Candidat Macron, un Premier ministre 100 % écolo

Tout est bon pour récupérer des voix. Alors que le Président candidat promet mondes et merveilles dans une lettre adressée au chasseur. Celui-ci annonce à Marseille, que son prochain quinquennat « sera écologique ou ne sera pas ». Une position qui peut alarmer puisque qu’Emmanuel Macron compte s’inspirer du programme de Mélenchon.

Macron, un Premier ministre plus écolo que jamais

Alors que les deux candidats pour la course à l’Élysée tentent de récolter un maximum de voix, Emmanuel Macron est allé en grappiller à Marseille. Face à 4 000 personnes, le Président sortant a indiqué que son « prochain Premier ministre sera directement chargé de la planification écologique ». Une déclaration forte, lorsqu’on sait que sa Ministre numéro 2 du gouvernement était Barbara Pompili. Ainsi, Emmanuel Macron portera une attention particulière à l’écologie durant son potentiel prochain quinquennat.

Cette annonce a fait coup de tonnerre dans les rangs des instances cynégétiques. S’il respecte ses déclarions nuls doutes que les chasseurs peuvent s’attendre au pire. En effet, lorsqu’on fait le bilan, ses derniers ministres de l’écologie possédaient une orientation très anti-chasse. Faut-il s’attendre au pire ?

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Le prochain quinquennat sera écolo ou ne sera pas !

Si l’actuel Président a soutenu les chasseurs dans un courrier et s’est dit prêt à la défendre. Il est important de rappeler que son représentant, lors du Congrès de la FNC, n’a pas su convaincre, ni défendre le bilan cynégétique du dernier quinquennat. Il n’a pas su, non plus, définir un axe clair sur les éventuelles cinq prochaines années. Cependant, Emmanuel Macron est clair, les cinq prochaines années seront écolo ou ne seront pas.

S’il est réélu, nul doute qu’après ces déclarations, l’ensemble du monde cynégétique retiendra son souffle jusqu’à l’annonce du Premier ministre et du reste du gouvernement.

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Non, le permis à 200 euros n’était pas un cadeau

C’est une phrase que l’on entend partout, le permis à 200 euros était un cadeau du président Macron aux « méchants » chasseurs. Les opposants à la chasse ont encore tout faux, ce n’est pas un cadeau mais une régularisation comptable. Explication.

Une réforme globale plus large que la seule baisse du prix du permis

Pour commencer, revenons un peu en arrière. Le candidat Macron s’était adressé au chasseurs lors du congrès de la FNC en 2017 et avait promis des mesures en faveur de la chasse. Cela a débouché sur la grande réforme de 2019 qui comprenait plusieurs volets. Citons la création de l’OFB (fusion de l’ONCFS et de l’AFB), la mise en place de la fameuse gestion adaptative des espèces (qui a donné des résultats mitigés…), augmentation des effectifs de la police de l’environnement, mise en place de l’éco-contribution et la baisse du coût du permis national qui passe de 400 à 200 euros.

Cette réforme globale a fait l’objet d’un projet de loi de finance et a été intégrée dès le budget 2019 pour une entrée en vigueur à compter du 1er juillet 2019, date de l’ouverture annuelle de la chasse. Ceci a aussitôt été vu et décrit comme un cadeau du président aux chasseurs. En est-ce vraiment un ?

Ce n’est pas un cadeau mais une régularisation comptable

Jusqu’au début des années 2000, les chasseurs détenteurs d’un permis national versaient une contribution de 180 euros à l’ONCFS. Cette somme permettait à l’ONCFS de s’acquitter des tâches administratives liées à l’indemnisation des dégâts du grand gibier. Or la loi Voynet de 2000 a transféré cette tache aux fédérations départementales de chasse. Mais sans leur transférer cette cotisation que l’ONCFS continuait à percevoir. Les chasseurs versaient donc environ 20 millions d’euros à l’ONCFS pour une tâche dont il ne s’acquittait plus. De la même manière, la loi Voynet a décentralisé l’émission de permis de chasse aux FDC sans donner à celles-ci la somme de 9 euros par permis perçue par l’ONCFS pour cela. Il faut ajouter à ceci la baisse de 11 euros du prix du permis national décidée par la FNC.

Même un enfant est capable de faire le calcul : 180 + 11 + 9 = 200. Voila la véritable explication de la baisse du prix du permis national.

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Emmanuel Macron partirait-il à la chasse aux voix ?

Lors d’un déplacement en Haute-Saône, le président Emmanuel Macron a déclaré : ‘‘Un chasseur, il aime son chien, il aime les animaux, sinon il ne ferait pas de la chasse ». Que penser de cette déclaration ? Devons-nous en déduire que le président aime les chasseurs ou devons-nous plutôt juger les actes ? Et dans cas, avons-nous de quoi nous réjouir des actes du président ?

Un président qui aime les chasseurs… pendant les campagnes électorales.

Le président Macron, lors d’un déplacement en province, a visité un refuge pour animaux. Il en a profité pour répondre aux questions de quelques journalistes. L’un d’entre eux lui a demandé ce qu’il pensait de la chasse. Le président a répondu « Un chasseur, il aime son chien, il aime les animaux, sinon il ne ferait pas de la chasse’‘.

Alors, le président aime-t-il la chasse et les chasseurs ou s’agit-il d’un début de campagne électorale ? Nous sommes en octobre et les élections présidentielles ont lieu dans six mois. Cela devrait permettre de relativiser la portée de cette déclaration. Il suffit de se rappeler de celle de 2017 lors du congrès de la FNC : “On a beaucoup mieux à faire que d’aller chercher les gens sur toutes les chasses traditionnelles qui existent … cela fait partie du patrimoine français.” On ne pouvait que se réjouir de voir un président aussi conciliant à notre égard. Malheureusement, nous avons constaté qu’il y a un fossé entre les mots et les actes.

La douche froide.

Le mandat du président Macron a été marqué par de nombreuses déconvenues pour les chasseurs. Ce n’est pas un hasard si, le 18 septembre dernier, plus de 50 000 d’entre eux sont descendus dans la rue pour montrer leur mécontentement. Parmi les déconvenues, citons quelques nominations ministérielles et des décisions défavorables au monde de la chasse.

Des nominations vues comme des affronts

Nous avons eu à subir la nomination de ministres de l’écologie connus pour leur opposition farouche à la chasse : Nicolas Hulot et Barbara Pompili. Sans oublier deux secrétaires d’État à la biodiversité que l’on a plus vues avec nos opposants qu’avec nous. Rappelez-vous le soutien affiché de Brune Poirson à Pierre Rigaux lors d’une des provocations habituelles. Celui-ci avait prétendu que des chasseurs avaient déposé un renard mort sur sa voiture pour l’intimider. La secrétaire d’État Brune Poirson avait alors twitté son soutien à ce menteur. Puis ce fut Bérangère Abba et ses nombreuses rencontres avec un collectif d’extrémistes, l’Alliance des Opposants à la Chasse.

Des décisions défavorables.

Faut-il rappeler ce que nous avons perdu ? Courlis cendré, barge à queue noire, tourterelle des bois, oie cendrée en février, glu, pantes, matoles, tenderie. Il ne s’agit pas d’un exemple isolé, c’est tout un pan du patrimoine cynégétique qui est attaqué et mis en péril par les décisions de notre ministre de tutelle.

Certains vont nous parler de la loi chasse de 2019. Certes, elle comporte quelques avancées saluées par la FNC mais les points négatifs l’emportent largement. La fameuse gestion adaptative des espèces et son comité de suivi sont maintenant vus comme un échec. Cela devait permettre de gérer de manière pragmatique les prélèvements de certaines espèces. L’exemple des oies cendrées montre que le dogmatisme l’emporte toujours sur l’intelligence. Les oies sont en expansion constante. Nos voisins hollandais les exterminent et nous n’avons pas le droit de les chasser en février. Ce n’est pas un hasard. Qui est l’autorité de tutelle de ce comité de suivi ? Une ministre de l’écologie qui a fait presque toute sa carrière politique chez les verts et qui a été nommée numéro trois du gouvernement par le président Macron…

La création de l’OFB n’est pas un signal encourageant non plus. Les chasseurs ne représentent plus que 10% du conseil d’administration de ce nouvel organisme. Nous sommes devenus quantité négligeable et cela se vérifie chaque jour sur le terrain et dans la communication de l’OFB. Nous attendons d’ailleurs toujours que l’ancienne base de données de l’ex-ONCFS soit mise en ligne sur le site de l’OFB. Cela est-il prévu monsieur Dubreuil ?

Autre exemple avec la loi pénalisant l’entrave à la chasse. Elle a été votée au Sénat mais est enterrée à l’Assemblée nationale par la majorité présidentielle. A-t-on peur de mécontenter le député Dombreval et ses amis animalistes ? En attendant, les exactions, sabotages, actes de vandalisme, insultes, menaces et même agressions sont en constante augmentation. Leurs auteurs étant assurés d’une impunité totale ou presque se sentent pousser des ailes.

Si nous jugeons sur les actes, il est plus sage de prendre les déclarations du président avec beaucoup de circonspection…

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La lettre ouverte au président Macron du collectif glu.

Éric Camoin, président de l’association nationale de la défense des chasses traditionnelles de la grive et Marc Meissel, président de la fédération nationale de les chasseurs de Provence Alpes Côte d’Azur ont écrit une lettre ouverte au président de la République à propos de la capture à la glu.


Cette lettre est remarquablement bien écrite et fait un point exhaustif sur ce dossier qui est l’exemple même des limites du « en même temps » si cher à notre président de la République.

En effet, on ne peut pas dire aux chasseurs que « les chasses traditionnelles font partie du patrimoine français » et nommer Barbara Pompili au ministère de tutelle de la chasse. Nul n’ignore, et Emmanuel Macron moins que quiconque, qu’elle est une opposante farouche à la chasse en général et aux chasses traditionnelles en particulier. Les limites de l’exercice sont atteintes. Emmanuel Macron aura su mécontenter, à la fois les chasseurs et les anti-chasse. La politique, ce n’est pas vouloir satisfaire tout le monde pour préparer sa réelection mais avoir des convictions. Le « en même temps » en est l’antithèse. 

Voici cette lettre ouverte.

« Les chasseurs ne sont pas un lobby » dit le président Macron.

Lors d’une interview sur le média en ligne Brut, le président Macron a remis les choses en place après une question du journaliste :

« Les chasseurs, c’est pas un lobby, un lobby, c’est un groupe de pression cachéLes chasseurs, ce sont des millions de nos concitoyens qui pratiquent cette activité dans la ruralité, c’est une réalité. Quand je vois le président des chasseurs, c’est pas plus un lobby »

Le journaliste est revenu sur la démission de Nicolas Hulot qui avait justifié sa démission en accusant le « lobby des chasseurs ». Le président a tenu à rectifier ce que l’ancien ministre de l’écologie avait dit :

« Il a démissionné pour beaucoup d’autres raisons. J’ai beaucoup d’amitié pour Nicolas Hulot, il a dit ça, je ne partage pas ce terme. »

L’expression « lobby des chasseurs » ou « lobby de la chasse » est beaucoup utilisée par nos opposants pour nous dépeindre comme une force occulte qui aurait une influence indue sur l’État.

Nous aimerions leur dire deux ou trois choses.

Si nous étions un lobby aussi puissant qu’ils le prétendent, jamais certaines décisions récentes n’auraient été prises. Faut-il rappeler l’arrêt de la capture à la glu sous des prétextes fallacieux ? L’arrêt de la chasse de la tourterelle des bois ? De la barge à queue noire ? L’impossibilité de chasser les oies en février malgré les arguments fondés de la FNC et le fait qu’elles soient gazées par milliers aux Pays-Bas ? La nomination de Barbara Pompili à notre ministère de tutelle…

Nous accuser d’être un puissant lobby sert surtout à masquer les incohérences, les mensonges et les manipulations des associations dites de protection de l’environnement qui font la une des médias mais ne font rien sur le terrain. Qui ne s’insurgent pas contre le massacre des oiseaux par les éoliennes voulues par la militante Pompili, les lobbys puissants (là, l’expression est justifiée…) et les industriels qui subventionnent certaines d’entres elles. N’est-ce pas la LPO ?

Enfin, si nous relisons la définition du mot lobby, je crois qu’il s’adapte parfaitement à ce que font certaines de ces associations et leurs relais médiatiques et politiques (Loïc Dombreval en tête) pour détruire la chasse et l’élevage afin de promouvoir les industriels et financiers (Xavier Niel par exemple …) qui veulent se lancer dans la viande de synthèse.

Les associations anti-chasse et anti-élevage sont bien les « idiots utiles » corrompus de ce capitalisme financier qui veut transformer la société française en profondeur et de manière irréversible.

Permis de chasse à 200€ validé pour 2019

Suite à la réunion prévue ce jour, Willy Schraen peut être satisfait de son contenu.

Il vient d’annoncer de grandes nouveautés pour la saison et pour l’avenir de la chasse.

Mes chers amis chasseurs,
Nous avons reçu un accueil très chaleureux et très constructif de la part du chef de l’état, lors de notre audience de cette après midi qui a duré plus de 1h30. Après avoir évoqué l’ensemble des sujets en présence de Nicolas Hulot et Sebastien Lecornu, les arbitrages du Président de la république M. Emmanuel Macron sont:

-le permis national à 200€ a été validé pour la saison 2019/2020, conforme à la proposition de la FNC.

-à la demande de la FNC, validation de la gestion adaptative dés cette année sur 6 espèces: oie en février, courlis cendré, barge à queue noire, fuligule milouin, tourterelle des bois et grand tétras.

-demande acceptée de trouver une solution pour cesser l’engrillagement en France.

-validation de la nouvelle charte de pratique de la chasse à courre.

-réflexion sur la souffrance animale et l’éthique de certaines chasses, à mener par la FNC, comme nous l’avons fait pour la chasse à courre.

Bien sûr un communiqué plus détaillé sera envoyé dès demain!
Je remercie bien sûr le chef de l’Etat pour son écoute exceptionnelle vis à vis de la ruralité, le Secretaire d’Etat Sebastien Lecornu qui a mené avec compétences
ce dossier depuis des mois, à l’ensemble de mes collègues présidents, ainsi que les membres de notre bureau, qui ont tout donné dans cette réforme, à mon directeur national et toute son équipe, et bien sûr à notre lobbyiste Thierry Coste!
Amitiés en St hubert
Willy schraen