Glu, un patrimoine effacé. Un film de Zone300

Les équipes de tournage de Zone300 sont parties en Provence pour s’intéresser à la glu. Cette méthode traditionnelle de capture des grives. Ce mode de chasse, partie intégrante d’un patrimoine provençal, est maintenant interdit à cause du dogmatisme et de l’extrémisme de ceux qui veulent nous couper de nos racines.

Un patrimoine effacé ou quand le dogme s’attaque aux cultures régionales

La définition officielle du patrimoine culturel que l’on peut trouver sur le site du ministère de la culture est la suivante. « Le patrimoine culturel immatériel englobe des pratiques et savoirs dont chacun hérite en commun, et qu’il s’efforce collectivement de faire vivre, recréer et transmettre. » La capture à la glu est un de ces savoirs hérités de nos ancêtres et que les provençaux ont transmis de génération en génération. Des associations extrémistes et une ministre incompétente ont décidé que cette chaîne de transmission devait s’interrompre. Que ce savoir devait s’éteindre.

Plus qu’un mode de chasse, c’est un pan du patrimoine culturel provençal. Il est effacé par une idéologie qui cherche à éradiquer les valeurs rurales, l’enracinement, le respect de l’héritage et la longue chaîne de transmission. Les provençaux sont furieux et considèrent que l’on attaque leur identité.

Lire aussi : La mort des chasses traditionnelles c’est aussi la mort de notre civilisation !

Zone300 en Provence. Premier épisode d’une série dédiée aux chasses traditionnelles

En collaboration avec J’aime la Chasse et son rédacteur en chef, Zone300 a décidé de rencontrer les acteurs de ces chasses traditionnelles qui sont la cible des opposants à notre mode de vie. Cela se traduira par un tour de France qui nous emmènera en Provence pour la glu, dans le Sud-Ouest pour les pantes et matoles puis dans les Ardennes pour la tenderie.

Le tournage du premier épisode a eu comme cadre les merveilleuses collines du Var. L’équipe de tournage de Zone300 et moi sommes allés à la rencontre d’une famille de passionnés. Nous avons passé la journée avec Stéphane, ses enfants et son père. Trois générations rassemblées par la passion de la grive et l’amour de la Provence. Une vie harmonieuse partagée entre le poste et le cabanon, véritable havre de paix perdu dans les vignes. Ils ont ressorti pour nous les outils de la capture à la glu et ils nous ont emmené à l’endroit où ils pratiquaient. Les gestes appris depuis le plus jeune âge n’étaient pas oubliés. Pas encore… Ce fut une mise en place « à blanc » puisque les nouveaux barbares ont décidé que ce savoir devait disparaître.

Puis, ils nous ont fait découvrir le cabanon, autre élément incontournable de la culture provençale. Le cabanon, c’est une institution. On s’y installe en octobre et on y vit pendant la saison de la grive. Un peu comme les paloumayres qui vont « en palombière » ou comme les marins qui partent « en mer ». Nous y avons retrouvé des oncles et des amis de la famille. Tous ces anciens nous ont raconté la vie merveilleuse d’autrefois quand la vie était paisible. Avant que les extrémistes ne décident de détruire cette harmonie. Aller au cabanon en bus ou en stop ou à vélo avec les cages des appelants sur le dos. Foncer à vélo dès la sortie de l’école pour retrouver son grand-père et faire la passée du soir… Une vie digne des romans de Pagnol qui avait réussi à perdurer jusqu’à aujourd’hui.

Les motifs avancés pour cette interdiction sont faux.

Lors de ce tournage nous avons aussi rencontré Jean-Claude Ricci, directeur scientifique de l’institut méditerranéen du patrimoine cynégétique et faunistique (IMPCF). Il nous a démontré, chiffres à l’appui que les arguments des opposants aux chasses traditionnelles sont mensongers. Il ne s’agit pas de science mais de dogme. Ce n’est donc pas un combat pur protéger des espèces mais un combat de civilisation. La déclaration de Barbara Pompili faite après l’interdiction de la glu, « une avancée pour la biodiversité », est une énormité sur le plan scientifique. Est-ce de l’incompétence ou un mensonge éhonté ?

Lire aussi : Non, les chasses traditionnelles ne menacent pas les oiseaux

Regardez le film dès maintenant, uniquement sur Zone300 – Disponible depuis votre TV, Freebox ou chaine 111 de la TV d’Orange – Une question ? Appelez Diane au 09 72 16 43 58 ou allez sur www.zone300.com

« Ce n’est pas le conseil d’État qui interdit la capture à la glu, c’est le gouvernement ! »

J’aime la Chasse a recueilli les réactions de Éric Camoin, président de l’association de défense des chasses traditionnelles de la grive (ADCTG), suite à la décision récente du conseil d’État. Vous trouverez en fin d’article le communiqué de l’ADCTG.

« C’est le gouvernement qui est responsable.« 

Éric Camoin se bat depuis des années pour sauver la capture à la glu qui est attaquée par des associations, dites de protection animale. Il connait bien le dossier, il est formel :

  • « Le conseil d’État a cassé les arrêtés de 2018 et 2019 sur les quotas mais il n’a pas cassé l’arrêté de 1989 qui encadre la pratique de la glu. »
  • « On a un gouvernement qui ne veut pas et qui va au-delà des décisions du conseil d’État. C’est le gouvernement qui veut arrêter cette pratique ce n’est pas le conseil d’État. »
  • « Il s’agit de volonté politique et la volonté politique n’y est pas, ce gouvernement ne soutient pas la chasse. »

La réaction de Barbara Pompili est d’ailleurs révélatrice de cette volonté car au lendemain de la décision du conseil d’État, elle se félicitait « d’une avancée pour la biodiversité »… Il est difficile d’être de plus mauvaise foi. Il s’agit bien d’un mensonge politique de la part d’une militante devenue ministre. Il s’agit bien aussi de la volonté d’un président et d’un premier ministre qui l’ont mise en place et qui la laissent faire.

Toutes les chasses traditionnelles sont concernées.

Si le gouvernement veut abroger l’arrêté de 1989, toutes les chasses traditionnelles sont concernées. Celles du Sud-Ouest, des Ardennes et du gibier de montagne. Les chasseurs doivent serrer les rangs et arrêter de se quereller entre eux. Si les chasses traditionnelles tombent, c’est toute la chasse qui tombera un jour prochain. Ce projet d’abroger l’arrêté de 1989 est la raison pour laquelle la FNC a décidé de boycotter le CNCFS (voir notre article à ce sujet : https://www.jaimelachasse.fr/actualites-chasse/la-ministre-veut-detruire-les-chasses-traditionnelles-la-fnc-boycotte-le-cncfs/)

Les associations en veulent encore plus.

Les associations demandent maintenant que les chasseurs provençaux relâchent leurs appelants. Comme le dit Éric Camoin : « ils ne s’arrêteront que lorsque ce que toute la chasse sera interdite ». Il est temps de se mobiliser sérieusement, d’oublier nos différents et de serrer les rangs.

C’est définitivement fini pour la capture à la glu. La France perd une de ses traditions.

Encore une de nos traditions qui disparaît. Pour être remplacée par quoi ? Par le vide intersidéral de la modernité dévoyée. Le Conseil d’État a définitivement annulé les dérogations accordées par l’État pour cette chasse, jugée « contraire au droit européen ».

Des années de bataille juridique.

Le conseil d’État saisi par de nombreuses associations avait fini par se tourner vers la cour de justice européenne (CJUE) pour savoir si les dérogations étaient conformes à la « directive oiseaux » ; celle-ci avait jugé en mars en mars que cette technique de piégeage cause un dommage grave à tous les oiseaux capturés. Elle a déclaré que « en dépit d’un nettoyage, les oiseaux capturés subissent un dommage irrémédiable, les gluaux étant par nature susceptibles d’endommager le plumage de tous les oiseaux capturés ». La justice administrative française a donc rapidement suivi en rendant une série de décisions annulant la règlementation dérogatoire française. Ceci met un terme à des années de bataille juridique entre partisans de ce mode de capture (5000 chasseurs provençaux) et les nouveaux tenants de l’ordre moral et de la bien-pensance. Attention, à partir de maintenant les réfractaires et les rebelles finiront dans les mines de sel ou en camp de rééducation !

Inaction du gouvernement

Le conseil d’État ajoute que « ni le gouvernement ni la fédération de chasseurs n’ont apporté de preuves suffisantes » permettant d’affirmer que d’autres espèces ne sont pas piégées ou que « les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés ». Que le gouvernement n’ai pas apporté ces éléments n’est pas une surprise puisque c’était au ministère de tutelle de la chasse de les apporter, c’est à dire au ministère de la transition écologique de madame Pompili. Celle-ci, en bonne militante anti-chasse s’est bien gardée de fournir les éléments scientifiques apportés par l’ADCTG de Éric Camoin. Comme elle se garde bien de fournir des éléments quand des arrêtés concernant la chasse sont attaqués par les associations anti-chasse. Comme elle se garde bien de fournir d’autres éléments du même ordre à l’Union Européenne quand celle-ci nous en demande. Il est temps que 2002 arrive et que nous soyons débarrassés de cette militante verte déguisée en ministre LREM.

Arrêtez d’emmerder les chasseurs !

Que la CJUE, le conseil dÉtat, les juridictions administratives soient pris en otage par des associations dont le seul but est de faire interdire la chasse en France est un scandale. Que la plus haute juridiction administrative française se plie à l’avis d’un « machin » européen hors sol est révélateur de la déliquescence de nos institutions. Que ce même conseil d’État ose dire sans sourciller qu’il n’est pas prouvé que « les oiseaux capturés accidentellement ne subiraient que des dommages négligeables, une fois relâchés et nettoyés » est une preuve supplémentaire du pouvoir du lobby des anti-chasse dans notre pays. La LPO est-elle en mesure de fournir des éléments suffisants prouvant que les oiseaux capturés lors de son camps de baguage de l’étang de Marcenay près de Châtillon-sur-Seine « ne subissent que des dommages légers » ? Ah, mais j’oubliais, les jardins du ministère de l’écologie sont maintenant un refuge LPO suite à l’installation de 2 malheureux nichoirs. Donc, personne ne s’interroge sur la mortalité subie par les migrateurs lors de camp de la LPO pendant lequel plus de 6000 oiseaux sont capturés à l’aide de filets puis bagués et relâchés. Evidemment, seuls ceux qui survivent sont relâchés. Des chiffres officieux parlent de 30% de mortalité. Mais cette mortalité là ne semble déranger personne. Le ministère de l’écologie est-il en mesure de nous assurer que les éoliennes si chères à Barbara Pompili ne causent pas de dommages irrémédiables aux oiseaux ?

C’est donc une de nos traditions qui disparait, une de plus. Allons-nous continuer à nous laisser faire ? Thucydide qui était un homme politique, un stratège et un historien athénien du V° siècle avant Jésus-Christ disait : « Il est dans la nature de l’homme d’opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent. »

La capture à la glu jugée préjudiciable par la cour de justice européenne.

La cour de justice européenne (CJUE) vient de rendre son avis à propos de la capture à la glu. Cette cour estime que la glu cause un dommage « irrémédiable » aux oiseaux capturés, ce qui laisse présager une interdiction en France.

La technocratie européenne contre les cultures locales.

La décision est surprenante ; rappelez-vous en novembre 2020, l’avocate générale près la CJUE Julian Kokott avait déclaré que « la chasse aux gluaux des grives et merles noirs autorisée dans le sud de la France peut être compatible avec la directive de l’Union concernant la conservation des oiseaux sauvages si cette chasse revêt une importance culturelle significative et si les autres conditions requises pour qu’il soit dérogé à l’interdiction de principe sont remplies. » Les recours de la LPO et de One Voice ont donc eu plus de poids que l’avis de la procureure générale. On mesure à quel point les institutions européennes sont gangrenées par les tenants de l’écologie radicale.

Le combat n’est pas fini.

Comme Éric Camoin nous le confiait en fin de matinée, la cour de justice européenne ne condamne pas la France, elle laisse le soin au conseil d’État de décider. J’ai l’impression que notre ministre/militante ne sait pas lire une décision de justice européenne. C’est le conseil d’état qui va décider. Charge à lui de  juger s’il y a sélectivité ou non et si les captures sont inférieures à 0,1% de la mortalité naturelle de l’espèce. Dont acte. La LPO, One Voice et Barbara Pompili se réjouissent trop vite. La haine de la ministre pour les traditions et les terroirs la rend impulsive.

Défendons nos libertés lors des élections régionales.

L’attitude de la ministre Pompili, des ses amis de EELV, des groupuscules animalistes et anti-spécistes nous rappelle à point nommé combien notre vote sera important en juin prochain lors des élections régionales. Il faut barrer la route à ces sectaires dangereux pour nos libertés et les renvoyer d’où ils n’auraient jamais dû sortir. En démocratie, le bulletin de vote est une arme.

Vous trouverez le texte complet de la décision de la CJUE en cliquant sur ce lien :

A Marseille, une douzaine de postes de chasse à la glu vandalisés en une nuit.

« C’est un véritable commando. Ils sont plusieurs à être venus ici, faire des repérages, pour ensuite tout détruire, une nuit de pleine lune ! » nous déclare Éric Camoin. Il ajoute « Qu’on aime ou qu’on n’aime pas ces pratiques, c’est un autre débat. Je demande pas d’aimer la chasse. Chacun est libre de ses opinions. Mais à un moment donné, on ne peut pas tout se permettre, détruire comme ça. »

Des sabotages en Provence.

Une douzaine de postes d’installations de chasse à la glu et au tir a été saccagée en une seule nuit sur les hauteurs de  Marseille en fin de semaine dernière. Des destructions du même type ont été constatées dans le Vaucluse et dans le Var.

« Ici, nous sommes en Provence. En s’attaquant à ce type de chasses, on s’attaque à notre culture ! » nous dit  Gérard Guidice, président de la société de chasse de Marignane.

A quand une véritable union des traditions de Provence ? La chasse et les courses camarguaises sont dans le collimateur des écolo radicaux. Qu’attendons-nous pour réagir ? Prouvencau nostro !!!

Qui est responsable et pourquoi les autorités ne font-elles rien ?

Éric Camoin fait le lien entre la décision de Barbara Pompili de mettre les quotas à zéro, les déclarations violentes et mensongères de certaines associations et des groupuscules violents qui font le sale boulot.

Il pointe aussi l’inaction des autorités, « Maintenant ça suffit, il y en a marre. Est-ce qu’il faut qu’on fasse la police nous-mêmes ? Des plaintes, on en a déposées. Les gendarmes et les policiers ne se déplacent même pas.« 

Ce n’est d’ailleurs pas le seul endroit de France où les violences et les sabotages contre les chasseurs ne sont pas poursuivis. Que ce soit en Provence ou en forêt de Compiègne et de Rambouillet, les auteurs de ces violences sont connus. Le reportage « Pièces à conviction » montrant Alexis Barbier détruisant des installations de chasse sur des propriétés privées date de trois mois et aucune poursuite n’a été engagée contre lui.

Que cherchent nos autorités ? Qu’un drame arrive ? pour pouvoir blâmer les chasseurs ? Si c’est cela, nous saurons nous en rappeler…

La lettre ouverte au président Macron du collectif glu.

Éric Camoin, président de l’association nationale de la défense des chasses traditionnelles de la grive et Marc Meissel, président de la fédération nationale de les chasseurs de Provence Alpes Côte d’Azur ont écrit une lettre ouverte au président de la République à propos de la capture à la glu.


Cette lettre est remarquablement bien écrite et fait un point exhaustif sur ce dossier qui est l’exemple même des limites du « en même temps » si cher à notre président de la République.

En effet, on ne peut pas dire aux chasseurs que « les chasses traditionnelles font partie du patrimoine français » et nommer Barbara Pompili au ministère de tutelle de la chasse. Nul n’ignore, et Emmanuel Macron moins que quiconque, qu’elle est une opposante farouche à la chasse en général et aux chasses traditionnelles en particulier. Les limites de l’exercice sont atteintes. Emmanuel Macron aura su mécontenter, à la fois les chasseurs et les anti-chasse. La politique, ce n’est pas vouloir satisfaire tout le monde pour préparer sa réelection mais avoir des convictions. Le « en même temps » en est l’antithèse. 

Voici cette lettre ouverte.

Éric Camoin, président de l’ANDCTG réagit aux déclarations de l’avocate générale de la CJUE.

Dès le lendemain des déclarations de Juliane Kokott, J’aime la Chasse a recueilli les réactions de Éric Camoin, président de l’association nationale de défense des chasses traditionnelles de la grive (ANDCTG).

J’aime la Chasse – Avez-vous été surpris par la déclaration de Juliane Kokott, l’avocate générale de la cour de justice le l’Union européenne (CJUE) ?

Éric Camoin – Nous espérions une réponse confirmant la reconnaissance de notre mode de chasse comme tradition. Loin de crier victoire, nous sommes dans l’attente maintenant de l’arrêt des juges qui devrait intervenir dans 3 ou 4 mois. Les arguments sont solides sur le plan juridique et nous attendons que la raison l’emporte sur les fake news.

JLC – Est-ce pour vous une bonne nouvelle et donc êtes-vous optimiste ?  

EC – Évidemment on ne va pas se cacher, c’est une bonne nouvelle qui nous réjouit d’autant plus que nous avons dû faire face à une critique très forte et une opinion défavorable. Depuis plusieurs années, nous subissons des campagnes de dénigrement, de fake news relayées par certains médias. Nous n’avons que très rarement eu l’occasion de présenter notre pratique. Certains médias ont pris position et ont oublié les fondements de la profession de journaliste. Une carte de journaliste ne s’achète pas.

JLC – Son argumentation qui insiste beaucoup sur la dimension culturelle de cette pratique est-elle un biais suffisant pour changer la donne ?

EC– Pendant de nombreuses années, nous avons œuvré pour faire reconnaître notre pratique par l’UNESCO afin de la faire entrer dans le patrimoine mondial. Cette notion culturelle est très très importante. La procureure générale rappelle aussi toutes les notions pour déroger ( petite quantité, strictement contrôlée..) Toutefois, je souhaiterais préciser que le cahier des charges est déjà rempli. Les contrôles, contrairement au discours de nos détracteurs ont bien lieu. A titre d’exemple, l’année dernière l’OFB a réalisé 2500 heures de contrôle en seulement 2 mois et demi. Aucune verbalisation pour des espèces protégées. C’est dire. C’est une chasse qui est très surveillée et contrôlée.

JLC – Cela revient-il à dire que ce mode de capture est compatible avec la directive oiseaux ?

EC – La directive oiseaux donne des principes que nous respectons depuis 1979 et il en va de la survie de notre pratique. Aussi, elle est compatible malgré le discours de nos détracteurs. La société  a évolué, l’opinion publique a changé et met au centre des préoccupations le bien-être animal, le véganisme…. et met sur le même plan l’homme et l’animal. Aussi tout ce qui le touche fera l’objet d’une critique même si dans le cadre de la glu il n’ y a pas de mise à mort. D’ailleurs,  l’OFB relâche systématiquement toutes les espèces protégées qu’ils saisissent chez des braconniers, est-ce pour autant que les oiseaux vont mourir? Rien ne le prouve à ce jour et pourtant les associations ont tenté de le montrer sans preuve.

JLC : Les arguments de la ministre et des associations anti-chasse qui prétendaient que la France devait interdire sous peine de sanctions européennes étaient donc faux ?

EC – Tout cela fait partie des campagnes de dénigrement dont je parle plus haut. On surfe sur la vague de l’actualité et de la politique. Pour cela, nos détracteurs utilisent des slogans et des mots qui font peur, qui choquent. Le problème est qu’actuellement on ne recherche plus la vérité. Des contres vérités répétées à l’envie finissent par faire des vérités. De nos jours, on met le statut protecteur de la nature et on a la vérité. Les associations touchent pour certaines d’énormes sommes de l’État et elles attaquent ensuite l’État. Cherchez l’erreur! Il serait temps qu’une enquête publique se saisisse de la question.

Quant à Madame Pompili, je pense qu’il y a un problème de posture. Endosser les responsabilités de Ministre et ne plus être la porte parole des associations a semble t-il été difficile. Je veux pour preuve qu’il est anormal que la chasse à la glu ait mobilisé autant de fonctionnaires d’Etat et fait l’objet d’autant de négociations au niveau national et au sommet de l’État. Je pense que des questions autrement plus importantes doivent être traitées. Il est aujourd’hui admis que nous avons été une variable d’ajustement entre le Président de la République et la militante.

Nous espérons que les juges vont suivre l’avocate générale.

La chasse française attaquée, une chasse de plus passe à la trappe.

Hier, c’était la capture traditionnelle à la glu, aujourd’hui, c’est la chasse de la tourterelle des bois, demain, ce sera quoi ? Depuis plusieurs mois, la chasse est attaquée de toute part par ses opposants habituels mais aussi par une certaine classe politique en majorité coupée du monde rural et avide d’épouser les dernières modes en matière d’évolution sociétale.

SOS chasses traditionnelles en détresse

Le chantage de Barbara Pompili à propos de la glu a fonctionné. Notre président Emmanuel Macron a jugé bon de redorer son image politique et environnementale en limitant la casse dans son gouvernement et en soutenant donc sa ministre de la transition écologique. Il ne fallait pas qu’un deuxième ministre de l’écologie claque la porte du gouvernement après Nicolas Hulot. Chasse parfaitement légale, à faible taux de prélèvements, la capture à la glu a été supprimée à une minorité de passionnés.

Tourterelle des bois, le coup de trop ?

Ces attaques arrivent jour après jour, c’est bien la première fois que le monde cynégétique doit faire face à cela. Soucieux d’évoluer, soucieux de s’améliorer, les chasseurs subissent néanmoins des attaques et peinent à se faire entendre.

Dans la nuit de vendredi à samedi, le conseil d’Etat, saisi par la LPO et One Voice,  a interdit la chasse de la tourterelle des bois. La mise en place d’une chasse adaptative et scientifique n’a pas été reconnue et soutenue. Malgré tout les efforts scientifiques et techniques mis en place par la chasse française, les instances juridiques et politiques ne donnent aucune crédibilité aux travaux rendus et effectués. Le plus grave est qu’il aurait suffit que le ministère de la transition écologique réponde au conseil d’état pour que les arrêtés de l’année dernière soient reconduits. Barbara Pompili ne l’a pas fait, elle démontre encore une fois qu’elle n’a pas pris la mesure de son poste et se croit encore militante verte. Il est temps qu’elle soit rappelée à l’ordre ou qu’elle parte !

La chasse en France en danger

La Fédération Nationale de Chasseurs a communiqué sur ces attaques incessantes. Le RIP flotte dans l’air, avec ses 140 signataires parlementaires. Il est à noter qu’un certain nombre d’entres eux retirent leur signature. Opportunisme politique ou réelle prise de conscience de la perversité de ce texte et des ses motivations ?

Un autre danger vient d’une proposition de loi déposée par des députés du groupe EDS dont Cédric Villani, qui sera déposée le 8 octobre à l’assemblée nationale. Cette proposition de loi reprend à peu près toutes les mesures du RIP et y ajoute l’interdiction de la chasse aux chiens courants.

Les chasses traditionnelles sont une partie de l’âme de la France et de son histoire. Vouloir les détruire, c’est vouloir détruire notre passé et notre identité si riche des sa diversité. Des palombières du Sud-Ouest aux affuts alsaciens, de la glu provençale aux tonnes de la baie de Somme, la chasse est à l’image de la France, ce beau pays que traverse actuellement le Tour de France et que, comme par hasard, les maires écolos ne veulent pas dans leurs villes. Ils ne savent qu’interdire et détruire !

Chasseurs, soyez solidaires et défendons ensemble notre belle passion.

Éric Camoin nous dit pourquoi il faut manifester le 12 septembre à Prades

Pour Éric Camoin, la décision gouvernementale de n’accorder aucun quota pour la capture de grives à la glu est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il appelle donc à manifester le 12 septembre dans la ville dont notre premier ministre a été maire. Son appel a été entendu par le président de la FNC, Willy Schraen qui sera présent, lui aussi. Ils ne seront pas seuls, chasseurs, agriculteurs, défenseurs de la ruralité et des traditions seront là aussi.

Ce mode traditionnel de capture a fait l’objet d’âpres négociations pour arriver à faire comprendre à nos gouvernements successifs qu’il n’est en rien une menace pour l’espèce. Ces arguments avait été entendus puisque la France, jusqu’à présent, autorisait cette pratique. Il a fallu une nouvelle plainte de la LPO (qui vient de se faire attribuer 900 000 euros de subventions par l’État…) pour que l’Union Européenne redemande à la France de fournir des explications. Plutôt que de donner ces explications, le président et le gouvernement ont décidé de mettre les quotas à zéro pour cette année.

Le monde de la chasse avait alors appelé à une manifestation devant le fort de Brégançon où le président passait des vacances. Cette manifestation a été annulée suite à l’annonce d’une réunion entre les chasseurs et le premier ministre. La réunion n’a réussi qu’à sauvegarder la tranquillité des vacances de notre président puisque les quotas ont été réduits à zéro malgré les explications données.

Éric Camoin a utilisé des mots forts « le premier ministre nous a menti » ! Puisque les explications, les données scientifiques, la modération et le dialogue sont inutiles, il a décidé de changer de méthode. Les déclarations la ministre Pompili dans les Hautes-Alpes n’ont fait que renforcer sa détermination. Elle a, en effet, annoncé que, pour elle, ce mode de capture devait être définitivement interdit ! Pour quelle raison madame ?

Danger pour l’espèce ? NON. Moins de 1% de la mortalité naturelle.

Souffrance ? NON. Les oiseaux sont immédiatement nettoyés.

Non sélectif ? NON. Les oiseaux non concernés sont relâchés.

Alors ? Quelle est la raison ? Il n’y en a qu’une. Le dogme, l’idéologie.

 

Nous sommes tous concernés !

Comme nous l’a dit le président de la FNC lors de notre interview à Compiègne, « pour la première fois, c’est un mode de chasse qui est interdit« . A qui le tour ?

Il faut savoir que le groupe EDS (un groupe parlementaire dissident de LREM) compte déposer le 8 octobre un projet de loi visant les chasses traditionnelles et l’élevage. Il s’agit d’un texte qui reprend presque mot pour mot le projet de RIP du clown Clément et des trois affairistes. Dans ce texte, il est question d’interdire (ils n’ont que ce mot à la bouche) la chasse aux chiens courants !

Le rassemblement de Prades doit être un avertissement à tous ces zozos qui veulent bouleverser notre mode de vie.

Leur mépris de classe, leur mépris pour le monde rural ne doit plus être toléré ! Il sont dogmatiques, intolérants et dangereux.