseiller de chercher dans leur petite enfance. Et, au besoin, de se faire aider. Il y a de très bons psy !

 

La FDC 37 agit pour la biodiversité en plantant des haies.

Dans le cadre de la préservation de la biodiversité et l’aménagement des territoire, une campagne de plantation de haies a eu lieu vendredi dernier en Indre et Loire. Cette action favorisera la connexion entre les corridors écologiques et permettra à la faune de se cacher, se nourrir, se reposer se reproduire. Les haies ont aussi un rôle important pour lutter contre l’érosion des sols et jouent un rôle primordial dans l’épuration de l’eau en capturant par exemples des nitrates.

La première partie de journée s’est déroulée à Sepmes, sur des terres de la ferme du Bois Ribault, la seconde partie de la journée s’est déroulée à Bossée, le long de la prairie à l’entrée du bourg. Durant cette demie-journée des bénévoles sont venus prêter main forte ainsi que l’agent technique de la commune. Lors de cette journée, c’est plus d’un kilomètre de haies qui a été planté. Ces arbres et arbustes serviront de refuge à la faune et à stabiliser les terrains.

Les chasseurs principaux opérateurs

Le principal opérateur de ce projet est la fédération départementale des chasseurs d’Indre-et-Loire représentée par Valentin Goubault. La fédération constitue les dossiers, sollicite une aide du conseil départemental et finance la partie non subventionnée dont la bâche biodégradable. Si des propriétaires ou exploitants sont intéressés pour la mise en place d’un projet de plantation de haies l’hiver prochain, ils peuvent contacter la fédération de chasse au 02.47.05.65.25.

 

Les chasseurs, acteurs bénévoles au service de l’environnement.

Un article récent de La dépêche (voir le lien en bas de l’article) dont le titre laissait présager le pire s’est en fait révélé très intéressant. Il souligne le rôle méconnu des présidents de sociétés de chasse et loue le travail discret mais indispensable de ces présidents qui se dévouent bénévolement pour faire vivre nos ACCA et AICA. Le journaliste a interviewé Didier Merle, président de l’ACCA de Fronton qui semble être un modèle du genre.

Bénévole, diplomate et gestionnaire.

Ce retraité est multi cartes puisqu’il préside une ACCA, une AICA et un GIC ! Il souligne dans cette interview que la chasse proprement dite n’est qu’une toute petite partie du temps qu’il investit bénévolement au profit des ces trois structures. Il fait remarquer que ses sociétaires et lui passent bien plus de temps à gérer les espèces, entretenir et restaurer les habitats de la faune en lien avec les agriculteurs, traiter les dossiers de dégâts de la grande faune, et aussi et surtout à jouer les diplomates avec certains habitants.

Il constate que les néo-ruraux ne connaissent ni les modes de vie de la campagne ni les règles qui régissent la chasse. Il faut donc rencontrer, expliquer et encore expliquer… La phrase souvent entendue « la nature est à tout le monde » peut exaspérer car ce n’est pas vrai et il faut dire et redire que cette nature est en général constituée de propriétés privées et que les chasseurs acquittent un droit pour y chasser !

1000 heures de travail collectif bénévole sur le GIC

Lorsque Didier Merle parle de l’investissement de ses chasseurs dans l’environnement de quoi s’agit-il concrètement ? Rappelons que le GIC représente 500 chasseurs pesant plus de 1000 heures de travail collectif, ce qui permet, notamment aujourd’hui, de restaurer des mares (une trentaine à ce jour) mais aussi, de replanter et de créer des haies favorables à la biodiversité en partenariat avec le lycée agricole d’Ondres.

Grâce aux relations nouées avec les exploitants agricoles et les propriétaires, les chasseurs de Didier Merle ont valorisé 60 ha de terrain en jachère dédiée spécifiquement à la faune endémique des espaces agricoles. Ces cultures à destination du petit gibier, permette d’y trouver une abondante nourriture, de se cacher des prédateurs et de se reproduire. Ces actions dédiées à la faune chassable ont des répercutions importantes pour la biodiversité générale. Toutes les espèces en bénéficient et cela est plus que positif. Didier Merle conclue, « Chasser ? Si on fait les comptes, c’est là qu’on passe le moins de temps ».

https://www.ladepeche.fr/2020/10/23/la-face-cachee-des-acca-9157691.php?fbclid=IwAR054lNa5Y9O-Gwwx_cRzG70zMD3BnNX_cofVv-cvNGp9E7t20qvgXNmcZI

Livre blanc de l’Association Nationale pour la Conservation du Petit Gibier

Lors des négociation de la nouvelle PAC (politique agricole commune) qui a eu lieu à Bruxelles, l’Association Nationale pour la Conservation du Petit Gibier a publié son livre blanc afin de  promouvoir des pratiques agricoles permettant le maintien et l’augmentation de la biodiversité.

Soutenez le projet !

Afin de mieux connaître votre sujet, vous pouvez vous rendre sur le site du livret blanc en cliquant : ici.

Ce livre blanc veut apporter sa contribution à la préservation et au développement du petit gibier en corrélation avec le développement agricole. La consultation de la commission nationale du débat public se finit à la fin du mois d’octobre, vous pouvez donc soutenir le projet ou laisser un commentaire positif afin de valoriser et protéger la biodiversité tout en soutenant une initiative d’une association de chasseurs. Pour participer à la consultation vous pouvez contribuer en vous rendant sur le site en cliquant : ici

L’ANCPG qu’est ce que c’est ?

Il s’agit de l’Association Nationale Petit Gibier (ANPG), créée en 1996, devenu par la suite Association Nationale de Conservation du Petit Gibier (ANCPG). Sa volonté est de promouvoir des méthodes réalistes et efficaces de gestion durable du petit gibier sédentaire de nos territoires. Cette gestion de la faune est en corrélation avec l’aménagement et la préservation des habitats.

Cette association veut fédérer l’ensemble des acteurs environnementaux. Le petit gibier sédentaire et la préservation des habitats concerne chacun. Aujourd’hui de nombreux chasseurs refusent le fatalisme à propos du déclin des populations de petit gibier et souhaitent tout mettre en œuvre afin de favoriser un retour. C’est aussi un des chantiers du président de la FNC qui parle de ‘reconquête du petit gibier ». Quant aux jeunes chasseurs, lorsqu’ils ont la chance de découvrir cette chasse, ils en deviennent de fervents partisans.