Corse, un sanglier l’attaque à son domicile

Cet homme pensait avoir affaire à un cambrioleur, il se retrouve face à un sanglier qui l’attaque et le blesse.

A Ajaccio, les sangliers sont partout

Cet incident est peu commun et témoigne de la présence des sangliers en milieu urbain. Au départ discrète, la bête noire n’hésite plus à se montrer de jour, comme de nuit. Du cours Napoléon aux résidences privées de la cité impériale, le sanglier envahit Ajaccio. Même si pour les quelques touristes, la présence d’un sanglier peut amuser et faire sourire, cela peut prendre une tournure bien plus dramatique. Pour preuve, voici le témoignage d’un résident ayant eu une mauvaise expérience avec le Sus Scrofa.

Un homme attaqué par un sanglier

Durant la nuit, le propriétaire des lieux entend du bruit dans son jardin. Il pense à un cambrioleur. Équipé de sa lampe torche, il se dirige vers le bruit jusqu’à sa haie et passe sa clôture. Aujourd’hui, il regrette, « c’est une chose que je n’aurais pas dû faire » lance-t-il. Car derrière cette clôture, se trouve un chemin d’à peine un mètre de large sur lequel ne se trouve pas un voleur, mais un sanglier effrayé par la lumière de la lampe. « Je n’avais plus d’échappatoires, la bête m’a foncé dessus en quelques secondes et m’a projeté en l’air. Le sanglier devait être vraiment gros, car je pèse plus de quatre-vingts kilos » raconte l’homme.

Après cette attaque, l’homme se retrouve au sol, victime d’une perforation de l’abdomen. Il a pu se rendre à l’hôpital d’Ajaccio avec l’aide de son épouse. « J’ai passé trois jours au centre hospitalier pour subir une opération et vérifier que les organes vitaux n’avaient pas été touchés. J’ai vraiment eu de la chance que le choc n’ait pas causé de blessures plus importantes. Si j’avais été un peu plus frêle, les conséquences auraient pu être beaucoup plus dramatiques« .

Une histoire qui aurait pu donc finir autrement, mais qui souligne le problème des sangliers en milieu urbain.

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Formation des chasseurs corses à l’examen sanitaire du gibier

Les fédérations départementales de chasse mettent à disposition un catalogue proposant chaque année une vingtaine de formations différentes. En Haute-Corse, la FDC a accueilli plus d’une trentaine de chasseurs, venus se former sur l’examen sanitaire du gibier sauvage.

Pédagogie cynégétique

Les formations proposées par les fédérations départementales sont accessibles à tous les chasseurs. Remise à niveau, découverte, amélioration des savoirs, tout est possible. A Francardo, en Haute-Corse, la FDC a organisé un stage de formation officielle à l’examen sanitaire initial du gibier sauvage. Destinée principalement aux sociétés de chasse du département, cette session a accueilli une trentaine de chasseurs.

Christian Pietri, salarié de la FDC de Haute-Corse, explique : « L’examen consiste à observer minutieusement le corps et les viscères de l’animal qui vient d’être chassé et éviscéré. Cela, afin d’écarter de la consommation les carcasses pouvant présenter un risque sanitaire pour le consommateur. C’est d’autant plus important que contrairement au bétail, l’observation des viscères par les services vétérinaires d’inspection n’est pas possible pour le gibier. Les chasseurs formés à l’examen initial et disposant d’une attestation de formation peuvent ensuite remplir les fiches d’accompagnement du gibier sauvage afin d’y reporter leurs constatations. Ces fiches doivent accompagner les carcasses jusqu’à leur destination finale, afin d’assurer une parfaite traçabilité ».

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L’examen sanitaire est obligatoire en cas de cession

Il est important de savoir que le chasseur qui met sur le marché des carcasses d’animaux tués à la chasse est responsable de leur qualité sanitaire. L’examen n’est que recommandé pour une autoconsommation. Par contre, dans le cas d’une cession (gratuite ou payante), à un consommateur direct, il devient obligatoire si la carcasse en peau est cédée : « à un commerce de détail local fournissant directement le consommateur final, à un établissement de traitement du gibier sauvage agréé ou dans le cadre d’un repas de chasse ou d’un repas associatif ».

En Corse, contrairement au « continent », la commercialisation du sanglier est inexistante. Ce qui explique la rareté de la pratique de ce type d’examen. Cependant, Christian Pietri invite « les chasseurs à redoubler de vigilance quand ils donnent de la viande de sanglier, car le risque n’est jamais nul ». Même si la cuisson longue et à cœur permet d’éliminer les zoonoses, l’inspection minutieuse de l’animal est une démarche à automatiser.

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Trichines et tuberculose bovine à l’œil

Les trichines ainsi que les bactéries de la tuberculose bovine font partie des pathologies à surveiller. Dire que les chasseurs sont des sentinelles de la nature n’est pas seulement un slogan. Inspecter les animaux prélevés permet de se préserver et de détecter des maladies. En parallèle, former un grand nombre de chasseurs permet de limiter la propagation d’une maladie. La peste porcine a pu être rapidement localisée grâce aux observations des chasseurs.

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En Haute Corse aussi, les chasseurs agissent pour le futur.

La Haute Corse est aujourd’hui donnée en exemple pour nombre des ses actions en faveur de la chasse et de la biodiversité. Zoom sur une fédération active et inventive.

La FDC de Haute Corse a un agenda bien rempli.

Nous vous parlions il y a peu des actions de la FDC de Corse du Sud (https://www.jaimelachasse.fr/actualites-chasse/la-fdc-de-corse-du-sud-et-ses-nombreuses-missions) ; l’autre département de l’île de beauté n’est pas en reste en matière d’actions en faveur de la chasse et de la biodiversité. Parmi les nombreuses missions de la FDC de Haute Corse, il y a, bien entendu la validation de 9000 permis, les formations à la sécurité, la distribution gratuite de gilets et casquettes oranges et de panneaux annonçant les chasses en cours. Mais la fédération s’engage aussi en faveur de la protection ou de l’aménagement des biotopes pour les rendre favorable à une petite faune qui disparaîtrait sans ces actions. En effet, la déprise agricole conduit les milieux naturels à se refermer. La fédération choisit certaines zones pour y limiter la pousse du maquis en créant des placettes ouvertes sur lesquelles elle entend faire pousser du blé ce qui sera favorable à un grand nombre d’espèces chassables ou non.

Le respect de la nature comme préoccupation majeure.

La FDC de Haute Corse est souvent citée en exemple pour l’installation des fosses à déchets. Nous savons tous que nous n’avons pas le droit de disséminer les restes du grand gibier après les avoir dépouillés et vidés. Certains le font malgré tout ; c’est dommage, ils risquent des amendes et ces déchets peuvent choquer les promeneurs. La FDC a décidé d’implanter des fosses maçonnées hors sol qui permettent d’éliminer de manière écologique ces restes de dépeçage. Il y en a déjà une vingtaine en fonction et d’autres sont prévues.

Fosse maçonnée à Nesce

La fédération a aussi installé des points de collecte et de recyclage des cartouches dont voici la liste : à Bastia (fédération des chasseurs), Lucciana (Gamm Vert), Prunelli di Fium’Orbu (Gamm Vert), Corti (Mr Bricolage), Calvi (Gamm Vert) et toutes les mairies de la Com.Com. Calvi-Balagne. Vous trouverez plus de détails sur le site de la fédération des chasseurs de Haute Corse : https://www.fdc2b.com/

La FDC de Corse du Sud et ses nombreuses missions.

La Corse est une terre de chasse ancestrale. Bien des clichés circulent à propos des chasseurs de l’île, la fédération des chasseurs de Corse du Sud démontre, par ses actions, que cette vision des chasseurs corses n’est plus d’actualité.

Un large éventail de mission pour la FDC de Corse du Sud.

Formation des chasseurs, aménagement du territoire, repeuplement et suivi sanitaire du gibier, sensibilisation des jeunes à la biodiversité et au respect de la nature, collecte des déchets… Qui oserait encore dire que le chasseur corse n’a pas compris les enjeux de la chasse d’aujourd’hui ?

Formation et sensibilisation.

Ce sont les FDC qui assurent la formation au permise de chasser. En Corse du Sud, ce sont près de 200 candidats qui ont pu passer les épreuves de cet examen. Le taux de réussite est de 67%. La fédération assure aussi la formation décennale à la sécurité et met l’accent sur cet aspect incontournable de notre pratique. La FDC met tout en oeuvre pour augmenter la sécurité des pratiquants. Elle a distribué l’année dernière plus de 4000 gilets orange et a mis en place une quarantaine de miradors de battue.

Aménagement du territoire.

Le chasseur sait mieux que quiconque que sa passion ne peut s’exercer dans un milieu inadapté ou dégradé. Ce sont eux qui entretiennent ou restaurent les biotopes propices au gibier. La Corse comme le reste du territoire français voit ses milieux se refermer du fait d’une disparition progressive des pratiques agricoles. Or, c’est l’alternance de milieux ouverts et semi-ouverts qui favorise la biodiversité. Lièvres, cailles, perdrix disparaitraient sans les aménagements réalisés par les chasseurs et leurs associations. Entretien des sentiers, plantation de cultures à gibier, débroussaillage… Qui peut se targuer d’en faire autant ? Certainement pas nos opposants !

Repeuplement et suivi des populations.

Il ne s’agit pas, comme le disent nos détracteurs, de lâcher des animaux la veille de l’ouverture mais de véritables opérations de repeuplement dont certains sont faits en lien avec l’MPCF, un institut scientifique spécialisé dans le suivi des animaux méditerranéens. Perdrix et bécasses sont les principaux sujets de suivis mais la FDC assure aussi une surveillance épidémiologique pour le sanglier et la tuberculose bovine

Respect et connaissance de la nature.

Éduquer petits et grands au respect de la nature est une des missions de la FDC. Cela passe par l’installation de vingt conteneurs destinés exclusivement à la collecte et recyclage des douilles de munitions de chasse (plastique et métal). Ils ont été installés pour la saison 2021/2022 par la fédération départementale, dans des points stratégiques : avec accès rapide en bord de routes, sur des axes de circulation majeurs… D’autres seront mis en place devant certaines armureries. Les emplacements de ces conteneurs sont consultables ici : site internet de la FDC 2A

Corse, 1er cas de grippe aviaire avéré.

Le confinement n’empêche pas les autorités sanitaires de suivre de près l’évolution de la grippe aviaire. En Haute-Corse un foyer de grippe aviaire hautement pathogène de souche H5N8 a été détecté, informe le ministère de l’agriculture.

Un premier cas hautement pathogène.

Dans une animalerie près de Bastia, un premier cas de IAHP a été détecté. Julien Denormandie et ses services ont fait savoir lundi soir que « le cas a été identifié dans le rayon animalerie d’une jardinerie située à proximité de Bastia, suite à la constatation de mortalités anormales parmi les volailles détenues« . Cette detection a ainsi donné lieu à  » l’euthanasie d’un élevage d’environ 200 à 300 poules  » a précisé le ministre par le biais d’un communiqué.

Une souche similaire à celle des Pays-Bas.

Les informations concernant cette découverte, informent que la souche découverte en Corse possède des similitudes avec la souche H5N8 qui circule actuellement aux Pays-Bas. Cette souche n’a pas de caractère zoonique. Cependant, des investigations complémentaires sont en cours afin de déterminer l’origine de cette contamination.

Des mesures conservatoires prises sur tout le territoire.

Le communiqué informe que le ministre a  » réuni l’ensemble des services du ministère et le laboratoire national de référence et a décidé de placer l’ensemble du territoire national métropolitain en niveau de risque élevé à compter du 17 novembre 2020 « . Face au contexte,  » des mesures spécifiques de surveillance et de limitation des mouvements autour du foyer de Haute-Corse ont été mises en place immédiatement pour éviter toute propagation. Des mesures conservatoires sont également prises chez les fournisseurs et acheteurs liés au foyer corse « .

Ainsi, dès demain, sur l’ensemble du territoire les mesures suivantes s’appliqueront :

  • Claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux ;
  • Interdiction de rassemblements d’oiseaux (exemples : concours, foires ou expositions) ;
  • Interdiction de faire participer des oiseaux originaires de ces départements à des rassemblements organisés dans le reste du territoire ;
  • Interdiction des transports et lâchers de gibiers à plumes ;
  • Interdiction d’utilisation d’appelants.

Le contexte sanitaire actuel est déjà pesant pour le monde cynégétique et ses acteurs. L’arrivée de ce virus (IAHP) risque de compliquer la vie des éleveurs déjà très impactés par la situation que nous vivons. A suivre…

Une association de chasse Corse, ne manque pas de jeunesse !


Il est surement le plus jeune président d’une association de chasseur, Pierre Jean Straboni gère l’association » Mossa Ghjuventù » (rassemblement des jeunes en langue Corse). Cette association qui a pour but principal de réunir plusieurs jeunes chasseurs mais pas de n’importe où . En effet l’association est basée en Corse et ne comprends que des jeunes chasseurs venant des 4 coins de Corse. Elle est là pour organiser des journées de battues au sanglier dans le respect des traditions de la chasse. Cette association réunit une trentaine de membres don l’âge moyen est de 21 ans. Elle révise les traditions de la chasse en corse avec le respect du gibier et de l’environnement. Elle participe à la valorisation du patrimoine culturel avec le parlé de la langue Corse et l’emploi de chiens de chasse endémique à la Corse : le Cursinu. L’association œuvre en faveur de l’environnement, du patrimoine bâti et culturel et défend à travers ses nombreuses apparitions médiatique une belle image de la chasse. Les membres de cette association ont êtes définis comme Étant des acteurs de la vie sociale de l’île à travers leurs passions communes qui sont la chasse, leur culture et leur île.

Souhaitons le meilleur et saluons cette superbe initiative .