Si on touche à la chasse aux palombes, « ce sera un conflit dur ! ».

Dans le Lot et Garonne, les chasseurs de palombes l’ont dit clairement « Nous n’accepterons pas que l’on touche à la palombe ». S’il le faut, ils transformeront les palombières en ZAD ou Zones à Défendre. Des chasseurs transformés en « zadistes », l’heure est grave !

Des chasseurs prêts à défendre leurs traditions

L’assemblée générale de la FDC du Lot et Garonne est l’occasion de rassembler les chasseurs, de dresser un bilan et d’envisager l’avenir. Mais pas besoin de motiver les chasseurs du département ! Ils sont inquiets mais n’ont pas l’intention de se laisser faire. Les attaques subies par les chasses traditionnelles ces dernières années laissent présager de nouvelles offensives et, particulièrement, contre la chasse aux palombes. Ce serait inacceptable pour eux et ils le font savoir avec force. Le président de la FDC se fait leur porte-parole et déclare : « Toucher à notre tradition, c’est purement et simplement inacceptable. Si le Conseil d’État casse l’arrêt d’autorisation relatif à la palombe, nous considérerons qu’il s’agit d’une attaque directe contre nous. Je peux vous dire que dans nos bois, chaque palombière deviendra une ZAD, une Zone à défendre. Et ce sera un conflit dur… »

Site FDC du Lot et Garonne

Des chasseurs déçus par le quinquennat qui s’achève

Ici, on n’a pas apprécié la prise de position publique du président de la FNC en faveur du candidat Macron. Dans le Sud-Ouest on se sent floué et trahi par l’actuel président de la République. La nomination de ministres ouvertement anti-chasse n’a pas été appréciée et le peu d’empressement (litote) que Barbara Pompili a montré pour défendre les arrêtés autorisant les chasses traditionnelles n’est pas passé inaperçu. « Je dirais même que le ministère n’avait pas rédigé un texte favorable… La copie n’était pas assez soignée. Et la ministre pas trop motivée… » Les chasseurs de palombes qui sont nombreux dans ce département ne sont pas prêts de l’oublier.

Quelques autres candidats à la présidentielle sont « épinglés » par le président de la FDC du Lot et Garonne, les programmes de Jadot et Mélenchon sont clairement identifiés comme anti-chasse et le président de la FDC ne mâche pas ses mots : « Jadot et Mélenchon veulent interdire la chasse ! Enfin, ils veulent commencer à l’interdire les week-ends et pendant les vacances scolaires. Parce qu’ils croient que les chasseurs ne travaillent pas, et qu’ils peuvent chasser tranquillement la semaine ? Et pourquoi un jeune passerait-il son permis, s’il ne peut pas pratiquer le week-end ou pendant les vacances ? Non, ces deux candidats veulent au bout du compte que la chasse disparaisse de France. Et on ne laissera pas faire. »

Sur le même sujet :

Enchères pour palombières et cols à Iraty.

Les enchères traditionnelles pour palombières et cols ont eu lieu ces jours derniers jours dans le secteur d’Iraty.

Une source de revenus important pour les communes.

La Soule ou xiberoa en basque et ses vastes forêts est la plus sauvage des trois provinces du pays basque français ; elle est aussi un des endroits les plus réputés pour la chasse à la palombe. Les bons emplacements sont très recherchés et sont mis aux enchères. La chasse apporte 30 % de ses revenus a la commission syndicale de Soule, aussi les adjudications des cabanes et des cols de chasse qui se déroulent tous les trois ans ont-elles une importance capitale. Les prix varient d’un endroit à un autre et sont établis en fonction de plusieurs facteurs comme la facilité d’accès et les passages d’oiseaux observés. Les chasseurs ne sont pas les seuls à participer à ces enchères, des sociétés d’ornithologues sont aussi intéressées. Une vingtaine de palombières ont été louées pour un budget annuel total de 31 400 euros .

Après quelques années pauvres, il semble que les couloirs de migration soient à nouveau très fréquentés. L’année 2021 a même été une des plus fastes depuis longtemps. Il faut se rappeler de cette étude du Muséum d’histoire naturelle, récemment publiée et dont nous nous sommes fait l’écho dans ces colonnes qui nous annonce que les populations de pigeons ramier sont en forte augmentation. https://www.jaimelachasse.fr/actualites-chasse/le-declin-des-oiseaux-communs-en-france-mais-les-especes-chassees-se-portent-plutot-bien/

La palombière, un marquant culturel, une tradition vivante.

La chasse au pigeon ramier, appelée palombe, fait toujours l’objet d’une ferveur collective qui voit, aux jours des grandes migrations, un grand nombre de chasseurs rejoindre les palombières. Si le tir au vol est la technique de chasse la plus répandue, la chasse au filet ou “pantière” fait partie des nombreuses traditions du Pays Basque. Au-delà de la chasse, cette période est un grand moment de retrouvailles et de festivité très répandu au pays Basque ; beaucoup d’hommes s’accordent une période de vacances que l’on appelle « le congé de la plume« .

Il paraît que ce sont les moines de Roncevaux qui furent les initiateurs d’une technique de chasse très particulière : la chasse à la pantière.
En effet, ceux-ci avaient remarqué que, pour échapper à l’attaque de l’épervier, les vols de palombes descendaient en piqué et continuaient leur route en rase-motte pendant un bref instant. Les moines fabriquèrent des palettes de bois, peintes en blanc (karroteak) qui ressemblaient ainsi au ventre blanc de l’épervier. Les palettes étaient projetées par les lanceurs (abatariak) en direction des palombes, obligeant celles-ci à plonger vers les cols où les attendaient les rabatteurs (chataraliak) qui, à leur tour, détournaient les vols vers des filets tendus. Les filetiers (sarazainak) devaient alors dégager les oiseaux capturés le plus rapidement possible afin de repositionner le filet. Les palombières qui utilisent cette technique sont aujourd’hui moins nombreuses. Chacune d’elle est composée d’une quinzaine de chasseurs qui tiennent chacun un rôle particulier conforme à la tradition née il y a longtemps. Elles permettent aux abatariak et chataraliak d’être placés de façon idéale pour effrayer les palombes.

Chaque peuple porte une tradition, un royaume intérieur, un murmure des temps anciens et du futur. La tradition est ce qui persévère et traverse le temps, ce qui reste immuable et qui toujours peut renaître en dépit des contours mouvants, des signes de reflux et de déclin.

Dominique Venner

Plus d’un million de palombes dans le Gers !!!

En décembre, le ciel a été bleu dans le Gers !

2020 restera comme une année paradoxale pour les paloumayres privés pendant une longue période de leur passion mais qui aura vu une migration exceptionnelle. Plus d’un million de palombes ont été recensées dans le Gers cette fin d’année !

Ces comptages s’effectuent dans certains sites dortoirs du Bas-Armagnac, de l’Adour et de l’Astarac et dans neuf autres départements afin de mieux connaitre l’état des populations des pigeons ramiers. Il y a les comptages d’hiver mais aussi ceux du mois d’octobre pratiqués sur les cols pyrénéens.

Un oiseau qui se porte bien grâce aux chasseurs.

Dans une interview pour La Dépêche, Jean-Paul Castets, président d’honneur de l’association des paloumayres du Gers est ravi de voir que la population des palombes se porte bien et même très bien. Il rappelle aussi que seuls les chasseurs portent attention à cette espèce et que, sans eux et sans les espaces naturels qu’ils ont préservés, sans leurs actions entreprises pour mieux connaitre ce bel oiseau, il n’en serait pas de même.

Cette chasse et bien d’autres contribuent à améliorer la biodiversité. Les territoires consacrés à la chasse sont préservés de l’artificialisation, de l’urbanisation et des méfaits d’une société qui claironne haut et fort aimer la nature mais fait tout pour la détruire. Il y a loin des grandes déclarations d’intention des cabinets ministériels et des salons parisiens à la réalité du terrain.

Comment peut-on se prétendre écologiste et installer des éoliennes sur des couloirs de migrations et dans des sites classés Natura 2000 ?

Comment peut-on prétendre aimer la nature et méconnaitre les actions de chasseurs pour préserver les biotopes ?

Tout simplement en ne considérant l’écologie que comme un moyen de transformer notre mode de vie et notre civilisation pour imposer une idéologie mortifère et destructrice de nos libertés. Adichatz !

Confinement, l’exaspération des chasseurs.

Cet article pourrait aussi s’appeler : « chasseurs au bord de la crise de nerf » tellement ces derniers jours ont été riches en rebondissements.

Le confinement, acte 2.

L’annonce du re-confinement par le Président de la République a fait l’effet d’un coup de tonnerre chez tous les chasseurs. Confinés au meilleur moment de la saison ! Premier mouvement de mauvaise humeur, beaucoup ont demandé à être remboursés de leur validation annuelle. Ce remboursement n’est évidemment pas possible et, s’il l’était, il ne pénaliserait que les fédérations et personne d’autre. Le sacrifice financier est important pour beaucoup d’entres nous, il est compréhensible de se sentir floué mais l’intérêt général doit primer et chaque président de société de chasse fera, j’en suis certain, ce qu’il faut pour que ce sacrifice soit le plus léger possible. Être président en ce moment n’est pas simple, soyons patients.

La circulaire.

Puis ce fut la circulaire de la secrétaire d’État, Bérangère Abba qui nous enjoignait de pratiquer des actions de régulation principalement sur le grand gibier et sur quelques autres espèces pouvant occasionner des dégâts mais en laissant liberté d’appréciation aux préfets départementaux. Cette circulaire nous enjoignait aussi de tirer un minimum de 500 000 sangliers avant la fin de l’année… Et si nous n’y arrivons pas, que se passera-t-il madame la ministre ?

Cette circulaire nous rabaisse donc au rang de régulateurs… Non, merci madame la ministre, nous ne sommes pas des régulateurs mais des chasseurs. Ce qui nous plait dans la chasse, ce n’est pas de tuer des milliers de sangliers. Il serait trop long de vous expliquer la différence et je ne sais pas si vous seriez disposée à l’entendre. Est-ce le futur que vous réservez à la chasse française ? Si c’est le cas, nous nous en souviendrons au moment des élections, soyez-en sûre. Il faut d’ailleurs s’en souvenir avant toutes les élections. Les régionales approchent et tous les partis qui font alliance avec les verts doivent être considérés comme des partis anti-chasse. L’ami de mon adversaire devient mon adversaire. Les verts n’ont conquis certaines municipalités que grâce à des accords ressuscitant la « gauche plurielle ».  Ils entendent bien faire de même aux régionales.

Les conséquences.

La circulaire a conduit à de grandes disparités et à des incohérences. Que penser du préfet de Corse du Sud qui interdit cette régulation alors que celui de Haute Corse l’autorise ? Y a-t-il de telles différences entre les deux parties de l’île qui puissent justifier ceci ?

Que penser de la préfète de l’Aveyron qui autorise les battues de régulation les mardis, jeudis et samedis mais les interdit les dimanches alors que ce sont justement les dimanches qui  rassemblent le plus de chasseurs et permettent donc de pratiquer une régulation efficace ? Cette décision préfectorale est en opposition flagrante avec la circulaire du ministre qui nous enjoint de prélever 500 000 sangliers d’ici à la fin de l’année. C’est surprenant de la part d’un préfet… Est-ce une erreur ou un acte de militante anti-chasse déguisé sous les habits d’un arrêté préfectoral ? Une réaction madame la préfète Michel-Moreaux ?

Que penser de l’interdiction de la « chasse loisir » qui contraint les chasseurs de petit gibier à rester chez eux et crée des dissensions dans le monde de la chasse. Est-ce voulu ? Compte  tenu de la ministre en charge des dossiers, on peut penser que oui. J’aimerais dire aux chasseurs fort justement exaspérés par cette décision qu’il ne faut pas rentrer dans ce jeu pervers et se diviser. Il n’y a pas de chasseurs de grand gibier et de chasseurs de petit gibier. Il y a des chasseurs. Point. D’ailleurs nous pratiquons pour beaucoup les deux types de chasse.

Deux fédérations départementales ont adopté une attitude qui mérite d’être notée, les Landes et le Gers, qui, par la voix de leurs présidents de fédération, ont déclaré ne pas vouloir mettre en oeuvre cette régulation. Qu’en penser ? Pour certains c’est un geste de solidarité avec les chasseurs de petit gibier, principalement de gibier d’eau et de palombes dont on sait l’importance dans cette région. Mais quid des dégâts agricoles qui vont augmenter maintenant et ensuite puisque les sangliers, chevreuils et cerfs ne sont pas tirés ? Cela contraindra-t-il ces fédérations à faire comme celle de Meurthe et Moselle qui a annoncé ne plus traiter les demandes d’indemnisation pendant la durée du confinement ?

Nous n’avons pas toutes les réponse et, contrairement à certains qui ajoutent de l’huile sur le feu, nous garderons bien de juger et de condamner.

Il faut impérativement dépasser les mouvements de mauvaise humeur, penser à l’intérêt général et au futur. Si nous voulons que nos enfants et nos petits-enfants chassent, il ne faut pas faire le jeu des anti-chasse.

 

 

Mise en place de « mesures de bon sens » pour chasser les palombes.

Mise en place de « mesures de bon sens » pour chasser les palombes.

La chasse à la Palombe dans le sud-ouest est une tradition ancestrale, qui suscite l’intérêt de bon nombre de chasseurs . La migration exceptionnelle en automne  de cet oiseau transcende  bon nombre d’hommes et de femmes .

De ce fait, la fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques a effectué une réunion le 29 mai 2019,  afin d’établir des « mesures de bon sens » et définit ainsi un guide des bonnes pratiques .

Lors de cette « réunion palombes » certaines règles ont été évoquées pour la saison de chasse prochaine la revue le Sud-Ouest nous donne quelques informations sur son contenu.

  • Le respect de distances de tir raisonnables 45 mètres des palombes maximums.
  • Limitation du numéro de plomb.
  • limitation à deux du nombre de fusils par chasseur.
  • trois  chasseurs par poste de tir au vol.

Nous sommes actuellement dans l’attente d’informations sur le numéro de plomb a utiliser de la part de la fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques .

Il faudra maintenant attendre cet automne pour pouvoir profiter des milliers de palombes au-dessus de nos têtes .

La Corse une île magique pour les palombes.


Comme nous vous l’avions annoncé la saison 2016-2017 est un grand cru pour les Corses. Cette année, les corses nous disent « le ciel était bleu de palombes » Les chasseurs à l’affût scrutent l’horizon dans l’attente de voir arriver des vagues d’oiseaux bleu. Une attente parfois interminable mais pas cette saison . La preuve en images :

Chasse de la Palombe sur les massifs Corse

La Chasse au Col en Corse

Une journée pas comme les autres , Enzo accepte  de nous dire un petit peu plus sur cette journée

Petite vidéo de chasse aux pigeons en corse du Sud,pour ma première année de permis ainsi que ma première fois  au col, j’ai vraiment beaucoup de chance de tomber sur un passage comme celui là. Ce n’est pas tous les jours qu’il passe des Palombes par centaines ,j’ai découvert un type de chasse unique et vraiment très impressionnant.

Le début de journée catastrophique avec des ratés monumentale puis les pigeons ont commencé à passer le col vers 9h30 par vol de 50 à 100 parfois,et plus tard par 500 voir plus de 1000 de temps en temps (non filmé),le gros passage c’est arrêté vers 14h30. Une journée pas comme les autres,avec mon petit chien de 6mois qui a été vraiment impressionnant pour sa première sortie avec un peu de mal au départ de la chasse et puis quasiment autonome vers la fin.magnifique journée aux migrateurs.